Cieux (Haute-Vienne)
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Cieux | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Limousin |
| Département | Haute-Vienne |
| Arrondissement | Bellac |
| Canton | Nantiat |
| Code commune | 87045 |
| Code postal | 87520 |
| Maire Mandat en cours |
Claude Lebraud 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Haut Limousin |
| Démographie | |
| Population | 989 hab. (2008) |
| Densité | 24 hab./km2 |
| Gentilé | Ciellois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 258 m — maxi. 410 m |
| Superficie | 41,06 km2 |
Cieux (Síus en occitan, prononcé "Ci") est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin.
Les habitants de la commune s'appellent les Ciellois et les Cielloises[1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
Longtemps réputée pour son plan d'eau, celui-ci est désormais fermé au public. Son grand étang, privé est désormais réservé à la pêche.
[modifier] Localisation et accès
L'intersection du 46e parallèle nord et du 1er méridien à l'est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | 2014 | Claude Lebraud[3] | SE | |
| 19/03/1934 | 10/04/1934 | Jean-Auguste Pailler | ||
| 06/05/1896 | Léonce Perret | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | 2008 | 2011 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1090 | 1126 | 1027 | 971 | 943 | 897 | 982 | 975 | 989 | 1015 |
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Lande de Ceinturat
Cette lande d'une trentaine d'hectares appartenant à l'ensemble des Monts de Blond est une formation végétale située entre 300 et 350 mètres d'altitude constituée de plantes ligneuses de petite taille, essentiellement de bruyères, ajoncs, genêts. Elle est caractéristique des landes atlantiques par ses dépressions humides et ses pentes drainées à l'origine d'une forte diversité de formations végétales. Ce site est une ZNIEFF de type 1 protégée par arrêté préfectoral du 12 janvier 1993.
Particularités du site
- Géologie: sol podzolique en haut de pente et un sol lessivé de plus en plus hydromorphe en bas de pente.
- Flore: Drosera intermedia (Droséra intermédiaire, protégée en France); Drosera rotundifolia (Droséra à feuilles rondes, protégée en France); Rhynchospora fusca (Rhynchospore brun, protégé en Limousin) ; Erica scoparia (Bruyère à balais, protégée en Creuse).
- Faune: Busard Saint-Martin, Engoulevent d'Europe, Criquet à deux tâches, Miroir (papillon), Bondrée apivore, Traquet pâtre, Bruant jaune, Pipit des arbres.
[modifier] Menhirs
- Menhir de Ceinturat[5] : il est classé monument historique et date du Néolithique. Il s’agit du plus grand menhir de Haute-Vienne. Sa hauteur au-dessus du sol est de 5,10 mètres et il est enterré de 2 mètres.
- Menhir d'Arnac[6] : il est inscrit aux monuments historiques et date du Néolithique. Il s’agit d’un menhir de 3,20 mètres qui présente une centaine de cupules et de signes gravés (croix).
[modifier] Chapelle du Bois-du-Rat
La Chapelle du Bois-du-Rat[7] a été édifiée au XIIe siècle. Le bâtiment, très simple, est doté de contreforts puissants, d’ouvertures sommaires, de fenêtres en meurtrières aux cintres et aux linteaux monolithes. La Chapelle est constituée d'une nef unique avec un mur-pignon percé d'un triplet aux baies en plein-cintre. Cette propriété privée est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 4 mai 2000. Avant d'appartenir à la famille Duprat elle appartint aux Brettes. Les Marquis de Brettes, Seigneurs des Cros, avaient leurs sépultures dans l'église de Cieux.
A l’intérieur, le sol est couvert de larges dalles de granit; une marche permet d’accéder au sanctuaire, séparé de la nef par une balustrade de bois très fruste. Jusqu'au XVIIIe siècle, une statue de saint Jean-Baptiste surmontait l'autel en pierre, elle a été décapitée à la Révolution. Par la suite, elle fut remplacée par celle de Saint-Jean l'Evangéliste; Cette statue en bois peint datait probablement du XVIIe siècle: sur le socle est écrit ‘‘St Jean’’, haute d’un mètre vingt, cette statue représente un évêque barbu, portant la mitre et la crosse, la main droite bénissante, celle-ci et celle-là garnies de rubans. Elle a été volée en 1971.
Deux fois l’an, le 6 mai et le 27 décembre, les pèlerins venant des paroisses voisines limousines et charentaises, se rendaient très nombreux à La Chapelle du Bois-du-Rat faire leurs dévotions afin d’épargner à leurs animaux maladies et accidents. Deux niches, près de l’autel servent à déposer les ex-voto rustiques que constituent des petits paquets faits de touffes de laines, soies ou crins d’animaux. Lors de la fête, les pèlerins viennent à toute heure du jour accomplir leurs dévotions selon un rite pluri-centenaire dont les règles ne sont cependant pas très strictes.
Figure du déroulement général du pèlerinage. Celui-ci débute à l’extérieur de la chapelle pour se terminer à l’intérieur. Les femmes sont coiffées d'un fichu de laine noire ou du capuchon de la mante traditionnelle tandis que les hommes restent tête nue. Tous observent le plus grand silence. La dévotion débute par le signe de la grande Croix de bois érigée face à l’entrée, les pèlerins y feront trois fois le tour en apposant leur main droite sur l’entaille située au niveau de la taille (avant que la croix fut cassée). Puis le cierge dans la main gauche, les femmes ayant en plus leur chapelet, ils se dirigent vers la droite de l’entrée pour faire le tour de la chapelle. Ce tour est marqué par deux stations, une au chevet pour glisser parfois une touffe de crins entre deux pierres, l’autre devant une petite porte percée dans le mur méridional. Chaque fois on touche la pierre de la main tandis que le pied trace une croix sur le sol, avant de revenir à la croix du terre-plein. Deux fois encore, le pèlerin effectue le trajet déjà parcouru avant d’entrer dans la chapelle dont on fera également le tour, le mur étant cette fois à main gauche. Le circuit intérieur est ponctué de plusieurs coutumes à observer. Il débute par le signe de la croix, de la main on touche la pierre d’un bénitier vide près de la porte, le rebord d’une niche creusée dans le mur nord, puis la pierre séparant les deux autres niches près de l’autel. En passant devant celui-ci, la main touche la pierre tabulaire, le pied de la statue (les plus dévots l’embrassent). Une obole mise dans le petit tronc près du Saint, quelques minutes de recueillement sont observées dans ce que l’on peut appeler le chœur, côté épître; la marche descendue, nouveau toucher de pierre, près de la porte du mur sud avant d’aller prier quelques instants dans le fond près de l’entrée. Il faut ainsi faire trois tours dans la chapelle, chaque fois que la main se pose sur la pierre en signe de dévotion, le pied trace une croix sur le dallage. À la fin du dernier tour le cierge acheté à l’arrivée est mis à brûler parmi les autres sur le rebord d’un sarcophage encastré dans le mur. Tous les pèlerins n’observent pas à la lettre le rite habituel de la dévotion; le cierge ne s’achète parfois qu’avant l’entrée dans la chapelle, il est parfois allumé au premier tour. Lorsque la fête de Saint-Jean tombe un dimanche, le curé de CIEUX, chargé de plusieurs paroisses, ne peut venir dire une messe à la chapelle, ce qui n’empêche pas les pèlerins de venir nombreux. En cas d’empêchement on charge une voisine ou un parent de faire la dévotion; c’est pourquoi certains pèlerins ont plusieurs cierges à la main.
Les Saints et les animaux : Saint Roch, Saint Antoine, Saint Blaise (Javerdat), sont considérés en Limousin comme les plus sûrs protecteurs du bétail; maintes chapelles; maintes fontaines sont sous leur patronage; cependant les paysans des monts de Blond ont recours au disciple bien aimé du Christ, Saint Jean dit à la Porte Latine, en souvenir de son supplice subi à Rome, dont l’église célèbre la fête deux fois l’an, le 6 mai et le 27 décembre ; et Jean-Baptiste, fils du prêtre Zacharie et d'Élisabeth, cousine de la vierge Marie.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- Nion G., 2002, Étude du plan d’eau de recherche expérimental de Cieux : l’évaporation et les questions d'hydroclimatologie en Limousin. Limoges, Mémoire de maîtrise, 98 p.
[modifier] Notes et références
- Nom des habitants sur www.habitants.fr. Consulté le 23 mars 2011
- Les maires de la commune. Consulté le 23 mars 2011 .
- Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
- Cieux sur le site de l'Insee
- Mérimée : Menhir de Ceinturat sur www.culture.gouv.fr. Consulté le 23 mars 2011 .
- Mérimée : Menhir d'Arnac sur www.culture.gouv.fr. Consulté le 23 mars 2011 .
- Mérimée : Chapelle du Bois-du-Rat sur www.culture.gouv.fr. Consulté le 23 mars 2011 .