Saint-Denis-des-Murs

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Saint-Denis-des-Murs
Pignons Sud de L'église de Saint-Denis-des-Murs.
Pignons Sud de L'église de Saint-Denis-des-Murs.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Léonard-de-Noblat
Intercommunalité Communauté de communes de Noblat
Maire
Mandat
Bernard Poussin
2014-2020
Code postal 87400
Code commune 87142
Démographie
Population
municipale
524 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 09″ N 1° 32′ 43″ E / 45.7858333333, 1.5452777777845° 47′ 09″ Nord 1° 32′ 43″ Est / 45.7858333333, 1.54527777778  
Altitude Min. 269 m – Max. 478 m
Superficie 23,81 km2
Localisation

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Saint-Denis-des-Murs (Sent Deunis en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Denis-des-Murs en Haute-Vienne.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Sud-Est de la Haute-Vienne, à environ 20 km à l'Est de Limoges. Elle touche les deux rives de la Vienne qui la traverse au Nord. Elle est aussi délimitée en partie, jusqu'aux points de confluence avec la Vienne, par la Combade, à l'Est, et la Maulde, au Nord.

Communes limitrophes de Saint-Denis-des-Murs
Eybouleuf Saint-Léonard-de-Noblat Champnétery
La Geneytouse Saint-Denis-des-Murs Bujaleuf
Saint-Paul Saint-Bonnet-Briance Roziers-Saint-Georges / Masléon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune se compose de roches datant de la formation du Massif central, dans les deux dernières périodes du Paléozoïque (ou ère primaire) le Carbonifère et le Permien, soit il y a de 358 à 253 millions d'années. Cette période est celle de la collision des continents qui vont former le super-continent Pangée.

Du point de vue du relief, la commune est divisée en 2 parties par la Vienne. Au Nord, sur environ 20 % de son territoire, se trouve un plateau boisé, large d'environ 400 m sur environ 4 km de long, qui surplombe d'environ 80 m les vallées de la Vienne au Sud, et de la Maulde au Nord. Le reste de la commune se compose d’un vaste plateau composé de champs et de pâtures. Son point culminant, qui est aussi celui de la commune, est à 478 m au Tuquet au Sud de la commune. Ce plateau s'incline vers les cours d'eaux qui bordent la commune : la Vienne (dont le point le plus bas de son parcours 269 m, est celui de la commune), son affluent, la Combade, et l'affluent de cette rivière, le ruisseau de la "Planche Suge".

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les données sur les débits sont issues de la banque Hydro, qui regroupe les données de 3500 stations de mesures (dont 2400 en services) sur toute la France.

La Vienne, sert d'abord de limite avec la commune voisine, Masléon, sur 2,4 km au Sud/Est. Arrivée à son point de confluence avec la Combade, elle commence à traverser la commune sur 3 km puis forme la limite avec la commune de Saint-Léonard-de-Noblat sur 500 m. La partie basse de cette dernière partie de son parcours, à environ 269 m, est le point le plus bas de la commune. Sur l'intégralité de ce parcours elle perd environ 10 m d'altitude (soit une pente moyenne d'environ 0,17 %).

La commune est bordée aussi par 2 affluents de la Vienne. D'abord la Combade qui la borde sur les 3,5 derniers kilomètres de son parcours, à l'Est. De son point de confluence avec le ruisseau de la Planche Suge, sa pente moyenne est d'environ 0,48 %. Le ruisseau de la Planche Suge, long de 4 km, prend sa source au Sud-Est de la commune et la borde, dans la partie basse de son cours. Le débit moyen de la Combade, 3,7 m3⋅/ s à son point de confluence avec la Vienne représente environ 53 % du débit de celle -ci.

Un autre affluent de la Vienne borde la commune, la Maulde, sur 6 km au Nord, jusqu'à son point de confluence avec la Vienne. Cette portion final de son parcours accueille les 2 derniers, des 8 barrages hydroélectriques situés sur son parcours. l'avant-dernier, celui de Villejoubert, crée un lac de retenue de 3,7 km, jusqu'au pied du barrage précédent, celui de Langleret. Le dernier barrage, situé environ 900 m en amont du point de confluence avec la Vienne, est le barrage de l'Artige. Il donne également naissance à un lac de retenue de 3,9 km de long, jusqu'au barrage de Villejoubert. Le débit moyen de la Maulde à son point de confluence avec la Vienne, 7 m3⋅/ s, représente environ 65 % du débit de celle-ci.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routière[modifier | modifier le code]

  • la D 979 (entre Limoges et Eymoutiers, et même au-delà). Cet axe a connu plusieurs modifications de trajet et de statut.
    • en 1780, des travaux remplacent l'ancienne route de Limoges à Eymoutiers, entre le Chatenet et le bourg de Masléon, par un nouveau tracé qui constitue l'actuelle rue des Vignes et se poursuit vers le Moulin de Masléon.
    • entre 1864 et 1868, des travaux dans la même zone donnent naissance à l’ancien tracé de la D 979 plus au Sud que l'actuel tracé.
    • en 1933, comme plus de 50 000 km de routes en France à la même période, cette route devient la N 679 qui va de Limoges à Saint-Flour (Cantal).
    • dans les années 1970, la quasi-totalité de ces routes nationales retrouvent un statut de routes départementales. C’est le cas de la N 679, qui devient le 1er janvier 1974, la D 979. À la même période ce même axe fait l'objet de travaux réduisant d'environ 1 km le trajet entre Le Chatenet et La Croix Ferrée (La Geneytouse) par la suppression de plusieurs virages dangereux.
    • en 1986, des travaux donnent naissance à son tracé actuel entre Le Chatenet et le bourg de Masléon.
  • la D 39 qui relie, dans cette partie de son tracé, Saint-Léonard-de-Noblat à Surdoux, est l'un de ses diverticules, la D 39 A, passe par le bourg de la commune et rejoint la D 979 au Chatenet.
  • La D 115 relie le bourg des communes de Bujaleuf et de Saint-Paul, en partie sous les dénominations D 39 et D 979.
  • la D 123 relie, au bout de quelques mètres dans Saint-Denis-des-Murs, la D 39 au bourg de Masléon.

En plus de ces départementales, Saint-Denis-des-Murs dispose de plusieurs routes et chemins vicinaux.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne du Palais à Eygurande-Merlines, permettant la jonction de Limoges à Saint-Léonard-de-Noblat, Eymoutiers et, en Corrèze, Meymac et Ussel et accueille une gare de pleine ligne qui porte son nom. La gare importante la plus proche est celle de Limoges-Bénédictins distante de 31 km.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L’aéroport le plus proche est celui de Limoges-Bellegarde à 29 km à vol d'oiseau à l'Ouest-Nord-Ouest.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La majeure partie des données reprises ici sont issues de la page Internet « Prévention des risques, mines et carrières » de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement du Limousin[1] et du Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) consultable sur le site de la préfecture de la Haute-Vienne[2]. Ne sont traités ici que les risques touchant Saint-Denis-des-Murs.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

  • Le risque « Inondation »[3] : La commune est concernée par l'un des Atlas des zones Inondables (AZI) de la Haute-Vienne, celui dit de la Vienne moyenne. Le risque touche principalement la vallée de la Vienne et les villages qui s'y trouvent l'usine, la Gare et la zone de l'Artige, qui est elle concernée aussi par les grues de la Maulde. La vallée de la Combade, plus encaissée, n'est concernée que dans des zones réduites.
  • Le risque « Mouvement de terrain »[4] : Les berges de la Combade ont déjà connues des cas d'érosions, qui restent cependant limitées en taille. La commune comporte quelques zones, réduites, à risques faible d'aléas causés par le retrait et le gonflement de l'argile en sous-sol, lesquels peuvent provoquer des fissures sur les bâtiments. Ces zones sont réduites à l'Est et au Sud de la commune et ne touche guère que quelques maisons au Nord-Est du Bas Vaud, le Courieux et la Boissière. Saint-Denis est traversé au Nord-Ouest par un zone plus vaste qui touche les villages de la Croix de l'Arbre, las Roussarias, le château de Montjoffre et le Grand et le Petit Burg.
  • Le risque « Événements climatiques »[5] : La commune est exposée aux vents ou orages violents et aux tempêtes, comme celle de 1982 ou la tempête Martin de décembre 1999, deux tempêtes qui ont conduit à la prise d'arrêtés de catastrophes naturelles pour Saint-Denis-des-Murs.
  • Le risque « Séisme »[6] : La commune a été classée dans le zonage sismique de la France (établi en 2011) comme une commune à risque « faible ».

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

  • Le risque « Rupture de barrage »[7] : La commune est classées parmi les communes à risque majeur pour ce type de risque. Il faut cependant noter que la probabilité qu'il survienne est presque nulle. Ce risque concerne la rupture éventuelle du barrage de retenue du lac de Vassivière sur la Maulde, l'un des plus grands lacs artificiels de France. Il contient plus de 106 millions de m3 d'eau. Son barrage de retenu fait 32,9 m de haut et 233 de large. En cas de rupture de celui-ci, la vague qui serait créée provoquerait d’énormes dégâts tout le long de son trajet, tel un tsunami. La vague arrivant au point de confluence de la Maulde et de la Vienne, environ 51 mn après la rupture du barrage ravagerait les habitations que surplombe le château du Muraud. La vague se diviserait alors en deux. Une vague principale poursuivrait son trajet en descendant la Vienne puis la Loire vers l'Atlantique. Un vague secondaire, plus petite, remonterait la Vienne, dans un premier temps, avant de toucher une partie des zones touchées par la vague principale en redescendant. La vague secondaire à son arrivée à la Gare, environ 3 mn plus tard, aurait une hauteur d'environ 7 m, et ravagerait le village. Elle ravagerait aussi la partie basse du village de l'Usine environ 2 mn plus tard. La vague poursuivrait sa route jusqu'à Neuvic-Entier avant de redescendre. Elle remonterait aussi la Combade jusqu'en amont du Pont de Masléon. Le plus important des 7 barrages en aval de celui de Vassivière, celui du Mont Larron (Saint-Julien-le-Petit) ne contient lui « que » 4,07 millions de m3 d'eau et sa rupture causerait des dégâts énormes, mais bien plus faible.
  • Le risque « Transports de marchandises dangereuses »[8] : Ce risque, qui reste limité pour Saint-Denis-des-Murs, est surtout induit par le transite des camions (sur la D 979) ou des trains de marchandises qui transportent de telles marchandises.
  • Le risque « Industriel »[9] : Ce type de risque se limite principalement, pour Saint-Denis-des-Murs, à une pollution accidentelle de la Vienne ou de la Combade par des entreprises en amont.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2009, les 315 logements qui existaient dans la commune se partageait entre 68,6 % de résidences principales, 19,7 de résidences secondaires (y compris les logements occasionnels) et 11,7 % de logements vacants. La part des ménages propriétaires de leur résidence principale en 2009 était de 80,6 %.

Pour l'eau potable, la commune exploite et gère intégralement l'eau qu'elle délivre à ses habitants. Cela lui permet de vendre son eau, de bonne qualité, à un prix bas.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom saint Denis, Dionysii, le premier évêque de Paris et les Murs font références aux Murus gallicus de l'oppidum de Villejoubert (voir section Histoire).

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire au Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Denis-des-Murs a été habité dès la Préhistoire. En témoigne l'existant d'un dolmen situé entre le village de la Valade et la D 979, qui fut fortement détérioré en 1862 et complètement détruit en 1902[10].

La majeure partie des données qui suivent, sur l'oppidum de Villejoubert, sont issue du livre de Jean-François Julien La Haute-Vienne secrète[11].

Oppidum de Villejoubert
Plan de l'oppidum de Villejoubert[12]

Les Celtes sont arrivés en Limousin, vers le Ve siècle avant J.C. Leur centre principal, véritable capitale économique et politique du peuple gaulois des Lémovices est situé à loppidum de Villejoubert, le plus grand de Gaule. Celui-ci est situé sur un éperon barré situé entre les cours de la Vienne et de la Maulde sur une bande d'environ 400 m de large sur 4 km de long. Cet oppidum est le huitième d'Europe et le premier de Gaule par sa taille. L'on n'a retrouvé malheureusement que peu de traces archéologiques. Parmi ces traces, quelques éléments défensifs - dénommés murus gallicus (murs gaulois) - sur les plus fortes pentes. C'est là l'origine d'une partie du nom de la commune.

En 52 ac JC, Jules César fait la conquête de la Gaule. Les Romains déplacent la capitale lémovice sur le site de la ville d’Augustoritum, qu’ils ont créé en 10 av. JC, la future ville de Limoges. Ils peuvent ainsi plus facilement contrôler les Gaulois. Cela provoque le déclin rapide de l'oppidum qui tombe dans l'oubli. Ce n'est qu'en 1821, que Charles-Nicolas Allou, ingénieur des Mines à Limoges, le fait redécouvrir en signalant son existence dans une de ses ouvrages : Description des monuments des différents âges, observés dans le département de la Haute-Vienne. Ce n'est qu'en 1987, lors des travaux autour de l'ancien hôpital de Limoges qu'est découvert une assiette donnant le véritable nom de cet oppidum, Duroticum (le Fort des hommes ou de la paix).

Du Moyen-âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIe siècle, la paroisse de Saint-Denis-des-Murs, est rattachée à l’archiprêtré de Saint-Paul, une division, administrative, du diocèse de Limoges, qui viennent d’être créée.

Le pont de Râteau et le bois flotté[modifier | modifier le code]

Pont du Râteau
Plan des restes du pont du Râteau

Au Moyen Âge, un pont est construit à la confluence de la Vienne et de la Combade, le pont du Râteau[13]. Ce pont, qui a donné son nom au village voisin du Râteau (Masléon) et du Pont du Râteau (Saint-Denis-des-Murs), traversait la Vienne et la Combade, par un passage sur un pilier dans l'actuelle commune de Masléon. Ce pont n'existait déjà plus en 1824, année de réalisation du plan du cadastre de Saint-Denis des Murs[14] (le plus ancien des 2 communes concernées). Aujourd'hui, certains vestiges du pont sont encore plus ou moins visibles :

  • la rampe d'accès sur la rive droite de la Vienne (noté 1 sur le plan) qui arrive à environ 1 m de haut, laissant voir 2 arches remplient de pierre, et qui est de plus en plus cachée par la végétation du jardin qu'elle borde
  • la base d'un pilier au centre de la Vienne qui est couvert par la végétation (2)
  • un pilier entre Vienne et Combade (3), qui est un socle d'environ 2 m de haut, recouvert de végétation, et qui n'est visible que du virage sur la rive droite, avant le pont actuelle sur la Combade.
  • les restes de la rampe d'accès au pont sur la rive gauche de la Combade (4) ont quasiment tous disparus du fait de l'existence d'un jardin qu'il traverse sur place aujourd'hui.

Le chemin vers le bourg de Saint-Denis-des-Murs était différent du trajet actuelle et les divers bâtiments et les 2 ponts représentés sur le plan n'existaient pas encore.

Le mot râteau, qui vient de l’occitan « rasteu » (grille d’étang), est lié à la pratique du bois flotté ou flottage du bois[15]. Cette pratique avait lieu de l'automne au printemps, avec une coupure au plus fort de l'hiver. Elle est attestée depuis la fin du XIe siècle, mais n’a pris son essor qu’à partir du XVIIIe siècle et à cesser avec le début de la mécanisation des transports à la fin du XIXe siècle. Elle consistait à couper du bois dans les forêts de la Montagne limousine, à le débiter selon la demande des clients, et, après un an de séchage pour faciliter sa flottaison, à le faire transiter par les rivières, notamment la Vienne et la Combade, jusqu'à leurs destinataires dont ils portaient la marque. Il existe 3 types de bois, le bois pour bâtir (des arbres entiers à destination de Limoges principalement), le bois fendu (pour les tonneliers des zones viticoles en aval de Limoges) et le bois à brûler (des mauvais bois ou de reste des autres types de bois) qui constitue la majeure partie du bois flotté. Le « râteau » est une installation provisoire en bois qui avait pour but d’aider à stopper le bois venant de la Combade et de le stocker le temps de laisser passer celui sur la Vienne.

En 1780, est réalisé un nouveau tracé sur la portion de la route Limoges - Eymoutiers, entre le village du Chatenet et le bourg de Masléon[16]. Le but principal du projet étant d'adoucir la pente de la remontée vers ce bourg. L'ouvrage d'art principal de cet ensemble est un pont sur la Combade, qui existe toujours, situé à environ 100 m en aval du gué qui la traversé alors au Moulin de Masléon.

De la fin du XVIIIe siècle à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Dès le début de la Révolution française, commence les discussions qui conduiront à un nouveau découpage de la France, découpage qui entre en vigueur le 4 mars 1790. Saont-Denis-des-Murs intègrent la Haute-Vienne, le district de Saint-Léonard-de-Noblat et le canton de Saint-Léonard-de-Noblat.

Dans la première moitié du XIXe siècle, un pont sur la Vienne est édifié à quelques mètres en aval du point de confluence de la Vienne et de la Combade au Pont du Rateau. En 1864, toujours dans le but principale d'adoucir la pente de la route entre Limoges et Eymoutiers côté Masléon, un nouveau trajet est décidé[13]. L'ouvrage d'art principal de l'ensemble est un nouveau pont, situé à environ 250 mètres en aval de celui de 1780. Ce nouveau pont, par sa hauteur d'environ 26 mètres, diminue d'environ 16 m la dénivellation à compenser. Le nouveau trajet rallonge légèrement la distance entre les 2 extrémités de la zone concernée. Les travaux connurent de nombreux problèmes, dont le plus important est l'écroulement du pont, presque fini, le 15 mars 1865. La reconstruction du pont est décidée et il est ouvert au public en 1868. Il connaîtra par la suite d'autres problèmes.

En 1874, le Conseil général de la Haute-Vienne, lors de ses délibérations, fait une étude détaillée sur le projet de voie de chemin de fer entre Limoges et Eymoutiers[17]. Cette ligne fait aujourd'hui partie de la ligne du Palais à Eygurande-Merlines, Elle suit d'abord la vallée de la Vienne, qui, au niveau de Masléon, devient encaissée. Se présente alors la possibilité de poursuivre par la Vienne, de la quitter à environ 3 km en aval de Masléon pour remonter la Maulde et passer par Bujaleuf ou, à Masléon, de remonter la Combade pour passer par Châteauneuf-la-Forêt. À la fin 1875, cette voie est déclarée d'utilité publique. Elle est inaugurée exactement 5 ans après, le 31 décembre 1880, avec le trajet suivant la Vienne et une gare de Saint-Denis-des-Murs.

En 1887, 7 ans après l'ouverture de la ligne, un second pont, sur la Combade, est construit à quelques mètres de la fin de son cours[18]. Il permet la jonction entre Masléon et la gare.

Le 9 juin 1944, le pont sur la Combade ouvert en 1868 fait partie des ouvrages d'arts détruits par la Résistance pour ralentir la remontée de la division Waffen SS Das Reich[13]. Le pont du Râteau subira le même sort. La destruction du pont de 1868, conduit, le lendemain 10 juin la division Das Reich à faire 8 prisonniers en représailles à Masléon dont 6 vont mourir en déportation (l'un d'eux, Joseph Nicot, natif de Saint Denis de Murs, est décédé le 14 mars 1945 à Dachau). Les 2 ponts seront reconstruits après la guerre.

Dans les années 1970, la D 979 fait l'objet d'une première série de travaux à l'Ouest du Chatenet puis, en 1986, d'une seconde série, à l'Est, qui ont pour objets de rectifier son tracé, et qui aboutissent à son trajet actuel.

Le 14 septembre 2000, un arrêté préfectoral autorise la production d'électricité à l'ancienne usine Huillards au village de L'Usine, dans une boucle de la Vienne[19].

En 2015, la commune intégrera le nouveau canton de Saint-Léonard-de-Noblat avec les mêmes communes que l'actuel et 3 autres communes Aureil, Saint-Just-le-Martel et Saint-Priest-Taurion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1934 Léonard De Michel    
1934 1940 Jean Roux    
1940 1944 Jean Dufour    
1944 1945 Léonard Habeillon    
1945 1971 Léon Castenot    
1971 1983 Armand Bonnet    
1983 1989 Sylvie Bourandy    
1989 2001 Albert Maumot    
mars 2001 en cours Bernard Poussin[20]    

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Denis-des-Murs et celles d’Eybouleuf, La Geneytouse et Royères, réunies au sein de l’association de jumelage « Noblat Aigues vives », viennent de signées, le 14 août 2014, un serment de jumelage avec Sant'Agata sul Santerno une commune italienne d’Émilie-Romagne.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie [modifier | modifier le code]

La Commune et ses hameaux a dépassé, une première fois, les 1000 habitants (1039 exactement), en 1851. S’ensuit une période de stagnation sous la barre de 1000 habitants. Saint-Denis-des-Murs la repasse en 1886 et atteint son maximum de population, 1202 habitants, en 1906. En 1999, elle atteint son minimum de population, avec 449 habitants, soit une perte de 62,65 % de population en 93 ans. La commune a gagné 75 habitants en 12 ans, grâce surtout aux nombreuses nouvelles maisons bâties alors qu'elle n'avait que 524 habitants en 2011, revenant ainsi à une population proche de celle de 1982 qui était de 512 habitants.

En 2011, la commune comptait 524 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
862 877 794 911 881 917 930 990 1 039
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
957 907 980 918 944 966 1 060 1 079 1 118
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 190 1 202 1 185 978 957 894 878 867 779
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
718 635 549 512 486 449 476 476 523
2011 - - - - - - - -
524 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


 Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école de Saint-Denis-des-Murs située à l'entrée Est du village a longtemps accueillie des élèves jusqu'au CM 2. Elle est aujourd'hui unie avec l'école de Masléon, dans un Rassemblement Pédagogique Intercommunal (RPI). Les enfants des 2 communes commencent leur scolarité à l’école de Saint-Denis-des-Murs, pour le cycle I et II. Ils la poursuivent à l'école de Masléon, qui accueille les élèves du cycle III. Les deux communes dispose de leur propre cantine, qui à Saint-Denis est géré par les parents d'élèves. Pour la suite de leur scolarité, les élèves de Saint-Denis-des-Murs doivent aller au collège de Saint-Léonard-de-Noblat et ceux de Masléon à celui de Châteauneuf-la-Forêt[23]. La commune de Saint-Denis-des-Murs dispose d'une garderie.

 Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La commune participe chaque année à la journée du Patrimoine (le 3e week-end de septembre). Le Comité des fêtes et d’animations organise à l'occasion une brocante vide-greniers. Il organise aussi plusieurs autres événements, au Chatenet, notamment la fête locale (le 2e week-end de mai) et un Réveillon de la Saint Sylvestre.
  • "Léon et Denis", est une association de parents et amis de Saint-Denis-des-Murs et de Masléon, qui propose des activités, des animations et des sorties extra scolaires aux familles de Masléon et de St-Denis-des-Murs dans le but d'aider financièrement les écoles du RPI et de proposer un voyage en fin d'année scolaire aux familles des 2 communes.
  • "Les troubadours de la Combade" prépare et organise des spectacles dans tout le département autour de musiques traditionnelles limousines.
  • "M’Danses" organise des séances de danse de salon et, une nouveauté, de Country danse line.
  • "Saint Denis Union Sports" est une école de cyclisme qui a pour vocation de former les jeunes à ce sport et d'organiser les courses cyclistes à l'occasion de fêtes locales de Saint-Denis-des-Murs et de Masléon. * "La Gym’V" organise des séances de gymnastiques. S'y ajoute le club de pétanque, un club canin et, en projet, une école de football à Saint-Denis-des-Murs.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village du "Chatenet" est le véritable « centre » de la commune. Il accueille en effet la majeure partie des équipements de la commune, la salle des fêtes, le terrain de sport, et accueillait, avant le remplacement, dans les années 2000, de l'unique bureau de poste qui est maintenant situé dans le bâtiment de la Mairie.

La commune accueille notamment divers bâtiments et objets inscrits ou classés aux Monuments Historiques (MH) :

  • la gare de Saint-Denis-des-Murs, sur la ligne de Limoges-Bénédictins à Ussel dite officiellement ligne du Palais à Eygurande - Merlines.
  • l'église Saint-Denis remaniée au XVIIIe siècle autour d'un chœur de la fin du XIe siècle (ou du début du XIIe siècle) est inscrite aux Monuments Historiques en 1992. C'est une église à nef unique avec abside semi-circulaire de plan pentagonal dont 4 côtés sont évidés chacun par une arcature aveugle en plein-cintre, la baie axiale est également en plein-cintre. Le clocher en bardeaux est à flèche polygonale construit sur un massif de maçonnerie formant porche en remplacement du mur occidental d'origine. La cloche qu'il porte est datée de 1823. L'église comporte notamment :
    • Un chœur inscrit aux Monuments Historiques en 1992.
    • Un fronton de retable du XVIIe siècle, remonté au-dessus d'un autel et d'un tabernacle du XIXe siècle, orné d'une statuette de la Vierge à l'enfant et d'une paire d'anges adorateurs. Le fronton dans son ensemble est inscrit au titre des objets aux Monuments Historiques en 1980[24].
    • Deux personnages de crèche (une Vierge et un Saint-Joseph) : inscrits aux Monuments Historiques en 1980
  • une croix de pierre du cimetière qui est inscrite aux Monuments Historiques en 1989
  • "l’Oppidum de Villejoubert"  a été classé aux Monuments Historiques en plusieurs parties, d’où plusieurs dates de classement, 1981, 1988 et 1989. Près du village de Boulade, à l'Ouest de l'oppidum fut découvert une sépulture gallo-romaine dont un coffre et une urne funéraire qui sont à la mairie.
  • "le Château du Muraud", qui surplombe le point de confluence de la Vienne et de la Maulde, reconstruit au XVIIe siècle sur l'emplacement d'une forteresse du XIIe siècle. Une légende[11] raconte que la fille du seigneur du Muraud serait tombée amoureuse d'un berger. Son père, pour empêcher cette idylle l'aurait enfermée au sommet d'une tour du château qui surplombe la Maulde. Elle préféra se donner la mort en se jetant dans cette rivière. Ce serait en souvenir de cette jeune femme, Maud, que la rivière a pris son nom.
  • "le Château de Montjoffre" - XVIIIe siècle.
  • dans le village de "L’Usine", dans une boucle de la Vienne, l'ancienne usine Huillards[25]. Elle fut construite en 1894, près de l'ancien moulin à papier de la Borie. Elle produisait des extraits tannants et s’est arrêtée en 1953. Le bâtiment, unique en son genre dans la région, présente une structure métallique de type Eiffel avec un remplissage de brique. Il est malheureusement aujourd’hui en mauvais état. En amont se trouve une digue qui dévie une partie des flots de la Vienne pour alimenter en eau une micro centrale hydroélectrique, dite de La Borie, qui est autorisée à produire de l’électricité par arrêté préfectoral du 14 septembre 2000 pour une durée de 40 années. Cette électricité est revendue en totalité à EDF. La Production moyenne annuelle de la centrale est de 450 000 kW. Le 18 avril 2014, a été réalisé, dans ce site de "L'Usine", des séquences de tournage de la série « Un village français[26] » (saison 6).
  • Le Circuit des Tupes est un circuit de randonnée pédestre, équestre et cycliste de 13 km de niveau moyen[27] au Sud de la commune.
  • Le Monument aux Morts situé au croisement de la D 39 a 2 et d'un chemin vicinal où est répertorié les noms des soldats morts aux combats de 1914/1918 et 1939/1945

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune accueille une bibliothèque[28] qui est au rez-de-chaussée de la Mairie. Elle donne accès à près de 2400 livres (principalement des livres pour adultes mais aussi pour les jeunes). Ils sont prêtés gracieusement et pour une période convenant à chaque emprunteur. Tous les ans, la Mairie achète quelques livres et trois fois par an, le bibliobus passe renouveler certains livres prêtés par la Bibliothèque départementale de prêt de Limoges (actuellement 200 livres sont prêtés par cet organisme).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Claude-Henri Gorceix, né le 19 octobre 1842 et décédé en 1919. Après ses études à l'École Normale Supérieure, il fut instituteur à l'École Française d'Athènes alors qu'il menait des études sur le volcanisme. En 1874, il arrivait à Rio de Janeiro au Brésil et en 1875, fondait Escola de Minas de Ouro Preto (l'École des Mines d'Ouro Preto). Un monument est dédié à sa mémoire au village.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nombreux articles disponibles à la bibliothèque municipale de Saint-Léonard-de-Noblat : principalement "Travaux d'archéologie limousine", mais aussi revue "Mémoire d'Ici" (no 6 / 2002 : Nos ancêtres les gaulois ... au camp fortifié de Villejoubert, M. Patinaud)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Préventions des risques, mines et carrières », sur ww.limousin.developpement-durable.gouv.fr,‎ 02/09/2014 (consulté le 02/09/2014)
  2. « Dossier départemental des risques majeurs de la Haute-Vienne », sur www.haute-vienne.gouv.fr,‎ Décembre 2010 (consulté le 02/09/2014)
  3. « Le Risque d'inondation », sur www.haute-vienne.gouv.fr,‎ Décembre 2010 (consulté le 02/09/2014)
  4. « Le risque de mouvement de terrain », sur www.haute-vienne.gouv.fr,‎ Décembre 2010 (consulté le 02/09/2014)
  5. « Le risque événements climatiques », sur www.haute-vienne.gouv.fr,‎ Décembre 2010 (consulté le 02/09/2014)
  6. « Le risque Séismes », sur www.haute-vienne.gouv.fr/,‎ Décembre 2010 (consulté le 02/09/2014)
  7. « Le risque Rupture de barrage », sur www.haute-vienne.gouv.fr,‎ Décembre 2010 (consulté le 2 septembre 2014)
  8. « Le risque Transport de marchandises dangereuses », sur www.haute-vienne.gouv.fr,‎ Décembre 2010 (consulté le 02/09/2014)
  9. « Le risque industriel », sur www.haute-vienne.gouv.fr,‎ Décembre 2010 (consulté le 02/09/2014)
  10. Abbé André Lecler, Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, Limoges, Réimpression en un seul vol., Marseille, Laffitte,‎ 1976, 912 p., p. 622 à 625
  11. a et b Jean-François Julien, La Haute-Vienne secrète – 100 commune à découvrir (volume 2), Limoges, Hors série du Populaire du Centre,‎ 2008, 144 p. p., p. 96 & 97
  12. « Villejoubert en Limousin (page 1 / 3) », sur www.limousin-archeo-aero.fr (consulté le 6/11/2014)
  13. a, b et c Ouvrage collectif, La Combade - Première partie : La Rivière, Châteauneuf-la-Forêt, Société historique de Châteauneuf-la-Forêt et de son canton,‎ 1999, 147 p. (lire en ligne), p. 106 et suivant
  14. « Plan du cadastre napoléonien : Saint-Denis-des-Murs », sur Archives Départementales de la Haute-Vienne, Conseil général de la Haute-Vienne
  15. La Combade - Première partie : La Rivière, Société historique canton de Châteauneuf (lire en ligne), p 46 et suivantes
  16. « Fiche Mérimée sur les travaux de 1780 », sur www.culture.gouv.fr,‎ 1980 (consulté le 14 août 2014)
  17. « Rapports et délibérations - Conseil général de la Haute-Vienne 1874 », sur gallica.bnf.fr (consulté le 17 août 2014)
  18. La Combade - Première partie : La Rivière, Société historique canton de Châteauneuf (lire en ligne), p. 125
  19. « La micro centrale hydroélectrique de la Borie », sur www.saintdenisdesmurs.fr,‎ 2010 (consulté le 26 août 2014)
  20. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  23. « Présentation de l'école de Saint-Denis-des-Murs », sur www.saintdenisdesmurs.fr,‎ 2014 (consulté le 26 août 2014)
  24. « Fronton de retable de l'église Saint-Denis », sur www.culture.gouv.fr,‎ 2006 (consulté le 27 août 2014)
  25. « Présentation de la commune », sur www.saintdenisdesmurs.fr,‎ 2014 (consulté le 26 août 2014)
  26. « Tournage « Un village français « - Sains 6 », sur www.saintdenisdesmurs.fr,‎ 2014 (consulté le 09/09/2014)
  27. « Les Tupes », sur www.saintdenisdesmurs.fr,‎ 2006 (consulté le 09/09/2014)
  28. « La Bibliothèque de Saint-Denis-des-Murs », sur www.saintdenisdesmurs.fr,‎ 2014 (consulté le 26 août 2014)