Pierre Bourgeade

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Pierre Bourgeade

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Pierre Bourgeade en 2008

Autres noms
  • Pierre Malan
  • Sabine de Surgis
  • Jade
Activités Romancier, auteur dramatique, poète, scénariste, réalisateur, journaliste, photographe
Naissance 7 novembre 1927
Morlanne, Drapeau de la France France
Décès 12 mars 2009 (à 81 ans)
Loches, Drapeau de la France France
Langue d'écriture française
Genres
Distinctions Prix Hermès-ESCP
Prix du Syndicat de la Critique dramatique
Prix Max Barthou de l’Académie Française
Prix Mottart de l’Académie Française
Prix du public et de la photographie Monte-Carlo
Grand Prix Paul-Féval de Littérature populaire de la Société des Gens de Lettres

Œuvres principales

  • L'Armoire (1977)
  • Les Serpents (1983)
  • L'Empire des livres (1989)
  • Les Âmes juives (1998)
  • Pitbull (1998)

Compléments

  • Signature Pierre Bourgeade.jpg

Pierre Bourgeade (né le 7 novembre 1927 à Morlanne et mort le 12 mars 2009 à Loches) est un homme de lettres français à la fois romancier, dramaturge, poète, scénariste, réalisateur, journaliste, critique littéraire et photographe. Descendant de Jean Racine, il est aussi le beau-frère de l'écrivaine Paule Constant.

Pierre Bourgeade a développé une œuvre polymorphe largement placée sous l’héritage de Sade et de Georges Bataille. Auteur « scandaleux » des années 1960, il explore, au fil d’un style alerte et efficace, presque blanc, ses thèmes de prédilection : l’Histoire, les grands destins, le sexe et l'érotisme, la solitude, l'impossibilité de se connaître soi-même… Ami de Man Ray et de Pierre Molinier, Pierre Bourgeade a également photographié du nu, en noir et blanc. Prolixe auteur de romans noirs, il a notamment été récompensé du Grand Prix Paul-Féval de littérature populaire par la Société des gens de lettres (SGDL) en 1998 pour Pitbull.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Bourgeade naît le 7 novembre 1927 à Morlanne (petit village situé dans les Pyrénées-Atlantiques). Son père, Eugène Bourgeade, receveur-percepteur des impôts, descend d’un Bourgeade ferblantier et colporteur dans le Cantal ; sa mère, Henriette Navarron, est une descendante de Jean Racine[1]

Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur d'une quarantaine de pièces, le nom de Pierre Bourgeade reste lié à deux dates marquantes de la création théâtrale contemporaine : 1969, Orden, mise en scène par Jorge Lavelli, avènement du « théâtre musical » et 1976, Palazzo Mentale, créée par Georges Lavaudant, prix du syndicat de la critique dramatique. Parmi ses autres pièces, on peut citer entre autres Deutsches Requiem (mise en scène Daniel Benoin), Fragments pour Guevara (mise en scène Michaël Lonsdale), Le Procès de Charles Baudelaire (mise en scène Dominique Quéhec), Petite zoologie amoureuse - PZA (mise en scène Maurice Attias), L'Autorisation (mise en scène Jacques Rosny).

On lui doit deux adaptations de textes de Georges Bataille : Ma Mère puis Le Mort (mise en scène Maurice Attias). Il a également adapté pour Jean-Louis Barrault Antigone de Sophocle et Les Oiseaux d'Aristophane, dernier spectacle monté et joué par Barrault au Théâtre du Rond-Point.

Il a travaillé avec le compositeur Marius Constant sur le livret d'un mélodrame fantastique consacré au Marquis de Sade : Teresa, (mise en scène Marc Adam au château de Lacoste en juillet 1995).

La poésie de Pierre Bourgeade[modifier | modifier le code]

L’auteur écrit des poèmes, érotiques souvent, et toujours en vers de sept syllabes.

La photographie de Pierre Bourgeade[modifier | modifier le code]

Fidèle à ses thèmes littéraires, Bourgeade a surtout photographié du nu, en noir et blanc. Il a été ami de plusieurs photographes, notamment Man Ray[3] avec qui il a réalisé quelques entretiens et Pierre Molinier auquel il a consacré quelques textes.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1966 : Prix Hermès-ESCP (Les Immortelles, Gallimard)
  • 1976 : Prix du Syndicat de la Critique dramatique (Palazzo Mentale)
  • 1979 : Prix Max Barthou de l’Académie Française (Une ville grise, Gallimard)
  • 1983 : Prix Mottart de l’Académie Française + sélection Prix Goncourt (Les Serpents, Gallimard)
  • 1990 : Prix du public et de la photographie Monte-Carlo (Quartier nègre)
  • 1998 : Grand Prix Paul-Féval de littérature populaire de la Société des Gens de Lettres (Pitbull, Gallimard)
  • 2009 : Prix spécial du jury Sade (Éloge des fétichistes, Tristram)

Bibliographie (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • 1968 : La Rose rose (Gallimard "Le Chemin")
  • 1969 : New York Party (Gallimard "Le Chemin")
  • 1973 : L'Aurore boréale (Gallimard "Le Chemin")
  • 1977 : L'Armoire (Gallimard "Blanche" - rééd. Folio no 2446)
  • 1978 : Une ville grise (Gallimard "Le Chemin")
  • 1979 : Le Camp (Gallimard "Le Chemin")
  • 1981 : Le Football, c'est la guerre poursuivie par d'autres moyens (Gallimard)
  • 1981 : Le Lac d'Orta (P.Belfond)
  • 1983 : Les Serpents (Gallimard "Le Chemin" - rééd. Folio no 1704)
  • 1984 : La Fin du monde (Denoël "L'Infini")
  • 1985 : Mémoires de Judas (Gallimard "Le Chemin")
  • 1987 : Sade, Sainte Thérèse (Gallimard "Blanche")
  • 1989 : L'Empire des livres (Gallimard "Blanche" - rééd. Folio no 2319)
  • 1998 : Les Âmes juives (Tristram - rééd. Pocket no 10669)
  • 1999 : Warum (Tristram - rééd. Pocket no 11025)
  • 2001 : L'Éternel mirage (Tristram)
  • 2004 : Les Comédiens (Tristram)
  • 2009 : Le Diable (Tristram) Publication posthume
  • 2014 : Venezia (Tristram) Publication posthume

Roman sous le nom de Sabine de Surgis[modifier | modifier le code]

  • 1984 : La Femme sans visage (Pygmalion Gérard Watelet)

Romans noirs[modifier | modifier le code]

  • 1986 : La Rondelle (Mercure de France "Crime parfait")
  • 1998 : Pitbull (Gallimard "Série Noire" no 2481)
  • 1999 : Téléphone rose (Gallimard "Série Noire" no 2528)
  • 2001 : En avant les singes ! (Gallimard "Série Noire" no 2625)
  • 2001 : Gab save the Di (Baleine "Le Poulpe")
  • 2004 : Crashville (Flammarion)
  • 2006 : Ramatuelle (Tristram)
  • 2008 : Ça n'arrive qu'aux mourants (La Branche "Suite noire" no 26)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

Pierre Bourgeade (à gauche) et Willem en dédicace à la librairie L'Arbre à lettres, janvier 2008, Paris
  • 1966 : Les Immortelles (Gallimard "Le Chemin" - rééd. Folio no 1168)
  • 1995 : Éros mécanique (Gallimard "L'Infini" - rééd. Folio no 2989)
  • 1997 : Cybersex et autres nouvelles (Ed. Blanche)
  • 1998 : L'Argent (Gallimard "L'Infini")
  • 2000 : L'Autre face, avec Marie L. (Arléa)
  • 2003 : Les Boxeurs (Tristram)
  • 2007 : Rêves de femmes, ill. de Willem (Tristram)
  • 2008 : Animamours, ill. de Marie Morel (Éditions HumuS, coll. Eros-Oser) - (ISBN 2-940-127-43-3)

Théâtre publié[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 1972 : A. noir, corset velu (photos d'Henri Maccheroni de 2000 photographies du sexe d’une femme, portfolio les Mains libres/Jean Petithory)[4]
  • 1979 : Hanthologie pour Henri Maccheroni (texte sur 32 photographies de Henri Maccheroni, Roger Borderie éditeur)
  • 1984 : Ultimum moriens (dessins de Shirley Carcassonne, coll. « Deleatur », Dominique Bedou)
  • 1995 : Crânes (la Manière noire)
  • 2004 : Ô, plein de strideurs étranges (photos d'Henri Maccheroni de 2000 photographies du sexe d’une femme, Abstème et Bobance)

Essais, livres d'entretiens[modifier | modifier le code]

Photographie[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Rayographies, texte de Jacques Henric, coll. "Erotica" no 28 (Chez Higgins) - portfolio faisant suite à l'exposition à la Galerie Christian Arnoux

Dessins[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Visite à Sade avec Man Ray et Visite à Pierre Molinier, livres de dessins à tirage limité, galerie Alain Oudin[5]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Léon Blum à l'échelle humaine, téléfilm
  • 2003 : L'Écrivain et son chien de Gala Fur et Pierre Bourgeade[6]
  • 2005 : Médor et Baudelaire de Gala Fur et Pierre Bourgeade[6]

Préfaces, postfaces, collaborations[modifier | modifier le code]

Publications en revues[modifier | modifier le code]

Sur Pierre Bourgeade[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Une fille de Louis Racine, le fils de Jean Racine, épousa un Basque… un d’Harriague, de Bayonne, l’ancêtre de ma propre grand-mère maternelle. C’est par les femmes, mais c’est en droite ligne ». Pierre Bourgeade, L’Objet humain : entretiens avec Sylvie Martigny et Jean-Hubert Gailliot, Paris, Gallimard, 2003, p. 125. Coll. « L’Infini ».
  2. Mon ami, Pierre Bourgeade, par Jean Ristat, L'Humanité 4 avril 2009
  3. Galerie Marion Meyer, Expositions, Man Ray, L'énigme photographique
  4. Voir à ce propos A. noir, corset velu, texte de Michel Butor.
  5. Voir http://www.enseigne-des-oudin.com/archives/expo_bourgeade_juin_aout_2002.htm.
  6. a et b Voir http://galafur.free.fr/pages/films.htm.
  7. Lire la chronique parue dans le n°10 sur le blog des éditions Léo Scheer (ainsi que les commentaires).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]