Rancon

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Rancon
L'église de Rancon et son clocher à bulbe.
L'église de Rancon et son clocher à bulbe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Châteauponsac
Intercommunalité Communauté de communes Gartempe-Saint-Pardoux
Maire
Mandat
Michel Creyssac
2014-2020
Code postal 87290
Code commune 87121
Démographie
Gentilé Ranconniers
Population
municipale
531 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 53″ N 1° 10′ 54″ E / 46.1315, 1.181746° 07′ 53″ Nord 1° 10′ 54″ Est / 46.1315, 1.1817  
Altitude Min. 185 m – Max. 337 m
Superficie 32,31 km2
Localisation

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Rancon

Rancon (Rancom en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.

Ses habitants s'appellent les Ranconniers et Ranconnières[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Rancon en Haute-Vienne.

Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe.

Communes limitrophes de Rancon
Droux Villefavard Châteauponsac
Blanzac Rancon
Saint-Junien-les-Combes Roussac Balledent

Histoire[modifier | modifier le code]

Rancon.svg

Les armes de la commune de Rancon[2] se blasonnent ainsi :

de gueules, semé de losanges d'or, et un pal d'or brochant sur le tout.

À l'époque gauloise, le site de Rancon était peuplé par une tribu celte : les Andecamulenses. Il semblerait que cette tribu ait fourni un grand nombre de soldats à Vercingétorix.

Le premier nom de la localité était Roncomagus ; on retrouve dans ce nom deux mots d'origine gauloise - RONC, le rocher - MAGOS, le marché. En effet, le village de Rancon a toujours été un lieu d'échange et de passage très fréquenté. On peut d'ailleurs toujours voir de nos jours le vieux pont sur la Gartempe dont les piles datent de l'époque gallo-romaine et ainsi qu'une borne miliaire à proximité de ce même pont.

Au début du deuxième millénaire, Rancon devient le siège d'un archiprêtré, le plus étendu du diocèse avec ses 75 paroisses. Mais surtout, au Xe siècle, Rancon fut le berceau d'une grande famille de l'Histoire de France : les seigneurs de Rancon. Bien que leur épopée se soit en majorité déroulée en Poitou (Gençay) et en Saintonge (Taillebourg), cette illustre famille était originaire de Rancon. Parmi les plus célèbres représentants de cette famille, on peut citer Geoffroy III qui accompagna le roi Louis VII et son épouse Aliénor d'Aquitaine lors de la Seconde Croisade en Palestine. Malheureusement, le nom des seigneurs de Rancon finit par se perdre dans la seconde moitié du XIIIe siècle.

Parmi les plus célèbres monuments de Rancon, on peut citer :

  • l'église fortifiée du bourg, témoin des assauts perpétrés par les troupes du Prince Noir lors de la guerre de Cent Ans ;
  • la lanterne des morts datant du XIIe siècle et qui se trouvait autrefois au cœur d'un cimetière qui fut désaffecté pour des raisons d'hygiène en 1872. Ces curieux édifices ont fait couler beaucoup d'encre quant à leurs origines, leur but, leur utilisation... mais personne n'a encore réussi à percer leur secret ;
  • le vieux pont sur la Gartempe qui se trouvait sur une voie d'origine gallo-romaine très fréquentée. Son tablier est médiéval mais ses piles sont celles d'un pont du IIe siècle ;
  • la borne miliaire située près du vieux pont sur la Gartempe ;
  • la chapelle Saint-Sébastien de style roman qui abrite un autel gallo-romain en granit gravé dédié à Hercule. Cette chapelle est ouverte uniquement les après-midis durant l'été pendant l'exposition des « Artistes de la Gartempe » ;
  • la chapelle Saint-Sulpice construite sur et à côté d'une source bienfaisante. Le charme des ces lieux rappelle les traditions populaires et le culte des bonnes fontaines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Hedde    
2001 2008 Christian Gouygou    
2008 2014 Renée Pénichou[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 531 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 010 2 045 1 981 2 015 2 137 2 112 2 025 2 086 2 091
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 061 1 972 1 859 1 869 1 817 1 913 1 910 1 907 1 882
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 861 1 849 1 843 1 567 1 377 1 214 1 128 1 124 1 045
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
911 860 733 652 544 519 542 540 528
2011 - - - - - - - -
531 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Rancon
Lanterne des morts

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Lanterne des morts[6] (XIIe siècle), inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 16 juillet 1925 avec un socle de deux marches, la table a disparu. Elle se situe dans l'ancien cimetière, désaffecté vers 1872, transformé en jardin public.
  • Église Saint-Pierre-ès-Liens[7] (XVIIe siècle).
  • Pont sur la Gartempe[8] (XIIIe siècle).
  • Cavée routière gallo-romaine.
  • La « Pierre du Passeur », borne routière gallo-romaine.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • Gorges de la Couze
  • Vallée de la Semme
  • Vallée de la Gartempe

Viaduc de Rancon[modifier | modifier le code]

Le viaduc de Rancon, entre Limoges et Châteauponsac, est l'un des ouvrages d'art majeurs qui demeurent de l'époque du tramway départemental. Sa construction remonte à 1912. Le viaduc permettait le passage des trams (voie métrique) de la ligne Limoges - Saint-Sulpice-les-Feuilles (ligne N 2), au-dessus de la vallée encaissée de la Gartempe. D'une longueur de 138 mètres et d'une hauteur maximale de 27 mètres, il compte 11 arches de 9 mètres d'ouverture et une rampe continue de 5,5 %. La ligne a été exploitée de 1912 à 1949 par la compagnie des Chemins de fer départementaux de la Haute-Vienne.

Le viaduc de Rancon, peu après son achèvement.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]