Saint-Léonard-de-Noblat

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Saint-Léonard-de-Noblat
La Vienne à Pont-de-Noblat, anciennes maisons.
La Vienne à Pont-de-Noblat, anciennes maisons.
Blason de Saint-Léonard-de-Noblat
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Léonard-de-Noblat
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Noblat
Maire
Mandat
Alain Darbon
2014-2020
Code postal 87400
Code commune 87161
Démographie
Gentilé Miaulétous
Population
municipale
4 621 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 18″ N 1° 29′ 29″ E / 45.8383333333, 1.4913888888945° 50′ 18″ Nord 1° 29′ 29″ Est / 45.8383333333, 1.49138888889  
Altitude Min. 250 m – Max. 444 m
Superficie 55,59 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saint-leonard.fr

Saint-Léonard-de-Noblat est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Miaulétous[1]. Ce nom vient du « miaulement » des choucas des tours, ces petites corneilles qui vivent en colonie dans le clocher de la collégiale Saint-Léonard, inscrite avec les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sur la carte de la Haute-Vienne, position de la commune et du canton de Saint Léonard-de-Noblat
Situation de Saint-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne.

Onzième ville de la Haute-Vienne, en termes de population, elle s'étend sur la rive nord de la Vienne à 20 km à l’est de Limoges. Elle doit son nom à l’ermite Léonard, patron des prisonniers et des femmes enceintes. Elle a été fondée au Moyen Âge autour de son tombeau. La commune de Saint-Léonard (5 559 ha) est principalement formée par le plateau, au sous-sol gneissique, dominant la rive droite de la Vienne. Aux deux extrémités est et ouest, émergent deux blocs granitiques. Le relief s'étage aux environs de 300-400 m en un ondulement de collines et vallons, fortement entaillés par les vallées de la Vienne (très encaissée) et de ses affluents, le Tard ou la Galamache. Les paysages alternent harmonieusement bois (1 029 ha), prairies et champs (le maïs domine aujourd'hui). Le climat est un dégradé du milieu atlantique, avec déjà des nuances de pré-montagne : relativement rude l'hiver (moyenne de janvier : 3 °) et très humide (environ 1000 mm de précipitations annuelles). Le milieu naturel peut être résumé par ces deux formules : « pays des monts et barrages », « pays de l'arbre et de l'eau ».

La ville de Saint-Léonard est située sur la RD 941 (ex RN 141), qui relie Limoges à Clermont-Ferrand via Aubusson. Elle se situe ainsi à 21 km de Limoges, 28 km de Bourganeuf et 67 km d'Aubusson. Elle est reliée au nord, par la D 19, au Châtenet-en-Dognon et Laurière, et par la D 39 à Saint-Priest-Taurion et Ambazac. Au sud, la D 65 permet de rejoindre Eyjeaux et Le Vigen, la D 7B Eybouleuf et Saint-Germain-les-Belles, et la D 39 Saint-Denis-des-Murs. Enfin, vers l'est, la D 13 part sur Eymoutiers ou Peyrat-le-Château, et la D 109 sur Moissannes et Saint-Junien-la-Bregère.

Communes limitrophes de Saint-Léonard-de-Noblat
Royères Le Chatenet-en-Dognon
Saint-Léonard-de-Noblat Champnétery
La Geneytouse Eybouleuf Saint-Denis-des-Murs

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Léonard est situé sur la Via Lemovicensis

Bien avant la conquête romaine, un important itinéraire joignant Bourges à Bordeaux franchissait la Vienne au lieu dit - aujourd'hui - Noblat. Il s'agissait d'un gué. À quelques kilomètres en amont (limite communale avec St Denis-des-Murs), on trouve les traces de l'imposant oppidum gaulois de Villejoubert, site fortifié de la tribu des Lémoviques. C'est à Noblat (qui viendrait de nobiliacum, « lieu noble » (c'est-à-dire relevant d'un seigneur), que le premier village prit naissance. Un pont, sans doute en bois, y renforça le gué originel. Un premier château fut édifié vers l'an 1000 sur la hauteur dominant le coude de la Vienne. Il en reste un monticule et un fossé sur le très beau site dénommé "Chêne de Clovis". Peu après, dans la forêt nommée Pauvain, la ville actuelle se développa autour du premier sanctuaire, et devint ainsi une étape importante de la « voie limousine » de la route vers Compostelle. Le seigneur de la ville, l'évêque de Limoges, fit bâtir un château, près de la Collégiale, commencée vers 1100.

La Vienne au Pont-de-Noblat, avec l'église au pied du Chêne de Clovis

Léonard, d’après la tradition et le récit imaginaire de sa vie écrit au XIe siècle, serait né dans une famille d’officiers de la cour du roi Clovis, à la fin du Ve siècle. Il aurait eu comme parrain, ce roi des Francs et pour l’évêque de Reims, saint Remi. Très tôt, il obtint le privilège de visiter les prisonniers et de les faire libérer. Sa renommée alors grandit, on lui offrit de hautes charges qu’il refusa, préférant quitter la cour pour devenir disciple du Christ. Il se rendit à Micy dans l’Orléanais et resta quelque temps avec son frère Liphar et saint Maximin. Puis, poursuivant son chemin vers le sud, il s’arrêta pour installer son ermitage, non loin de Limoges et du tombeau de saint Martial, dans la forêt de Pauvain, sur le plateau dominant la Vienne. Au cours d’un séjour du roi d’Aquitaine (ce roi pourrait être Thierry 1er, fils de Clovis) venu chasser en ce lieu, la reine, arrivée au terme de sa grossesse, ne put mettre au monde son enfant. Saint Léonard intercéda en sa faveur auprès de Dieu et obtint la délivrance de la mère et la vie sauve de l’enfant. Le roi, en reconnaissance, lui offrit de nombreux présents qu’il refusa. Il accepta seulement le territoire de la forêt que son âne pourrait délimiter en 24 heures. Il y édifia un oratoire en l’honneur de la Vierge Marie et de saint Rémi. Peu à peu de nombreuses personnes vinrent le voir et des prisonniers, délivrés par son intercession, lui demandèrent l’asile. Saint Léonard serait mort un 6 novembre et enterré dans la chapelle qu’il avait fondée (dite "Notre Dame Sous les Arbres"). Il est invoqué pour la délivrance des prisonniers et contre la stérilité des femmes.

Le culte de saint Léonard se répand rapidement dans toute la chrétienté : son tombeau devient un lieu de pèlerinage où affluent les fidèles. De nombreux personnages illustres vinrent prier sur le tombeau de l’ermite :

Article détaillé : Léonard de Noblac.

À partir du XIe siècle, le pèlerinage se développe ; ainsi en 1105, pour veiller sur les reliques et accueillir les pèlerins, les clercs s’organisent pour former un collège. Dès le XIIe siècle, la ville s’entoure de fossés et d’imposants remparts. Deux quartiers distincts se forment : le quartier religieux et administratif autour de la collégiale, avec l’hôpital et la maison de ville ; le quartier des marchands autour des halles. En 1183, des bandes armées, les Paillers, la ravagent. Quelques années plus tard, elle est occupée par les Brabançons. Jean sans Terre, roi d’Angleterre, y pénètre à la tête de son armée en 1214. Au cours du XIIIe siècle, les rois de France donneront des privilèges aux habitants de la cité ; c’est ainsi qu’ils élisent, tous les ans, huit consuls. Par lettres patentes de septembre 1461[2] et du 9 octobre 1470[3], Louis XI confirma les privilèges de la ville. En 1576, les calvinistes, qui voulaient profaner les reliques de saint Léonard, sont chassés par les habitants de la cité. Après la Réforme, de nombreux couvents s’installèrent : les récollets en 1594, les filles de Notre-Dame en 1652. Trois confréries de pénitents se fondèrent : les Pénitents Blancs, les Pénitents Feuilles-Mortes et les Pénitents Bleus. La Révolution tenta de remplacer le nom de la ville par celui de Tard-Vienne, mais très vite réapparaît le nom de Saint-Léonard-de-Noblat. Aujourd’hui, la ville est renommée pour ses fabriques de porcelaine. Elle est reconnue comme étant le berceau de la race bovine limousine. Le nom des habitants, les Miaulétous (pluriel occitan en s, en aucun cas le féminin ne peut être en - "tounes"), pourrait provenir d'un nom d'oiseau (« la miaula », en occitan du Limousin, est le milan, petit rapace). Ce sont pourtant des corneilles, les choucas, qui peuplent le clocher de la collégiale. Mais depuis quand les choucas "miaulent"-ils ? On pense plutôt qu'il pourrait s'agir d'une déformation du diminutif occitan « liauneton » (prononcer « tou »), ou « petit Léonard », devenu « niauleton » (inversion des deux consonnes très courante en langue limousine).

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1977 René Barrière PS  
1977 1995 Claude Andrieu PS  
1995 2001 Jean-Paul Bardon PS  
2001 2014 Christine Riffaud[4] SE  
2014 en cours Alain Darbon PS  

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France Drusenheim (France) en Alsace.
  • Roumanie Roumanie : Dans les années 1990, la commune a aussi développé des liens privilégiés avec la commune de Balesti. Des échanges ont eu lieu, notamment de groupes de jeunes. Une cérémonie de jumelage a même été organisée en 1995, avec la réception d' élus roumains. Depuis 2001, les liens officiels se sont distendus. Mais il reste des liens personnels assez forts.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

4 621 habitants au dernier recensement de 2011, Saint-Léonard est la 11e ville du département en termes de population, et occupe le 17e rang régional.

La population était déjà estimée à environ 4 000 habitants vers 1680, puis près de 5000 en 1740. Ce total était considérable pour l'époque, faisant de Saint-Léonard la 2e ville du Limousin (il n'y avait guère plus de 20 000 habitants à Limoges). Il y a près de trois siècles donc, 4 850 habitants vivaient sur le territoire communal actuel, divisé en quatre paroisses. Ce nombre est assez comparable à celui d'aujourd'hui. Ce calcul a été rendu possible par le dépouillement exhaustif des registres paroissiaux de 1658 à 1750 38 000 actes, 20 000 individus, 8 000 noms de familles. La population se répartissait ainsi :

  • paroisse Saint-Étienne (plus grande partie de la commune actuelle) : environ 4 170 habitants ;
  • paroisse Saint-Michel (quartiers sud-est de la ville) : 260 habitants ;
  • paroisse Saint-Martial (« Sent Marsaut », Pont de Noblat, rive gauche) : 260 habitants ;
  • paroisse Notre-Dame-de-La-Chapelle : 160 habitants.

On peut aussi présenter les chiffres comme suit :

  • ville intra-muros : 1 530 habitants ;
  • faubourgs : 830 habitants ;
  • villages et écures (proches de la ville) : 1 520 habitants ;
  • moulins : 620 habitants ;
  • pont de Noblat (les deux rives) : 350 habitants.

Les lieux les plus peuplés étaient : le faubourg Bancheraud (315 habitants), le faubourg Bouzou (235), Écouveaux (150), Chigot et Marsac (120), Chassagnat (110), Le Mas Rèvery et Lajoumard (100), Les Rongères, La Bussière et les moulins de Farebout (80 habitants).

Parmi nos aïeux, on considère qu'environ 20 % des hommes et 10 % des femmes savaient signer. Ce pourcentage ne signifie pas « savoir écrire », encore moins savoir lire. On se mariait dans un rayon de 4 à 5 km maximum. Les veuvages étaient fréquents avant 30 ans. La plupart retrouvaient un conjoint dans les mois suivants. L'espérance de vie était faible : moins de 40 ans pour les hommes, encore moins pour les femmes. Un enfant sur 5 mourait avant son premier anniversaire. Un autre n'atteignait pas 10 ans[5].

On remarquera que nous sommes revenus aujourd'hui à des chiffres comparables à ceux de 1802 (4 815 habitants). Le maximum fut relevé en 1866 (6 400 habitants). Après les deux « saignées » que constituèrent les deux conflits mondiaux, les Miaulétous étaient encore 6 000 en 1954. Depuis, leur nombre n'a cessé de décliner.


En 2011, la commune comptait 4 621 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 832 4 815 5 390 5 865 5 705 6 036 5 680 6 117 6 173
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 184 6 196 6 320 6 011 5 989 6 160 6 038 5 981 5 630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 851 5 985 6 443 5 615 5 990 6 016 5 754 5 792 5 941
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5 676 5 709 5 457 5 275 5 024 4 764 4 667 4 634 4 665
2011 - - - - - - - -
4 621 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque été, le Cercle Saint-Léonard organise un festival : Été Musical de St Léonard. Les concerts sont donnés depuis 1969 dans la magnifique collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat.

L'Été Musical a invité des artistes comme John William, Alexandre Lagoya ou dans un tout autre registre Claude Bolling ou le groupe polyphonique A’Filleta, mais aussi de jeunes talents aujourd’hui reconnus.

En 2010, les difficultés et la lourdeur de l’organisation ont conduit le Cercle Saint-Léonard à rapprocher l'Été Musical du Festival 1001 notes. Une nouvelle dynamique qui s’installe et qui permettra de proposer dans la collégiale de nouveaux concerts, faisant ainsi vivre l’idéal des fondateurs.

Économie[modifier | modifier le code]

Porcelaine[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle (1823 précisément), l'industrie de la porcelaine s'établit à Saint-Léonard. On y trouve encore de nos jours des fabriques de porcelaine (les Établissements Coquet ou Carpenet).

Massepains[modifier | modifier le code]

Autre spécialité de la ville, le massepain de Saint-Léonard est une sorte de macaron, qui est un subtil mélange d'amande pilée, de blanc d'œuf, de sucre et de farine fine. Spécialité qui a été présentée dans l'émission de M6 "La Meilleure Boulangerie de France" en 2013 (1ère édition) par Bruno Boissiere, artisan boulanger (établissement : La Boulangerie de la Place à St Léonard de Noblat).

Cuir[modifier | modifier le code]

La ville a aussi le savoir-faire du cuir. Il existe encore une "rue des Tanneries", comme il existait jadis une "rue de la Piale" (de peler, tanner). La fabrication de chaque soulier de luxe JM Weston commence à Saint-Léonard-de-Noblat (tannerie dite du "Moulin Follet", sur la rivière Le Tard). Des visites sont régulièrement organisées.

Industrie, commerces et services[modifier | modifier le code]

Saint Léonard est avant tout un petit centre tertiaire, la grande majorité des industries ayant fermé depuis une trentaine d'années (chaussures, papèteries, bois). On trouve ici tous les commerces et services publics de base, notamment dans le domaine de l'éducation, la santé, ou l'équipement. Il existait à Saint-Léonard vers 1850 une fabrique de chaudronnerie (maison VEYRIER MONTAGNIERES en 1856). Jean-Louis NOZIERES, marchand chaudronnier migrant originaire d'Auvergne, s'y approvisionne et y a une créance en date du 20 octobre 1856.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale[modifier | modifier le code]

Le tombeau de Saint Léonard.

La collégiale Saint-Léonard[8], qui date des XIe et XIIe siècles est dédiée à saint Léonard, c'est un chef-d’œuvre de l’art roman limousin. Elle fait partie du Patrimoine Mondial de l'humanité au titre des Routes de Saint-Jacques-de-Compostelle.

  • Le clocher : il est un très bel exemple de clocher dit « limousin ». Il repose sur un porche ouvert de deux côtés et orné de chapiteaux. Il est formé de 4 étages carrés, surmontés de 2 étages octogonaux.
  • Tombeau de saint Léonard : situé à l'intérieur de l'église, dans le croisillon sud, il est surmonté de sa chaîne de prisonnier. La tradition veut que les femmes désirant se marier et procréer viennent toucher le verrou.

Autres monuments remarquables[modifier | modifier le code]

  • L’ancien hôpital des pèlerins a des portes des XIIIe siècle, XIVe siècle et XVIIe siècle.
  • Le couvent des filles de Notre Dame : ancien couvent du XVIIe siècle, il a été reconverti en gendarmerie et prison (début XXe siècle), aujourd'hui en Foyer-Rural - Centre social. Le musée Gay-Lussac s’y trouve aussi.
  • La tour ronde et la tour carrée sur la place de la République. Cette dernière est malheureusement dans un triste état.
  • La maison des consuls. Il n'en reste que des éléments de façades, dont plusieurs très belles fenêtres géminées, mais murées.
  • L'ancien prieuré de l'Artige[9] sur le territoire de la commune a conservé son église et une partie du cloître. Il était le siège d'un petit ordre érémitique créé par deux frères originaires de Venise, Marc et Sébastien, qui avaient installé leur ermitage à L'Artige - Vieille. Ce premier oratoire a été déplacé vers le confluent de la Maulde et de la Vienne, à 2 km. Ce nouveau lieu a d'ailleurs longtemps été appelé L'Artige - Neuve, puis l' Artige aux Moines. Là, un petit ordre monastique se développa, jusqu'à avoir une soixantaine de dépendances dans tout le Limousin. L'ensemble du site actuel est privé et ne se visite pas.
Moulin à eau sur la Vienne.
  • Le pont de Noblat (XIIIe siècle), franchissant la Vienne.
  • Les maisons anciennes dans le quartier proche de l'église.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée Gay-Lussac[modifier | modifier le code]

Installé sous les arcades du Foyer Rural, en centre ville, ce musée municipal est consacré à Gay-Lussac (1778-1850), savant chimiste né à Saint-Léonard de Noblat. Y sont exposés des habits personnels, instruments de laboratoire et ouvrages évoquant la vie et l'œuvre du savant dans le contexte de son époque. Le musée Gay-Lussac possède un site internet géré par la Société des Amis du Musée Gay-Lussac[10].

HistoRail[modifier | modifier le code]

Article connexe : HistoRail.
Le viaduc du chemin de fer sur la Vienne.

HistoRail[11], musée du chemin de fer, a été inauguré le 2 juillet 1988 en présence de Claude Bolling, célèbre pianiste de jazz et auteur de nombreuses musiques de film, le président d'honneur, et de très nombreuses personnalités notamment de la SNCF. La présence de Claude Bolling, mais aussi de Jean Peron-Garvanoff, autre pianiste de jazz féru de « boogie-woogie », tient au fait qu'HistoRail a voulu associer le jazz et le chemin de fer au travers notamment de cette musique très swingante qu'est ce fameux « boogie-woogie », inventé par les musiciens noirs à l'époque de la très Grande Crise des années 1930 aux États-Unis. Le résultat de cette association a été la création d'un disque Really the boogie avec, au piano, Jean Péron-Garvanoff, deux musiciens de Claude Bolling et Patrick Sautour à la guitare. Ces deux pianistes sont de grands amateurs de trains, réels et miniature ; Claude Bolling possédant deux magnifiques réseaux et une très belle collection.

Les collections ferroviaires s'étendent sur près de 1 000 m2, dont 550 m2 dans deux salles aménagées dans une ancienne manufacture de chaussures créée avec l'arrivée du chemin de fer à Saint-Léonard en 1881. Tout y est pour reconstituer les univers du chemin de fer. Au travers d'un parcours ludique et pédagogique, le visiteur-voyageur découvre les objets mis en scène pour lui expliquer la vie à bord de son train qu'il emprunte symboliquement dès son entrée dans HistoRail. La démarche est progressive. Tout d'abord le voyageur découvre le monde de la gare, puis celui de la traction (simulateurs de conduite et pantographe fonctionnel avec caténaire réelle). Il passe ensuite à la connaissance de la signalisation, de la régulation. Sous cette salle, symbolisant le parcours en train, c'est l'histoire véritable du chemin de fer qui va lui apparaître avec la « Traversothèque », la seconde plus importante présentée au public après celle à la Cité du train à Mulhouse. Cette collection Traversothèque a été spécialement préparée et donnée par l'Atelier SNCF spécialisé dans la voie installé à Bretenoux dans le Lot. À cet égard, il convient de signaler l'importance considérable de l'aide de la SNCF à HistoRail, depuis sa création, soutien qui ne faiblit pas.

En extérieur, une voie à l'écartement normal a été posée dans les règles de l'art. Elle supporte deux engins moteurs : une draisine et un locomoteur très insolite et rare. Le premier construit par Gaston Moyse entre 1922 & 1929, dit la « bête à cornes ». Le long d'un quai haut sont disposés divers matériels de signalisation et d'équipements de la voie. Une grue à eau et une horloge de quai fonctionnelle complètent la collection. Divers gros matériels attendent leur tour pour être présentés au public.

Le modélisme ferroviaire occupe une place de plus en plus importante. Les réseaux de trains miniatures apportent un aspect ludique indispensable et contribuent aussi à la pédagogie des visites et commentaires. Dans les deux salles, ce sont 7 réseaux en place aux échelles du HO, O et HOe. En extérieur, un réseau de jardin court dans une rocaille avec une petite rivière et son lac, à l'échelle de 22,5e.

Des expositions thématiques complètent les connaissances apportées au voyageur.

HistoRail est né de la volonté de bénévoles amateurs du chemin de fer, qui ont été parrainés et aidés par plusieurs entreprises, notamment des fournisseurs de la SNCF ainsi que des artisans locaux. L'association est subventionnée chaque année par la commune de Saint-Léonard-de-Noblat et le Conseil Général de la Haute-Vienne.

Le Moulin du Got[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moulin du Got.

Situé à la confluence de la Vienne et du Tard, le Moulin du Got, créé en 1522, a fabriqué du papier de chiffon (à base de chanvre, de lin et de coton) jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. À l'abandon, comme tous les autres moulins du Limousin, il a été rénové et réhabilité pour rouvrir en 2003. Produisant de nouveau des feuilles de papier, le Moulin du Got est aussi un musée et un centre d'échanges professionnels et artistiques[12],[13].

Saint-Léonard-de-Noblat et le cinéma[modifier | modifier le code]

Films TV tournés entièrement ou en partie à Saint-Léonard-de-Noblat :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • l'ermite Léonard (VIe siècle), dont le tombeau est réputé avoir donné naissance à la ville, serait en réalité un personnage légendaire. Aucun document de l'époque mérovingienne n'atteste son existence. Il apparaît dans l'histoire avec le récit de sa vie (anonyme) rédigé au XIe siècle. Il serait ainsi issu d'une grande famille franque, apparentée à la dynastie de Clovis.
  • Jourdain de Larron ou Laront, chanoine de Noblat, devenu évêque de Limoges en 1029, serait à l'origine de la rédaction de la « vita sancti leonardi », qui entraîna le développement d'un culte et de pèlerinages, puis, au siècle suivant, la construction de la collégiale romane.
  • Aymerigot (ou Mérigot) Marchès (Marcheix) (vers 1360-1391) : capitaine de "routiers" durant la Guerre de Cent Ans. Tristement célèbre pour ses exactions, ce personnage est cité par le chroniqueur Froissart. D'une famille noble, à l'origine co-seigneur de Noblat, il peut être considéré comme un bandit de grands chemins. Il avait fait construire à Saint Léonard le « Beau Déduit » (aujourd'hui Bois-Déduit), résidence rurale chargée d'abriter ses ébats amoureux.
  • Le Notaire Bordas (XVe siècle) : dont les minutes, bien conservées, ont permis une connaissance très précieuse de l'époque de reconstruction qui suivit la Guerre de Cent Ans.
  • À la même époque, Jean Massiot, bourgeois et marchand, écrivait son « Livre de raison », source précieuse, comme la précédente, pour l'histoire sociale.
  • Sieur Guillaume de La Nouailhe, docteur en médecine, seigneur de Soumagne, fut élu consul vers 1700, et qualifié de « maire perpétuel ».
  • Simon François Gay de Vernon dit Gayvernon, (1760-1822), officier du génie puis baron d'Empire, professeur de fortifications à l'École Polytechnique
  • Louis Joseph Gay-Lussac (1778-1850) : chimiste et physicien, qui fit d’importants travaux sur les gaz d’où découlent des lois fondamentales de la thermodynamique, y est né le 6 décembre 1778. Il a aussi découvert le bore. L'ancienne demeure familiale de Lussac est aujourd'hui un centre spirituel dénommé « foyer Jean XXIII ».
  • Jean-Baptiste Daniel-Lamazière, plusieurs fois maire, fut le premier député républicain de Haute-Vienne, en 1848.
  • Denis Dussoubs est connu à travers le récit qu'a fait Victor Hugo de sa mort sur les barricades en 1851. Remplaçant son frère Marcelin malade, également député, Denis fut tué par balle en manifestant contre le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, qui allait devenir Napoléon III.
  • Georges Seidenbinder, d'origine alsacienne, fut également maire (1882-1890). Il est surtout connu pour avoir créé en 1859 une brasserie longtemps célèbre (fermée en 1948). Il fut aussi le créateur de la première société coopérative, « La Fraternelle », qui fournissait aux plus pauvres du bon pain à petit prix.
  • Adrien Pressemane, maire (1919-1929) et député socialiste (1910-1928), fut le chef de file d'une tendance pacifiste durant la Grande Guerre. Il essaya - par une motion unitaire - d'éviter l'éclatement de son parti au Congrès de Tours (1920), qui vit la création du Parti Communiste.
  • Daniel-Henri Kahnweiler (1884-1979), écrivain et collectionneur allemand, qui promut le mouvement cubiste et découvrit, entre autres, Picasso et Braque, se réfugia à Saint-Léonard pendant la guerre.
  • Raymond Poulidor, né le 15 avril 1936 à Masbaraud-Mérignat est Miaulétou d'adoption : célèbre cycliste qui a plusieurs fois terminé second ou troisième du Tour de France. Il a gagné des courses importantes comme le Tour d'Espagne, le Midi libre, le Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné libéré, le Critérium national… Il a été champion de France en 1961. On peut croiser l'ancien champion en VTT ou à pied, allant faire ses courses en ville. Les Miaulétous ont l'habitude de ne pas l'importuner.
  • Serge Gainsbourg (Lucien Ginzburg) (1928-1991), s'est réfugié quelques mois durant l'année 1944 au lycée local, échappant ainsi aux persécutions visant les israélites (ses parents avaient immigré de Crimée). Un article très complet sur ce séjour figure dans la revue "Mémoire d' Ici" (n° 3). Sa présence à Saint Léonard - elle a duré environ 6 mois - a longtemps été méconnue, au point de créer une polémique à propos d'une dénomination de rue (2001). Seule la Maison de la presse porte aujourd'hui le nom du chanteur. Le débat est clos, puisque la venue de Serge à Saint Léonard a été prouvée par plusieurs témoins.
  • Lucien Rougerie, pionnier de l'aviation. Menuisier de formation, il participa à la construction d'aéroplanes (largement construits en bois à l'époque des pionniers), devint pilote et mis au point le pilotage sans visibilité (PSV).
  • Mme Germaine Lalo, directrice du collège de filles pendant l'occupation, a vu son nom inscrit sur le "Mur des Justes", distinction méritée pour son action d'accueil de jeunes filles juives.
  • Louis Chazelas (1886-1969), directeur du collège de garçons durant la 2e guerre mondiale. Ce grand humaniste accueillit clandestinement, en 1943 et 1944, des dizaines d'enfants juifs, mais aussi des fils de résistants (voir Gainsbourg). Plusieurs travaux historiques et panneaux d'exposition relatent son œuvre courageuse (voir bibliothèque municipale), le plus récent par l'Amicale des Anciens Élèves.
  • René Barrière, médecin, eut le mandat de maire le plus long de l'histoire de la ville (1945-1977). À son actif : un hôpital moderne, les célèbres cités ouvrières (les deux portent son nom), un grand stade (R.Poulidor), et la première piscine ...
  • Jean-Joseph Sanfourche (1929-2010), né à Bordeaux, est un peintre habitant dans la commune. Ses œuvres très colorées présentent de petits personnages très sympathiques aux gros yeux exorbités. L'artiste travaille souvent avec les écoliers et a réalisé le logo de la halte-garderie. On pouvait croiser le vieux bonhomme, flânant discrètement dans la vieille ville, jusqu'à son décès le 13 mars 2010 dans l'hôpital de la ville.
  • Joseph Rouffanche, poète Prix Mallarmé en 1984, né à Bujaleuf en 1922, fut pensionnaire à l'école primaire supérieure de garçons de St-Léonard, avant de devenir "normalien" à Limoges.
  • Le philosophe Gilles Deleuze (1925-1995), est enterré dans le cimetière de la ville.
  • Louis Longequeue est un homme politique français, appartenant au PS, né le 30 novembre 1914 à Saint-Léonard-de-Noblat et décédé le 11 août 1990 à Limoges. Homme clé de la vie politique limougeaude pendant trois décennies, il est principalement connu pour avoir été maire de Limoges de 1956 à 1990.

Héraldique[modifier | modifier le code]

D’azur aux fers de prisonnier d’argent posés en face accompagnés de trois fleurs de lys d’or.

Les fers de prisonnier font référence à Saint Léonard qui est le Saint patron des prisonniers. Les fleurs de lys ont deux origines suivant les sources :

  1. L’ermite Léonard serait issu d'une famille royale. Cette référence concerne la légende, qui évoque un lien avec la dynastie mérovingienne (VIe siècle). Cette hypothèse ne résiste pas à l'analyse, puisque les lys furent introduits dans les pratiques royales par les Capétiens, 5 siècles plus tard.
  2. Une reine ayant des difficultés à avoir des enfants serait venue prier Saint Léonard. De là peut-être l'hypothèse précédente (récit de la délivrance de la reine franque dans "Vie de Saint Léonard"). Son vœu exaucé, elle aurait accordé les trois fleurs de lys à la ville. Il pourrait s'agir de la femme de Louis XIII, Anne d'Autriche (voir plus loin).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Publications de l' association Connaissance et sauvegarde de Saint Léonard (à ce jour : 64 n° du bulletin)
  • Revue d'histoire locale Mémoire d' Ici (plus ethnologique et sociologique que les précédents) : 8 numéros de 2000 à 2004. L'association a changé de nom en 2004 ; elle s'appelle désormais "Patrimonia".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 22 juillet 2010)
  2. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA115 Lettres patentes de Louis XI, Esctrechy, septembre 1461
  3. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA336 Lettres patentes de Louis XI, Montilz-lèz-Tours, le 9 octobre 1470
  4. (fr) Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  5. Association Patrimonia
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Jean Maury, Marie-Madeleine S. Gauthier, Jean Porcher - Limousin roman - pp.111-126 - Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°11) - La Pierre-qui-Vire - 1959
  9. (fr) Google Livres : abbé J. B. L. Roy de Pierrefitte - Études historiques sur les monastères du Limousin & de la Marche, Volume 1 - Guéret - 1857-1863
  10. http://www.gaylussac.fr
  11. (fr) Site du musée HistoRail
  12. Détours en France, balades insolites en Limousin (n°134, avril 2009)
  13. (fr) Site du musée du Moulin du Got
  14. (fr) « Un matin rouge », sur Imdb (consulté le 2 février 2010)
  15. (fr) « Les camarades », sur Le site filmographique Malik ZIDI (consulté le 2 février 2010)