Vincent Peillon

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Vincent Peillon
Vincent Peillon en 2012.
Vincent Peillon en 2012.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(2 ans 7 mois et 17 jours)
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Groupe politique S&D

(7 ans 9 mois et 25 jours)
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
Législature 6e et 7e
Groupe politique S&D
Successeur Karim Zéribi
Ministre de l'Éducation nationale

(1 an 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Luc Chatel
Successeur Benoît Hamon
Député de la 3e circonscription
de la Somme

(5 ans et 6 jours)
Élection
Prédécesseur Jérôme Bignon
Successeur Jérôme Bignon
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Suresnes (Seine, France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Profession Enseignant-chercheur

Vincent Peillon, né le à Suresnes (Seine), est un homme politique français.

Membre dirigeant du Parti socialiste (PS), il est ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Ayrault[1] du au . Il est député européen de 2004 à 2012 puis à partir de 2014. Il est candidat à la primaire de la belle alliance populaire[2] de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Vincent Benoît Camille Peillon est le fils de Gilles Peillon (1928-2007), banquier et communiste, qui fut directeur général de la première banque soviétique hors d'URSS[3], la Banque Commerciale pour l'Europe du Nord – Eurobank, puis de la banque franco-algérienne Union méditerranéenne de banque[4]. Du côté maternel, il est issu d'une famille juive alsacienne[5] : sa mère, Françoise Blum, née en 1930, fut directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), spécialiste en physiopathologie de l'hypophyse ; son grand-père était le professeur Léon Blum (1878-1930)[6], spécialiste de la physiopathologie rénale à Strasbourg, initiateur de l'insulinothérapie en France, fils aîné du rabbin Félix Blum (1847-1925) et de Jeannette Lederman ; sa grand-mère Thérèse Lion (1894-1985) est la fille d'un assureur de Moselle, avocate et féministe, dont le militantisme marqua particulièrement le jeune Vincent[7] ; son oncle maternel est Étienne-Émile Baulieu (né Étienne Blum), coinventeur de la pilule RU 486, professeur honoraire au Collège de France, et sa tante maternelle est Suzanne de Brunhoff économiste au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), belle-fille du créateur de Babar[8].

Vincent Peillon est le frère du journaliste Antoine Peillon[9].

Il est père de quatre enfants : deux filles nées de son premier mariage avec la philosophe Brigitte Sitbon[10], dont l'aînée Salomé est chargée de mission à l'Institut français d'Israël à partir de février 2013 dans le cadre d'un volontariat International[11], et deux fils nés de son union en secondes noces avec la journaliste Nathalie Bensahel[12], rédactrice en chef adjointe au service « Notre Époque » du Nouvel Observateur[13].

Études et profession[modifier | modifier le code]

Bachelier à 16 ans, Vincent Peillon est ensuite étudiant en philosophie à la Sorbonne (université Panthéon-Sorbonne). Il fréquente rarement les bancs de l'université mais obtient sa licence à vingt ans. Après une agression, « Vincent plaque tout et part à l'aventure »[14]. Il travaille pour la Compagnie des wagons-lits sur la ligne Paris - Copenhague. Il fonde alors une entreprise de ventes d’import-export et de diffusion du saumon avec comme slogan « du saumon norvégien pour tous », société spécialisée notamment dans la vente de saumon fumé aux comités d'entreprise[15].

Il prépare ensuite le concours pour le certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré (CAPES) en philosophie. Nommé professeur certifié stagiaire à la rentrée 1984 au lycée Édouard-Herriot à Lyon 6e, il est affecté comme titulaire à la rentrée 1985 au lycée Pierre de Coubertin à Calais. Il enseigne aux élèves de terminale Sciences économique et sociale, et technique. Il prépare parallèlement le concours de l'agrégation de philosophie et devient professeur agrégé après une première tentative infructueuse[16]. Il reste deux années à Calais, puis est muté pour être formateur à l'école normale primaire de la Nièvre[17].

Repéré alors par Pierre Moscovici, il est détaché en 1992 au cabinet du président de l'Assemblée nationale Henri Emmanuelli, dont il écrit les discours[18]. Il obtient également en 1992 un doctorat en philosophie à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne avec une thèse sur Merleau-Ponty[19]. Après le changement de majorité en 1993, il enseigne au lycée Joliot-Curie à Nanterre et au lycée La Folie-Saint-James à Neuilly-sur-Seine.

Il est élu député de 1997 à 2002, puis à la suite de sa non-réélection, il est accueilli en détachement durant deux ans au CNRS sur un poste de directeur de recherche, poursuivant ses travaux sur Ferdinand Buisson et les origines de la laïcité et de la philosophie républicaine. Il est élu député européen en 2004, et réélu en 2009. Spécialiste du socialisme pré-marxiste et d’auteurs tels que Jean Jaurès, Edgar Quinet, ou Pierre Leroux, il a publié plusieurs ouvrages relatifs à l’histoire de la pensée socialiste et républicaine.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Homme de cabinet[modifier | modifier le code]

Il entre en 1992 au PS et au cabinet d'Henri Emmanuelli, alors président de l’Assemblée nationale, puis devient secrétaire du groupe des experts du PS l'année suivante.

Bien que n'ayant pas les trois ans d'ancienneté requis par les statuts du PS[réf. nécessaire], il présente la motion 2 au congrès de Liévin en 1994, aux côtés de Christophe Clergeau : il recueille 8 % des voix[18]. Il devient membre du bureau national et délégué auprès du premier secrétaire, Lionel Jospin, de 1995 à 1997.

Député de la Somme[modifier | modifier le code]

En 1997, il est élu député de la Somme, dans la 3e circonscription (région du Vimeu). Il devient parallèlement secrétaire national aux études du Parti socialiste de 1997 à 2000, date à laquelle il devient porte-parole du parti sous la direction de François Hollande.

Son mandat est émaillé de confrontations avec des chasseurs de sa circonscription ; en 1998, sa permanence est mise à sac[20]. Deux ans plus tard, il manque d'être lynché au cours de l'inauguration d'une déchetterie à Ault, et doit être exfiltré par les gendarmes en hélicoptère.

Le 30 mars 2000, il présente le rapport d'information de la mission d'information qu'il préside et dont le rapporteur est Arnaud Montebourg, relative aux obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe[21].

En 2002, il perd son siège de député avec 47,54 % des voix au second tour, notamment en raison d'un conflit avec les chasseurs mécontents des nouvelles dates de fermeture de la chasse[22].

Député européen et cadre du parti[modifier | modifier le code]

Il est élu en 2003 par les militants socialistes premier secrétaire de la fédération socialiste de la Somme, fonction qu’il avait déjà exercée de 1997 à 2000.

En , troisième de la liste PS dans la circonscription Nord-Ouest, il devient député européen.

En , il défend le « non » lors du référendum sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe.

À la suite du congrès du Mans de 2005, il se sépare de certains fondateurs du courant Nouveau Parti socialiste tels Arnaud Montebourg, Thierry Mandon ou Yvette Roudy, et accepte un compromis avec la motion majoritaire de François Hollande.

Vincent Peillon en 2009.

Lors des élections législatives de dans la 3e circonscription de la Somme, il est battu (49,89 %) par Jérôme Bignon (UMP).

Lors de la campagne présidentielle de 2007, il est un des porte-paroles de Ségolène Royal. En septembre 2007, Vincent Peillon décide de créer l'Institut Edgar Quinet.

Lors du congrès de Reims du PS de 2008, il rejoint la motion E portée par Ségolène Royal, candidate au poste de Première secrétaire du Parti socialiste. Après la défaite contestée de celle-ci, il s'éloigne peu à peu de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle.

En juin 2009, il est réélu député européen, cette fois dans la circonscription du Sud-Est. Sa liste obtient, à l’issue des élections du , un score de 14,49 % des voix et deux élus. Elle se classe troisième, derrière la liste UMP de Françoise Grossetête (29,35 % des voix, cinq élus), et également derrière celle d’Europe Écologie, conduite par Michèle Rivasi, adjointe au maire de Valence (18,27 % des voix, trois élus).

Le site d'information en ligne Rue89 avance que Vincent Peillon durant ses deux mandats n'a que peu d'intérêt pour la politique européenne et le désigne comme un « eurodéputé plutôt touriste », « champion de l’absentéisme »[23]. Le journaliste Jean Quatremer n'est guère plus indulgent en affirmant en 2009 que Vincent Peillon « n’a strictement joué aucun rôle au sein du Parlement européen au cours de la législature écoulée »[24].

En novembre 2009, il s'oppose à Ségolène Royal au sein de la motion E et crée son mouvement, le « rassemblement social, écologique et démocrate » et organise avec succès, fin août, une université d'été à Marseille qui aura des répercussions une semaine plus tard sur le discours de Martine Aubry à La Rochelle.

En 2011, après avoir apporté son soutien à Dominique Strauss-Kahn en cas de candidature à la primaire citoyenne, il entre dans l'équipe de campagne de François Hollande où il s'occupe des questions d'éducation, de jeunesse, d'enseignement supérieur et de recherche. La même année, il publie un livre, Conversations républicaines, abordant divers sujets politiques dans la perspective de l'élection présidentielle[25] et qui, quelques mois plus tard, s'était vendu à presque trois cent exemplaires[26].

Ministre de l'Éducation nationale[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé ministre de l'Éducation nationale. Dès le lendemain de sa prise de fonction, il annonce la fin de la semaine de quatre jours et simultanément des 60 heures d'aide personnalisée dispensée par les enseignants à des groupes de 5 ou 6 élèves (les deux mises en place par Xavier Darcos, en 2008, dans l'enseignement primaire) pour la rentrée 2013, et donc le retour à une semaine de quatre jours et demi. Il annonce aussi la réunion prochaine des recteurs d'académie pour discuter de l'affectation de 1 000 postes supplémentaires dans le primaire à la rentrée 2012 (avec une priorité donnée aux enseignants RASED)[27]. Très attaché à la laïcité, il veut qu'une morale laïque soit enseignée dans les établissements scolaires et estime que pour donner à l'élève « la liberté du choix », « il faut être capable de l'arracher à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »[28],[29]. Le 4 janvier 2013, il envoie une lettre aux recteurs leur rappelant que « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités ». Cet engagement est critiqué par certains commentateurs[30], qui le jugent contraire à la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948, selon laquelle « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants »[31].

En décembre 2013, il mène une réforme importante du statut des enseignants de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), qui déclenche un mouvement de protestation inédit de la part de ces enseignants d'ordinaire peu prompts à faire grève[32],[33], d'autant plus qu'il s'est déjà prononcé plusieurs fois en 2010 pour la suppression des CPGE et des Grandes écoles[34],[35]. Le projet prévoit d'augmenter le nombre d'heures de cours de certains professeurs de CPGE sans compensation sur leur salaire, afin d'en redistribuer une partie aux professeurs de ZEP[36]. En dépit de son apparente volonté de fermeté, face à la mobilisation massive des professeurs (60 % de grévistes le 9 décembre), Vincent Peillon annonce le 12 décembre 2013 que les discussions ne sont pas « mûres » et repousse la réforme[37]. Seule est actée la diminution de deux heures du temps hebdomadaire de 18 heures des professeurs en ZEP, heures qui seront désormais consacrées au suivi des élèves[38].

Il est remplacé par Benoît Hamon à la suite du changement de gouvernement, en avril 2014.

Le , il annonce qu'il sera à nouveau candidat aux élections européennes de 2014[39]. Tête de liste dans le Sud-Est, il obtient le 25 mai 2014 un résultat de 11,87 % (2 sièges) face à la liste Front national menée par Jean-Marie Le Pen (28,18 %, 5 sièges) et à celle de l'UMP menée par Renaud Muselier (22,4 %, 3 sièges)[40]. Il est élu député européen.

Député européen[modifier | modifier le code]

En avril 2014, il n'est pas reconduit dans le gouvernement Manuel Valls (1). Il est élu député européen en mai 2014, mais est critiqué par la presse pour sa faible assiduité, avec en décembre 2016 une participation à moins de la moitié des séances de la commission où il doit siéger[41].

En novembre 2014, il est nommé professeur associé à l'université de Neuchâtel (Suisse)[42]

Primaire citoyenne de 2017[modifier | modifier le code]

Le 11 décembre 2016, il annonce au Journal de 20 heures de France 2, sa candidature à la Primaire citoyenne de 2017 des 22 et 29 janvier 2017. Assurant qu’il n’avait « pas prévu » d’entrer dans la course, car il considérait « que le président de la République devait porter les couleurs de son bilan », il dit avoir pris sa décision « le soir » où François Hollande a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat. Il doit cependant s'acquitter pour sa candidature de 19 500 euros de cotisations en retard au PS[43]. Durant la campagne des primaires, il s'oppose notamment aux déclarations de Manuel Valls critiquant la politique migratoire d'Angela Merkel. Il juge pour sa part que l'Europe a fait « trop peu » pour l'accueil des migrants[44]. Il est également l'objet de polémiques, après avoir déclaré qu'être de droite revient à penser qu'« un Noir n'a pas le droit de vote »[45],[46]. « Persuadé » d'être au second tour de la primaire socialiste, il n'obtient que 6,5 % des suffrages loin derrière trois autres candidats[47].

Orientations politiques[modifier | modifier le code]

Orientations au sein du PS[modifier | modifier le code]

En , le quotidien Libération publie une tribune intitulée Pour un nouveau Parti socialiste signée par Arnaud Montebourg, Julien Dray et Vincent Peillon. C’est le titre de cette tribune qui donnera son nom au courant Nouveau Parti socialiste qui présentera une motion au congrès de Dijon (2003) et à celui du Mans (2005). Ce nouveau courant prône alors une profonde rénovation du Parti socialiste.

Malgré le combat réussi du non au référendum du 29 mai 2005, les tensions s'exacerbent entre Peillon et Montebourg[48]. Le , durant le congrès du Parti socialiste au Mans, il vote avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli l’approbation de la synthèse générale au nom de la motion 5 du Nouveau Parti socialiste, l’autre chef de file de son courant, Arnaud Montebourg, s’abstenant. Cette scission marque la fin du NPS[48].

Alors que s’ouvre l’université d’été du Parti socialiste à La Rochelle fin , il exprime son soutien en faveur de Ségolène Royal à l’investiture du parti pour la présidentielle, dont il devient l’un des trois porte-parole durant la campagne de 2007.

Il écrit sur la pensée de Pierre Leroux et de Ferdinand Buisson, père de la laïcité française, dans La révolution française n'est pas terminée (2008)[49].

Lors du congrès de Reims devant se tenir du 14 au , Vincent Peillon soutient la motion E menée par Gérard Collomb et Ségolène Royal. Le 6 novembre, cette motion recueille la majorité des suffrages (29,59 %) devant celles de Bertrand Delanoë (25,35 %) et de Martine Aubry (24,67 %). Il se positionne alors pour succéder à François Hollande au poste de premier secrétaire du PS, avant que Ségolène Royal n’officialise sa candidature à ce poste.

Celle-ci perd finalement de très peu et de façon contestée, avec 49,96 % des suffrages contre 50,04 % pour sa rivale Martine Aubry.

Vincent Peillon décide ensuite avec François Rebsamen, Jean-Louis Bianco et aux côtés de Ségolène Royal de structurer les valeurs de changement portées par la motion E et ses différents représentants au sein d’un courant, « L’Espoir à gauche », officiellement créé le 31 janvier 2009. Comme durant le Congrès de Reims, ce courant continue d’appeler à des primaires ouvertes pour l’élection du candidat de la gauche aux élections présidentielles, ce que Martine Aubry valide lors de l’Université d’été du PS à la Rochelle en septembre 2009.

En novembre 2009, il se sépare politiquement de Ségolène Royal, se rapproche de l'aile social-démocrate du PS et crée le « rassemblement social, écologique et démocrate ». La motion E soutenait une alliance « arc-en-ciel » allant de l'extrême gauche au centre gauche.

Engagements nationaux et européens[modifier | modifier le code]

Pendant son mandat à l'Assemblée nationale (1997-2002), il préside la mission parlementaire d’enquête sur le blanchiment d'argent en Europe, dont Arnaud Montebourg est rapporteur.

Au Parlement européen, avec d'autres collègues eurodéputés (dont Kader Arif, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Luc Bennahmias, Catherine Trautmann, Kartika Liotard, Miguel Ángel Martínez Martínez, Proinsias De Rossa et Judith Sargentini), il a soutenu une « Taxe Tobin verte » sur les transactions financières pour financer l'effort des pays en développement dans la lutte contre le changement climatique.

Il a ensuite été chargé d'un rapport sur l'Union pour la Méditerranée au sein de la commission des Affaires étrangères.

Lors de son troisième mandat au Parlement européen, il siège de nouveau au sein de la commission des Affaires étrangères. Fin 2014, il est chargé de la rédaction d'un rapport sur la stabilité politique et les défis sécuritaires dans la région de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient[50].

Lors de sa campagne pour la primaire citoyenne de 2017, il annonce qu’il voterait contre l'Accord économique et commercial global (CETA) : d'après Mediapart, c'est lui « qui a permis la bascule complète du groupe français » sur ce sujet (du soutien à l'opposition)[51].

Synthèse des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale puis au Parlement européen[modifier | modifier le code]

  • Député de la 3e circonscription de la Somme (1997-2002)
  • Député européen de la circonscription Nord-Ouest (2004-2009)
  • Député européen de la circonscription Sud-Est (2009-2012 et depuis 2014)

Dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault[modifier | modifier le code]

  • Ministre de l'Éducation nationale (2012-2014)

Publications[modifier | modifier le code]

Selon le politiste Laurent Bouvet, animateur du réseau La Gauche populaire, l'ouvrage de Vincent Peillon La Révolution française n'est pas terminée (2008) a été accueilli par les journalistes « avec enthousiasme ». Celui-ci y critique notamment les idées de François Furet portant sur l'interprétation de la Révolution française et des événements de 1848. Reconnaissant que le livre est référencé, Laurent Bouvet regrette néanmoins « son ton souvent polémique quand il n’est pas simplement péremptoire » et le fait qu'il s'appuie sur « des travaux de seconde main qui sont essentiellement d’origine philosophique », l'auteur naviguant « entre posture du savant et compétiteur politique, au risque de couler »[52]. Il est sévèrement critiqué par des historiens comme Mona Ozouf pour sa méconnaissance de l'œuvre de Furet[53]. Pour Alain de Benoist, l'ouvrage s'inscrit dans une tradition héritée du la philosophie des Lumières considérant l'homme à la naissance comme une tabula rasa[54].

  • La Tradition de l'esprit : itinéraire de Maurice Merleau-Ponty, Grasset, Paris, 1994.
  • Jean Jaurès et la religion du socialisme, Grasset, Paris, 2000.
  • Pour un nouveau Parti socialiste : motion portée au vote des militants du PS au congrès de Dijon, 16-17-18 mai 2003 (avec Arnaud Montebourg), Denoël, Paris, 2003.
  • Pierre Leroux et le socialisme républicain, Le Bord de l'eau, 2003.
  • L'Épaisseur du cogito. Trois études sur la philosophie de Maurice Merleau-Ponty, Éditions Le Bord de l'eau, 2004.
  • Au cœur de la gauche (coécrit avec Arnaud Montebourg et Benoît Hamon), Éditions Le Bord de l'eau, Lormont (Gironde), 2004.
  • Les Milliards noirs du blanchiment, Hachette littératures, Paris, 2004[55].
  • La Révolution française n’est pas terminée, Le Seuil, Paris, 2008[52].
  • Peut-on améliorer l'école sans dépenser plus ?, en tant que contradicteur de Xavier Darcos, Magnard, Paris, 2009 (ISBN 978-2210747852).
  • Les Politiques ont-ils une âme, Entretien avec Isabelle Dillmann, p. 255 à 276, Albin MIcheL, 2010 (ISBN 978-2-226-20615-2).
  • Une religion pour la République : la foi laïque de Ferdinand Buisson, Le Seuil, Paris, 2010 (ISBN 978-2020985215).
  • Éloge du politique : une introduction au XXIe siècle, Le Seuil, 2011
  • Conversations républicaines, avec François Bazin, Denoël, 2011
  • Refondons l'école, Le Seuil, 2013
  • Aurora (roman), Stock, 2016
  • Un Chinois à Paris (roman), Stock, 2017

Il dirige par ailleurs la collection « Bibliothèque républicaine » aux éditions Le Bord de l'eau.

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.education.gouv.fr
  2. « Election présidentielle : Vincent Peillon confirme sa candidature à la primaire de la gauche », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  3. Vincent Peillon, le nouvel homme-clé du PS, Candice Nedelec, Gala, juin 2009
  4. www.ufmsecretariat.org
  5. Professeur Léon Blum, promoteur de l'insulinothérapie en France, par Paul Frank et Jean-Marie Brigard, extrait de HISTOIRE & PATRIMOINE HOSPITALIER, revue de l'Association Les Amis des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, no 21 - 2009
  6. Professeur Léon BLUM, Promoteur de l'insulinothérapie en France, Paul Frank, Jean-Marie Brogard, http://www.judaisme.sdv.fr, 2009
  7. Mathieu Castagnet, « Docteur Vincent et Mister Peillon, la double vie d'un intellectuel », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne).
  8. Maryline Baumard, « Vincent Peillon, un candidat de longue date à l'éducation », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  9. Mathieu van Berchem, « UBS dans le collimateur en France - SWI swissinfo.ch », SWI swissinfo.ch,‎ (lire en ligne).
  10. Sophie Coignard, « Népotisme, favoritisme et exemplarité », Le Point,‎ (lire en ligne).
  11. « Echange houleux à l’Assemblée sur la nomination de Salomé Peillon à l’ambassade d’Israël », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne).
  12. « Peillon, l'intellectuel à l'Education », Europe 1,‎ 17 mai 2012. (lire en ligne).
  13. Constance Jamet, « Le Nouvel Obs redéfinit le rôle de Madame Peillon », sur Le Figaro,‎ (consulté le 27 avril 2016).
  14. Source : Candice Nedelec, « Vincent Peillon, le nouvel homme-clé du PS », Gala, juin 2009
  15. Maryline Baumard, « Vincent Peillon, un candidat de longue date à l'éducation », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  16. Valérie Trierweiler, « Vincent Peillon : itinéraire d'un enfant gâté », Paris Match,‎ .
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  24. Jean Quatremer, « Peillon se paye Delors », sur bruxelles.blogs.liberation.fr,‎ .
  25. Michel Noblecourt, « "Conversations républicaines", de Vincent Peillon avec François Bazin », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
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  27. AFP, « Éducation. Le retour de la semaine de cinq jours programmé pour 2013 », Le Télégramme.com, 17 mai 2012
  28. « Peillon : « Je veux qu'on enseigne la morale laïque », Le Journal du dimanche, 1er septembre 2012.
  29. Interview Seuil sur son livre consacré à la Révolution française
  30. « Le débat sur le mariage homosexuel à l'école : une bien curieuse conception de la neutralité », Les Échos, 2013, lire en ligne
  31. DUDH, article 26.3
  32. Laurent Cantamessi, « Classes prépas : le mauvais tour de la Cour des mauvais comptes », Causeur,‎ (lire en ligne).
  33. « Peillon « ne reculera pas » face aux professeurs de classes « prépas » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  34. Interview de Nicolas Demorand sur France Inter le 20 avril 2010
  35. Interview sur RMC-BFMTV le 5 janvier 2010
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  37. Peillon repousse la réforme du temps de travail des profs de prépa Le Monde, 12 décembre 2013
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  46. Étienne Girard, « "Il est noir ? Il n'a pas le droit de vote" : quand Peillon caricature la pensée de droite », marianne.net, 5 janvier 2017
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