Louis Jules Trochu

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Louis-Jules Trochu
Portrait du général Louis-Jules Trochu
Portrait du général Louis-Jules Trochu
Fonctions
Chef de l'État français
de facto
4 septembre 187018 février 1871
Président du Conseil lui-même
Prédécesseur Napoléon III (Empereur des Français)
Successeur Adolphe Thiers (chef du pouvoir exécutif)
Président du gouvernement
de la Défense nationale

(35e chef du gouvernement)
4 septembre 187018 février 1871
(5 mois et 14 jours)
Prédécesseur Charles Cousin-Montauban (chef du Cabinet)
Successeur Jules Dufaure (vice-président du Conseil des ministres)
Représentant du Morbihan à l'Assemblée nationale
8 février 18711er juillet 1872
Élection 8 février 1871
Conseiller général du Morbihan
1848avril 1874
Biographie
Nom de naissance Louis-Jules Trochu
Date de naissance 12 mars 1815
Lieu de naissance Le Palais, Morbihan (France)
Date de décès 7 octobre 1896 (à 81 ans)
Lieu de décès Tours, Indre-et-Loire (France)
Diplômé de École spéciale militaire de Saint-Cyr
École d'application du Corps royal d'état-major
Profession Officier général
Chefs du gouvernement français

Louis-Jules Trochu, né à Palais à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) le 12 mars 1815 et mort à Tours (Indre-et-Loire) le 7 octobre 1896, est un général de division et homme politique français. Élève de Saint-Cyr et de l'École d'application du Corps royal d'état-major, gouverneur de Paris, il fut président du gouvernement de la Défense nationale du 4 septembre 1870 au 17 février 1871.

Biographie[modifier | modifier le code]

Officier, Louis-Jules Trochu sert en Algérie, comme aide de camp du général Lamoricière, des maréchaux Bugeaud et de Saint Arnaud. Ancien brigadier et blessé grièvement à Sébastopol le 8 septembre (guerre de Crimée), il est divisionnaire à Magenta et Solférino (Campagne d'Italie (1859)). Il obtient le grade de général en 1866. Inspecteur de l'Infanterie il décrit l'impréparation de l'Armée Française dans un livre, "l'Armée Française en 1867", ce qui entraîne sa disgrâce. Plutôt orléaniste, il n'a jamais été favorable au régime impérial.

Pourtant la popularité qu’il en acquiert le fait nommer gouverneur de Paris le 17 août 1870, pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Maître et Valet ! L'homme de Sedan. L'homme de Paris. Caricature de Faustin Bedbeder, datée de février 1871, raillant la double disgrâce de Napoléon III et de Louis-Jules Trochu.

Le 4 septembre 1870, des manifestants parisiens, ayant appris la veille la capitulation de l'armée devant Sedan et la captivité de Napoléon III, envahissent l'Assemblée nationale et empêchent le Corps législatif de délibérer. La République est proclamée à l'Hôtel de ville. Le général Trochu devient président du gouvernement de la Défense nationale. Le 31 octobre 1870, une manifestation populaire a lieu contre Trochu et son gouvernement. Il réussit à se maintenir et proclame : « Le gouverneur de Paris ne capitulera pas. » Le 19 janvier 1871 a lieu la désastreuse sortie des murs de Paris pour la bataille de Buzenval. La destitution de Trochu, jugé responsable de cet échec, est demandée.

Il démissionne de lui-même le 22 janvier après une fracassante déclaration[Quoi ?] dans laquelle il préconise en réalité la capitulation. Remplacé par Joseph Vinoy en tant que commandant de la ville de Paris et par Adolphe Thiers en tant que chef du pouvoir exécutif, il est élu député en février. Mais, dès 1872, il quitte la scène politique.

Victor Hugo, qui s'était hasardé le 31 octobre 1870 avec Auguste Blanqui et Charles Delescluze dans un Comité de Salut Public dispersé par le général Trochu, marqua plus tard celui-ci d'une qualification cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » Dans L'année Terrible, sous Janvier 1871, poème XII, le poète écrit: "Mais, encore une fois, qui donc à ce pauvre homme / A livré ce Paris qui contient Sparte et Rome ? / Où donc a-t-on été chercher ce guide-là ? / Qui donc à nos destins terribles le mêla ? (...) / On prend pour meneur et pour auxiliaire / On ne sait quel pauvre être obscurément conduit / Lent et fidèle, ayant derrière lui la nuit / Dont le suprême instinct serait d'être immobile (...) / sans tactique, sans but, sans colère, sans art / (...) humble petit marcheur, morne et poussif, / Rêveur comme la taupe, utile comme l'âne."

Décorations[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Généastar : Ascendants de Louis, Jules TROCHU

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]