Guillaume Balas

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Guillaume Balas
Illustration.
Guillaume Balas en 2014.
Fonctions
Coordinateur national de Génération.s
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 9 jours)
Avec Claire Monod
Député européen

(5 ans)
Élection 25 mai 2014
Circonscription Île-de-France
Législature 8e
Groupe politique S&D
Conseiller régional d'Île-de-France
Président du groupe socialiste et républicain (jusqu’en 2014)

(5 ans, 8 mois et 27 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Jean-Paul Huchon
Successeur Carlos Da Silva (président de groupe)
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Rillieux-la-Pape (France)
Nationalité français
Parti politique PS (1991-2017)
G-s (depuis 2017)

Guillaume Balas, né le à Rillieux-la-Pape en France, est un homme politique français.

Il préside le groupe socialiste et républicain au conseil régional d'Île-de-France, puis devient député européen pour la circonscription Île-de-France en 2014.

De 2012 à 2015, il est secrétaire général et de porte-parole du courant Un monde d'avance, situé à l'aile gauche du Parti socialiste (PS). Il rejoint en 2017 Génération.s, dont il devient coordinateur national.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à son élection au Parlement européen, il exerce son métier de professeur d'histoire-géographie.

De 2012 à 2015, il exerce la fonction de secrétaire général et porte-parole du courant « Un monde d'avance » au sein du Parti socialiste, composante de « l'aile gauche » du parti. Il participe ainsi en janvier 2015 à un meeting de soutien à SYRIZA peu avant les élections qui permettent à Aléxis Tsípras de devenir le premier ministre de Grèce[1]. De même, en décembre 2015, il exprime son hostilité à la révision constitutionnelle visant à étendre la déchéance de la nationalité française aux Français nés en France[2].

En 2015, il rejoint la liste des premiers signataires du courant « À gauche pour gagner » (ou motion B), qui totalise 29 % des suffrages lors du Congrès de Poitiers du PS[3]. Il anime ce courant situé à l'aile gauche du PS auprès de Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel.

Président du groupe socialiste au conseil régional d'Île-de-France de 2010 à 2014, il est investi candidat en deuxième position sur la liste PS-PRG dans la circonscription Île-de-France lors des européennes[4]. La liste obtenant trois élus le 25 mai 2014, il est élu député européen. Au Parlement européen, il est membre titulaire de la Commission Emploi et Affaires sociales et membre suppléant de la Commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire. En 2015, il est chargé par le Parlement de préparer un rapport sur le dumping social en Europe[5].

Il refuse la qualification d'« eurobéat » : « Je ne suis pas un eurobéat. Profondément de gauche, je fais partie d’une génération dont le rapport est très critique vis-à-vis de l’Europe. J’ai partagé et je partage encore nombre de questionnements à son sujet. Mais si j’ai décidé de porter ma candidature à ces élections européennes, c’est animé par une conviction : nous ne pouvons abandonner l’Europe à ceux qui l’ont pervertie ces dernières années et continuent de la menacer aujourd’hui. Le problème, ce n’est pas l’Europe, le problème, ce sont les politiques qui y sévissent. »[6]. Il n'hésite ainsi pas à interroger l’utilité de la participation de la gauche européenne à la grande coalition qui soutient la commission Juncker, à qui il reproche de favoriser le marché intérieur aux dépens des questions sociales[7].

Partisan de l'unité de la gauche, il défend le rassemblement de « tous ceux qui veulent reconquérir la souveraineté démocratique face aux forces de dissolution de l’ultra-capitalisme »[8].

Il est coordinateur du projet de Benoît Hamon, candidat PS à l'élection présidentielle de 2017[9]. Le 14 novembre 2017, il quitte le PS et rejoint Génération.s[10],[11].

Il est candidat à un second mandat de député européen lors des élections du 26 mai 2019 sur la liste conduite par Benoît Hamon. Celle-ci obtient 3,27 % des voix et aucun siège.

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Rieth, « Guillaume Balas (PS) : "La victoire de Syriza est une chance pour l’Europe et la France" » [archive du ], marianne.net, (consulté le 20 janvier 2016).
  2. Nathalie Segaunes, « Guillaume Balas (PS) : « J’appelle les députés à bloquer la révision constitutionnelle » », sur lopinion.fr, (consulté le 20 janvier 2016).
  3. « Résultats du vote des motions : les motions A et B en tête » [archive du ], sur parti-socialiste.fr, .
  4. « Résultats des élections européennes 2014 » [archive du ], sur interieur.gouv.fr, (consulté le 11 août 2017).
  5. « Rapport dumping social : débat et état des lieux », sur guillaumebalas.eu, (consulté le 20 janvier 2016).
  6. « Qui suis-je ? | Guillaume BALAS • Député européen » [archive du ], sur www.guillaumebalas.eu (consulté le 15 février 2016).
  7. Aline Robert, « Guillaume Balas : « la grande coalition ne sert à rien » – EurActiv.fr », sur www.euractiv.fr, (consulté le 15 février 2016).
  8. Guillaume Balas, «Ce que doit être la gauche d'aujourd'hui», sur Libération.fr, (consulté le 15 février 2016).
  9. Carl Meeus, « En coulisse - Mathieu Hanotin », Le Figaro Magazine, semaine du 3 février 2017, page 26.
  10. Quentin Laurent et Diane Malosse, « Guillaume Balas, député européen PS : «La gauche réformiste n'est plus incarnée» », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 11 août 2017).
  11. « Pourquoi nous quittons le PS pour rejoindre le Mouvement du 1er Juillet de Benoît Hamon », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 14 novembre 2017).
  12. Maryline Baumard, « Comment lutter contre le décrochage, maladie de l'école ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 15 février 2016).
  13. « Guillaume Balas, sur la lutte contre le décrochage : « Les régions peuvent être des lieux de rencontre et d’action » », sur lalettredeleducation.fr, (consulté le 11 août 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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