FC Internazionale Milano

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FC Internazionale Milano

Logo du FC Internazionale Milano
Généralités
Nom complet Football Club Internazionale Milano S.p.A.
Surnoms I Nerazzurri (les noirs et bleus)
La Beneamata (la bienaimée)
Il Biscione (la vouivre)
Baüscia (fanfarons)
Noms précédents Foot-Ball Club Internazionale
(1908-1928)
Società Sportiva Ambrosiana
(1928-1929)
Associazione Sportiva Ambrosiana
(1929-1931)
Associazione Sportiva Ambrosiana-Inter
(1931-1945)
Football Club Internazionale
(1945-1967)
Fondation 9 mars 1908 (106 ans)
Statut professionnel Depuis 1929
Couleurs Noir et Bleu
Stade Giuseppe Meazza
(80 018 places)
Siège Corso Vittorio Emanuele II 9
20122 Milan, Lombardie
Championnat actuel Serie A Tim
Propriétaire Drapeau : Indonésie Erick Thohir
Président Drapeau : Italie Massimo Moratti
(depuis 2006)
Entraîneur Drapeau : Italie Walter Mazzarri
Joueur le plus capé Drapeau : Argentine Javier Zanetti (841)
Meilleur buteur Drapeau : Italie Giuseppe Meazza (284)
Site web www.inter.it
Palmarès principal
National[1] Championnat d'Italie (18)
Coupe d'Italie (7)
Supercoupe d'Italie (5)
International[1] Coupe du monde des clubs (1)
Coupe intercontinentale (2)
Ligue des champions (3)
Coupe UEFA (3)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2014-2015 de l'Inter Milan
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Le club de l'Inter est basé à Milan dans la
région de Lombardie (au nord de l'Italie).

Le Football Club Internazionale Milano, plus communément appelé l'Internazionale, l'Inter ou bien l'Inter Milan en français, est un club de football professionnel italien (également S.p.A., société par actions) basé dans la ville de Milan, dans la région de Lombardie, dans le nord de l'Italie.

Le club est fondé le 9 mars 1908 par des dirigeants dissidents de l'AC Milan, avec lequel il partage la résidence du stade Giuseppe-Meazza et dispute le « derby della Madonnina ». Ce sont des rencontres de grande intensité au cours desquelles s'exacerbe la rivalité historique entre les deux clubs et leurs supporters. Le club nourrit également une très importante rivalité sportive avec la Juventus (située elle dans la ville de Turin, dans la région voisine du Piémont), face à laquelle il dispute le « derby d'Italie ».

Les trois clubs concentrent la majorité des titres acquis en Italie lors du siècle dernier. L'Inter a remporté dix-huit Scudetti (le nom donné à la victoire en championnat d'Italie), sept Coupes et cinq Supercoupes d'Italie, ce qui en fait le club le plus titré du pays derrière la Juventus. Sur le plan international, l'Inter compte à son palmarès trois Ligues des champions, trois Coupes UEFA, deux Coupes intercontinentales et une Coupe du monde des clubs, ce qui lui vaut d'apparaître au sixième rang européen des clubs de football du XXe siècle selon l'IFFHS. En 2010, le club remporte un retentissant quintuplé : championnat, Coupe et Supercoupe d'Italie, Ligue des champions et Coupe du monde des clubs. Par ailleurs, l'Inter est l'unique équipe italienne à n'avoir jamais connu de relégation depuis son entrée en championnat, en 1908.

Le club aux rayures bleues et noires est dirigé par Massimo Moratti, arrivé en 1995, fils d'Angelo Moratti, président emblématique de la « Grande Inter » des années 1960.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts (1908-1918)[modifier | modifier le code]

Équipe remportant le premier scudetto en 1909-10.

Le Football Club Internazionale Milano est fondé dans le Ristorante Orologio[2] (en français le restaurant de l'horloge) le 9 mars 1908 par quarante-quatre membres dissidents de l'époque, italiens et suisses (dont entre autres Giorgio Muggiani, un peintre qui dessina le logo du club, Bossard, Lana, Bertoloni, De Olma, Enrico Hintermann, Arturo Hintermann, Carlo Hintermann, Pietro Dell'Oro, Hugo et Hans Rietmann, Voelkel, Maner, Wipf, ou encore Carlo Ardussi), de l'unique club de Milan, le Milan Cricket and Football Club (aujourd'hui l'AC Milan), mécontents de voir leur ancien club refuser aux étrangers la possibilité de jouer[3]. La volonté initiatrice des fondateurs de donner la possibilité aux joueurs non-italiens de porter le maillot du club se retrouve dans son nom « Internazionale ». Ses couleurs sont à l'origine l'or, le noir et le bleu[4].

Le premier président du club est Giovanni Paramithiotti, remplacé en 1909 par Ettore Strauss et en 1910 par Carlo De Medici. Seulement deux ans après la fondation du club, l'Inter remporte son premier championnat[3], qu'elle doit notamment au talent de son entraîneur-joueur international, Virgilio Fossati.

La présidence du club change à plusieurs reprises au cours des années suivantes et l'équipe ne gagne pas de nouveau titre. La Première Guerre mondiale provoque l'interruption des compétitions au cours de la saison 1914-1915 et l'annulation des championnats suivants. Mobilisé, le capitaine Fossati perd la vie au combat en 1918.

L'après-Première Guerre Mondiale (1918-1928)[modifier | modifier le code]

Le championnat reprend ses droits en 1919 et permet à l'Inter de Nino Resegotti de remporter en 1920 un second Scudetto (en français : un titre de champion d'Italie), grâce à une victoire en finale sur l'US Livourne (3-2). Le président était alors Giorgio Hulss. La saison suivante, il gagne le championnat lombard et se classe 3e dans le groupe D des interrégionaux. Il continue sur cette lancée les années suivantes, sans gagner le championnat, mais se maintient quand même en haut du classement, sous le coaching de l'Hongrois et ancien du club Árpád Weisz.

En 1921, l'Inter participe au championnat dissident organisé par la CCI. Dernier du groupe B, le club a eu à jouer un match de promotion-relégation face au champion de la Seconda Divisione Lombarda[5] mais une modification du règlement, dans le cadre de la réunification des compétitions actée au cours du Compromesso Colombo, lui forcé de disputer deux barrages afin de conserver sa place dans l'élite. C'est chose faite et le club évolue la saison suivante au sein du championnat réunifié.

Par la suite, l'Inter ne décroche qu'une cinquième place en 1926-27. Il y a eu deux changements de présidence : en 1923 est arrivé Mauro Enrico Olivetti et en 1926 c'est au tour de Senatore Borletti. Le banc a vu Bob Spotiswood, Paulo Schiedler, Árpád Weisz ou encore József Viola se succédaient. La saison suivante, lors de laquelle l'Inter atteint la septième place, marque les débuts d'un jeune formé au club, un certain Giuseppe Meazza, qui a immédiatement montré ses capacités en inscrivant douze buts. Doté d'un sens du but hors du commun, il Balilla, comme on le surnommait, montrait dès l'âge de 17 ans la capacité de prendre les rênes de l'équipe et est devenu, lors de la décennie suivante, le symbole de l'Inter et de la Nazionale.

Sous le régime fasciste, l'Ambrosiana (1928-1945)[modifier | modifier le code]

Plaque en hommage à Giuseppe Meazza, joueur de l'Ambrosiana et l'un des meilleurs de l'histoire de l'Inter.

Les directives émises par le régime fasciste en 1927 imposent la réduction des clubs doubles dans la même ville et décident de la fusions du Palestra Ginnastica Fiorentina Libertas et du Club Sportivo Firenze dans l'A.C Fiorentina, Ideale et F.C. Bari dans l'U. S. Bari, FBC Juventus et Gladiator dans l'U. S. Lecce et Alba, Fortitudo et Roman dans l'A.S Roma.

Quand, à la fin de la saison 1927-1928, Ernesto Torrusio, le bras droit du dirigeant fasciste Rino Parenti, président de l'U.S. Milanese, termine deuxième du Championnat du groupe B, il entrevoit la possibilité d'être intégré au Première Division et décide d'imposer la fusion à l'Internazionale.

L'Internazionale avait non seulement un nom pas évident à porter dans un régime fasciste, mais, contrairement à Milan, il n'était pas soumis au régime ou protégé de ce dernier[3]. Torrusio change le nom de l'équipe et le maillot devient blanc avec une croix rouge (symbole de Milan) avec un faisceau au centre. L'Ambrosiana est dérivé de saint Ambroise, saint patron de Milan.

La saison 1928-1929 est un échec : l'équipe termine 6e du groupe B des qualifications de la Serie A. Même d'un point de vue économique, de graves problèmes apparaissent et, pour sauver la situation, Ernesto Torrusio est « démis » de son poste de vice-maire et la manne financière, sur laquelle il comptait, s'épuise. Le fasciste milanais et directeur sportif au sein de la DDS (qui a sans succès tenté de résoudre la situation) demande l'intervention de l'ancien président de la Casal, Oreste Simonotti, qui couvre une partie de la dette du club. À la fin de la saison 1929-1930, le club remporte le premier championnat de l'Ambrosiana (le troisième au total).

Avec Simonotti, le maillot des Nerazzurri retrouve ses couleurs au cours de la saison 1929-1930, avec un emblème sur la poitrine, à carreaux blancs et noirs, à la mémoire des couleurs de l'U.S. Milanese. Grâce à ce titre national, le scudetto apparaît sur le maillot. Les carreaux disparaissent, se retrouvant sur le col. À côté du scudetto, un faisceaux est placé.

La saison se termine avec un championnat mérité. À la 15e journée de la phase retour, le 15 juin 1930, l'Ambrosiana accueille le Genoa à Milan, comme une finale du championnat. Les tribunes en bois cèdent sous le poids des spectateurs avant le match. La panique fera 167 blessés, le mach est tout de même joué (3-3, un triplé de Meazza). S'ensuit une crise financière et Simonotti demande l'aide du président de la FIGC, Leandro Arpinati, pour éviter l'effondrement financier. Cela ne semble avoir aucun effet et Simonotti décide de quitter la présidence de l'Ambrosiana.

Pour redresser cette situation délicate, Ferdinando Pozzani est appelé. Il n'y a pas de date, ni de trace officielle de ce changement, mais le fait est que Pozzani s'est installé à la place de Simonotti. À la suite de pressions des anciens dirigeants et des supporters qui, à chaque rencontre, chantent "Forza Inter", Pozzani demande à la Fédération de changer de nom et le club devient l'AS Ambrosiana - Inter.

En 1934, le club compte quatre joueurs parmi l'équipe nationale vainqueur de la Coupe du monde en Italie : Luigi Allemandi, Armando Castellazzi, Attilio Demaría et l'attaquant Giuseppe Meazza[4]. Quatre ans plus tard, l'Inter remporte son quatrième titre de champion. Quelques semaines plus tard, ils sont cinq Azzurri à conserver leur titre de champion du monde à Paris : Renato Olmi, Pietro Ferraris II, Giovanni Ferrari, Ugo Locatelli et Giuseppe Meazza.

L'année suivante, les coéquipiers de Meazza, devenu meneur de jeu, remportent la Coupe d'Italie pour la première fois de l'histoire du club, puis un cinquième Scudetto en 1940. Handicapé par les blessures, Meazza quitte le club en novembre et signe à l'AC Milan. Le club évite de peu la relégation lors de la saison 1941-1942, avant que les compétitions ne soient interrompues par l'extension de la Seconde Guerre mondiale. En octobre 1945, à la chute du régime fasciste, le club retrouve son nom d'origine[4].

L'après-Seconde Guerre Mondiale (1945-1955)[modifier | modifier le code]

Après la chute du fascisme, le 27 octobre 1945, le président Masseroni annonce que "l'Ambrosiana s'appellera dorénavant uniquement Internazionale". L'Inter a salué cet événement historique, sans étincelles, et en alternant de brillantes performances (comme le 6-2 historique face à la "Grande Torino" et d'autres beaucoup plus faibles. Le championnat mixte de 1945-1946 est la première édition sans phase unique depuis 1929-30. Malgré la qualification obtenue avec la deuxième place en championnat d'Italie du Nord, en phase finale l'équipe de Carlo Carcano ne termine qu'à la quatrième place.

1946-1947 commence avec de meilleures intentions : Carcano a confirmé, la FIGC permet l’acquisition de joueurs étrangers et les Sud-américains Bovio, Cerioni, Pedemonte, Volpi et Zapirain forment les "cinque bidoni", en raison de leurs mauvaises performances. Zapirain se fait plus remarquer comme joueur de billard que de football et Bovio, critiqué en raison de surcharge pondérale, se caractérise par un comportement inimaginable : en janvier 1947, après une bonne première mi-temps face à Modène, il laisse ses coéquipiers à dix pour rester contre le radiateur du vestiaire. Quelques jours plus tard, Bovio, Cerioni et Volpi fuient vers l'Amérique du Sud. Masseroni sauve la face de l'équipe en confiant la gestion à Nino Nutrizio et à l'entraîneur-joueur Giuseppe Meazza. Le duo réussit plutôt bien et, lors du dernier match à San Siro, les tifosi fêtent une inespérée dixième place.

Seul l'idole intériste est confirmée sur le banc ce qui entraîne de graves problèmes de communication avec les joueurs, à tel point qu'il est remercié et remplacé par Carcano. Celui-ci ne peux plus compter sur le meneur Bruno Quaresima blessée à la clavicule, il décide donc de faire tourner l'équipe autour du jeune Benito Lorenzi, qui se distingue dès le début de la saison. Cependant à la fin de la saison 1947-48, la troisième place de la mi-saison s'est transformée en douzième à la fin du championnat.

La saison 1948-1949 est devenu tristement célèbre, en raison du drame du Superga. L'Inter acquiert de nouveaux joueurs : István Nyers, surnommé "Étienne" en raison de ses origines françaises, le défenseur Attilio Giovannini et l'attaquant Gino Armano, posent les premiers fondements d'un glorieux avenir. Les nouveaux n'offrent pas le jeu demandé par Sir John David Astley, qui est remplacé en mi-saison par Giulio Cappelli. Le nouvel entraîneur signe un retour impressionnant et atteint la seconde place avec cinq points d'avance sur la Juventus et cinq de retard sur le Torino. Nyers finit meilleur buteur avec 26 buts.

Lennart Skoglund a inscrit 57 buts en 246 matchs avec l'Inter.

Un nouvel entraîneur arrive, Aldo Olivieri remplace Giulio Cappelli, sa confiance en Lorenzi conduit à la vente d'Amadei et au départ du milieu de terrain Aldo Campatelli. Masseroni doit retrouver un meneur de jeu et recrute le suédois Lennart Skoglund, surnommé "Nacka", sa région d'origine. La fin du championnat est marquée par une remontée sur un Milan en déclin, mais l'Inter ne parvient pas à rattraper le retard et le championnat 1950-1951 revient aux Rossoneri pour un seul point. La saison suivante, les nerazzurri terminent à la troisième place derrière la Juventus et le Milan AC.

La saison 1952-1953 commence par une révolution tactique. Le nouvel entraîneur Alfredo Foni, un précurseur du catenaccio, replace Ivano Blason en libero et écarte Wilkes en faveur de Bruno Mazza, acheté avec Fulvio Nesti. Les hommes de Foni prennent les commandes dès la neuvième journée et ne la lâchent plus jusque la fin. La particularité de l'équipe est la compacité, grâce à laquelle le danger pour le gardien Giorgio Ghezzi se réduit au minimum. Une première étape est franchie lors de la quinzième journée, quand l'Inter bat la Juventus et acquiert quatre longueurs d'avance sur Milan. Au cours des quatre journées suivantes, l'avantage passe à huit points, puis neuf à la vingt-deuxième. À ce moment, l'Inter peut se consacrer à la défense de cet avantage et s'assure le sacre final avec une victoire sur Palerme. Mention spéciale pour la défense qui n'a encaissé que 24 buts.

Le titre de champion permet à Masseroni quelques économies, accueillies avec quelques grognements, en raison des arrivées peu reluisantes du gardien Cavalli, de Vincenzi et de l'attaquant Zambaiti. De toute évidence, le président mise tout sur la confirmation du bloc de l'équipe. Sous la direction de Foni, l'Inter réussit à conserver le titre, cette fois après une lutte acharnée avec la Juventus, qui a vu les nerazzurri l'emporter d'un seul point. Le tournant du championnat arrive à la trentième journée quand la Juventus perd contre Bergame tandis que l'Inter égalise contre Palerme. Ce précieux point est vaillamment défendu dans les deux dernières journées et offre à l'Inter son septième scudetto. Masseroni, fatigué de la critique constante de son travail, prend note de l'effondrement de 1954-55 et décide de renvoyer la balle à Angelo Moratti.

La Grande Inter (1955-1972)[modifier | modifier le code]

Schéma tactique de l'Inter lors de la saison 1964-1965

1955-1962 : Les prémices de la gloire[modifier | modifier le code]

Angelo Moratti rachète le club en 1955 au président Carlo Masseroni qui doit quitter le club. Après plusieurs années sans succès, il débauche en 1960 l'entraîneur franco-argentin du FC Barcelone, Helenio Herrera. Celui-ci fait venir l'année suivante l'attaquant espagnol Luis Suárez Miramontes, Ballon d'or en 1960, et bâtit rapidement une équipe emblématique de l'histoire du club, connue comme la Grande Inter. Fin tacticien, Herrera bâtit une Inter hermétique, basée sur un système en 5-3-2 qui perfectionne le catenaccio, un système défensif optimisant l'art de la contre-attaque.

1962-1966 : Sur le toit du Monde[modifier | modifier le code]

L'Inter accueille deux nouvelles recrues : le milieu droit Jair et Tarcisio Burgnich, arrivé de Palerme. Le «magicien» Helenio Herrera achète des joueurs expérimentés pour les associer aux jeunes déjà en place et au talent de Mario Corso, célèbre pour ses coups-francs "en feuille morte". L'équipe commence doucement, mais se reprend à la mi-championnat et remporte presque tous ses matchs face à ses opposants directs, comme le 4-0 infligé à Bologne. Après la victoire dans le Derby, avec un étincelant Mazzola, vient la douche froide d'une défaite à Bergame contre l'Atalanta. Angelo Moratti est furieux et ordonne à l'équipe de jouer avec la réserve : Bugatti dans les buts, au milieu Bolchi et en attaque Maschio en lieu et place de Buffon, Zaglio et Di Giacomo, que le Presidentissimo considère comme responsable de la défaite. La frustration gagne l'équipe et l'Inter écrase le Genoa 6-0. Deux mois après, la victoire sur la Juventus, toujours grâce à un travail très important de Mazzola, projette l'Inter vers le Scudetto 1963. La certitude mathématique vient la semaine suivante. En revanche, l'Inter est éliminé dès les quarts de la Coupe d'Italie.

La victoire en Serie A qualifie l'Inter en Coupe des clubs champions, et pour pallier ce surplus de match arrive le gardien Giuliano Sarti, l'attaquant Aurelio Milani et Horst Szymaniak.

Le tirage au sort de la Coupe n'est pas heureux : l'Inter démarre au Goodison Park de Liverpool contre Everton. Avec une chance incroyable, l'Inter fait 0-0 à l'aller et gagne ensuite au retour avec un but de Jair. En huitième, l'équipe de HH élimine facilement l'AS Monaco. En quarts, le duel face au Partizan s’avère moins difficile que prévu (2-0 et 2-1). En demi, l'Inter se retrouve opposé au Borussia Dortmund. Après une bataille acharnée en Allemagne, l'Inter arrache un précieux 2-2 et à San Siro, Mazzola et Jair qualifient l'Inter en finale. Ils y affrontent au Prater de Vienne le Real Madrid qui, malgré l'âge avancé de ses joueurs, est arrivé facilement en finale. À Vienne, le 27 mai 1964, devant 20 000, Herrera pare tous les coups : Tagnin sur Di Stefano, son dernier match sous le maillot merengue, Guarneri sur Puskas, Facchetti marque Amancio, Burgnich contre la vitesse de Gento. En bloquant les hommes clés, l'Inter se crée des espaces : Mazzola, avec un boulet de canon, ouvre le score et l'Inter affine par la suite le résultat (3-1). Luis Suárez, un ancien de Barcelone, prend sa revanche sur ses rivaux, comme Herrera, qui avait joué en Catalogne en 1960, et avait été éliminé par le Real Madrid en demi-finale. L'Inter a remporté le trophée tant convoité et devient également la première équipe en Europe à remporter la Ligue des champions sans même avoir subi une défaite (7 victoires et 2 nuls).

Le club champion d'Europe joue aussi bien en Serie A, mais avec de moins bons résultats. Les débuts pénibles sont compensés par une bonne reprise. L'équipe se retrouve première après la pénalité imposée à Bologne pour l'utilisation de produits dopants, mais un problème de documents officiels et des événements obscurs (les flacons que la justice sportive destinait à utiliser pour prouver le dopage ont été placés sous scellé par la justice pénale) rendent les trois points à l'équipe bolonaise. L'Inter et Bologne, à la fin du championnat, se retrouvent à égalité avec 54 points, et, malgré l'avantage de l'Inter lors des affrontements directs (0-0 et 2-0), le scudetto devra être jouer sur le terrain neutre de Rome pour la première fois dans l'histoire de la Serie A. Il est joué quelques jours après la victoire européenne (7 juin 1964) et il semble que non seulement l'Inter était convaincu de battre Bologne, mais de plus les joueurs n'avaient pas entièrement récupéré du match contre le Real Madrid. Bologne s'impose 2-0 avec un des rares buts contre son camp de Facchetti et un autre de Nielsen.

L'équipe de 1964-1965 championne d'Italie, d'Europe et du Monde.

L'Inter démarre avec l'ossature de l'année précédente, renforcée par l'arrivée des attaquants Peiró et Domenghini et du milieu Malatrasi. La nouvelle saison commence avec un trophée majeur : la Coupe intercontinentale. La défaite 1-0 face à l' Independiente en Argentine est compensée par la victoire de l'Inter 2-0 à Milan. Pour déterminer le gagnant, un troisième match est joué le 26 septembre à Madrid, l'Inter gagne 1-0, grâce à Mariolino, et devient ainsi le premier club italien champion du monde.

Le début de saison n'est pas bon et fin janvier, le Milan possède sept points d'avance. Après une remontée folle de deux mois, l'Inter remporte le derby 5-2, et revient à un point. En battant la Juventus 2-0, tandis que le rival perd à la maison contre la Roma, l'Inter prend la première place. À la fin de la saison 1964-1965, l'Inter reprend encore deux points sur les rossoneri et gagne son 9e scudetto.

Parallèlement, l'Inter poursuit son chemin en Coupe des clubs champions avec un double succès (6-0/1-0) sur le Dinamo Bucarest et affronte les Rangers en quart. Peiró inscrit un doublé à San Siro dans un match aller gagné 3-1, tandis qu'en Écosse, les Rangers ne parviennent qu'une seule fois à tromper Sarti et les hommes de Herrera accèdent aux demi-finales. Arrive alors l'exploit contre Liverpool, après avoir perdu 3-1 en Angleterre, les interistes balayent les Reds 3-0 à San Siro. Le défi, à la veille du match, était considéré comme impossible : la lourde et pesante défaite en terre britannique obligeait l'Inter à gagner par 3 buts de différence (à l'époque, la règle du but à l'extérieur n'existe pas). L'Inter n'a besoin que de dix minutes pour combler le retard initial. Corso, à la 8e, réalise un de ses historiques coup-franc en "feuille morte" et une minute plus tard, Peiró invente un but tout à fait originale, il vole le ballon au gardien Lawrence : le portier anglais fait rebondir la balle sur le sol à deux reprises, la troisième est interceptée, de derrière, par le pied gauche de Peiró qui, par un drible, met hors de portée le gardien, puis, pousse la balle au fond des filets du droit. Lawrence est abasourdi, ses coéquipiers protestent envers l'arbitre pour l'annulation du but, mais sans succès. Le défi devient alors possible. À la 62e, Facchetti, improvisé avant-centre, signe le but décisif, 3-0, qui offre aux Nerazzurri leur billet pour la finale contre Benfica. L'équipe portugaise, qui joue sa quatrième finale en cinq ans, a anéanti le Real Madrid à Lisbonne 5-1. En fin de compte le spectacle n'est pas au rendez-vous, mais il a offert une vue de la parfaite maîtrise tactique de l'Inter : fermer chaque espace de l'adveraire pour partir en contre-attaque. À la fin de la première période, un tir de Jair trompe le gardien Costa Pereira : le ballon lui glisse sous le ventre, offrant à l'Inter sa seconde Coupe des clubs champions.

Il ne manque qu'un trophée à ce Grand Chelem: la Coupe d'Italie. Le 29 août à Rome se joue Juventus-Inter, mais la domination Nerazzurri ne se démontre pas. Avec un but de Giampaolo Menichelli, les Bianconeri enlève le trophée à la Beneamata.

1965-1966 s'ouvre de nouveau sous le signe d'une grande victoire. En Coupe Intercontinental, les Champions de l'Europe affrontent encore une fois l'Independiente, après avoir gagné 3-0 à Milan, l'Inter fait match nul et vierge à Buenos Aires.

En championnat, les adversaires furent nombreux, mais aucun à la hauteur : Naples des Sivori et Altafini perd à la treizième journée, le Milan, second à un point à la mi-championnat, s'écroule lors de la phase retour et Bologne, ressuscité après une crise initiale, eu un espoir en égalisant contre la Juventus, pendant que l'Inter battait la Lazio et gagnait son étoile, symbole de dix titres de champion. Seul point négatif, la Coupe des Champions : après avoir éliminé le Dynamo Bucarest (1-2/2 -0) et le Ferencváros (4-0/1 -1), l'Inter tombe face au Real Madrid qui se venge de la finale de 1964 en demi (0-1/1-1). En coupe d'Italie, l'Inter sort aussi en demi-final.

1966-1972 : La fin d'un cycle[modifier | modifier le code]

En 1967, l'Inter arrive à la fin de la saison en tête au championnat et va en finale de la Coupe des Champions mais en trois jours il perd tout : le trophée continental va au Celtic qui gagne 2-1 et le titre de champion revient à la Juventus, après avoir perdu la dernière journée de championnat contre Mantoue 1-0 à cause d'une erreur du portier Sarti et des parades retentissantes d'un jeune gardien, Dino Zoff.

Herrera reste encore une saison, mais finit à la cinquième place, et puis il part à la Roma, pendant que Moratti décide de passer la main et laisse la présidence à Ivanoe Fraizzoli en 1968. Cette même année, l'Inter s'incline en finale de la Supercoupe intercontinentale face aux brésiliens du Santos FC (0-1).

Après la décennie de rêve, l'Inter remporte en 1971 son onzième Scudetto. La saison suivante, le club atteint une nouvelle fois la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions 1972, qu'il perd face à celui qui domine alors le football européen : l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff (2-0).

De 1972 à 2005[modifier | modifier le code]

Schéma tactique de l'Inter lors de la saison 1988-1989.

Durant cette période, l'Inter ne remporte que deux victoires en Coupe d'Italie en 1978 et 1982 et deux Scudetti, en 1980 et, de façon très nette, en 1989, devant les deux grands clubs du moment : son grand rival milanais, le Milan AC, tenant du titre et futur double champion d'Europe, et le SSC Naples de Diego Maradona. Aldo Serena complète ce triomphe en terminant capocannoniere avec 22 buts, devant Marco van Basten et Careca (19 buts). Ce titre permet alors à l'Inter de figurer au troisième rang des clubs les plus titrés en championnat, avec treize titres. L'Inter atteindra également à deux reprises les demi-finales de la Coupe UEFA, en 1985 et 1986.

Les années 1990 sont marquées par trois victoires en Coupe UEFA, en 1991, 1994 et 1998, plus une finale perdue en 1997. Le nouveau président, Massimo Moratti, qui a racheté le club en 1995, n'hésite pas à investir beaucoup d'argent sur le marché des transferts, ce qui lui permet d'attirer des joueurs du calibre de Ronaldo (Il Fenomeno), Dennis Bergkamp, Youri Djorkaeff, Christian Vieri ou encore Roberto Baggio. Cette politique ne permet pourtant pas au club de reconquérir le championnat, largement dominé par l'AC Milan et la Juventus.

L'Inter passe tout près du titre lors de la saison 2001-2002 : le club lombard reste en tête du championnat toute la saison et compte six points d'avance sur ses premiers poursuivants à quatre journées de la fin, avant de s'écrouler. Le club perd le titre lors du dernier match sur une défaite face à la Lazio Rome (2-4 après avoir mené 2-1). Maigre consolation, l'Inter remporte à deux reprises la Coupe d'Italie en 2005 et 2006.

La domination du football italien (2005-2010)[modifier | modifier le code]

Schéma tactique de l'Inter lors de la saison 2007-2008.

En 2006 le Championnat d'Italie connait sa page la plus sombre : le Milan AC, la Juventus et la Lazio Rome, les trois clubs qui se sont partagés les derniers championnats, sont reconnus coupables par la justice italienne d'avoir influencé les décisions arbitrales en leur faveur, à la suite de l'affaire des matchs truqués du Calcio ; le titre est obtenu sur tapis vert par l'Inter quinze ans après le précédent (le 14e de son histoire). L'effectif est alors l'un des plus talentueux au monde et compte notamment Marco Materazzi, Dejan Stanković, Siniša Mihajlović (tous deux récupérés à la Lazio), Iván Córdoba, Luís Figo, Patrick Vieira, Zlatan Ibrahimović (tous deux récupérés à la Juventus), Adriano, Esteban Cambiasso, Javier Zanetti ou Hernán Crespo entre autres.

Lors de la saison 2006-2007, l'Inter réussit un exceptionnel début de championnat puisque cette équipe réussit à battre non seulement le record de victoires de suite en Serie A qui appartenait jusque-là à la Roma avec 11 victoires, mais également le record européen (des championnats considérés de premier niveau, à savoir italien, espagnol, anglais, allemand et français) qui était détenu conjointement par le grand Real Madrid de Di Stéfano ainsi que par le Bayern Munich, avec 17 victoires de rang, série achevée par un nul 1-1 contre l'Udinese le 28 février 2007.

Le début de la saison 2006-2007 est cependant marqué par le décès du président et ancien joueur Giacinto Cippe Facchetti, le 4 septembre, à l'âge de 64 ans. Le 6 septembre, le match opposant la France à l'Italie pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2008 débute sur une minute de silence durant laquelle les 80 000 spectateurs du stade de France honorent de leurs applaudissements le glorieux défunt. Le 8 septembre, l'UEFA autorise l'Inter à retirer le numéro 3 à l'Argentin Nicolás Burdisso qui se voit attribuer le numéro 16 pour la saison à venir. En championnat, l'Inter bat le record de nombre de victoires consécutives de l'histoire de la Serie A et, le 22 avril 2007, conserve son Scudetto après une saison qu'elle domine du début à la fin (le quinzième de l'histoire du club nerazzurro).

José Mourinho remporte, avec l'Inter, le triplé lors de la saison 2009-2010

Lors de la saison 2007-2008, l'Inter est sacrée pour la troisième fois consécutive championne d'Italie (la seizième fois de son histoire), après une lutte acharnée contre l'AS Roma qui finit de nouveau deuxième. Les Nerazzurri sont restés les premiers du classement durant pratiquement l'intégralité de la saison. En Ligue des champions, l'Inter est éliminée par Liverpool en huitièmes de finale, ce qui provoque le limogeage de Roberto Mancini en fin de saison, remplacé en juin 2008 par le charismatique technicien portugais José Mourinho. Ce dernier a pour ambition de permettre à l'Inter de retrouver les sommets de la hiérarchie européenne comme elle le fit dans les années 1960.

Durant son premier match officiel sous les couleurs de l'Inter, The Special One décroche la supercoupe d'Italie, une nouvelle fois face à l'AS Rome, lors de la séance des tirs au but. Il dédie ce succès à son prédécesseur, Roberto Mancini, sans qui il n'aurait pu ajouter cette supercoupe à son palmarès.

Samuel Eto'o

Lors de la saison 2009-2010, l'Inter se qualifie pour la finale de la Ligue des champions, trente-huit ans après sa dernière finale en Coupe des clubs champions. Guidée par le meneur d'hommes José Mourinho et bénéficiant d'un mercato bien géré[réf. nécessaire], l'Inter rivalise et élimine Chelsea en huitièmes, le CSKA Moscou en quart et le tenant du titre, le FC Barcelone, en demie. Le 5 mai 2010, elle gagne la Coupe d'Italie de football contre l'AS Rome sur le score d'un but à zéro, inscrit par Diego Milito. C'est ce même Diego Milito qui inscrit l'unique but contre Sienne lors de la 38e et dernière journée de championnat pour offrir du même coup au club le 18e Scudetto de son histoire, le 5e d'affilée. Le 22 mai 2010, l'Inter retrouve enfin les sommets de l'Europe et remporte sa 3e Ligue des champions à Madrid, au Santiago Bernabéu, face au Bayern Munich (0-2) grâce à deux nouveaux buts de Diego Milito. Ces succès mettent en valeur la solidité défensive de l’équipe ainsi que le talent de ses attaquants, Samuel Eto'o et Diego Milito.

L'après triplé (2010-2013)[modifier | modifier le code]

Quelques jours après, José Mourinho quitte l'Inter pour le Real Madrid. Rafael Benítez, séparé du Liverpool FC, lui succède le 10 juin 2010[6]. Le 21 août, Rafael Benitez remporte son premier trophée avec l'Inter (la Supercoupe d'Italie), 3-1 contre l'AS Rome à San Siro. L'Inter rentre un peu plus dans l'histoire de la Serie A en faisant le quadruplé. Une semaine plus tard, à Monaco, les Nerazzurri ont l'occasion de soulever un nouveau trophée européen, inédit dans le palmarès intériste, la Supercoupe de l'UEFA, mais ils s'inclinent contre l'Atlético de Madrid. Ils jouent ensuite le Mondial des clubs qu'ils gagnent, ce qui fait que ce titre est une fois de plus remporté par un club européen.

Le 23 décembre, durant la trêve hivernale, l'entraîneur espagnol est pourtant limogé à la suite des mauvais résultats du club. C'est le brésilien Leonardo, ancien de l'ennemi Milan AC, qui le remplace le 24 décembre. À la trêve hivernale, l'Inter compte 13 points de retard sur le Milan AC mais avec 2 matches en moins. En Ligue des champions, l'Inter élimine le Bayern Munich, en s'imposant à Munich lors du match retour (3-2). Le club réalise une remontée en championnat et revient à deux points du leader, le Milan AC, à la veille du derby. Mais les Nerazzurri s'inclinent face à leurs rivaux (3-0) avant d'être éliminés par les Allemands de Schalke 04 en quart de finale de la C1, malgré leur statut de favoris. Ils terminent 2e de la Serie A et remportent tout de même leur 3e trophée de la saison avec la Coupe d'Italie face à Palerme (3-1). Les 2 saisons suivantes seront plus difficiles pour l'Inter qui n'arrivera pas à terminer les saisons 2011/2012 et 2012/2013 sur le podium de serie A.

Le 24 juin 2011, l'Inter officialise l'arrivée de Gian Piero Gasperini. Il remplace Leonardo qui prend la direction sportive du Paris Saint-Germain. Lors de son premier match, l'Inter s'incline face à l'AC Milan 2-1 en finale de Supercoupe d'Italie. Le 21 septembre Gasperini est démis de ses fonctions après la défaite 3-1 contre Novara lors de la quatrième journée. Son bilan en cinq matchs est de quatre défaites et un nul. Le lendemain, Claudio Ranieri signe un contrat de deux ans.

L'Inter se qualifie pour les huitièmes de finale de la ligue des champions. Le 10 décembre contre la Fiorentina, commence une série de six victoires consécutives à l'issue de laquelle l'Inter se retrouve en quatrième place. L'Inter est éliminé des huitièmes de la C1 par l’Olympique de Marseille. Le 26 mars, après une défaite contre la Juventus, Claudio Ranieri est remplacé par Andrea Stramaccioni, vainqueur de la NextGen Series avec les jeunes de l'Inter. A la fin de la saison, l'Inter termine sixième, place qualificative pour la Ligue Europa. Stramaccioni prolonge son contrat pour trois ans. La saison 2012-2013 est une déception, l'Inter termine neuvième ce qui la laisse hors de toute compétition européenne pour la première fois depuis quatorze ans.

Le 24 mai 2013, Walter Mazzarri est annoncé comme le nouvel entraineur.

La présidence Thohir (2013-)[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2013, le site officiel annonce l'accord officiel avec la société indonésienne International Sports Capital (ISC), possession d'Erick Thohir, Rosan Roeslani et Handy Soetedjo, qui devient actionnaire majoritaire du club avec 70 % du capital. Le 15 novembre, le conseil d'administration élit Erick Thohir nouveau président, Massimo Moratti devient Président d'honneur. Ceci met fin à 18 années de présidence, la plus longue et la plus prolifique de l'histoire des nerazzurri.

Palmarès et résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2013, l'Inter est classée à la 8e place au classement Coefficient UEFA[7]. L'inter finira sa saison 2012-2013 à la 9e place du championnat de serie A et ne joura aucune coupe d'Europe la saison suivante.

Palmarès[modifier | modifier le code]

L'Inter est l'un des clubs les plus titrés d'Europe et du monde[8],[9]. Le club interiste a remporté 18 fois le championnat d'Italie (ce qui en fait le deuxième plus titré nationalement à égalité avec le Milan AC), dont une série de cinq titres consécutifs de 2006 à 2010, que seuls la Juventus et Torino ont réalisée. Les Nerazzurri ont remporté la Coupe d'Italie 7 fois, dont deux consécutives à deux reprises (2005-2006 et 2010-2011), la Juventus et la Roma en ont 9.

L'étoile d'or sur son maillot, l'étoile d'or du Mérite Sportif, représente 10 des 18 championnats remportés. Le dixième scudeto a été remporté en 1965-1966 (l'Inter fut le deuxième club italien après la Juventus, à porter l'étoile).

Ses 9 trophées sur la scène internationale en font la troisième équipe italienne derrière le Milan AC et la Juventus, la septième en Europe et la quatorzième dans le monde par le nombre de titres. L'Inter détient, ex æquo avec Liverpool et la Juventus, le record de titres remportés (3) dans la Coupe de l'UEFA. Il est le troisième club de football italien par le nombre de victoires dans les compétitions officielles: 39. En 1964, l'Inter est devenu la première équipe italienne à gagner la Coupe intercontinentale. Elle est aussi la première équipe italienne et jusqu'ici la seule à avoir réalisé, lors de la saison 2009-10, le triplé, soit le championnat, la coupe nationale et la Ligue des champions[10].

Le club interiste a été placé au troisième rang des clubs italiens, et au douzième des meilleurs clubs du XXe siècle établi par la FIFA le 23 décembre 2000[11].

L'Inter, élue équipe de l'année en 1998 et 2010 par l'International Federation of Football History & Statistics[12], occupe la troisième place parmi les clubs italiens, la sixième dans le monde entier pour la période allant de 1991 à 2008[13] et la sixième place des meilleurs clubs du XXe siècle pour la période 1901-2000[14].

Palmarès en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions internationales


Palmarès en compétitions non officielles
Compétitions nationales non officielles Compétitions internationales non officielles
  • Eusebio Cup (1) :
    • Vainqueur : 2008.
  • Pirelli Cup (2) :

Identité[modifier | modifier le code]

Couleurs[modifier | modifier le code]

L'emblème de Milan.

Le fondateur de l'emblème de l'Inter est le peintre futuriste Giorgio Muggiani, fondateur du club[16]. Au moment où la sécession avec l'AC Milan devient une réalité, il crée le logo et le maillot noir et bleu, qui seront les couleurs officielles du club en 1928, quand changent aussi le maillot et le nom (« Associazione Sportiva Ambrosiana »)[16]. L'emblème officiel était la croix rouge sur fond blanc (celui de Milan) et un faisceaux[16]. De la saison suivante jusqu'à l'été 1932, il revient aux bandes verticales Nerazzurri, accompagnée par les couleurs de l'U.S. Milanese, avec laquelle l'Inter va fusionner. À l'origine, l'emblème était circulaire avec des carreaux blancs, puis, pour faire place au scudetto, les carreaux furent déplacés sur le col[16].

Après la saison 1965-1966, l'Inter a adopté sur son emblème l'étoile, qui représente la victoire de dix championnats italiens.

Pour 2007-2008, l'année du centenaire, le second maillot reprend les couleurs historiques de l'Ambrosiana : la croix rouge sur un fond blanc (le symbole de Milan) et à la place du scudetto, le faisceaux. Le maillot a été présenté au public lors du quinzième titres de l'Inter[17]. Dans la première version, deux erreurs s'étaient glissées : la première erreur concernant la date de naissance du club (8 mars 1908 au lieu de 9 mars), la seconde concerne l'orthographe ("100 anni nerazzuro" avec un r). La version défectueuse a été retirée du marché mais pourrait devenir un objet de collection[18].

L'écusson[modifier | modifier le code]

Ancien écusson.
L'actuel écusson.

Aux origines, l'écusson était doré délimité par deux cercles, l'un bleu et l’autre noir avec les lettres lettres blanches l'acronyme F, C, I, M (Football Club Internazionale Milano) se chevauchant. Il a été abandonnée en 1928 quand l'Inter a changé son nom en Ambrosiana. Laissant place à un écusson composé d'un cercle bleu avec au centre un faisceau, un serpent sur la droite et à gauche le symbole de Milan. Cet écusson a été utilisé uniquement lors du championnat 1928-1929[19]. De 1929 à 1931 a été adopté comme emblème un cercle noir contenant en son centre dix bandes verticales bleues et noires et encadré par la lettre A d'Associazione sur la droite et par la lettre S pour Sportiva à gauche. En bas, il y avait une bande noire horizontale contenant le mot Ambrosiana[19]. De 1931 à 1943, l'Inter, après avoir de nouveau changé son nom d'Ambrosiana en Inter, a dû faire un nouveau changement à son écusson, qui devient un losange aux côtés bleus, dans lequel est écrit : Associaz. Sportiva Ambrosiana Inter. À l'intérieur du losange figurent neuf bandes verticales, dont cinq noires et quatre bleues, avec un ballon dans le milieu[19]. Avec la chute du regime fasciste après la Seconde Guerre mondiale, l'influence du Duce sur le club disparait, et l'Ambrosiana-Inter devient uniquement l'Inter. Après la guerre, à partir de 1945, l'Inter retourne à ses armoiries originelles, mais les couleurs sont modifiées. Les lettres qui se chevauchent (F, C, I, M) deviennent dorées, tandis que le fond est constitué par un cercle blanc entouré d'un cercle noir, à son tour entouré d'un cercle bleu[19]. Cet écusson a été en usage jusqu'à la saison 1959-1960.

En 1960, l'écusson est un triangle, avec la pointe vers le bas, sur lequel est placé un autre triangle, côtés courbés, plus petit. Il est divisé en deux : sur la droite figurent 7 bandes verticales noires et bleues, à gauche un serpent entourant l'inscription 1908 et un ballon jaune. Dans le triangle supérieur, les lettres F, C, I, M sont toujours présentes[19]. De 1961 à 1963, a été également adopté un écusson secondaire, un ovale comportant dans sa partie supérieure, complètement bleue, les lettres FC et dans sa partie inférieure une bande noire accompagnée du mot INTER. L'ovale était divisé en cinq bandes verticales, trois bleus et deux noires avec un serpent doré au centre[19]. De 1963 à 1979, l'Inter retourne à nouveau aux armoiries originelles, quoiqu'avec une légère modification : les lettres F, C, I, M sont placées à l'intérieur d'un cercle doré et entourées par un cercle noir, à son tour entouré d'un cercle bleu, mais la vraie nouveauté c'est la présence d'un autre cercle doré autour du cercle bleu[19]. De 1980 à 1990, l'écusson est un serpent blanc devant deux bandes noires et bleues sur fond blanc, tandis que dans le coin supérieur droit apparaît une étoile d'or[19]. De 1990 à 1998 l'écusson est le même qu'entre 1963 à 1979, mais avec un jaune plus clair et l'étoile d'or[19].

Il Tifo des supporters de l'inter

Les armoiries que l'Inter utilise de 1998 à 2007 rappellent les originelles. Les lettres F, C, I, M deviennent jaunes et accompagnent l'étoile sur un fond noir. En outre, les lettres ont été entouréess par un cercle bleu foncé, entourée à son tour par un cercle noir, entouré par un autre cercle bleu foncé, mais avec l'inscription INTER dans la partie supérieure et l'année de fondation, 1908, dans la partie inférieure. Depuis 2007, l'Inter retourne aux origines, bien que dans la saison 2007-2008 des corrections sont apportées : l'écusson est entouré par une bande courbée couleur or, tandis que dans la partie supérieure est écrit 1908-2008 et dans la partie inférieure 100 ANNI INTER[19]. Pour la saison 2009-2010, l'écusson est entouré d'un cercle vert, blanc et rouge, représentant le centenaire du premier titre de champion[19].

Hymne officiel[modifier | modifier le code]

La chanson est intitulée "C'è solo l'Inter"[20] ("Il n'y a que l'Inter"). Chanson conçue, composée et produite par Elio pour le label Hukapan en 2002.

Elle est dédiée à Peppino Prisco[20] et le produit de la vente a été reversé à Emergency[21].

Datant de mars 1984, elle remplace un ancien hymne, appelé "Cuore Nerazzurro" ("cœur Inter"), composé par les Camaleonti[22].

"Pazza Inter" est une chanson chantée par les joueurs eux-mêmes, enregistrée le 22 août 2003[23] dans les studios de RTL 102.5 et fait partie de Inter Compilation, produit par DinDonDan et distribué par Sony Music en Italie le 26 septembre 2003. "Pazza Inter" a été conçue par Paolo Barillari et Dino Stewart (texte), Goffredo Orlandi (musique) et Luca Vittori (édition numérique). Ce dernier a également produit une vidéo qui montre les joueurs lors de l'enregistrement et diverses scènes d'une journée typique à la Pinetina. "Pazza Inter" a désormais remplacé l'hymne lors des matchs à domicile.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Anciennes enceintes[modifier | modifier le code]

Le Campo Internazionale di Via Goldoni, plus communément appelé Campo di via Goldoni ou Campo Virgilio Fossati en 1928[24], a été le stade de l'Inter de 1913 à 1930. Il a été nommé ainsi parce qu'il était situé dans la Via Carlo Goldoni, correspondant à l'actuelle piazza Ermete Novelli.

Il a été inauguré le 1er janvier 1913 lors du match Inter-Lazio 3-1[25]. À la fin de cette saion, l'Inter remporte le titre.

Le 15 juin 1930, lors d'un match contre le Genoa CFC, une des tribunes s'effondre, s'ensuit une panique des spectateurs blessant 167 personnes. Cet incident entraînera la démission du président Oreste Simonotti et l'abandon de ce stade par le club.

L'Arena Civica devient donc le nouveau stade de l'Inter. Il a été conçu par l'architecte Luigi Canonica, sous forme d'amphithéâtre d'une longueur de 238 mètres et d'une largeur de 116 pouvant contenir jusqu'à 30 000 spectateurs.

Stade actuel[modifier | modifier le code]

Tifo des supporters de l’Inter dans le stade Giuseppe-Meazza.
Article détaillé : stade Giuseppe-Meazza.

Le stade Giuseppe-Meazza, baptisé en l'honneur de Giuseppe Meazza, un ancien joueur du club durant les années 1930 et 1940, également connu comme San Siro, est un stade de football d'une capacité de 82 074 places situé à Milan. L’enceinte est le lieu de résidence des deux grands clubs de la ville : l'AC Milan et l'Inter.

Construit en septembre 1926 par le président du Milan AC Piero Pirelli, il n'est adopté par l'Inter qu'à partir de 1947, après les travaux d'agrandissement réalisés par la ville, devenue propriétaire du stade. Il est profondément modernisé à l'occasion de la Coupe du monde 1990, ce qui lui vaut aujourd'hui de répondre aujourd'hui aux normes des stades Élite UEFA. Grâce à des tribunes proches du terrain, une forte inclinaison des gradins et un large toit, l’enceinte bénéficie d’une atmosphère qui en fait l’un des stades de football les plus célèbres au monde[26].

Une vue intérieur du Stade Giueseppe Meazza.

Centre d'entraînement[modifier | modifier le code]

Le centre sportif Angelo Moratti, mieux connu sous le nom Pinetina a ouvert en 1962 sous la volonté d'Angelo Moratti, et sur les conseils de Helenio Herrera. Il est situé à Appiano Gentile, près de la ville de Côme[27].

Il dispose de trois terrains de jeux, deux d'entre eux sont de petite taille tandis que l'autre est recouverte par un chapiteau mobile, utilisé principalement dans le froid et qui permet à l'équipe première et des jeunes de mener à bien la formation. Le terrain couvert a été construit par Corrado Orrico, mesure 46 × 26 m, et est surnommée la "cage. Le centre est également équipé d'une piscine, d'un jacuzzi, de deux gymnases (un de 250 m2 et un de 100 m2.), deux salles médicales (une pour la thérapie physique et un autre pour les massages) , de trois vestiaires et deux entrepôts[27].

La partie centrale du centre sportif d'Appiano Gentile tourne autour de l'hôtel qui abrite entre autres, une salle de jeux, une salle pour les réunions et technique d'Inter Channel[27].

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Éléments financiers[modifier | modifier le code]

En 15 ans Massimo Moratti a dépensé personnellement 735 millions d'euros.

Le capital de la Football Club Internazionale Milano SpA est détenue par Moratti à 90 %, par la famille Giulini à 5,3 % et Pirelli & C à 4,2 %, tandis que le reste, soit 0,5 % est réparti entre des centaines de petits actionnaires[28]. Les sociétés contrôlées par la Football Club Internazionale Milano SpA sont la marque Inter Brand SrL, cédée à Inter Futura SrL, dont l'Inter détient 100 % des actions, et le Consorzio San Siro 2000, qui est le consortium formé à 50 % entre l'Inter et Milan pour la gestion du stade Giuseppe Meazza[29].

Au cours des 11 budgets de 1995-1996 à 2005-2006, l Inter a accumulé des pertes nettes de 661 millions et a reçu 476 millions par les actionnaires, dont plus de 400 millions de dollars versés par le président Massimo Moratti[28]. Le budget de 2006-2007 a été clôturé avec une perte de 206 millions d'euros, ce qui a incité le président Moratti a effectuer un paiement de 105 millions d'euros pour couvrir partiellement les pertes[30]. Le budget de 2007-2008 s'est terminée par une perte de 148 millions d'euros : Moratti a dû payer 68 millions d'euros supplémentaires, tandis que 2008-2009 s'est terminée par une perte de 154 millions d'euros, qui a conduit à une nouvelle augmentation de capital de 70 millions entièrement couvert par le Président[31]. Le budget final 2009-2010 s'est terminée par une perte de 69 millions d'euros, en baisse par rapport à l'année précédente principalement en raison de la plus-value réalisée sur la vente de Zlatan Ibrahimović à Barcelone (54,4 millions d'euros). La dette a augmenté, passant de 431 millions à 463 millions, dont 71,3 auprès des banques (48,3 en 2009). Les capitaux propres au 30 juin 2010 étaient au négatif, de 7,36 millions. Le président Massimo Moratti, après la recapitalisation de 70 millions de dollars approuvée le 26 octobre 2009 et mis en œuvre en octobre 2010, fournira des injections supplémentaires de capitaux, tel qu'approuvé par les actionnaires le 28 octobre 2010 (nouvelle augmentation de capital à 40 millions d'euros)[32].

En 15 ans, l'Inter de Moratti (1995-2010) a accumulé des pertes de 1 milliard et 235 millions d'euros, dont environ 770 sont couverts par les actionnaires et la dette de 463 millions. Le président Massimo Moratti a dû fournir personnellement 735 millions d'euros d'injections de capital, un chiffre beaucoup plus proche de 750 millions d'euros après l'introduction en bourse de la famille Saras en 2006[33].

En janvier 2008, l'Inter, avec le Milan AC, a été acquitté par l'enquête sur la falsification de comptes présumé des gains en capital pour la période 2003-2004. La décision a été prise par le Gup expliquant que « les faits ne constituent plus un crime », à la suite de la modification de la loi sur la fraude fiscale[34]. Alors que le procès pénal n'a pas eu lieu le processus sportif a pris fin avec une amende de 90 000 euros pour l'Inter et le Milan AC, de 60 000 euros pour Adriano Galliani et 10 000 euros pour le directeur technique de l'Inter Gabriele Oriali.

En 2010, dans le rapport annuel publié par Deloitte & Touche, l'Inter se révèle être, avec Milan, le neuvième club de football en Europe par le chiffre d'affaires (environ € 196,5 millions)[35].

L'Inter est membres de l'Association européenne des clubs, une organisation internationale qui a pris la place de l'ancien G-14, et composée des clubs majeurs unis dans un consortium en vue d'obtenir une protection commune des droits sportifs, juridiques et télé en face à la FIFA.

Administration[modifier | modifier le code]

Sponsors[modifier | modifier le code]

Chronologie des sponsors officiels
  • 1981-82: Inno Hit
  • 1982-91: Misura
  • 1991-92: FitGar
  • 1992-95: Fiorucci
  • Depuis 1995: Pirelli
 
Chronologie des sponsors techniques
  • de 1978-79 à 1980-81: Puma
  • de 1981-82 à 1985-86: Mac Sport
  • de 1986-87 à 1987-88: Le coq sportif
  • de 1988-89 à 1990-91: Uhlsport
  • de 1991-92 à 1997-98: Umbro
  • Depuis 1998: Nike

Engagement social[modifier | modifier le code]

L'Inter a une relation très étroite avec l'Armée zapatiste de libération nationale du Sous-commandant Marcos.

Sous la direction de l'Inter, Massimo Moratti a su se démarquer en s'engageant dans de nombreux projets caritatifs et de soutien pour des organisations telles que Emergency, Fondazione I Bindun, Fundación Pupi[37].

Le projet Inter Campus est né le 20 février 1996[38], initialement limitée à l'Italie. C'est un lien entre l'Inter et les clubs de jeunes, où le premier fournit des équipements, pas nécessairement dans le but de recruter des jeunes joueurs à l'Inter, mais afin de promouvoir la culture sportive.

Un an plus tard est né InterCampus Estero[39] : le même concept a été exporté vers de nombreux pays à travers le monde, en particulier dans des zones de guerre ou ravagées économiquement, comme les favelas de Rio de Janeiro. InterCampus Estero exerce ses activités dans 19 pays sur 4 continents (en Angola, Argentine, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Bulgarie, Cameroun, Chine, Colombie, Cuba, Iran, Liban, Maroc, Mexique, Paraguay, Pologne, Roumanie, Slovénie et Ouganda). Il a également réalisé des projets dans 5 pays : Israël et Palestine, au Kosovo, à Malte et en Slovaquie. Dans ces cas, cependant, l'accent est mis non pas sur la formation dans le football, mais dans le domaine social et humanitaire. Dix ans après la naissance du projet Intercampus, il concerne environ 20 000 enfants âgés de 8 à 13 ans en Italie et dans le monde, avec une équipe de 500 formateurs, éducateurs et bénévoles[39].

La première décennie du projet Inter Campus fait l'objet d'un film documentaire réalisé par Gabriele Salvatores, fan interiste, et présenté au Festival du film de Locarno en 2008.

Une autre initiative notable est le programme de jumelage, créé en 1998 entre l'Inter et la compagnie de théâtre Comuna Baires, qui organisent avec les joueurs, des soirées culturelles, des débats, des spectacles sur leur pays d'origine[40].

Depuis 2004, l'Inter, à travers les actions de certains de ses joueurs sud-américains tels que le capitaine Javier Zanetti, a une relation très étroite avec l'Armée zapatiste de libération nationale du Sous-commandant Marcos. Marcos a cité l'Inter dans une de ses histoires et en mai 2005, il a écrit au président Moratti pour lui proposer un match amical avec une sélection de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale[41].

Personnalités historiques du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

En plus de 100 ans d'histoire, le Football Club Internazionale Milano a vu 19 présidents se succéder[42]. Le premier président fut Giovanni Paramithiotti, l'un de ses fondateurs[42].

Le plus long exercice de président dans l'histoire du club a été accompli par Ivanoe Fraizzoli, qu'il a occupé pendant seize ans, de 1968 à 1984[42]. Au cours de son mandat, l'Inter a remporté deux titres de champion, deux coupes d'Italie et a joué une finale de Coupe des clubs champions.

L'entrepreneur Angelo Moratti, qui a été élu en 1955 à la magistrature suprême est celui qui a le mieux réussi parmi ceux qui ont mené le club milanais[42].

La présidence est confiée au fils d'Angelo, Massimo, qui a été élu président le 18 février, 1995[42]. Il a démissionné en 2004 en faveur de Giacinto Facchetti, le premier ex-joueur à atteindre la plus haute fonction, et, après la mort de ce dernier, il est de retour à la tête du club en septembre 2006.

Le 15 novembre 2013, Erick Thohir est élu comme nouveau président du club.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Roberto Mancini est l'un des entraîneurs de l'Inter les plus titrés.

60 entraîneurs se sont assis sur le banc de l'Inter. Trois d'entre eux ont assuré un intérim[43].

Le premier « entraîneur» (à l'époque ce titre n'existait pas) est le capitaine Virgilio Fossati, qui a dirigé l'équipe jusqu'en 1915, année de sa mort pendant la Première Guerre mondiale.

Le technicien qui est resté le plus longtemps en place est Helenio Herrera, qui dirigea l'équipe neuf ans, dont huit consécutives de 1960 à 1968, un record pour un entraîneur étranger sur le banc du même club, remportant trois titres de champion, deux Coupe des clubs champions et deux coupes intercontinentales. Le magicien, comme on l'appelait en Italie, a été rappelé au banc en 1973 et détient également le record de match comme entraîneur (366) et de trophées remportés avec le club (7)[43]. À cet égard, il convient de mentionner Roberto Mancini, l'entraîneur de 2004 à 2008, le deuxième plus titré et jusqu'à présent le seul homme à avoir remporté trois titres de champion consécutifs avec l'Inter, ainsi que deux Coupes d'Italie et deux Supercoupe d'Italie. Figure aussi dans l'histoire de l'Inter, José Mourinho, qui en deux ans, a remporté deux titres de champion, une Coupe d'Italie, une super coupe d'Italie et surtout une Ligue des champions, 45 ans après la Grande Inter, réalisant ainsi, dans la saison 2009-2010, le triplé (Scudetto, Coupe Nationale et Ligue des champions) devenant la première équipe italienne (le sixième en Europe) à réaiser cet exploit[44]. Mention spéciale pour son successeur, l'espagnol Rafael Benítez, qui a dirigé l'Inter vers la super coupe d'Italie et surtout la Coupe du monde des clubs de la FIFA[45]. Après un bref passage Gian Piero Gasperini de Claudio Ranieri et de Andrea Stramaccioni l'actuel entraîneur est Walter Mazzarri.

Certains furent joueur-entraîneur (dans l'ordre chronologique) : Virgilio Fossati, Armando Castellazzi, Árpád Weisz, Giuseppe Peruchetti, Italo Zamberletti, Giovanni Ferrari, Giuseppe Meazza, Aldo Campatelli, Annibale Frossi, Luigi Ferrero, Camillo Achilli, Giovanni Invernizzi, Enea Masiero, Luis Suárez, Mario Corso, Giampiero Marini et Marco Tardelli[43].

Liste des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Virgilio Fossati, le premier capitaine.
Giacinto Facchetti, joueur emblématique de la Grande Inter.
Javier Zanetti, l'actuel capitaine est le joueur le plus capé.

En 100 ans d'histoire, plus de 800 joueurs ont porté le maillot nerazzurri, principalement des italiens[46]. Nombre d'entre eux ont joué dans l'équipe nationale italienne.

Parmi les principaux joueurs italiens, Virgilio Fossati, le premier capitaine et entraîneur, Luigi Cevenini, connu sous le nom de Cevenini III (il est, en fait, le troisième de cinq frères, tous footballeurs), Giuseppe Meazza, véritable symbole des joueurs des années vingt et trente avec le maillot de l'Inter et de l'Italie, avec qui il a remporté deux championnats du monde en 1934 et 1938, le stade porte son nom[46]. Figurent à ses côtés Luigi Allemandi, Attilio Demaría et Armando Castellazzi, champions du monde en 1934 et Giovanni Ferrari, Pietro Ferraris, Ugo Locatelli et Renato Olmi, champions en 1938. Il faut également noter Giacinto Facchetti[46], l'arrière gauche de la Grande Inter dans les années 1960 et 1970, l'un des premiers défenseurs à prendre le couloir pour centrer. Son numéro, le 3, a été retiré[47]. À côté de lui à cette époque, entre autres, Sandro Mazzola[46], Armando Picchi, Tarcisio Burgnich[46], Angelo Domenghini, Aristide Guarneri et Mario Corso[46] tous, sauf Corso et Picchi, ont remporté le championnat d'Europe en 1968 et ont été finaliste du Mondial 1970. Dans les années 1960, avec la fermeture des frontières, brillent des joueurs comme Roberto Boninsegna, meilleur buteur de Serie A en 1971 et 1972, Evaristo Beccalossi et Graziano Bini, capitaine pendant sept saisons. Dans les années 1980, apparaissent Alessandro Altobelli[46], l'un des attaquant le plus prolifique de l'histoire de l'Inter, champion du monde en 1982 avec Gabriele Oriali[46], Ivano Bordon, Giampiero Marini et Giuseppe Bergomi[46] le second joueur à avoir le plus souvent enfilé le maillot de l'Inter (756) et le seul joueur à avoir remporté les trois Coupe de l'UEFA avec son ex-coéquipier Nicola Berti. Walter Zenga[46], le gardien de l'Inter durant 15 saisons, a été élu pour trois années consécutives Meilleur gardien de football de l'année (IFFHS), de 1989 à 1991 et il est le détenteur du record encore inégalé d’invincibilité (518 minutes) dans un mondial[48] et Aldo Serena, meilleur buteur en 1989. Dans les années 1990, Nicola Berti, toujours au club, est finaliste du Mondial 1994. Les Années 2000 ont vu Luigi Di Biagio, finaliste malheureux de l'Euro 2000, Christian Vieri, meilleur buteur de Serie A en 2003 et Marco Materazzi, acteur de la victoire au Mondial 2006 et vainqueur de cinq championnats consécutifs.

Parmi les joueurs non italiens, sont à noter dans les années cinquante le hongrois István Nyers, le Suédois Lennart Skoglund, vice-champion du monde en 1958 et l'argentin Antonio Valentín Angelillo[46], détenteur du record de buts lors des championnats à 18 équipes (33 buts en 1959)[49], Dans les années 1960, le milieu droit brésilien Jair et le milieu gauche Luis Suárez, champion d'Europe en 1964. Jusqu'en 1980 il était impossible de recruter des non-Italiens, tandis que dans les années quatre-vingt, des joueurs étrangers arrivent en particulier allemands, comme Karl-Heinz Rummenigge, vice-champion du monde en 1986, Lothar Matthäus, qui a remporté le Ballon d'or 1990 et Meilleur footballeur de l'année FIFA en 1991 et vainqueur, avec Andreas Brehme et Jürgen Klinsmann, du Mondial 1990 joué en Italie. Dans les années 1990, l'Internazionale portera bien son nom, de nombreux joueurs étrangers arriveront : parmi lesquels Ronaldo[46], qui a remporté deux Ballon d'or, élu Meilleur footballeur de l'année FIFA à trois reprises et champion du monde en 2002, l'argentin Javier Zanetti[46], l'actuel capitaine et le Français Youri Djorkaeff, champion du monde en 1998.

Vainqueur du Ballon d'or[modifier | modifier le code]

Onze joueurs de l'Inter ont terminé sur le podium du Ballon d'or :

Lauréats (2) 2e place (6) 3e place (3)
Autres distinctions individuelles[modifier | modifier le code]
Meilleur footballeur de l'année FIFA
Meilleur footballeur de l'année UEFA
Meilleur attaquant de l'année UEFA
Meilleur milieu de terrain de l'année UEFA
Meilleur défenseur de l'année UEFA
Meilleur gardien de l'année UEFA


Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

L'effectif professionnel de l'Inter Milan pour la saison 2014-2015.

Effectif de la saison 2014-2015 au 2 septembre 2014
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[50] Nom Date de naissance Sélection[51] Club précédent
Gardiens
1 G Drapeau de la Slovénie Handanovič, SamirSamir Handanovič 14/6/1984 (30 ans) Slovénie Udinese
30 G Drapeau de l’Argentine Carrizo, Juan PabloJuan Pablo Carrizo 6/5/1984 (30 ans) Argentine SS Lazio
46 G Drapeau de l'Italie Berni, TommasoTommaso Berni 06/3/1983 (31 ans)
Torino FC
Défenseurs
2 D Drapeau du Brésil Jonathan, Jonathan 27/2/1986 (28 ans)
Santos FC
5 D Drapeau du Brésil Jesus, JuanJuan Jesus 10/6/1991 (23 ans) Brésil SC Internacional
6 D Drapeau de l'Italie Andreolli, MarcoMarco Andreolli 10/6/1986 (28 ans)
Chievo Vérone
14 D Drapeau de l’Argentine Campagnaro, HugoHugo Campagnaro 27/6/1980 (34 ans) Argentine SSC Naples
15 D Drapeau : Serbie Vidić, NemanjaNemanja Vidić 21/10/1981 (32 ans)
Manchester United
22 D Drapeau du Brésil flèche vers la droite , DodôDodô 6/2/1992 (22 ans)
AS Rome
23 D Drapeau de l'Italie Ranocchia, AndreaAndrea Ranocchia Capitaine 16/2/1988 (26 ans) Italie Genoa CFC
25 D Drapeau : Sénégal Mbaye, IbrahimaIbrahima Mbaye 19/11/1994 (19 ans)
0 Formé au club
33 D Drapeau de l'Italie D'Ambrosio, DaniloDanilo D'Ambrosio 9/9/1988 (26 ans)
Torino FC
54 D Drapeau du Ghana Donkor, IsaacIsaac Donkor 15/8/1995 (19 ans)
0 Formé au club
55 D Drapeau du Japon Nagatomo, YutoYuto Nagatomo 12/9/1986 (28 ans) Japon AC Cesena
Milieux
10 M Drapeau de la Croatie Kovačić, MateoMateo Kovačić 6/5/1994 (20 ans) Croatie Dinamo Zagreb
13 M Drapeau de la Colombie Guarín, FredyFredy Guarín 30/6/1986 (28 ans) Colombie FC Porto
17 M Drapeau : Serbie Kuzmanović, ZdravkoZdravko Kuzmanović 22/9/1987 (27 ans) Serbie VfB Stuttgart
18 M Drapeau du Chili Medel, GaryGary Medel 3/8/1987 (27 ans) Chili Cardiff City
20 M Drapeau du Nigeria Obi, JoelJoel Obi 22/5/1991 (23 ans) Nigéria 0 Formé au club
44 M Drapeau de la Slovénie Krhin, ReneRene Krhin 21/5/1990 (24 ans) Slovénie Bologne FC
88 M Drapeau du Brésil Hernanes, Hernanes 29/5/1985 (29 ans) Brésil SS Lazio
90 M Drapeau de la France flèche vers la droite M'Vila, YannYann M'Vila 29/6/1990 (24 ans) France Rubin Kazan
Attaquants
7 A Drapeau de l'Italie flèche vers la droite Osvaldo, PabloPablo Osvaldo 12/1/1986 (28 ans) Italie Southampton
8 A Drapeau de l’Argentine Palacio, RodrigoRodrigo Palacio 5/2/1982 (32 ans) Argentine Genoa
9 A Drapeau de l’Argentine Icardi, MauroMauro Icardi 19/2/1993 (21 ans) Argentine UC Sampdoria
97 A Drapeau de l'Italie Bonazzoli, FedericoFederico Bonazzoli 21/5/1997 (17 ans) Italie -17 ans 0 Formé au club
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : Italie Giuseppe Pondrelli
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : Italie Nunzio Papale
Médecin(s)
  • Drapeau : Italie Giorgio Panico



Légende

Consultez la documentation du modèle

Numéro retiré[modifier | modifier le code]

No. Nat. Position Nom du joueur
3 Drapeau de l'Italie D Giacinto Facchetti
4 Drapeau de l’Argentine D Javier Zanetti

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Rivalités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Derby della Madonnina.

La plus grande rivalité nourrie par l'Inter résulte évidemment de la lutte pour la suprématie locale avec l'AC Milan, qui s'exprime notamment lors des rencontres entre les deux clubs, dénommés Derby della Madonnina. La Madonnina est la statue dorée de la Madone qui coiffe le Dôme de Milan.

Article détaillé : Derby d'Italie.

L'autre grand derby qui occupe les médias et les supporters en Italie est le « derby d'Italie », contre la Juventus[52]. Ce derby prend sa source dès les années 1960 mais s'est accentué depuis les années 1990[53] et la lutte régulière en tête du classement des deux clubs. La rivalité atteint son paroxysme depuis la rétrogradation en deuxième division des Bianconeri et l'annulation de leurs Scudetti 2005 et 2006, ce dernier ayant été donné sur tapis vert à l'Inter[54].

Supporters[modifier | modifier le code]

La tifoseria neroazzurra.

L'Inter est, selon un sondage récent de septembre 2011, le deuxième club le plus soutenu du pays[55].

En Europe, les Nerazzurri se classe au huitième rang parmi les équipes avec le plus grand nombre de fans, comptant 17,5 millions, tel que révélé par une étude publiée par la société allemande Sport + Markt en septembre 2010[56].

Contrairement à son rival, l'AC Milan, soutenu plutôt par les classes populaires, l'Inter a peu de fans issus des couches les moins aisées. En effet, les fans de l'Inter surnomment les tifosi rivaux les Casciavìt, ce qui signifie « tournevis », pour indiquer l'origine prolétaire des Rossoneri. À leur tour, les fans du Milan appellent leurs cousins ennemis les baùscia, terme milanais qui signifie « fanfarons », pour stigmatiser la tifoseria neroazzurra composée principalement de supporters issus des classes moyennes et supérieures. Cette appellation date des années 1960 et les deux surnoms apparaissent aujourd'hui anachroniques et presque obsolète.

Les fans de l'Inter sont jumelés avec ceux du Varese FC (pour la rivalité avec le Como fans, jumelé avec Milan)[57], de Valence[58], les Ultras Yomus et surtout de la Lazio. Ce jumelage est certainement l'un des plus solides et importants de l'Italie, depuis les années 1980, en réponse au jumelage (aujourd'hui rompu) entre Roma et AC Milan. Le lien a été renforcé lors de la finale de la Coupe UEFA 1997-1998 et le 2 mai 2010, au Stadio Olimpico, où supporters de la Lazio et de l'Inter tentèrent de voler le drapeau du rival commun de Rome.

Les rivalités les plus vives sont en particulier avec les fans de la Juventus, le Derby d'Italie, et avec Milan, connu sous le nom Derby de la Madonnina. C'est dans ces deux matches que l'affluence au stade arrive à son apothéose. Il y a aussi de fortes rivalités avec d'autres fans ceux du Napoli, de l'Atalanta et de la Roma.

L'Inter dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Étant l'un des clubs les plus titrés du pays, l'Inter est incontournable non seulement dans le football mais aussi dans la culture italienne.

Bruno Bolchi, joueur interiste, est la première figurine imprimée de la collection Panini. Le club a été le premier, avec Palerme, à apparaître dans une émission sportive, la Domenica Sportiva. Le 3 janvier 1954, le jour même où a débuté officiellement l'émission de la RAI.

Dans les années 1960, l'Inter est devenu la première équipe au monde à introduire les abonnements au stade après la naissance du premier club de tifosi[59]. Le 30 juillet 1995, l'équipe nerazzurra a également été le premier club de football italien à ouvrir un site internet, inter.it. Pendant 15 ans, il a été le site de club le plus visité dans le monde et le deuxième de sport en Italie[60],[61].

En mai 2011, le maillot de l'Inter est le premier d'une équipe de football à voler dans l'espace. L'astronaute italien Paolo Nespoli, qui a effectué la mission MagISStra, portait le maillot Nerazzurri[62].

De nombreuses références à l'Inter se retrouvent dans plusieurs films, tels Eccezzziunale… veramente[63] et sa suite Eccezzziunale… veramente - Capitolo secondo… me[64]Diego Abatantuono joue le rôle de Franco, un supporter interiste. Dans une conversation avec un ami, Donato Cavallo, supporter milaniste (toujours joué par Abatantuono) ironise sur le fait que l'Inter ne sera jamais en mesure de remporter quatre titres de champion consécutifs, hypothèse démentie trois ans plus tard. Autres références cinématographiques, A due calci dal paradiso, où deux jeunes peuvent devenir joueurs de l'Inter, ainsi que la comédie loufoque Paulo Roberto Cotechiño centravanti di sfondamento. L'allenatore nel pallone et L'allenatore nel pallone 2, dans lequel l'Inter est cité comme référence. Un film important pour l'Inter est le documentaire d'Alberto d'Onofrio sur Giacinto Facchetti, Il Capitano, présenté à la Mostra de Venise 2007[65].

L'Inter et certains de ses joueurs ont également été cités dans le domaine musical : Eravamo in 100.000 de Adriano Celentano et trois chansons de Luciano Ligabue, Una vita da mediano, dédié à Gabriele Oriali, Hai un momento Dio? et A che ora è la fine del mondo?, qui évoque Riccardo Ferri et son record de but contre son camp.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. (it) INTER - LE ORIGINI DI UN MITO
  3. a, b et c « Internazionale », FIFA (consulté le 14 février 2011)
  4. a, b et c (en) « History », FC Internazionale Milano (consulté le 14 février 2011)
  5. = Lo stile di Rosetta, blog.guerinsportivo.it
  6. Rafael Benitez, welcome to Inter!, site de l'Inter
  7. (en) « Club coefficients 2012/13 », Union des Associations Européennes de Football,‎ 01-01-2013
  8. « FC Internazionale Milano », sur it.uefa.com (consulté le 26 février 2012)
  9. «Classic Football - Internazionale», sur fifa.com (consulté le 26 février 2012)
  10. « Inter, un tris per la storia », sur it.uefa.com (consulté le 26 février 2012)
  11. «FIFA awards: FIFA clubs of the Century», sur rsssf.com (consulté le 26 février 2012)
  12. « Club World Ranking: The 'Top 25' of each year (1991-2008) », sur iffhs.de (consulté le 26 février 2012)
  13. « All-Time Club World Ranking », sur iffhs.de (consulté le 26 février 2012)
  14. « Europe's Club of the Century », sur iffhs.de (consulté le 26 février 2012)
  15. Titre attribué a posteriori à la suite du scandale du calciopoli http://www2.lequipe.fr/redirect-v6/homes/Football/breves2006/20060726_195403Dev.html
  16. a, b, c et d « Storia del club », sur inter.it (consulté le 20 février 2012)
  17. « Nike: presentata la maglia away », sur inter.it (consulté le 20 février 2012)
  18. « Lo svarione del centenario », sur gazzetta.it (consulté le 20 février 2012)
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Oliviero Toscani, Inter! 100 anni di emozioni 1908-2008, , 2008. p. 92-93.
  20. a et b « In corso la conferenza stampa del nuovo inno: C'è solo l'Inter" », sur inter.it (consulté le 20 février 2012)
  21. « "C'è solo l'Inter" (comunicato) », sur inter.it (consulté le 20 février 2012)
  22. « I Camaleonti salgono sul palco del Korona, Casinò & Hotel », sur inter.it (consulté le 20 février 2012)
  23. « Tutta la squadra a registrare "Pazza Inter" », sur inter.it (consulté le 20 février 2012)
  24. « VIRGILIO FOSSATI, DAL PALLONE ALLA BAIONETTA », sur http://biografienerazzurre.blogspot.com (consulté le 21 février 2012)
  25. «L'inaugurazione del campo dell'Internazionale», Lettura Sportiva, 13-1-1913
  26. « Stades mythiques vus de Google Earth », sur http://www.linternaute.com,‎ 18 mars 2008
  27. a, b et c « Il centro "Angelo Moratti" di Appiano Gentile », sur nter.it (consulté le 18 février 2012)
  28. a et b « L'Inter dei record scala la classifica dei ricavi », sur ilsole24ore.com (consulté le 22 février 2012)
  29. « Struttura societaria », sur inter.it (consulté le 22 février 2012)
  30. « Inter pecora nera dell'Azienda calcio con un "rosso" di 206 milioni », sur repubblica.it (consulté le 22 février 2012)
  31. « Inter, Moratti stacca l'assegno », sur sportmediaset.mediaset.it (consulté le 22 février 2012)
  32. « Il rosso dell'Inter scende a 69 milioni di euro », sur ilsole24ore.com (consulté le 22 février 2012)
  33. « Chiuso il rubinetto della Saras Moratti obbligato all' austerity », sur repubblica.it (consulté le 22 février 2012)
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  35. « Real Madrid becomes the first sports team in the world to generate €400m in revenues as it tops Deloitte Football Money League », sur deloitte.com (consulté le 22 février 2012)
  36. « Organigramme de l'administration de l'Inter Milan », sur deloitte.com (consulté le 22 février 2012)
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  38. « Site de l'Inter Campus », sur intercampus.inter.it (consulté le 22 février 2012)
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  41. « Marcos chiama l’Inter: giocate in Chiapas », sur corriere.it (consulté le 22 février 2012)
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  46. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Tous les joueurs », sur storiainter.com (consulté le 24 février 2012)
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  48. « Zenga: "Ora voglio vincere" "Salvo il Catania, sogno l'Inter" », sur repubblica.it (consulté le 24 février 2012)
  49. « Angelillo, il "signor record" », sur gazzetta.it (consulté le 24 février 2012)
  50. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  51. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  52. (it) Les alliés et ennemis de la Juventus
  53. Le "choc" des "légendes"… ?
  54. Juve-Inter, le match à ne pas perdre…
  55. Osservatorio sul Capitale Sociale degli Italiani, [1], demos.it, 8-9-2011., consulté le 18 février 2012
  56. « Europe‘s Top 20 –the most popular football clubs », sur scribd.com (consulté le 18 février 2012)
  57. « Inter: Gli Ultras avversari », sur rangers.it (consulté le 18 février 2012)
  58. « padova nerazzurra », sur padovanerazzurra.it (consulté le 18 février 2012)
  59. « La leggenda della Grande Inter », sur inter.it (consulté le 21 février 2012)
  60. « [] WWW.INTER.IT COMPIE 7 ANNI, TANTI AUGURI AL SITO INTERNET NERAZZURRO », sur inter.it (consulté le 21 février 2012)
  61. « Casi di Net Economy - Inter », sur ilsole24ore.com (consulté le 21 février 2012)
  62. « L’astronauta Paolo Nespoli indossa la maglia dell’Inter nello spazio », sur blog.panorama.it (consulté le 21 février 2012)
  63. « Fiche de Eccezzziunale veramente sur l'[[Internet Movie Database]] », sur imdb.it (consulté le 21 février 2012)
  64. « Fiche de Eccezzziunale veramente - Capitolo secondo... me sur l'[[Internet Movie Database]] », sur imdb.it (consulté le 21 février 2012)
  65. « Venezia ricorda Facchetti », sur gazzetta.it (consulté le 21 février 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Inter Milan.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les ouvrages concernant l'Inter Milan, ses saisons, ses joueurs ou encore ses entraîneurs sont légions. On peut citer parmi eux :

  • (it) Barbero, Sergio, I miti dell'Inter, Graphot Editrice,‎ 2003 (ISBN 88-86906-55-2)
  • (it) Bernardi, Bruno, Inter bella e misteriosa, Graphot Editrice,‎ 2005 (ISBN 88-89509-10-4)
  • (it) Ghedini, Rudi, Sarti, Burgnich e Facchetti... Pura poesia in movimento, Fratelli Frilli Editori,‎ 2004 (ISBN 88-7563-013-5)
  • (it) Sarugia, Danilo, Grande Inter «Figlia di Dio». La leggendaria squadra di Moratti e Herrera, Sperling & Kupfer,‎ 1996 (ISBN 88-6061-178-4)