Pouria Amirshahi

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Pouria Amirshahi
Pouria Amirshahi en 2013.
Pouria Amirshahi en 2013.
Fonctions
Député de la 9e circonscription des Français établis hors de France

(5 ans et 1 jour)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique SRC puis Non-inscrit
Prédécesseur circonscription créée
Successeur M'jid El Guerrab
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Shemiran (Iran)
Nationalité française (depuis 1996)
Parti politique Parti socialiste (1988-2016)
Indépendant (depuis 2016)
Diplômé de université Panthéon-Sorbonne

Pouria Amirshahi, né le à Shemiran, est un homme politique français.

Député socialiste de la neuvième circonscription des Français établis hors de France (Afrique du Nord et de l'Ouest), il a également été successivement président de l'UNEF-ID de 1994 à 1998, et de la MNEF de 1999 à 2000. Il quitte le PS en 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Pouria Amirshahi est né d’un père architecte et d’une mère socialiste proche de Chapour Bakhtiar[1]. En 1976, la famille fuit l'Iran et est accueillie en France, chez sa grand-mère maternelle, Moloud Khanlari, membre du Parti communiste iranien (Tudeh), militante active des droits de l'homme, et qui fut collaboratrice de Jean-Paul Sartre[2]. Elle s'installe ensuite à Antony, pour quelques mois, avant d'élire domicile à Paris. Pouria Amirshahi fait sa scolarité à Paris à l’école primaire Olivier-de-Serres, au collège Georges-Duhamel puis au lycée Buffon. Il obtient la nationalité française en 1996[3].

Premiers engagements[modifier | modifier le code]

En 1986, Pouria Amirshahi intègre le lycée Buffon à Paris. Dès le mois de novembre 1986, les étudiants et les lycéens commencent à s'opposer au projet Devaquet qui prévoit notamment d’instaurer une sélection à l’entrée de l’Université. Pouria Amirshahi s'engage dans le mouvement et devient un des porte-paroles lycéens à Paris. Ce mouvement de jeunesse, le plus important depuis mai 1968, contribuera à placer la jeunesse et l'éducation au cœur de la campagne présidentielle de 1988, qui voit la réélection de François Mitterrand à la présidence de la République en 1988.

Dès la rentrée, la contestation monte, à Tours le lycée Grandmont se met en grève puis reprend finalement les cours. Malgré les promesses électorales, le ministre de l'Éducation nationale Lionel Jospin tarde à débloquer des crédits. C’est dans ce contexte, que Pouria Amirshahi et son ami Boris Rubinsztejn, en liaison avec l'UNEF-ID, lancent l’appel des lycéens de Buffon dit « Appel de Buffon ». Par ce texte, ils réclament plus de moyens pour les lycées afin d’assurer un meilleur taux d’encadrement, afin d’obtenir des équipements plus modernes, etc.[1]

En 1989, le baccalauréat en poche, Pouria Amirshahi poursuit des études de droit à l'université Panthéon-Sorbonne, puis de politique de l'emploi. Il adhère à l’UNEF-ID. Il devient président de son AGE (structure de base de l'UNEF-ID) et rentre au bureau national de l'association en 1992 où il a la charge des relations avec les sections de la région parisienne, puis de province.

Syndicalisme étudiant[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, l’UNEF-ID est traversée par de fortes tensions entre ses tendances internes, et connaît des reculs électoraux continus depuis 1987. Elle est notamment divisée sur la conception du syndicalisme étudiant : pour les uns, il doit se tourner de plus en plus vers le modèle des Bureaux des étudiants et s’organiser beaucoup plus par filières ; pour les autres, cela ne saurait se faire au détriment de l’engagement syndical et revendicatif.

Pouria Amirshahi signe le texte d’orientation « Indépendance et action », fondateur de la Tendance indépendance et action[1]. Les auteurs de ce texte reprochent à la direction de l'organisation son manque d'indépendance politique[pas clair] et appel à un recentrage de l'UNEF-ID sur les valeurs syndicales. Rapidement, les diverses tendances d'opposition s'unifient dans la Tendance indépendance et démocratie (TID). Au congrès de Paris de 1994, la TID renverse la direction.

À 22 ans, Amirshahi est élu président de l’UNEF-ID[4]. Le changement de direction n’entraîne pas de scission. Mais l’organisation est affaiblie. Pour la renforcer, l’équipe qu'il dirige propose d’agir sur trois axes. Il s’agit premièrement, de promouvoir un travail de terrain destiné à aider les étudiants au quotidien. Deuxièmement, ils revendiquent un véritable statut social pour les étudiants et remettent à l'ordre du jour l'allocation d'étude[5]. Troisièmement, dans la continuité de l’équipe précédente, ils réclament une réforme pédagogique dans la perspective d'un accès plus large de toutes les couches sociales à la réussite universitaire[6]. Pouria Amirshahi fait enfin de la réunification du syndicalisme étudiant une priorité. De la sorte, il veut renforcer l’indépendance de l’UNEF et il n’hésite d’ailleurs pas à se confronter au gouvernement de Lionel Jospin[réf. nécessaire].

En quatre années de présidence, Pouria Amirshahi et son équipe, réussissent, en interne, à globalement ressouder l’organisation et en externe, à remporter plusieurs succès. En s’appuyant sur le mouvement de 1995[réf. insuffisante][7], ils obtiennent une réforme des études qui supprime l'« admissibilité/admission », généralise la compensation et facilite le passage conditionnel. Dès 1996, l’UNEF-ID redevient la première organisation étudiante représentative[8]. Lors du congrès de l'UNEF-ID tenu à Montpellier en 1997, Pouria Amirshahi et son équipe sont reconduits avec une confortable majorité de 79 % des suffrages[9]. Toutefois, depuis le congrès de 1994 deux tendances oppositionnelles émergent, la Tendance unité et démocratie, proche de la Ligue communiste révolutionnaire, qui propose un syndicalisme plus contestataire, plus en lien avec l'aile radicale du mouvement de 1995, 11 % des mandats, et la Tendance pour une alternative syndicale, proche de la CFDT, appelant à un syndicalisme plus réformiste, 10 % des mandats.

La question sociale est de plus en plus présente dans les revendications étudiantes : à l’amélioration des bourses et à la création d’un statut social étudiant, s’ajoute de plus en plus la préoccupation de l’emploi et même de la retraite. En référence à ce que Laurent Joffrin avait appelé, en 1986, la « génération morale »[10], Pouria Amirshahi veut incarner l’émergence d’une « génération sociale »[11]. Pour la première fois, l’UNEF prend position sur les propositions de réforme des retraites qui sont proposées par les gouvernements successifs au nom de l'intérêt des jeunes, futurs retraités, premiers concernés par ces réformes. Dès 1994, des dizaines de milliers d’étudiants descendent dans la rue contre le projet du premier ministre Édouard Balladur, le Contrat d'insertion professionnelle (CIP). En 1996, un nouveau projet de “stages diplômants” met le feu aux poudres[12]. L’UNEF-ID mobilise et conteste ce projet, en refusant de « placer les diplômes sous la tutelle des entreprises[13]. » Le CNPF finira par accepter de retirer son projet à l’occasion d’une conférence sociale à laquelle, pour la première fois dans l’histoire des relations sociales, l’UNEF est invitée aux côtés des syndicats ouvriers et des organisations patronales[14]. Cette nouvelle donne conduit également à un rapprochement de l’UNEF-ID – qui entretenait surtout des relations avec Force Ouvrière et la CFDT - avec la CGT.

Toutefois, Pouria Amirshahi ne pas fait l’unanimité au sein du mouvement étudiant. Certains, à sa gauche, ont dénoncé un manque de radicalité lors du mouvement de 1995. Cette contestation a abouti à une scission de l'UNEF-ID de Montpellier III et à la création du Syndicat étudiant unitaire et laïque (SEUL) et en dehors de l'UNEF à la création de SUD Étudiant.

Déplorant la division syndicale, il tente dès 1995 un rapprochement avec l'UNEF-SE et propose la construction d’une « maison commune »[15]. Mais son offre reçoit un accueil mitigé. Il faut donc attendre la crise de la MNEF, en 1999 pour que les deux organisations se rapprochent effectivement. En 1998, Pouria Amirshahi cède sa place de président de l'UNEF-ID à Carine Seiler. Il se donne alors une nouvelle mission, sauver la MNEF[1]. En effet, la Mutuelle nationale des étudiants de France est alors secouée par une grave crise financière et judiciaire. Il prend donc la tête d’une liste commune aux deux UNEF, un premier pas vers la réunification, et remporte les élections[16]. Toutefois la nouvelle équipe n'a pas le temps de mener son plan de redressement à terme. Six mois plus tard, la mutuelle étudiante est mise sous tutelle par la Commission de contrôle des mutuelles et des institutions de prévoyance puis dissoute. Néanmoins, une nouvelle mutuelle nationale est créée, La Mutuelle des étudiants (LMDE) en conservant le principe d'une administration et d'un contrôle étudiant.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

En 2000, Pouria Amirshahi commence sa carrière professionnelle comme cadre de la Fédération des mutuelles de France (FMF), en charge en particulier de la protection sociale des jeunes adultes (18/25 ans) et également de l'activité internationale de la FMF. À ce titre, il en est le représentant au sein de l'Association internationale de la sécurité sociale et de l'Association internationale de la Mutualité. Il siège également au sein du Haut Conseil de la coopération internationale[17]. Il continue de défendre l’idée d’un statut social de la jeunesse, reprise par plusieurs acteurs sociaux[18].

En 2004, il devient directeur de l'association 4D[19] (Dossiers et Débats pour le Développement Durable) présidé par Michel Mousel. Ils inscrivent alors l'association dans les réseaux de solidarité internationale (CRID, Coordination SUD, etc.) et la représentent au Forum social mondial de Porto Alegre en 2005[20].

En 2006, reçu cadre A de la fonction publique territoriale, il est nommé responsable de la circonscription d'action sociale de la Charente limousine. Directeur de trois centres médico-sociaux (Chasseneuil, Confolens et Chabanais), il y conduit et met en œuvre la politique sociale du Département : accompagnement social et professionnel des personnes, protection de l'enfance, protection maternelle et infantile.

Passionné de bandes dessinées, il rejoint en 2009 la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, basée à Angoulême. Il accompagne son directeur, Gilles Ciment, recruté un an plus tôt pour diriger le nouvel Établissement public de coopération culturelle. Il contribue à la politique culturelle de l'établissement, coorganise l'université d'été de la bande dessinée. Il participe également à des conférences spécialisées et signe des articles dédiés comme dans le numéro spécial de la revue Dada : "La bande dessinée : un 9e art"[21]. Il est alors nommé rédacteur en chef de la revue Neuvième Art[22] dont Gilles Ciment avait souhaité le basculement intégral sur support numérique. Investi candidat du Parti socialiste pour les élections législatives de juin 2012, il quitte progressivement la Cité pour se consacrer pleinement à sa campagne électorale puis, élu député, à son mandat.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

C'est à l'occasion du Mouvement étudiant et lycéen de 1986 que Pouria Amirshahi noue des contacts avec des organisations et des courants de la gauche française. Il adhère au Parti socialiste en 1988 et en est membre jusqu'en 1994, date de son élection à la présidence de l'UNEF. Il participe au club « Convergences socialistes » qui regroupe Jean-Christophe Cambadélis, Benjamin Stora, Philippe Darriulat, etc. Il est cosignataire du Manifeste contre le Front National. Puis, il se rapproche de la Gauche socialiste, courant du Parti socialiste animé par Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon. Au lendemain de l'élection présidentielle de 2002, il adhère de nouveau au PS. Il est convaincu que l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour s’explique par deux causes principales : le virage libéral engagé en 2000 par le gouvernement et la division de la gauche qui s'en est suivie[réf. nécessaire]. Il participe alors à la fondation du courant Nouveau Monde d'Henri Emmanuelli et de Jean-Luc Mélenchon. Les désaccords au sein de la gauche sont de plus en plus forts et atteignent leur paroxysme en 2005, sur le débat européen. Amirshahi est l’un des porte-paroles du « non socialiste » lors du référendum sur la Constitution européenne.

Au Congrès de Reims du PS de 2008, il est membre fondateur du courant Un Monde d'Avance avec Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, etc. Élu premier secrétaire de la fédération PS de la Charente, il intègre la nouvelle équipe dirigeante autour de Martine Aubry en tant que secrétaire national aux droits de l'homme, à la Francophonie et au Développement. Il est un des rares socialistes, avec André Vallini, à intervenir sur l’affaire Coupat. Il est également signataire de l'Appel des appels[23] qui appelle à une « insurrection des consciences ». Enfin, il participe activement aux mobilisations liées à l’immigration, concernant les Roms et les étrangers en situation irrégulière tout particulièrement.

En tant que secrétaire national du Parti socialiste chargé des droits de l'homme, il contribue[réf. nécessaire] à faire évoluer la position du parti dans plusieurs directions : ainsi dans son projet économique et social adopté mai 2010, le Parti socialiste adopte une philosophie générale centrée non plus sur l'ancien modèle de croissance mais sur un « nouveau modèle de développement ». Les idées d'appropriation publique des biens communs, de développement de long terme (sorte de nouvelle planification), d'encadrement législatif des écarts de salaires, de centralité du modèle coopératif et de relocalisation des sites de production sont au cœur de ce virage politique. Cette approche avait déjà été publiée en juillet 2009 dans un texte, intitulé « Nos Futurs »[24], qui pose les enjeux auxquels, selon lui, est confronté le mouvement socialiste français et européen.

À l’occasion des primaires citoyennes, il défend la candidature de Martine Aubry. Il est alors chargé de « la mobilisation militante »[25].

Après l’élection de François Hollande, il continue de réclamer une large régularisation des étrangers en situation irrégulière et une autre politique en faveur des Roms, s’opposant ainsi à la politique du ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Le 25 novembre 2012, il est à l'initiative d'une campagne sur Twitter pour soutenir la Palestine à devenir le 194e membre des Nations unies : « Je propose aux membres de la communauté numérique de relayer cet appel » via le hashtag : #Palestine194[26].

Au sein du Parti socialiste, il occupe les fonctions de secrétaire national aux transitions démocratiques et à la Francophonie de 2012 jusqu'au remaniement de la direction entrepris par Jean-Christophe Cambadélis.

Député[modifier | modifier le code]

Préféré en interne à Faouzi Lamdaoui, il est en juin 2012 député de la neuvième circonscription des Français établis hors de France (Afrique du Nord et de l'Ouest) avec 63 % des voix[27]. Élu d’une circonscription qui n’est pas épargnée par des turbulences politiques, Pouria Amirshahi a régulièrement l’occasion de rendre compte de ses déplacements en Afrique de l’Ouest, notamment au sein du groupe travail consacré au Sahel, également créé par la commission des Affaires étrangères.

En juillet 2012, il cofonde le regroupement « la Gauche durable » avec notamment Laurence Rossignol, Philippe Martin, Barbara Romagnan et Daniel Goldberg qui entend « repenser [le] modèle de croissance, remettre l’égalité des territoires au cœur de l’action publique et créer des cadres démocratiques et participatifs nouveaux »[28].

Au nom de la défense de la francophonie, il s'oppose à l'article 2 de la loi sur l'Enseignement supérieur et la recherche prévoyant une extension des exceptions à la loi Toubon afin de permettre des cours entièrement en anglais[29]. Le 22 janvier 2014, la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le rapport d’information de Pouria Amirshahi sur la francophonie éducative, culturelle et économique intitulé « Pour une ambition francophone »[30].

Le 3 décembre 2013, Pouria Amirshahi est élu président du Conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques[31], fonction qu'il cesse d'occuper en octobre 2015.

Aux côtés de vingt autres députés socialistes, il vote contre la ratification du pacte budgétaire européen dit TSCG[32]. Le 15 octobre 2013, il s'abstient sur la réforme des retraites présentée par le gouvernement Ayrault, se déclarant avec plusieurs autres élus de l'aile gauche du parti « très réservés sur l'allongement de la durée de cotisation »[33].

Au lendemain des élections municipales, le 6 avril 2014, avec 86 autres parlementaires, il publie une tribune dans le Journal du Dimanche[34] appelant à un nouveau contrat de majorité, qui sera appelée à devenir l'« Appel des 100 ». Le 7 avril 2014, il appelle à ne pas voter la confiance à Manuel Valls. 11 députés feront le même choix le lendemain, à l'issue du discours de politique générale du nouveau Premier ministre. À l'initiative d'Amirshahi et des initiateurs de l'Appel des 100 (Christian Paul, Jean-Marc Germain, Laurent Baumel…), un site internet est mis en ligne[35] ainsi qu'une plateforme de propositions pour plus d’emplois et de justice sociale[36]. Compte tenu de ses différentes prises de positions et de ses votes à l'Assemblée nationale, Pouria Amirshahi fait partie des députés que les médias qualifient de « frondeurs »[37].

En juin 2014, il appelle à la fondation d'un « Mouvement commun » rassemblant hors du PS mais sans exclusive des personnes désireuses de changement social :

« Je demande à toute personne de se sentir libre d’être écologiste, communiste, d’être au Front de gauche, ailleurs ou même nulle part. Je vois des intelligences partout. […] À chaque fois, je demande, comme nous le faisons, de n’exiger de personne de se renier. Si on me parle d’un nouveau parti, d’une nouvelle étiquette, d’une nouvelle scission, ma démarche n’aura pas été comprise[38]. »

Pouria Amirshahi est à l'initiative d'une tribune parue dans Le Journal du dimanche, signée par une cinquantaine de parlementaires socialistes, frondeurs ou non, appelant le gouvernement français de soutenir le gouvernement grec d'Aléxis Tsípras. Les signataires souhaitent qu'un plan européen approuve la restructuration de la dette grecque et réoriente la politique économique et financière de l'Union européenne, qu'ils jugent trop axée sur l'austérité[39].

En novembre 2015, il participe à la création du Mouvement commun, qui se présente comme un « lobby citoyen » regroupant des communistes, des écologistes et des socialistes opposés à la politique économique de François Hollande[40].

Après les attentats du 13 novembre 2015 en France, il explique son refus de voter la loi prolongeant de trois mois l'état d'urgence « qui va au-delà des pouvoirs administratifs exceptionnels et s’appliquera sans contrôle démocratique véritable[41]. » Il figure parmi les six députés français votant contre ce projet de loi adopté par 551 pour, 6 contre et une abstention[42].

Le 4 mars 2016, il annonce dans un entretien[43] au quotidien Le Monde son départ du Parti socialiste et du monde des partis en général :

« Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d’un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d’avenir heureux pour le pays[44]. »

Il annonce également de ne pas se représenter aux législatives en 2017[44]. Lors de l'élection présidentielle de la même année, il est responsable de la thématique Coopération internationale dans l'équipe de Benoît Hamon[45],[46]. Au moment du scrutin législatif, il déclare être « allé aider des candidats de la France insoumise, des candidats proches de Benoît Hamon, des candidats écologistes et indépendants », pour « ne pas laisser à Emmanuel Macron le monopole du renouvellement »[47].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Il a une fille née en 1995[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Paul, Quino. PROFIL - Pouria Amirshahi, 26 ans, ex-président de l'Unef-ID, se verrait bien à la tête de la puissante mutuelle des étudiants, plombée par les affaires. Vue sur la Mnef. Libération, 17 février 1999, n° 5521.
  2. Youssef Aït Akdim. « Législatives françaises : Pouria Amirshahi, engagé volontaire », Jeune Afrique, 20 juin 2012.
  3. François Dufay, « Passe de trois pour Pouria Amirshahi », lepoint.fr, (consulté le 7 mars 2016)
  4. Michel Delberghe, « Avec un changement de majorité et un nouveau président L'UNEF-ID tente de reconstruire sa base syndicale chez les étudiants », Le Monde, 20 décembre 1994
  5. Paul Quinio, « Pouria Amirshahi, de l'Unef-ID, exige la création d'une allocation d'études. « Si Claude Allègre ne fait rien, les étudiants sont prêts à manifester». », sur Libération.fr, (consulté le 18 mars 2013).
  6. Caroline Constant, « Les étudiants de l'UNEF-ID veulent démocratiser l'université. », sur L'Humanité, (consulté le 18 mars 2013).
  7. « Interviews de M. François Bayrou, ministre de l'Éducation nationale de la recherche et de l'enseignement supérieur, dans "Le Monde" du 10 novembre 1995, à France 2 le 22 (en débat avec MM. Pouria Amirshahi, président de l'UNEF-ID, et Bernard Alluin, vice-président de la conférence des universités), et dans "Le Nouvel Observateur" du 30, sur le plan d'urgence pour les universités. », sur Vie publique (consulté le 23 avril 2013).
  8. « L'Unef-ID en tête aux élections du Cneser », sur Libération.fr, (consulté le 18 mars 2013).
  9. Caroline Constant, « L'UNEF-ID ouvre son 75e Congrès à Montpellier », sur L'Humanité, (consulté le 23 avril 2013).
  10. Laurent Joffrin. Un coup de jeune, portrait d'une génération morale. Paris : Arléa, 1987. 175 p. (ISBN 9782869590144).
  11. Antoine Guiral, Muriel Gremillet et Paul Quinio, « La droite encore ébranlée par les étudiants. », sur Libération.fr, (consulté le 8 avril 2013).
  12. Stanislas Noyer, «Distinguer la formation de l'emploi des jeunes» Les critiques du président de l'Unef-ID., sur Libération.fr, (consulté le 8 avril 2013).
  13. Paul Quinio, « Stages diplômants: L'unef-Id menace », sur Libération.fr, (consulté le 8 avril 2013).
  14. Olivier Costemalle, « Le sommet sur l'emploi des jeunes a duré sept heures. La polémique sur les «stages diplômants» s'éteint à Matignon », sur Libération.fr, (consulté le 8 avril 2013).
  15. « L'UNEF-ID propose à l'UNEF de faire « maison commune » », Le Monde, 17 décembre 1995
  16. De présidents de l’Unef à apparatchiks du Parti socialiste, lefigaro.fr, 22/09/2016
  17. (en) « Arrêté du 3 février 2005 portant nomination au Haut Conseil de la coopération internationale », legifrance.gouv.fr, (consulté le 28 mars 2013)
  18. Marc Bessin, « Les jeunes, la précarité et les politiques publiques », sur Cairn, Mouvements, (consulté le 28 mars 2013).
  19. http://www.association4d.org/
  20. Thierry Noisette, « Derniers débats à Porto Alegre », sur Novethic, Mouvements, (consulté le 28 mars 2013).
  21. « La bande dessinée : un 9e art », sur revuedada.fr, DADA la première revue d'art (consulté le 17 avril 2013)
  22. « Pouria Amirshahi », sur revuedada.fr, DADA la première revue d'art (consulté le 28 mars 2013)
  23. (en) « signataires de l'Appel des appels », sur appeldesappels.org (consulté le 26 mars 2013)
  24. http://www.pouriaamirshahi.fr/2009/08/26/nos-futurs/
  25. DRAPEAU Ivan, « Pouria Amirshahi: l'indigné permanent du PS », sur Charente Libre, (consulté le 30 mars 2013).
  26. Le Parisien
  27. Voir sur sudouest.fr.
  28. « Pour une «Gauche durable» », Libération, (consulté le 10 juillet 2012).
  29. « To be or not to be « globish » ? », Marianne, (consulté le 23 mai 2013).
  30. Communiqué de Pouria Amirshahi (24 janvier 2014), Le rapport d'information sur le site de l'Assemblée nationale.
  31. « Pouria Amirshahi devient président de l'IRIS. », IRIS, (consulté le 19 décembre 2013).
  32. (en) « Analyse du scrutin sur l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (1re lecture). », assemblee-nationale.fr, (consulté le 9 octobre 2012)
  33. Sophie Huet, « La gauche vote sans enthousiasme la réforme des retraites », in Le Figaro, mercredi 16 octobre 2013, page 4.
  34. Journal du Dimanche, 6 avril 2014.
  35. « Appel des 100 ».
  36. Plateforme de l’Appel des 100 pour plus d’emplois et de justice sociale
  37. « Parti socialiste : votre député est-il un "frondeur" ? », Francetvinfo, (consulté le 30 août 2014).
  38. Adrien Rouchaleou, « Prenons notre part avec ceux qui veulent bouger le monde  », L'Humanité, (consulté le 10 juin 2015).
  39. « "La place de la France est aux côtés de la Grèce" », Journal du Dimanche, (consulté le 16 février 2015).
  40. Julien Chabrout, « À gauche, le nouveau «Mouvement commun» rêve d'un "Podemos à la française" », lefigaro.fr, 9 novembre 2015.
  41. Pouria Amirshahi, « Pourquoi je voterai contre la prolongation à 3 mois d’un état d’urgence, par Pouria Amirshahi », (consulté le 19 novembre 2015)
  42. « Analyse du scrutin n° 1191 Première séance du 19/11/2015 Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence et renforçant l'efficacité de ses dispositions (première lecture) », assemblee-nationale.fr, (consulté le 19 novembre 2015).
  43. Voir sur lemonde.fr.
  44. a et b Michaël Bloch, « Le député Pouria Amirshahi quitte le PS », sur lejdd.fr, (consulté le 4 mars 2016).
  45. Marie-Pierre Haddad , « Présidentielle 2017 : ce que traduit le nouvel organigramme de l'équipe de Hamon », rtl.fr, 26 février 2017.
  46. Organigramme de campagne de Benoît Hamon
  47. France TV Infos, 22 mai 2017 Législatives : "Il ne faut pas laisser à Emmanuel Macron le monopole du renouvellement"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]