Jean-Michel Aphatie

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Jean-Michel Aphatie
Image illustrative de l'article Jean-Michel Aphatie
Jean-Michel Aphatie devant des étudiants de Sup de Pub à Paris en décembre 2011.

Naissance (56 ans)
Moncayolle-Larrory-Mendibieu (Basses-Pyrénées)
Récompenses Prix Philippe-Caloni
Médias
Presse écrite Politis, Libération, Journal du dimanche, Le Parisien, L'Express, Le Monde
Télévision Le Grand Journal (2006-2015)
Radio Europe 1

Jean-Michel Aphatie (prononcé [ ʒɑ̃ mi.ʃɛl a.pa.ti ])[1], né le à Moncayolle-Larrory-Mendibieu dans les Basses-Pyrénées[2], est un journaliste français.

Il travaille principalement sur la radio RTL depuis 2003, tout en étant chroniqueur politique dans Le Grand Journal de Canal+ depuis .

Le est officialisé son transfert vers Europe 1.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté l'école à 14 ans et travaillé comme garçon de café ou vendeur de voitures, il reprend ses études et devient bachelier à 24 ans[3]. Jean-Michel Aphatie est ensuite titulaire d'une maîtrise en droit public à Pau et diplômé de l'IUT de journalisme de Bordeaux[4].

Il découvre sa passion pour le journalisme politique avec l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République française en 1981. « J'ai le virus, je ne connais pas de lassitude. L'actualité m'intéresse toujours autant, il se passe toujours quelque chose de passionnant. Dans la politique, il y a des snipers, des trahisons, des complots, du danger partout. On y trouve de l'irrationnel, du charme, de la solitude, des drames. La politique prête à la tragédie. », explique-t-il en [5].

Il a d'abord travaillé pour l'hebdomadaire Politis de 1988 à 1989[6]. Puis, il collabore au quotidien Libération et au Journal du dimanche, avant de rejoindre l'équipe de Fabien Roland-Lévy[7] et Raphaëlle Bacqué en 1992 au Parisien[6]. Après un passage par l'hebdomadaire L'Express de 1996 à 1998, il travaille pour le quotidien Le Monde[6] durant 10 mois.

À partir de 1999, Jean-Michel Aphatie se tourne vers la radio en travaillant à France Inter en tant que journaliste politique[6]. En 2003, alors que le directeur de la station, Jean-Luc Hees, lui propose de prendre la tête du service politique, Jean-Michel Aphatie, déçu de ne pas pouvoir présenter également l’éditorial du matin[8] rejoint RTL, pour y animer L'invité de RTL, une interview politique du lundi au vendredi à 7 h 50. À partir de , succédant à Ruth Elkrief, il coanime également l'interview dominicale Le Grand Jury RTL-Le Monde-LCI (puis RTL-le Figaro-LCI à partir de )[6].

Parallèlement, de jusqu'à l'arrêt de l'émission en , il est chroniqueur dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel, On ne peut pas plaire à tout le monde, sur France 3[6]. Depuis , il est chroniqueur politique dans Le Grand Journal de Canal+[6].

À la rentrée de , tout en poursuivant ses interviews matinales et dominicales sur RTL ainsi que sa participation au Grand Journal, Jean-Michel Aphatie devient chef du service politique et directeur adjoint de la rédaction de RTL[9]. En , il reçoit avec Arlette Chabot le prix Roland Dorgelès, décerné à des journalistes pour leur attachement à la qualité de la langue française[10]. Depuis janvier 2010, outre ses interventions sur RTL, il débat aussi sur la station toutes les semaines face à Alain Duhamel (Le face à face Aphatie-Duhamel)[11].

En novembre 2011, il reçoit le prix Philippe-Caloni du meilleur intervieweur[12].

Il commente des romans-photos pour le magazine Gala durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2012[13].

Avant l'été 2015, il annonce que la saison 11 du grand journal de Canal+ (2015) sera sa dernière. Après avoir officialisé son départ de RTL en mai 2015, le journaliste annonce son transfert à Europe 1, où il co-animera l'émission Europe 1 Midi. Le 29 juin 2015, il est pressenti pour la présentation de l'interview politique de BFM TV à partir de la rentrée 2015[14], finalement, il se consacre uniquement à son émission Europe 1 Midi[15].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Aphatie est membre du Parti socialiste de 1982 à 1986[16]. À l'origine soutien de François Mitterrand, Jean-Michel Aphatie a pris position en faveur du courant social-démocrate mené par Michel Rocard puis Jacques Delors, étant plus sévère envers Lionel Jospin[17].

En 1986, lors du mouvement contre le projet de loi Devaquet, Jean-Michel Aphatie, alors étudiant en journalisme à Bordeaux, est membre de la coordination étudiante[18].

En , il indique avoir voté blanc à tous les scrutins depuis 1988, sauf lors du référendum sur le traité de Maastricht[19], avant d'indiquer en  : « J'ai été de gauche et je n'ai jamais été de droite »[20].

Critiques[modifier | modifier le code]

En 2012, le documentaire DSK, Hollande, etc. réalisé par Pierre Carles, Julien Brygo, Nina Faure et Aurore Van Opstal, retrace la manière dont la presse a successivement soutenu les candidatures de Dominique Strauss-Kahn et François Hollande lors de l'élection présidentielle française de la même année ; et méprisé les candidats les moins bien placés dans les sondages. Le film montre notamment la réaction de Jean-Michel Aphatie, face à ses supposées contradictions[21]. Il a donné lieu à une polémique avec Jean-Michel Aphatie qui s'est estimé piégé par Julien Brygo, lequel s'est fait passer pour un journaliste belge de la RTBF pour obtenir un entretien avec lui[22].

En 2013, pendant l'affaire Cahuzac, Jean-Michel Aphatie demande à Edwy Plenel et Mediapart, qui accusent Jérôme Cahuzac d'avoir un compte non déclaré en Suisse[23], de rendre publiques les "preuves"[24]. Mediapart refuse de divulguer ses sources, en répétant avoir recoupé ses informations.

Le 2 avril, Jérôme Cahuzac avoue avoir bien possédé ce compte non déclaré, confirmant les accusations de Mediapart. Jean Michel Aphatie est moqué dès le lendemain par Sophia Aram sur France Inter, par Les Guignols de l'info dans Le Grand Journal, et sur les réseaux sociaux. Le même jour, la députée européenne d'Europe Écologie, Eva Joly, l'accuse durant son interview d'avoir « mis [sa] plume de chroniqueur au service des puissants » ; et le lendemain, c'est le vice-président du Front national, Florian Philippot, qui lui fait remarquer qu'il n'est « pas le mieux placé » pour évoquer l'affaire Cahuzac. Jean Michel Aphatie affirme plus tard n'en avoir « jamais pris autant plein la tronche »[25].

Jean-Michel Aphatie est une cible récurrente du site web de critique des médias Acrimed[26], qui, en décembre 2009, à notamment évoqué un possible conflit d'intérêt, entre Jean-Michel Aphatie et Henri Giscard d’Estaing[27].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patronyme d'origine basque signifiant « abbaye », d'après abbadi, abbatia en latin, abadía en espagnol. Prononciation : [a.pa.ti ]. Voir [1].
  2. « Jean-Michel Aphatie », sur Première.fr (consulté le 11 septembre 2013)
  3. Danièle Molho, « Jean-Michel Aphatie, cette voix venue d'ailleurs », Marianne,‎ (lire en ligne)
  4. Jean-Bernard Litzler, « Jean-Michel Aphatie : « Vendre des voitures, c'est formateur » », L'Express,‎ (lire en ligne)
  5. Véronique Brocard, « Jean-Michel Aphatie, politiquement vôtre », Télérama, no 3061,‎ (lire en ligne)
  6. a, b, c, d, e, f et g « Jean-Michel Aphatie », sur Ozap.com (consulté le 1 novembre 2008)
  7. Jean-Michel Aphatie 2006, Chapitre 5 : Sur les pas de Lionel Jospin
  8. Jean-Michel Aphatie 2006, p. 145
  9. Julien Mielcarek, « RTL : Aphatie devient chef du service politique », sur Ozap.com,‎
  10. Julien Mielcarek, « Chabot et Aphatie primés par la ministre de la Culture », sur Ozap.com,‎
  11. « Aphatie - Duhamel : le débat », sur teleobs.nouvelobs.com,‎
  12. Société civile des auteurs multimédia (SCAM), « Le jury présidé par Jean-Noël Jeanneney attribue cette année le Prix Philippe Caloni à Jean-Michel Aphatie », sur scam.fr,‎
  13. Marie-Catherine Spinassou (TV Magazine), « Jean-Michel Aphatie écrit pour Gala », sur lefigaro.fr,‎
  14. « Jean-Michel Aphatie rejoint BFM-TV », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  15. « Jean-Michel Aphatie n'ira pas sur BFMTV à la rentrée », sur lexpress.fr,‎ (consulté le 3 juillet 2015)
  16. Jean-Michel Aphatie 2006, Présentation de l'éditeur
  17. « Jean-Michel Aphatie ou les désillusions du militantisme socialiste », sur politique.net,‎
  18. « Vidéo : quand Jean-Michel Aphatie manifestait à Bordeaux en 1986 », sudouest.fr, 3 novembre 2014.
  19. « Jean-Michel Apathie avoue "voter blanc" depuis 1988 », sur jeanmarcmorandini.com,‎
  20. [vidéo] interview dans Médias, le magazine animé par Thomas Hugues sur France 5,
    « Jean- Michel Aphatie : "Je n'ai jamais été de droite !" », sur jeanmarcmorandini.com,‎
  21. « Médias en campagne : à propos du documentaire « DSK, Hollande, etc. » », sur Acrimed
  22. Sébastien Rochat, « Interview masquée : Aphatie balance Pierre Carles », Arrêt sur images,‎ (lire en ligne)
  23. « Affaire Cahuzac : Jean-Michel Aphatie savait ! », sur Acrimed
  24. "Aphatie en boucle sur Cahuzac : « Que Plenel publie ses preuves ! »" par Zineb Dryef, sur Rue89 [2]
  25. « Jean-Michel Aphatie, l'épreuve irréfutable », sur Le Monde
  26. Jean-Michel Aphatie sur Acrimed Acrimed
  27. « Lu, vu, entendu : « Identités éditoriales » », sur Acrimed

Lien externe[modifier | modifier le code]

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