Jean-Michel Aphatie

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Jean-Michel Aphatie
Image illustrative de l'article Jean-Michel Aphatie
Jean-Michel Aphatie devant des étudiants de Sup de Pub à Paris en décembre 2011.

Naissance (57 ans)
Moncayolle-Larrory-Mendibieu (Basses-Pyrénées)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Spécialité Politique
Récompenses prix Roland Dorgelès (2008)
Prix Philippe-Caloni (2011)
Médias
Pays France
Presse écrite Politis
Libération
Le Journal du dimanche
Le Parisien
L'Express
Le Monde
Télévision On ne peut pas plaire à tout le monde (2004-2006) (France 3)
Le Grand Journal (2006-2015) (Canal+)
France Info (2016-)[1]
Radio France Inter (1999-2003)
RTL (2003-2015)
Europe 1 (2015-2016)
Fonction Journaliste, interviewer politique

Jean-Michel Aphatie (prononcé [ ʒɑ̃ mi.ʃɛl a.pa.ti])[2], né le à Moncayolle-Larrory-Mendibieu dans les Basses-Pyrénées[3], est un journaliste politique français.

Il travaille principalement sur la radio RTL de 2003 à 2015, tout en étant chroniqueur politique dans Le Grand Journal de Canal+ de à .

Le , il change de radio pour Europe 1 où il anime pendant un an la tranche 12 h-14 h en compagnie de Maxime Switek. En septembre 2016, il rejoint le nouvelle chaîne d'information en continu France Info où il assure l'interview politique du matin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté l'école à 14 ans et travaillé comme garçon de café ou vendeur de voitures, Jean-Michel Aphatie reprend ses études et devient bachelier à 24 ans[4]. Il est ensuite titulaire d'une maîtrise en droit public à Pau et diplômé de l'IUT de journalisme de Bordeaux[5].

Il découvre sa passion pour le journalisme politique avec l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République française en 1981. « J'ai le virus, je ne connais pas de lassitude. L'actualité m'intéresse toujours autant, il se passe toujours quelque chose de passionnant. Dans la politique, il y a des snipers, des trahisons, des complots, du danger partout. On y trouve de l'irrationnel, du charme, de la solitude, des drames. La politique prête à la tragédie. », explique-t-il en [6].

Il travaille d'abord pour l'hebdomadaire Politis de 1988 à 1989[7] puis il collabore au quotidien Libération et au Journal du dimanche avant de rejoindre l'équipe de Fabien Roland-Lévy[8] et Raphaëlle Bacqué en 1992 au Parisien[7]. Après un passage par l'hebdomadaire L'Express de 1996 à 1998, il travaille pour le quotidien Le Monde[7] durant 10 mois.

À partir de 1999, Jean-Michel Aphatie se tourne vers la radio en travaillant à France Inter en tant que journaliste politique[7]. En 2003, alors que le directeur de la station, Jean-Luc Hees, lui propose de prendre la tête du service politique, Jean-Michel Aphatie, déçu de ne pas pouvoir présenter également l’éditorial du matin[9] rejoint RTL, pour y animer L'invité de RTL, une interview politique du lundi au vendredi à h 50. À partir de , succédant à Ruth Elkrief, il coanime également l'interview dominicale du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI (puis RTL-le Figaro-LCI à partir de )[7].

Parallèlement, de jusqu'à l'arrêt de l'émission en , il est chroniqueur dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel, On ne peut pas plaire à tout le monde, sur France 3[7]. Depuis , il devient chroniqueur politique dans Le Grand Journal de Canal+[7].

À la rentrée de , tout en poursuivant ses interviews matinales et dominicales sur RTL ainsi que sa participation au Grand Journal, il devient chef du service politique et directeur adjoint de la rédaction de RTL[10]. En , il reçoit avec Arlette Chabot le prix Roland Dorgelès, décerné à des journalistes pour leur attachement à la qualité de la langue française[11]. Depuis janvier 2010, outre ses interventions sur RTL, il débat aussi sur la station toutes les semaines face à Alain Duhamel (Le face à face Aphatie-Duhamel)[12].

En novembre 2011, il reçoit le prix Philippe-Caloni du meilleur intervieweur[13].

Durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, il commente des romans-photos pour le magazine Gala [14].

En 2015, le salaire de Jean-Michel Aphatie est estimé à 21 000 euros par mois pour son travail au Grand Journal[15].

Avant l'été 2015, il annonce que la saison 11 du Grand Journal de Canal+ sera sa dernière. Après avoir officialisé son départ de RTL en mai 2015, il annonce son transfert à Europe 1, où il co-anime l'émission Europe 1 Midi. Le , il est pressenti pour la présentation de l'interview politique de BFM TV à partir de la rentrée 2015[16], finalement, il se consacre uniquement à son émission Europe 1 Midi[17]. Le , il annonce qu'il quitte Europe 1 à la fin de l'émission.

A la rentre de septembre 2016, il assure l'interview politique du matin sur la chaine chaîne d'information en continu nouvellement créée France Info, recevant une personnalité politique de h 30 à h. L'émission est aussi retransmise simultanément sur la radio France Info[1].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Aphatie est membre du Parti socialiste de 1982 à 1986[18]. À l'origine, soutien de François Mitterrand, Jean-Michel Aphatie prend position en faveur du courant social-démocrate mené par Michel Rocard, puis Jacques Delors, étant plus sévère envers Lionel Jospin[19].

En 1986, lors du mouvement contre le projet de loi Devaquet, Jean-Michel Aphatie, alors étudiant en journalisme à Bordeaux, est membre de la coordination étudiante[20].

En , il indique avoir voté blanc à tous les scrutins depuis 1988, sauf lors du référendum sur le traité de Maastricht[21], avant d'indiquer en  : « J'ai été de gauche et je n'ai jamais été de droite »[22].

Critiques[modifier | modifier le code]

En 2012, le documentaire DSK, Hollande, etc. réalisé par Pierre Carles, Julien Brygo, Nina Faure et Aurore Van Opstal, retrace la manière dont la presse a successivement soutenu les candidatures de Dominique Strauss-Kahn et François Hollande lors de l'élection présidentielle française de la même année et méprisé les candidats les moins bien placés dans les sondages. Le film montre notamment la réaction de Jean-Michel Aphatie, face à ses supposées contradictions[23]. Il a donné lieu à une polémique avec le journaliste qui s'est estimé « piégé » par Julien Brygo, lequel s'est fait passer pour un journaliste belge de la RTBF pour obtenir un entretien avec lui[24].

En 2013, pendant l'affaire Cahuzac, Jean-Michel Aphatie demande à Edwy Plenel et Mediapart, qui accusent Jérôme Cahuzac d'avoir un compte non déclaré en Suisse[25], de rendre publiques les « preuves »[26]. Mediapart refuse de divulguer ses sources, en répétant avoir recoupé ses informations.

Le , Jérôme Cahuzac avoue avoir bien possédé ce compte non déclaré, confirmant les accusations de Mediapart. Jean-Michel Aphatie est moqué dès le lendemain par Sophia Aram sur France Inter, par Les Guignols de l'info dans Le Grand Journal et sur les réseaux sociaux. Le même jour, la députée européenne d'Europe Écologie, Eva Joly, l'accuse durant son interview d'avoir « mis [sa] plume de chroniqueur au service des puissants » ; et le lendemain, c'est le vice-président du Front national, Florian Philippot, qui lui fait remarquer qu'il n'est « pas le mieux placé » pour évoquer l'affaire Cahuzac. Jean-Michel Aphatie affirme plus tard n'en avoir « jamais pris autant plein la tronche »[27].

Selon le quotidien Le Monde, Jean-Michel Aphatie serait devenu aux yeux du public « le symbole conspué d'un journalisme "assis", au mieux inoffensif et inutile, au pire complice des pouvoirs »[27].

Le journaliste également est une cible récurrente du site web de critique des médias Acrimed[28], qui, en décembre 2009, à notamment évoqué un possible conflit d'intérêt entre Jean-Michel Aphatie et Henri Giscard d’Estaing, à propos d'un voyage de presse organisé par le Club Med[29].

Publication[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jean-Michel Aphatie décroche l'interview politique de franceinfo: », Julien Bellver, Ozap.com, 21 juillet 2016).
  2. Patronyme d'origine basque signifiant « abbaye », d'après abbadi, abbatia en latin, abadía en espagnol. Prononciation : [a.pa.ti]. Voir [1].
  3. « Jean-Michel Aphatie », sur Première.fr (consulté le 11 septembre 2013)
  4. Danièle Molho, « Jean-Michel Aphatie, cette voix venue d'ailleurs », sur Marianne.net,‎
  5. Jean-Bernard Litzler, « Jean-Michel Aphatie : « Vendre des voitures, c'est formateur » », sur L'Express.fr,‎
  6. Véronique Brocard, « Jean-Michel Aphatie, politiquement vôtre », sur Télérama.fr,‎
  7. a, b, c, d, e, f et g « Jean-Michel Aphatie », sur Ozap.com (consulté le 1er novembre 2008)
  8. Jean-Michel Aphatie 2006, Chapitre 5 : Sur les pas de Lionel Jospin
  9. Jean-Michel Aphatie 2006, p. 145
  10. Julien Mielcarek, « RTL : Aphatie devient chef du service politique », sur Ozap.com,‎
  11. Julien Mielcarek, « Chabot et Aphatie primés par la ministre de la Culture », sur Ozap.com,‎
  12. « Aphatie - Duhamel : le débat », sur L'Obs.com,‎
  13. Société civile des auteurs multimédia (SCAM), « Le jury présidé par Jean-Noël Jeanneney attribue cette année le Prix Philippe Caloni à Jean-Michel Aphatie », sur scam.fr,‎
  14. Marie-Catherine Spinassou (TV Magazine), « Jean-Michel Aphatie écrit pour Gala », sur lefigaro.fr,‎
  15. « Découvrez les salaires des animateurs de la télévision », Le Figaro.fr, 26 mars 2015.
  16. « Jean-Michel Aphatie rejoint BFM-TV », sur Le Monde.fr,‎ (consulté le 1er juillet 2015)
  17. « Jean-Michel Aphatie n'ira pas sur BFMTV à la rentrée », sur L'Express.fr,‎ (consulté le 3 juillet 2015)
  18. Jean-Michel Aphatie 2006, Présentation de l'éditeur
  19. « Jean-Michel Aphatie ou les désillusions du militantisme socialiste », sur Politique.net,‎
  20. « Vidéo : quand Jean-Michel Aphatie manifestait à Bordeaux en 1986 », Sud-Ouest.fr, 3 novembre 2014.
  21. « Jean-Michel Apathie avoue "voter blanc" depuis 1988 », sur Jeanmarcmorandini.com,‎
  22. [vidéo] interview dans Médias, le magazine animé par Thomas Hugues sur France 5, « Jean- Michel Aphatie : "Je n'ai jamais été de droite !" », sur jeanmarcmorandini.com,‎
  23. « Médias en campagne : à propos du documentaire "DSK, Hollande, etc." », sur Acrimed.org
  24. Sébastien Rochat, « Interview masquée : Aphatie balance Pierre Carles », sur Arrêt sur images.net,‎ (consulté le 17 avril 2012)
  25. « Affaire Cahuzac : Jean-Michel Aphatie savait ! », sur Acrimed.org
  26. « Aphatie en boucle sur Cahuzac : "Que Plenel publie ses preuves !" », Zineb Dryef, Rue89.com
  27. a et b « Jean-Michel Aphatie, l'épreuve irréfutable », sur Le Monde.fr
  28. Jean-Michel Aphatie sur Acrimed, Acrimed.org.
  29. « Lu, vu, entendu : « Identités éditoriales » », sur Acrimed.org

Lien externe[modifier | modifier le code]

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