Victor Margueritte

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Victor Margueritte

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Paul et Victor Margueritte

Naissance 1er décembre 1866
Blida, Algérie
Décès 23 mars 1942
Monestier
Langue d'écriture Drapeau de la France France

Œuvres principales

La garçonne

Victor Margueritte, né à Blida (Algérie) le 1er décembre 1866 et mort à Monestier (Allier) le 23 mars 1942, est un romancier et auteur dramatique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un héros de la guerre de 1870, frère de Paul Margueritte et petit-cousin par sa mère de Stéphane Mallarmé[1], il s'engagea en 1886 dans les Spahis, avant d'entrer en 1891 à l'École militaire de Saumur où il devint lieutenant de dragons. En 1896, il donna sa démission pour se consacrer à la littérature[2].

Il se montra préoccupé des questions sociales et fut un ardent défenseur de l'émancipation de la femme ainsi que du rapprochement des peuples. Il collabora notamment à La Revue contemporaine d'Édouard Rod. Il soutint des opinions sociales de plus en plus avancées et collabora aux journaux et périodiques dans la mouvance internationale et communiste. La publication en 1922 de son brûlot La Garçonne, lui valut de se faire retirer sa Légion d'honneur. Rapidement traduit en plusieurs langues, le personnage Monique de son roman choqua la société de l'époque mais des adaptations au théâtre et au cinéma prolongèrent son succès pendant dix ans[2].

De 1896 à 1908, il collabora à toutes les œuvres de son frère Paul qui parallèlement publiait des ouvrages sous son seul nom. Il devint Président honoraire de la Société des gens de lettres[2].

Victor Margueritte fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans le Var. Vers 1920, il acheta grâce aux droits d'auteur de La Garçonne (750 000 exemplaires vendus), une vaste propriété qui partait de la mer et montait au sommet de la colline de Meinier, magnifiquement exposée au midi et ancien oppidum ligure. Il la baptisa «Le Clos de la Madrague» en souvenir des pêches au thon qui se pratiquaient devant la propriété quelques années auparavant. Le cadre, les plantations, la vue, les meubles : tout y était admirable et réalisé avec un goût exquis. L’écrivain résida dans son belvédère avec sa seconde épouse jusqu’en 1938[3]. Les Maximois qui le connurent le décrivaient comme un homme portant beau, toujours impeccablement habillé et qui fut fortement affecté par cette affaire de Légion d’honneur retirée.

Politique[modifier | modifier le code]

Fervent pacifiste, Victor Margueritte collabora avec l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale au nom de la paix.
Les historiens ont retrouvé dans les archives du ministère des Affaires étrangères allemand des bordereaux de versement d'argent provenant de l'achat massif des ouvrages de Victor Margueritte.
De plus, d'importantes sommes ont été investies par les Allemands dans toutes les revues pacifistes de Victor Margueritte, afin de les rendre viables et d'assurer leur propagande.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans
  • Prostituée (1907)
  • Le Talion (1908)
  • Jeunes Filles (1908)
  • Le Petit roi d'ombre (1909)
  • Le Talion (1909)
  • L'Or (1910)
  • Le Journal d'un moblot (1912)
  • Les Frontières du Cœur (1912)
  • La Rose des ruines (1913)
  • La Terre natale (1917)
  • Un cœur farouche (1921)
  • Le Soleil dans la geôle (1921)
  • La Garçonne (1922)
  • Le Compagnon (1923)
  • Le Couple (1924)
  • Vers le bonheur. Ton corps est à toi (1927)
  • Vers le bonheur. Le Bétail humain (1928)
  • Vers le bonheur. Le Chant du berger (1930)
  • Non ! roman d'une conscience (1931)
  • Debout les vivants ! (1932)
  • Nos égales. Roman de la femme d'aujourd'hui (1933)
  • Du sang sur l'amour (1934)
  • Babel (1934)
Essais
  • Pour mieux vivre (1914)
  • J.-B. Carpeaux (1914)
  • Au bord du gouffre, août-septembre 1914 (1919)
  • La Voix de l'Égypte (1919)
  • La Dernière Guerre : les Criminels (1925)
  • Jean-Jacques et l'amour (1926)
  • La Patrie humaine (1931)
  • Un grand Français. Le général Margueritte. Avec des pages de Paul Margueritte extraites de : Mon père. Centenaire algérien (1960)
  • Aristide Briand (1932)
  • Les Femmes et le désarmement et de l'immortalité en littérature (1932)
  • Avortement de la S.D.N. (1936)
  • Le cadavre maquillé. la S.D.N. (mars-septembre 1936) (1936)
Varia
  • La Belle au bois dormant (1896), féerie en un acte et en vers
  • La Double méprise, ou le Pire n'est pas toujours certain, d'après Calderon, comédie en 4 actes, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 17 mars 1898
  • Au Fil de l'heure (1896), recueil de vers
  • L'Imprévu, comédie en 2 actes, Paris, Comédie-Française, 19 février 1910
  • La Mère, pièce en un prologue et huit tableaux, d'après le roman de Maxime Gorki, Paris, Théâtre de la Renaissance, 15 mai 1937
  • Nocturnes, poèmes (1944)
Avec Paul Margueritte
  • La Pariétaire (1896)
  • Le Carnaval de Nice (1897)
  • Poum, aventures d'un petit garçon (1897)
  • Une époque (4 volumes, 1897-1904)
  • Le désastre (Metz, 1870)
  • Les tronçons du glaive (La défense nationale, 1870-71)
  • Les braves gens (Épisodes, 1870-71)
  • La Commune (Paris, 1871)
  • Femmes nouvelles (1899)
  • Le Poste des neiges (1899)
  • Mariage et divorce (1900)
  • Les Deux Vies (1902)
  • Le Jardin du Roi (1902)
  • L'Eau souterraine (1903)
  • Zette, histoire d'une petite fille (1903)
  • Histoire de la guerre de 1870-71 (1903)
  • Le Prisme (1905)
  • Quelques idées : le mariage libre, autour du mariage, pèlerins de Metz, l'oubli et l'histoire, les charges de Sedan, l'officier dans la nation armée, l'Alsace-Lorraine (1905)
  • Le Cœur et la loi, pièce en 3 actes, Paris, Théâtre de l'Odéon, 9 octobre 1905
  • Sur le vif (1906)
  • Vanité (1907)
  • L'Autre, pièce en 3 actes, Paris, Comédie-Française, 9 décembre 1907
  • Nos Tréteaux. Charades de Victor Margueritte. Pantomimes de Paul Margueritte (1910)
  • Les Braves Gens. La Chevauchée au gouffre (Sedan) (1935)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yannick Ripa, « La garçonne de Victor Margueritte », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter, 8 mars 2013
  2. a, b et c Stéphanie Duncan, « La garçonne ou le manifeste des femmes qui veulent "vivre leur vie" », émission Au fil de l'histoire sur France Inter, 12 septembre 2012
  3. J.-D. de Germond, Histoire et histoires de Sainte-Maxime, pp. 418-419, 1986 (ISBN 2-9501418-0-3).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Margueritte, La Garçonne, préface Yannick Ripa, Payot, coll. "Petite Bibliothèque Payot", 2013 (ISBN 9782228908450).
  • Patrick de Villepin, Victor Margueritte. La vie scandaleuse de l'auteur de « La Garçonne », François Bourin, 1991.
  • Simon Epstein, Les Dreyfusards sous l'Occupation, éd. Albin Michel, 2001.