Auguste-Alexandre Ducrot

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Auguste-Alexandre Ducrot
Image illustrative de l'article Auguste-Alexandre Ducrot

Naissance 24 février 1817
Nevers (Nièvre)
Décès 16 août 1882 (à 65 ans)
Versailles
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Années de service 18351882
Conflits Guerre de Crimée
Guerre de 1870
Commandement 3e Régiment d'Infanterie de Ligne
8e Corps d'Armée
Distinctions Légion d'honneur
Médaille de la Baltique
Médaille d'Italie
Autres fonctions Député de la Nièvre

Auguste-Alexandre Ducrot, né à Nevers (Nièvre) le 24 février 1817 et mort à Versailles le 16 août 1882, est un général français.

Général de division, il a commandé le 1er corps d'armée à Sedan, s'est évadé[1], a regagné Paris où il a commandé la sortie des armées de Paris du 30 novembre au 3 décembre 1870 (combats de Champigny, Bry-sur-Marne, Villiers-sur-Marne). Sa dernière bataille est celle de Buzenval, le 19 janvier 1871.

Le 8 février 1871 il est élu député de la Nièvre à l'Assemblée nationale.

État-civil[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Guillaume-Jacques Ducrot, major au 12e Régiment de Chasseurs de l'Isère en garnison à Nevers, et de Marie, Julie, Louise Dupleix. Il épouse Marie-Ursule de Champs, née le 23 janvier 1828, domiciliée à Varennes-lès-Nevers, fille de Ferdinand, François Joseph de Champs, ancien officier et de Françoise Agathe Dollet de Chassenet, le 5 décembre 1848.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Carrière militaire
Date
Grades
Affectations
14 novembre 1835 Elève-Officier École Spéciale Militaire de Saint-Cyr Numéro de mérite obtenu aux examens de sortie de l’école : 69
1er octobre 1837 Sous-lieutenant 1er Régiment d'Infanterie de Ligne
12 janvier 1839 24e Régiment d'Infanterie de Ligne|
27 décembre 1840 Lieutenant
11 février 1842 Capitaine
13 décembre 1842 64e Régiment d'Infanterie de Ligne
22 septembre 1847 Chef de bataillon 32e Régiment d'Infanterie de Ligne
Chef du bureau arabe à Aumale, il obtient la soumission du chef Ben Salem
13 juin 1848 1er Régiment de Légion étrangère
8 août 1851 Lieutenant-colonel 49e Régiment d'Infanterie de Ligne
26 décembre 1853 Colonel 3e Régiment d'Infanterie de Ligne
7 février 1856 3e Régiment de Grenadiers de la Garde Impériale
13 mars 1858 Général de brigade
22 mai 1858 Commandant la subdivision du Loir-et-Cher
15 janvier 1859 Commandant la subdivision d’Indre-et-Loire
16 avril 1859 Commandant la 2e brigade de la 3e division du 3e Corps d’Armée devenue 2e brigade de la 5e Division de l’Armée d'Italie
28 avril 1860 Commandant de la subdivision de l’Allier
2 octobre 1860 Commandant la brigade d’infanterie du corps expéditionnaire de Syrie
8 juin 1861 Commandant la subdivision de la Nièvre
7 septembre 1864 Mis à la disposition du Gouverneur général de l’Algérie et commandant la subdivision de Médéah
7 juin 1865 Général de division Disponible
25 septembre 1865 Commandant la 6e Division Militaire à Strasbourg
17 juillet 1870 Nommé commandant de la 1re division du 1er Corps d’Armée
16 septembre 1870 Commandant des 13e et 14e Corps d'Armée
7 novembre 1870 Commandant en chef de la 2e armée de la défense de Paris
8 février 1871 Élu député de la Nièvre
30 mars 1871 Commande le camp de Cherbourg
20 avril 1871 Commande le 4e Corps de l’Armée de Versailles
24 avril 1871 Disponible
1er septembre 1872 Commandant le 8e Corps d'Armée
11 juin 1873 Membre du Comité de Défense
14 octobre 1873 Réunit à son commandement celui de la 19e Division Militaire Territoriale
2 juin 1875 Ne conserve que le commandement du 8e Corps d’Armée.
9 janvier 1878 Membre de la commission mixte des Travaux publics
24 février 1882 Admis dans la section de réserve
16 août 1882 Décédé à Versailles

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises
Décorations étrangères

Campagnes et blessures[modifier | modifier le code]

Pourparlers de capitulation à Sedan le 2 septembre 1870. Le général Ducrot (debout au centre à gauche s'appuyant sur une chaise) et le comte von Bismarck (assis à la table) mènent les deux délégations[2].

Campagnes[modifier | modifier le code]

Blessures[modifier | modifier le code]

  • Coup de feu au bras droit le 29 octobre 1840 (col de Mouzouia)
  • Coup de feu à la cuisse gauche le 16 mai 1847
  • Plaie superficielle à la nuque par éclat d’obus le 30 novembre 1870 à la bataille de Champigny.

Quelques traits de caractère[modifier | modifier le code]

Résultat de la commission d'enquête concernant les capitulations de Sedan et de Paris 

« La commission nommée par l’Assemblée nationale, en exécution de la loi votée le 8 août 1871, après avoir examiné les documents qui lui ont été soumis et avoir entendu le Ministre de la Guerre, a statué ainsi qu’il suit sur la position de M. le général Ducrot, Auguste, Alexandre, qui, après la capitulation de Sedan, a exercé un commandement à l’armée de Paris : La conduite de M. le général Ducrot ne donne lieu à aucune observation. / Versailles, le 16 septembre 1871 / Le président de la Commission / Signé : Changarnier / Pour extrait : le secrétaire C. de Witt. »

30 novembre–3 décembre 1870 : la grande sortie - ou Bataille de Champigny : tentative de percée par Champigny vers l'est dans la boucle de la Marne dans l'espoir de rejoindre l'Armée de la Loire qui devait marcher sur Fontainebleau. L'offensive est menée en direction du plateau d'Avron dans la boucle de la Marne par le général Ducrot. Le lendemain 1er décembre, Ducrot demande une suspension d'armes, à la grande surprise des Prussiens alors bousculés. Ce contretemps permet à ces derniers d'obtenir les renforts nécessaires pour passer à la contre-offensive le 2 décembre.

Au sujet d'une proposition comme Grand Croix de la Légion d'honneur 

« Je suis bien reconnaissant à Monsieur le Maréchal et à vous de ce témoignage d’estime et de bienveillance. J’en suis très touché et mes remerciements sont bien sincères mais je me suis fait une règle absolue de n’accepter nulles distinctions honorifiques tant que je ne sentirai peser sur moi la double capitulation de Sedan et de Paris. J’ai fait donner quelques Grand Croix à mes lieutenants pendant le siège de Paris. Je l’ai toujours refusée pour moi. J’ai également refusé la Médaille militaire donnée par Monsieur Thiers qui m’avait compris dans le même décret avec Chanzy. Je tiens essentiellement à maintenir cette situation. »

Mise à la retraite[modifier | modifier le code]

Les prises de position du général Ducrot en tant que député dans la question monarchique fait qu’il est admis dans la réserve de l’état-major général le 24 février 1882 alors que la loi du 13 mars 1875 permettaient de son maintien en activité sans limite d’âge pour avoir rendu des services éminents et en exerçant avec distinction devant l’ennemi les fonctions de :

  • Commandant en chef d’une armée composée de plusieurs corps d’armée (journée du 1er septembre à Sedan) combats devant Paris lors de la bataille de Champigny.
  • Commandant en chef d’un corps d’armée composé de plusieurs divisions de différentes armées (1er corps de l’armée de Chalons du 17 août au 31 août, les 13e et 14e corps d’armée du 16 septembre au 7 novembre 1870)

Il ne bénéficiera pas de cette mesure et sera placé dans la réserve de l’état-major général comme tous les autres généraux. Le général Billot, ministre de la Guerre indique que son avis n’a pas été suivi par le conseil des ministres de février 1882

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Journée de Sedan avec le 1er corps de l'Armée de Chalon, Paris, Dentu, 1871
  • Wissembourg, Paris, Dentu, 1873
  • La défense de Paris (1870-1871), Paris, Dentu, 1875
Correspondance
  • La Vie militaire du général Ducrot d'après sa correspondance (1839-1871) par ses enfants, Paris, Plon et Nourrit, 1895
  • De l’État-major et des différentes armes - Paris, Henri Plon imprimeur en 1871.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal des débats politiques et litteraires, 19 septembre 1870, page 3
  2. Planche en noir et blanc inspirée d'un tableau d'Anton von Werner, tirée du livre de T.H. Lindner Der Krieg gegen Frankreich 1870-1871, nach einem Gemälde von
  3. Archives nationales