Châlus

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Châlus
Le château de Châlus-Chabrol dominant la ville.
Le château de Châlus-Chabrol dominant la ville.
Blason de Châlus
Héraldique
Châlus
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Châlus (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des monts de Châlus
Maire
Mandat
Alain Brézaudy
2008 - 2014
Code postal 87230
Code commune 87032
Démographie
Gentilé Châlusiens
Population
municipale
1 615 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 21″ N 0° 58′ 53″ E / 45.6558333333, 0.981388888889 ()45° 39′ 21″ Nord 0° 58′ 53″ Est / 45.6558333333, 0.981388888889 ()  
Altitude Min. 310 m – Max. 444 m
Superficie 27,98 km2
Localisation

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Liens
Site web Mairie de Châlus

Châlus est une commune française située dans le Limousin, en Haute-Vienne, au sud-ouest de Limoges et au nord-est de Périgueux. Elle est connue pour être le lieu où le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion fut mortellement blessé en 1199.

Sa position dans les monts de Châlus, au carrefour naturel de routes anciennes, se traduit par les influences mêlées du Limousin, du Périgord et de la Charente limousine dans l'hydrographie, le climat, le relief ou encore les styles architecturaux. Ce caractère de frontière a orienté un développement fondé sur les échanges, avec des foires au Moyen Âge, et une histoire agitée par les sièges de ses châteaux.

Marquée par l'activité agricole et l'exploitation du châtaignier, son économie a vu l'industrie se développer avec le chemin de fer, jusqu'à la contraction de sa population dans le dernier quart du XXe siècle.

L'installation récente de populations rurbaines ou britanniques apporte une stabilisation démographique qui traduit un renouveau. Axé sur le tourisme et le développement durable, ce renouveau, illustré par exemple par la création du parc naturel régional Périgord-Limousin, intègre les atouts traditionnels du territoire, tels que la forêt et le bois, mais aussi le développement de services médico-sociaux, éducatifs et sportifs.

Constituant un pôle de services intermédiaires dont la promotion est portée par des rendez-vous épisodiques tels que la félibrée ou, en 2009, le tour du Limousin, Châlus doit sa renommée à l'aura de personnalités dont le souvenir y est attaché, de Richard Cœur de Lion à Pierre Desproges en passant par Georges-Emmanuel Clancier ou Lawrence d'Arabie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sur la carte de la Haute-Vienne, position de la commune et du canton de Châlus, à l'extrême sud-ouest de la Haute-Vienne
Situation de Châlus en Haute-Vienne.

Châlus est au centre du pays des Feuillardiers, région naturelle constituée d'un ensemble de collines boisées, bordée à l'est par le pays Arédien, au nord par la vallée de la Vienne, à l'ouest par la Charente limousine et au sud par le Périgord vert.

Communes limitrophes de Châlus
Champsac Pageas
Champagnac-la-Rivière Châlus
Dournazac Bussière-Galant

Topographie, géologie, relief et sismicité[modifier | modifier le code]

Située à 36 km au sud-ouest de Limoges et à 65 km au nord-est de Périgueux (29 et 56 km respectivement en distances orthodromiques)[1], Châlus est la ville principale des monts de Châlus[2], aire géographique d'une altitude maximale de 521 mètres qui constitue les premiers contreforts occidentaux du Massif central avec, plus au nord, les monts de Blond.

Le territoire communal est situé sur un sous-sol de roches métamorphiques, très dur, particulièrement résistant à l'érosion, correspondant au socle cristallin du Massif central, et constitué de gneiss, largement utilisé dans le bâti traditionnel. Il offre un relief assez doux, entre 310 et 437 mètres d'altitude, fait de vallonnements et de fortes collines boisées de taillis de châtaigniers, caractéristiques du paysage.

Toutefois, si au nord de la Tardoire, l'activité agricole et l'élevage dominent le bocage limousin traditionnel, ils sont, au sud, plus imbriqués avec la forêt, où la présence de monts offre des points de vue panoramiques, comme celui sur Châlus depuis Lageyrat.

La géologie châlusienne inclut des massifs de serpentinite, reliques du fond d'un océan disparu au cours de l'édification de la chaîne hercynienne au carbonifère (-350 à -290 millions d'années). Sur cette roche ultramafique et riche en métaux lourds se développe une végétation originale, comme sur la lande de la Martinie[3]. Les sols bruns acides sont, de manière générale, pauvres et peu fertiles.

La sismicité est faible, mais non nulle. Si aucun séisme de magnitude supérieure à 3[Note 1] n'est survenu depuis 1979, la commune se trouve dans l'aire macrosismique de neuf séismes recensés depuis 1925 [4]. Pour deux d'entre eux, la commune est comprise dans l'aire pléisoséiste[Note 2]. C'est le cas pour le séisme du [5] d'une intensité épicentrale de III sur l'échelle MSK64 et pour celui du [6] qui fut d'une intensité épicentrale et ressentie dans la commune de V à VI (l'épicentre de ce dernier peut être localisé entre Châlus et Gorre, par 45° 41' de latitude nord et 0° 59' de longitude est [7]).

Climat[modifier | modifier le code]

Le milieu naturel châlusien est soumis à l'influence d'un climat océanique humide, avec des précipitations assez abondantes[8], et des températures sans excès, que l'altitude et l'exposition contribuent à moduler[9].

Relevé météorologique
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2 4 6 9 12 14 15 12 9 5 3 7,75
Température maximale moyenne (°C) 7 8 11 14 18 21 24 24 20 16 10 8 15,08
Précipitations (mm) 63,7 59,1 47,4 57,1 58,4 55,9 53,1 51,9 54,1 72,6 71,8 68,4 58,46
Source : Msn.météo[10]


Records météorologiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
-19,2
1965
-21,7
1956
-11,3
1964
-5,6
1970
-3,9
1957
1,2
1969
3,8
1954
2,2
1968
-1,2
1962
-5,4
1955
-10,2
1956
-13,6
1967
Record de chaleur (°C)
date du record
17
1975
22
1998
24,7
2005
27,8
2005
29,8
2005
34,7
2003
37,6
2006
37,2
2003
32,6
1987
27,3
1985
22,9
1981
18,3
1983
Record de vent (km/h)
date du record
97
2008
108
1989
104
1982
86
1998
86
2007
86
1993
104
2006
122
2001
86
1993
104
2006
119
1982
148
1999
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
46
1998
57,4
1990
44,6
1988
35,2
2001
66
2007
77,2
1994
67
1978
58
1976
60
1993
50,4
1980
66,2
1983
40,6
1978
Source : Lamétéo.org[11]


Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le lavoir de Buas, à Châlus, traversé par la Tardoire naissante
La Tardoire au lavoir de Buas.
L'étang de Séchaud, à Châlus
L'étang de Séchaud.
Un puits à la ville haute de Châlus.JPG
Puits à la Ville haute.

Châlus est une « aïgue verse » à cheval sur les bassins hydrographiques de la Loire, de la Charente et de la Dordogne. Les fortes précipitations liées à un climat océanique humide et à un sol cristallin imperméable ont induit un réseau hydrographique dense qui modèle fortement le paysage. Les cours d'eau, souvent bordés de ripisylves, maintiennent des corridors écologiques qui serpentent dans des vallons humides et présentent un fort intérêt paysager. L'omniprésence de l'eau sur la commune, riche en sources, serves, puits, lavoirs et fontaines à dévotion, est renforcée par la présence d'un grand nombre d'étangs. Les eaux souterraines, concernées par le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Adour-Garonne, sont, comme l'ensemble des eaux souterraines de la communauté de commune, de bonne qualité physico-chimique, bien que faiblement minéralisées et acides[12].

Le cours d'eau principal, la Tardoire, est une rivière classée en seconde catégorie piscicole sur son cours supérieur. Elle appartient au bassin de la Charente, dont elle forme l'extrémité la plus orientale. La vallée de la Tardoire[13] constitue, comme la lande de la Martinie[14], une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), avec la présence notamment de la loutre, du râle d'eau, du cincle plongeur ou du busard Saint-Martin. Elle prend sa source sur la commune de Pageas, à la sortie d'un étang sous le hameau du Mazaubert[15], puis s'encaisse pour franchir l'ancien moulin entre les châteaux de Châlus Chabrol et de Châlus Maulmont. En aval, la Tardoire perd peu à peu son eau pour alimenter le système de gouffres et de résurgences du karst de La Rochefoucauld, puis ressort, associée à d'autres eaux souterraines dont celles du Bandiat, aux sources de la Touvre[16]. En cas de crue, la Tardoire peut conserver assez d'eau pour constituer un affluent de la Bonnieure. La commune est parsemée de ruisseaux naturels, tels le ruisseau du Lac, qui prend sa source à proximité du lieu-dit « Chareilles » et rejoint la Dronne via les étangs de Maison Neuve (commune de Dournazac) ou le ruisseau des Maisons, qui constitue un site majeur du patrimoine naturel, notamment en raison des populations d'écrevisses à pattes blanches d'intérêt européen qu'il abrite. De multiples rigoles artificielles, de très faible importance, créées pour drainer les vallées humides et amender la terre, participent également au système hydraulique du territoire.

Le territoire communal compte 60 étangs[17] ; la superficie du plus petit correspond à un are et celle du plus étendu est supérieure à deux hectares. Certains d'entre eux alimentaient autrefois des moulins. Les plus récents, qui sont aussi les plus nombreux, sont directement liés au développement d'une société de loisirs. Ils sont, le plus souvent, construits par obstruction d'une petite vallée, ce qui a réduit la surface des zones humides et modifié l'aspect du paysage en le remodelant de façon importante, avec une influence possible sur le climat.

La richesse hydrographique du territoire s'accompagne de nombreux petits ouvrages bâtis : ponts, moulins, lavoirs, abreuvoirs, fontaines, puits. La Tardoire est franchie par une dizaine de ponts, dont le plus important est un petit viaduc à trois arches, dit les trois ponts.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Châlus est accessible de Limoges (35 km) et de Périgueux (65 km) par la RN 21, de Nontron (35 km), par la D707 puis la D85, et enfin la D6 bis en Haute-Vienne, de Saint-Yrieix (28 km) par la D901, de Rochechouart (26 km) également par la D901. En 2004, le trafic moyen journalier recensait 5 726 véhicules au sud de Châlus et 4 621 au nord ; en avril 2007, les départementales 901 et 6b débouchant sur Châlus connaissaient un trafic relativement important avec environ 800 véhicules par jour[18]. Trois lignes de la RDTHV relient la ville à Limoges : la ligne 15 « Limoges — Dournazac » desservant Isle, Aixe-sur-Vienne, Flavignac, Châlus, Dournazac et La Chapelle-Montbrandeix, ainsi que la ligne 16, « Limoges — Châlus » desservant Isle, Aixe-sur-Vienne, Séreilhac, Pageas et Châlus son terminus, et enfin la ligne 60 « Limoges — Bussière-Galant » avec un arrêt au pont. La ligne 63, « Saint-Yrieix-la-Perche — Saint-Junien » fonctionne en période scolaire avec un arrêt place Salvador Allende.

Les trains Intercités desservent Limoges par la gare des Bénédictins. Ils sont accessibles en TER Limousin par la gare de Bussière-Galant, distante de Châlus de 7 km, avec cinq allers-retours en semaine, sur la ligne Limoges - Périgueux, ou par celle de Nexon, à 19 km, avec douze allers-retours en semaine. L'aéroport international le plus proche est l'aéroport de Limoges-Bellegarde à 36 km. En avion de tourisme, la liaison peut s'effectuer à partir de l'aérodrome Maryse-Bastié de Saint-Junien, distant de 36 km également.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Un bâtiment de Châlus ayant conservé sa toiture en tuiles plates anciennes
Une couverture en tuiles plates anciennes
Un des nouveaux lotissements de Châlus, situé aux franges de la zone agglomérée historique
Habitat pavillonnaire aux franges de la zone agglomérée
Une maison bourgeoise de Châlus, située place du marché, avec une étable qui lui est accolée
Une maison bourgeoise et son étable, place du marché
Un chantier de réhabilitation d'un vieux bâtiment, appelé "L'auberge limousine" au cœur du centre historique de Châlus
Un chantier de réhabilitation

L'agglomération s'inscrit dans deux entités paysagères distinctes avec, au nord, le bocage limousin dominé par l'élevage et les prairies permanentes et, au sud, le massif des Feuillardiers, constitué d'un plateau au relief ondulé et au chevelu hydrographique dense où s'imbriquent parcelles agricoles et forestières[19]. Son origine est à rechercher des deux côtés de la vallée de la Tardoire, dans l'urbanisation de promontoires rocheux posés en vis-à-vis, dont le développement réalise un tissu urbain continu. Zone frontière de contact et d'échange entre différentes influences, Châlus est le lieu de rencontre de deux types d'architecture vernaculaire : celle du pays Arédien, plus fréquente au sud de la commune, avec ses toits de tuiles plates anciennes, et celle du pays de Limoges, avec ses couvertures en pentes douces de tuiles canal rouge brique. Si, au XIXe et au début du XXe siècle, la construction de maisons de maître dans les hameaux, et de maisons bourgeoises en ville n'a pas remis en cause la trame urbaine historique, celle-ci est désormais affectée par l'habitat pavillonnaire contemporain, regroupé en lotissements aux franges de la zone agglomérée ou bâti isolément, et par mitage, dans les hameaux.

Le parc de logements, constitué majoritairement de bâtiments anciens, s'élève, en 2006, à 1 068 unités[20]. Selon une étude réalisée de 2003 à 2005, la superficie moyenne des parcelles construites s'élève à 900 m2 dans le bourg, et 2 000 m2 en zone non agglomérée[21]. Les résidences secondaires, au nombre de 123, représentent 11,60 % de l'ensemble des logements. Le statut de propriétaire est largement dominant (en 2006, 24,5 % des logements étaient occupés par des locataires[20]), ce qui s'explique notamment par l'omniprésence de l'habitat individuel (93,5 % des résidences principales en 2007[22]). Les logements sociaux sont peu développés : l'office départemental HLM de la Haute-Vienne (ODHAC) en possède 31, et la commune un seul. Si, en 2006, 156 logements vacants étaient référencés[20], l'offre locative reste insuffisante pour répondre à la demande, tirée dans le bourg par la présence des commerces et services, malgré les onze logements remis sur le marché locatif entre 2000 et 2003 après rénovation réalisée dans le cadre de l'« Opération programmée d'amélioration de l'habitat des Feuillardiers ».

Le bourg est collecté par un réseau d'assainissement collectif de type séparatif dans ses parties les plus récentes (L'Abbaye, La Ville Haute, Le Chêne vert, La Malatie, Les Places), et par un réseau de type unitaire dans ses parties les plus anciennes (Le Nid, Le Bosfranc, La Vieille Ville, La Cité des Granges) relié à la station d'épuration, qui est située à proximité de la chapelle Séchaud. Tous les autres hameaux et les maisons isolées sont soumis à l'obligation de disposer d'un assainissement autonome, bien que certains terrains soient peu adaptés à cette technique. Le réseau électrique appartient au Syndicat d'Électricité de Haute-Vienne. Géré par ERDF, il dessert l'ensemble des zones urbanisées.

Le plan local d'urbanisme, élaboré par la communauté de communes, fixe, parmi ses priorités, le développement de l'habitat par densification des zones urbanisées, en continuité avec le tissu urbain ancien afin d'éviter les phénomènes de mitage[Note 3]. L'éclatement du bourg et des hameaux se poursuit cependant avec la tendance à la rurbanisation, liée à l'influence du bassin d'emploi de Limoges et qui se traduit par d'importants flux quotidiens d'habitants (un comptage de l'observatoire mis en place en 2003 par la communauté de communes sur Châlus et Flavignac a révélé que 44 % des demandeurs de logement travaillent dans l'agglomération de Limoges). Quoique le Limousin constitue la région française où le prix au m² est le meilleur marché, la hausse des prix des terrains à bâtir à proximité immédiate de Limoges, incite les ménages à s'éloigner de la capitale régionale et constitue un potentiel de développement pour la commune[23].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Des maisons anciennes du quartier de la ville haute de Châlus
Maisons à la Ville Haute
 Vue d'une des ruelles tortueuses du quartier noir de Châlus
Ruelle du quartier Noir
Une maison médiévale, à angle coupé afin de permettre aux carioles de tourner, rue Salardine dans le centre de Châlus
Maison médiévale rue Salardine
 Vue de la place du marché de la ville basse de Châlus
Place du marché

Marqués par la coupure de la Tardoire et un relief vigoureux, les quartiers de Châlus se partagent entre le promontoire situé sur la rive droite de la Tardoire, le promontoire situé sur sa rive gauche, et les extensions plus récentes de la zone agglomérée.

La Ville haute, construite sur les faces est et sud-est du promontoire de Châlus Chabrol avec lequel elle se confond, est le quartier le plus ancien. Aujourd'hui en connexion urbaine avec le bourg de Châlus, La Ville haute constituait autrefois une agglomération propre, qui eut ses seigneurs (les Bourbons Châlus, propriétaires du château de 1530 à 1994), sa propre église (les paroissiens de Châlus-Bas allaient à l'église de Lageyrat), et conserve sa place publique, la place du Canton. Cette dernière reçoit l'ancienne route d'Oradour, une voie menant aux moulins et étang de la Tardoire (la rue Mardochée) et la rue Chabrol, la plus vieille de toute la ville, et qui mène aux Cars.

À la différence de La Ville haute, qui constitue un seul quartier, la ville basse, ou Bas-Châlus, ou encore Le bourg, comprend plusieurs quartiers historiques, qui s'articulent entre la rive gauche de la Tardoire et son moulin, une route menant à Nontron, via Dournazac (actuelles rue et place du marché) et une autre menant autrefois à la route royale de Limoges à Périgueux (rue Salardine). Son cœur historique, le quartier du Fort, est bâti dans l'ancienne enceinte de la forteresse Maulmont (rue Gourdon, ses maisons s'appuient sur ce qui en fut les murailles). Les ruelles étroites et sinueuses de ce quartier[Note 4], plongées dans l'ombre de la tour Maulmont furent, selon ses évocations dans Quadrille sur la tour et L'Enfant double, le terrain de jeux d'enfant de l'écrivain poète Georges-Emmanuel Clancier. Le Quartier noir, entre le Fort et le cours de la Tardoire, renforcé par le tracé de l'actuelle route d'Oradour, abrita sur les berges de l'étang de la Fabrique, la dernière forge de Châlus. Le quartier de la Place du Marché, qui va de la place de la fontaine à la route du Châtaignier, était le lieu des anciennes halles. Sa partie basse, rebaptisée récemment « rue du marché », était autrefois le marché aux cochons. Le Pont, sous lequel coule la Tardoire, est situé au carrefour des routes de Rochechouart à Saint-Yrieix et de Limoges à Périgueux. Le Champ de foire date de 1833, année au cours de laquelle, pour la première fois, ce lieu fut mis à disposition des marchands de bestiaux par la municipalité pour accueillir les foires de la Saint-Michel et de la Saint-Georges, qui se tenaient traditionnellement sur les anciennes terres de l'abbaye de l'Abeille.

Les noms de ces quartiers anciens restent des repères usuels, alors que ceux des rues ne sont d'usage courant que pour les plus anciennes, comme Salardine ou Mardochée.

Des quartiers plus récents complètent la zone agglomérée. Ils s'étendent, de part et d'autre des deux pôles historiques, aux lieux et sur les terres d'anciens villages, rattrapés par l'urbanisation. C'est le cas, par exemple, des villages des Mettes, des Granges, des Places, du Nid, du Bosfranc, qui constituaient au XVe siècle une seigneurie (Jean de Brie en était seigneur en 1451) ou de La Tranchardie, ancienne seigneurie de la paroisse de Lageyrat dont le titulaire était, en 1587, Jacques des Champs, conseiller et secrétaire du roi de Navarre, trésorier et receveur général du Limousin et Périgord[24].

La construction, au XIXe siècle, de la nouvelle route d'Oradour, qui aboutit en ville au quartier du Pont, et la postérité de l'axe routier Limoges-Périgueux, excentré par rapport au bourg sont à l'origine de la transformation de quartiers, qui, tels La Ville haute puis Le Fort, très marchands au XIXe siècle, sont exclus des zones de passage. Les quartiers commerçants, qui n'offrent que très peu de parkings et des rues étroites, se réduisent aujourd'hui à la rue Salardine, à la rue Nationale et à la partie haute de la place du Marché, dénommée place de la Fontaine.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les Granges
Une ferme très ancienne au Roule, un village de Châlus
Le Roule
Les Gannes

Les hameaux, appelés « villages » en Limousin, se présentent traditionnellement sous la forme du regroupement serré de quelques habitations intergénérationnelles, d'une ou deux granges et d'un puits, auxquels est souvent adjoint un séchoir à châtaignes appelé clédier. Ces bâtiments sont posés sans recherche de parallélisme, sans rue ni organisation structurée apparente, mais autour ou à proximité d'un espace public partagé : le coudert. Livré aux animaux de basse-cour (cochons, volailles), ce dernier fait également usage de « place publique », de lieu de sociabilité du village[25].

Si, à l'exception de ceux qui sont situés le long des routes principales, les villages présentent les caractéristiques d'un habitat rural dispersé, ils s'organisent en fait le long d'anciens axes de circulation, aujourd'hui peu usités. Ainsi, Les Pièces, Le Lac, et La Plagne sont sur l'ancien itinéraire qui menait à l'abbaye de Thavaud (commune de Dournazac), ruinée par les guerres de religions. La Grande Vergne, La Petite Vergne et La Gratte, qui apparaissent aujourd'hui en marge de la route Châlus-Dournazac, sont d'anciennes étapes d'une voie reliant Châlus Chabrol au château de Montbrun (commune de Dournazac). Fontvieille et Les Jarosses sont des étapes d'un itinéraire médiéval reliant l'ancienne paroisse de Lageyrat à Latterie (commune de Dournazac). Selon la même démonstration, La Besse, qui était le lieu d'un pont en bois sur la Tardoire, et Les Courrières, aujourd'hui isolées, sont à rattacher à un ancien itinéraire Châlus-Lageyrat. Enfin, Loriol, isolé dans les bois, était, comme Les Gannes, à proximité du grand chemin d'Oradour, avant que la route actuelle, qui contourne le promontoire de Châlus Chabrol, n'ait été ouverte au milieu du XIXe siècle.

Certains villages, tels Les Maisons, ne donnent pas directement sur la voie principale et ne sont accessibles que par un chemin à usage privatif. Cette configuration en retrait de l'axe routier, maintenant une certaine distance entre le village et la route, visait à prévenir les villageois de l'insécurité qui régnait sur les chemins limousins durant la majeure partie de l'époque médiévale. Pour la même raison, d'autres hameaux, dont Puy Gris, Le Roulle ou Le Puy de Lageyrat, sont construits, malgré leur exposition aux vents, sur les lignes de crête que suivaient préférentiellement les vieux chemins (les pouges)[26].

Parmi les hameaux notables, Le Châtaignier est un village où un trésor monétaire a été fortuitement découvert en 1963-64[27]. Le Mazaubrun est une ancienne seigneurie, qui présente la particularité d'avoir conservé trois de ses mottes féodales. Le hameau des Quatre-Vents est, à 437 mètres, le lieu-dit le plus élevé de la commune, à égalité parfaite avec la borne du Bois de Piolet qui marque la limite entre Châlus et Dournazac.

Depuis la Révolution française, du fait d'une évolution territoriale qui lui fut systématiquement favorable, Châlus s'est enrichi de 18 villages. En 1790, date de création du canton de Châlus, la commune de Lageyrat a fusionné avec celle de Châlus (la paroisse de Lageyrat, dite paroisse Saint-Étienne, dont Châlus-bas dépendait depuis 1498, subit le même sort, en 1806). En 1959, La Borie, L'Age, Landrevie, Bouchetort, Le Mazaubrun, Chareilles et La Petite Jaline, détachés de la commune de Pageas, sont rattachés à Châlus. En 1966, à la demande de leurs habitants, ce sont Chanteloube, La Grande Vergne, La Petite Vergne, Le Bos, Fantaisie, La Gratte, Gouhaud, La Gareille, Le Lac et Le Petit Lac qui sont soustraits du territoire de Dournazac et rattachés à la commune[28].

Depuis la fin du XXe siècle, les villages de la commune bénéficient d'un phénomène de rurbanisation, lié à l'établissement de populations d'origine anglo-saxonne ou autochtone, et travaillant sur les bassins d'emploi d'Aixe et de Limoges.

Toponymie[modifier | modifier le code]

 Dessin réalisé en 1700 par Louis Boudan, représentant le château de Châlus-Chabrol en 1460 et portant la mention "Chailus", ce qui correspondait à la prononciation en patois
Châlus en 1460, par Louis Boudan, 1700, Paris, Bibliothèque nationale de France.

Châlus porte le nom de Chasluç en limousin, un dialecte de l'occitan. Localement, en patois châlusien, le nom de la ville s'est toujours prononcé « Chèlu », comme l'illustre la mention portée sur un dessin de 1700, représentant le château de Châlus en 1460.

La première mention de Châlus apparaît dans la Vita Brevior de saint Waast, rédigée au VIe siècle, lequel serait né en un lieu appelé Leucus, qui pourrait être Châlus, alors issu de Castrum Leucus. Ensuite, on trouve les formes Castel Lucius et Castelluccio citées dans deux chartes du cartulaire de l'abbaye de Beaulieu de 885.

Les érudits des siècles antérieurs au XXe utilisent des faits historiques, plus ou moins avérés, pour en déduire l'étymologie de Châlus. Ainsi, Jourdain de la Fayardie, archéologue des monuments antiques de Périgueux attribue vers 1750 la fondation de Châlus, comme celle d'un lieu-dit Châlus situé près de Montpont en Dordogne, à Lucius Munatius Plancus[29]. Il se base en effet sur la latinisation médiévale artificielle Castel Lucius.

D'autres développent leurs hypothèses à partir du nom de Châlus Chabrol, tout en ne tenant compte également que de la forme ancienne Castel Lucius, complétée d'une hypothétique forme ancienne Capreolus pour expliquer Chabrol. Ces deux mots mis côte-à-côte contiendraient le nom d'un romain, Lucius Capreolus, proconsul d'Aquitaine sous Auguste (et petit-fils du proconsul Duratius) et Châlus Chabrol aurait été anciennement le Castrum Lucius Capreolus [30]. Ce dernier terme latin a par ailleurs donné le terme occitan limousin chabrol « chevreuil », à l'origine du patronyme Chabrol. Cette croyance était renforcée par une légende[31], selon laquelle les terres de Châlus recèlent un trésor, constitué d'une collection de statues en or grandeur nature représentant la famille de Lucius Capréolus, et qui aurait été la cause du siège de Châlus par Richard Cœur de Lion. Les quilles du blason de la ville, représentant le proconsul romain Capréolus et sa famille, reprennent cette légende. Pour d'autres, l'élément Chabrol correspond au nom commun chèvre (chevreuil), du fait que le château est posé sur un site escarpé et qu'un chemin de chèvres y menait... ou que seules les chèvres pouvaient y monter. Ces spéculations anciennes sont remises en cause au moins à partir de 1854[32].

Châlus est une contraction de Chastelus. Ce toponyme correspond à un type occitan, issu du gallo-roman méridional castelluciu, composé apparent des éléments castellu, château, et du suffixe uciu, analysé par Auguste Longnon, Albert Dauzat et Charles Rostaing qui citent le bas latin castellucium, dérivé de castellum « fort » avec le suffixe -ucium[33],[34].

Le nom du premier château de Châlus est attaché à celui du chevalier Bernard Chabrol qui le construit au XIe siècle, sur la base de vestiges plus anciens, et sur demande du vicomte de Limoges. De même Châlus Maulmont vient de Géraud de Maulmont, qui fait construire ce château en 1275, en même temps qu'il agrandit Chalucet.

L'omniprésence de l'eau sur le territoire communal se traduit dans la toponymie de nombreux lieux-dits, comme l'illustrent Fonvieille, issu de l'occitan font viélha « vieille source », La Ribière de ribièra « terrain près d'un cours d'eau, d'une zone humide », Les Courrières directement issues de courrièra, « rigole d'écoulement, ravine » ou Buas, qui est un féminin pluriel, peut-être dérivé du francique buka signifiant « cruche, conduite d'eau, lavoir »[35].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Châlus.

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Un des mégalithes découverts à proximité immédiate du château de Châlus Chabrol
Un des mégalithes de Châlus

Les mégalithes retrouvés sur la butte de Châlus Chabrol confirment une occupation humaine du promontoire de la Ville Haute dès le néolithique.

À l'est du bourg, sur le plateau du lieu-dit « Les Quatre-vents », à cheval sur les bassins hydrographiques de la Loire, de la Charente et de la Dordogne, un important carrefour de six grands chemins protohistoriques a été identifié. Ses voies principales menaient, au sud-ouest, via Lageyrat, vers Cassinomagus (Chassenon) ; au nord, par le Tuquet de la Garde où un raccordement se faisait avec une voie venant du Haut Châlus, vers le Jutland (pays de l'ambre) ; au sud, par le village de la Petite-Jaligne, vers l'Espagne et, au nord, par le village de La Garenne, vers Limoges[36].

L'époque gallo-romaine a également laissé des tessons de poterie et des tesselles de mosaïque trouvés en 1949 à Lageyrat, ainsi qu'une voie romaine qui reliait Vésone (Périgueux) à Augustoritum (Limoges) et comportait une station Fines (frontière), située entre Firbeix et Châlus [37].

Dès l'époque mérovingienne, le site de Châlus Chabrol est fortifié. Des armes, caractéristiques de cette époque, ont été découvertes sur le site à proximité de la base ouest du château par le commandant Teillard lors de sa campagne de fouilles de 1926[38].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est au Moyen Âge, période au cours de laquelle Châlus connaît quatre sièges, que l'histoire locale est la plus riche, du fait de sa position stratégique entre le Limousin et l'Aquitaine et de la lutte pour le contrôle de ces territoires à laquelle se livrent alors les rois de France et les ducs d'Aquitaine, également rois d'Angleterre.

Châlus-Chabrol est érigé au XIe siècle, sur l'initiative des vicomtes de Limoges, afin de contrôler l'itinéraire de Limoges vers le Périgord, détournant ainsi la voie qui menait de Bourges à Bordeaux et passait alors par Lastours[39]. La création d'une abbaye dépendant des augustins de Limoges à proximité du château de Châlus Chabrol, alliée à la fréquentation du nouvel itinéraire Limoges-Périgueux via Châlus et Aixe (qui reprenait en grande partie un itinéraire antique[40]), entraînent le développement du bourg castral (Châlus haut). Les moines organisent des foires, dont la Saint-Georges et la Saint-Michel, qui se tiennent encore en 2009 à Châlus, et qui furent un temps parmi les plus réputées de France pour le commerce de chevaux[41].

Article détaillé : Histoire des foires de Châlus.
Dessin médiéval conservé à la British Library et représentant, d'un côté Richard Cœur de Lion en captivité en Allemagne et, de l'autre, Richard Cœur de Lion sous les remparts de Châlus
Mort de Richard Cœur de Lion : la plus ancienne représentation connue. Londres, British Library.

En 1193, Châlus connaît son premier siège. Le château, comme d'autres places limousines, est pris et pillé par des soldats brabançons, en guerre contre Sébrand Chabot, l'évêque de Limoges.

En 1199, lors du second siège de Châlus Chabrol, Richard Cœur de Lion meurt. C'est un événement historique de premier plan pour la politique européenne, qui va permettre au Capétien Philippe Auguste d'accroître considérablement le territoire du domaine royal, posant les fondements du futur territoire national.

Châlus connaît son troisième siège en 1265. Mené par Bozon de Bourdeilles, qui conteste à Adémar de Maulmont ses droits sur la place, il aboutit à l'occupation de Châlus par Bozon et à l'exécution d'Adémar de Maulmont[42].

En 1280, le fils d'Adémar, Géraud de Maulmont, chanoine de Limoges et chapelain du roi, récupère la terre et la juridiction de Châlus Chabrol qu'il reçoit en fief d'Arthur II de Bretagne et de Marie de Limoges[43], en reconnaissance du service rendu par son jugement arbitral de 1276, favorable à la vicomtesse, par lequel il réglait les droits respectifs de celle-ci et de la ville de Limoges. Après avoir pris possession de Châlus en armes, accompagné de plusieurs gens de guerre en raison d'un différend avec Aymard, comte de Rochechouart (Aimery IX, dans la lignée des vicomtes de Rochechouart), relatif à la justice du bourg d'Oradour, revendiquée par l'un et l'autre, Géraud de Maulmont fait construire, face à Châlus Chabrol, un second château : Châlus Maulmont.

En 1307, une contestation entre les héritiers de Géraud de Maulmont offre l'occasion à Philippe le Bel de se rendre acquéreur des châteaux de Châlus. Traitant par échange avec Guillaume de Chanac, exécuteur testamentaire, il acquiert le comté de Bourdeilles, les châtellenies de Châlus Chabrol et de Chalusset, donnant en place aux héritiers Maulmont les seigneuries de Châteauneuf dont le château de Tournoël[Note 5] en Auvergne et de Moret dans ce qui est alors le diocèse de Sens. La validité de cet échange est affectée par la violation de l'acte de donation du comté de Bourdeilles établi en 1283 entre les religieux de Brantôme et Géraud de Maulmont. Une clause de cet acte de donation de 1283 (mentionné par Bernard de Maulmont, abbé de Brantôme et frère de Géraud, en août 1294[42]) prévoyait le gré et l'autorisation de l'abbé et du couvent pour transférer Bourdeilles en des mains plus puissantes, ce qui ne fut pas respecté lors de ces échanges. Le rattachement de Châlus à la France est donc irrégulier au regard du droit féodal (les recours sont toutefois prescrits)[44],[Note 6].

En 1406, Châlus connaît son quatrième siège. Comme Brantôme, la ville est alors prise par des troupes françaises, conduites par Guillaume Le Bouteiller, en campagne contre les Anglais en Guyenne et au Limousin[45].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religions, en 1569, l'armée de Coligny (qui compte dans ses rangs le futur Henri IV alors âgé de 16 ans et son (futur) écuyer, Agrippa d'Aubigné), se regroupe avec les mercenaires du duc de Deux-Ponts, Wolfgang de Bavière et occupe Châlus et ses environs, avec 25 000 hommes. Les deux châteaux, le bourg et les environs de Châlus hébergent alors les 25 000 hommes de l'armée protestante regroupée. À 30 kilomètres de là, en avant de Saint-Yrieix campent les troupes royales, à peu près aussi nombreuses, dirigées par le duc d'Anjou. Les deux armées s'affrontent le 25 juin 1569 à la Roche l'Abeille. Coligny fait prisonnier le condottiere Philippe Strozzi, met en déroute l'armée royale et s'ouvre ainsi la voie du Périgord.

Après cinq années de répit, les guerres entre seigneurs, nobles huguenots et catholiques, reprennent. Elles vont durer encore deux décennies. C'est dans ce contexte, qu'en 1592, Châlus connaît un cinquième siège, mené par Chamberet, gouverneur du Limousin, qui, avec le comte de Busset, sieur de Châlus, et d'autres nobles, assiègent Châlus, bombardent, avec le canon de Limoges [Note 7], son fort défendu par le capitaine Labesse, et s'en rendent maîtres. La ville basse, au prix de meurtres perpétrés dans l'église, est prise par les troupes du vicomte d'Aubeterre, et les sieurs de Lavauguyon, de Palissand et d'Oradour, sollicités par le comte de Busset.

En 1594, les paysans, lassés de ces guerres intestines entre nobles catholiques et protestants, de la destruction des récoltes, des arrestations arbitraires et de l'insécurité, se révoltent et prennent les armes. Cette révolte paysanne, à mettre en parallèle avec les Jacqueries des croquants, est sévèrement réprimée par les hommes du gouverneur du Limousin[46].

Selon l'état des paroisses, en 1688, Châlus Haut et Châlus Bas sont encore un lieu d'étape pour la maréchaussée de la vice-sénéchaussée de Limoges. La ville est décrite comme « bien foulée de gens de guerre », et ses « habitants sont fort fatigués » et « ruinés par le moyen des gens de guerre »[47].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

 La "pleureuse" à cape limousine, statue du monument aux morts classico-pacifiste de Châlus
Monument aux morts de type classico-pacifiste sculpté par Henri Coutheillas

Au XIXe siècle, Châlus se développe grâce à l'élevage bovin et à ses foires. La ville devient un lieu de rencontre dont la renommée dépasse celle du canton, avec des effets sociaux induits, tels la transformation des cafés et auberges en tripots. Le phénomène devient si important qu'il conduit, en 1845, au recrutement par le conseil municipal d'un commissaire de police pour remédier aux désordres entraînés par « la passion du jeu, qui a valu à Châlus une triste célébrité »[48].

Durant la Première Guerre mondiale, en 1917, des troupes américaines stationnent à Châlus et entretiennent des contacts avec la population. La tradition rapporte que les soldats américains dynamitèrent le rocher de Richard Cœur de Lion afin d'en ramener une portion aux États-Unis. Elle rapporte également qu'une réfugiée alsacienne provoqua un scandale public en adressant à celui qui venait d'attenter à sa réputation : « Ose une fois répéter que tu m'as vue me faire biquer par un Américain ! »[49].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en juin 1944 alors que les activités de la Résistance s'intensifient, le délégué militaire interdépartemental des Francs-tireurs et partisans, le commandant, puis lieutenant-colonel commandant interrégional adjoint des Forces françaises de l'intérieur, Louis Godefroy, alias Rivière[50], s'installe à Châlus[51]. Le 12 juillet, un combat implique le maquis Bir-Hacheim et notamment Roger River[52]. Le 16 juillet, le capitaine Jacques Nancy et les 25 hommes[53] de sa section spéciale de sabotage stoppent un train blindé en provoquant la destruction du viaduc de chemin de fer[54].

En 1994, la tour de Châlus Maulmont s'effondre partiellement. La même année, le château de Châlus Chabrol quitte le patrimoine familial des Bourbon-Châlus, qui le détenaient depuis 1530.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L'électorat de la commune est marqué, à l'image du Limousin, par une domination de la gauche socialiste et l'influence communiste. Ce recouvrement idéologique traduit une superposition anthropologique des structures familiales de type souche et de type communautaire, correspondant dans le domaine agraire, à la juxtaposition de la propriété paysanne et du métayage, selon l'analyse développée par Emmanuel Todd[55]. Châlus appartenant à l'espace déchristianisé du centre [Note 8], la droite laïque a, traditionnellement, une audience relativement limitée.

Les résultats électoraux des élections présidentielles de 2007 illustrent bien l'ancrage à gauche de l'électorat. Au premier tour, totalisant 32,49 % des suffrages, contre 25,87 % seulement au niveau national, Ségolène Royal se positionne devant Nicolas Sarkozy lequel rassemble localement 24,58 % des électeurs, contre 31,18 % en moyenne nationale. Lors du second tour, Nicolas Sarkozy, élu président de la République avec 53,06 % des suffrages nationaux, en recueille 42,75 % sur Châlus. Son opposante, Ségolène Royal, qui totalise quant à elle 46,94 % des voix au niveau national en obtient 57,25 % à Châlus[56]. L'ancrage à gauche s'est également exprimé en 2002 lorsque, au premier tour de l'élection présidentielle, Jacques Chirac arrive en tête (23,24 %), tout juste suivi de Lionel Jospin (22,88 %). Du fait des résultats nationaux de Lionel Jospin[57], le second tour, qui oppose dans un duel électoral imprévu Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen (lequel n'a pas dépassé les 10 % à Châlus au premier tour) se traduit localement par un fort recul de l'abstention (15,47 % le jour du scrutin, contre 21,4 % au premier tour) et une mobilisation extrêmement importante de l'électorat en faveur de Jacques Chirac (88,11 % des bulletins exprimés)[58].

Lors des scrutins concernant l'Europe, les Châlusiens votent conformément aux résultats nationaux, en les amplifiant légèrement. Ainsi, lors du référendum du 20 septembre 1992 pour l'adoption du traité de Maastricht, les Châlusiens votent « OUI » à 52,47 %[59] (contre 51,04 % de « OUI » au niveau national) et lors du référendum sur la Constitution européenne du 29 mai 2005, ils votent « NON » à 59,86 %[60], soit plus fortement que l'ensemble du corps électoral français, qui s'est prononcé pour le « NON » à 54,68 % seulement.

Les élections européennes de 2009, dont les résultats doivent être appréciés à l'aune d'une abstention record (49,93 %), restent en conformité avec la tradition électorale châlusienne et donnent 29,19 % à la liste du parti socialiste, 24,42 % à la liste UMP, 9,68 % à la liste Front de gauche, 9,06 % à la liste Europe Écologie, 7,07 % à la liste du NPA et 5,99 % au MoDem. Les autres voix se partagent entre la Liste Écologiste indépendante (3,99 %), la liste Libertas (3,84 %), et les autres listes (dont le FN et LO), qui recueillent toutes moins de 3 %.

Lors des Cantonales de 2008 (Canton de Châlus), qui connaissent un taux d'abstention de 27 %, le châlusien Jean-Claude Peyronnet, candidat du parti socialiste, est élu dès le premier tour. Il obtient 63,51 % (63,09 % sur la commune), face aux deux autres candidats : Jacques Maisongrande du parti communiste (20,78 % et 22,89 % sur la commune) et Marie-Louise Couade du Front national (15,70 % et 14,02 % sur la commune)[61].

Les élections municipales sont traditionnellement, et depuis les années 1970, favorables aux listes agréées par le parti socialiste, allié au parti communiste, au point que dans les années 1980, la droite ne présente plus de liste. En 2008, le scrutin porte cependant une nouvelle équipe, sans étiquette, à la mairie.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

Châlus est située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin et dans l'arrondissement de Limoges. Elle est le chef-lieu du canton de Châlus, qui comprend les communes de Bussière-Galant, Châlus, Flavignac, Lavignac, Les Cars et Pageas.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune de Châlus est incluse dans la communauté de communes des monts de Châlus[62], qui s'est substituée fin 2001 à la communauté de communes du pays de Châlus et regroupe les six communes du canton de Châlus, ainsi que Dournazac, commune du canton de Saint-Mathieu.

Châlus relève du « Pays d'ouest Limousin », échelon de coopération entre collectivités locales, issu de la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire du , complétée par la loi du dite loi Voynet. Il regroupe 57 512 habitants, répartis sur 46 communes et 6 communautés de communes : Feuillardiers, Monts de Châlus, Pays de la Météorite, Val de Vienne, Vallée de la Gorre et Vienne-Glane.

Parc naturel régional Périgord-Limousin[modifier | modifier le code]

Carte du parc naturel régional Périgord Limousin avec indication de la localisation géographique de Châlus
Châlus dans le parc naturel régional

Châlus est situé, pour l'intégralité de son territoire communal et cantonal, dans le parc naturel régional Périgord-Limousin, établissement public créé en 1998 pour protéger et mettre en valeur un grand espace rural de 50 500 habitants sur 180 000 hectares et qui réunit 78 communes (plus un « territoire associé », les lacs de Haute-Charente), deux départements (Dordogne et Haute-Vienne), et deux régions, l'Aquitaine et le Limousin.

Selon ses deux principes fondamentaux « Mieux vivre sur un territoire de qualité » et « Mieux vivre grâce à un développement maîtrisé », le parc a pour vocation de protéger et valoriser le patrimoine naturel, culturel et humain de son territoire en mettant en œuvre une politique innovante d'aménagement et de développement économique, social et culturel.

Ses actions ont également pour but la valorisation des ressources locales dans une perspective de développement durable, l'amélioration de la qualité de l'eau et des hydrosystèmes à l'échelle des trois têtes de bassins versants du Périgord-Limousin, la préservation de la biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique.

Le siège de cet établissement public, qui s'attache à dynamiser l'identité et les liens sociaux du Périgord-Limousin, est situé sur le canton de Châlus, au château du Mas-Nadaud[63] à Pageas.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Châlus.
Ancien hôtel Rougerie, propriété dans laquelle se trouve la mairie de Châlus
Hôtel de Ville

Six maires ont été élus à Châlus depuis 1945 :

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 André Besse - Commerçant
1971 1975 Robert Dolier - Agent de perception
1975 1981 André Mazière - Retraité SNCF
1981 2001 Pierre Charissou PS Enseignant
2001 2008 Pascal Mazeau PS Salarié du secteur privé
2008 en cours Alain Brézaudy Sans étiquette[64] Comptable

De 1530 et jusqu'à la Révolution, Châlus était administré depuis le château de Châlus Chabrol par les comtes de Bourbon-Châlus. La première municipalité date de 1792. Depuis 1945, deux mandatures successives ne sont pas arrivées à leur terme : 1971-1977 et 1977-1983. Robert Dolier est décédé en cours de mandat en 1975 et son adjoint, André Mazière, élu pour finir la mandature en cours (1971 - 1977) et réélu pour la mandature suivante (1977 - 1983), décède en 1981, également en cours de mandat. Pierre Charissou est élu par élections complémentaires des 15 et 22 février 1981 pour finir la mandature.

Le terrain de football porte le nom de stade Robert-Dolier. Le nom d'André Besse a été donné à l'ancienne avenue du champ de foire. Antoine Hallary, Jacques Garebeuf et François Romain ont chacun une rue à leur nom.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Châlus comptait 1 615 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Châlus[65]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 356 1 264 1 426 1 821 1 944 2 057 2 052 2 166 2 053
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 996 1 987 2 109 2 181 2 413 2 530 2 684 2 698 2 589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 641 2 602 2 615 2 543 2 366 2 372 2 557 2 096 1 902
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 042 2 163 2 334 2 074 1 907 1 759 1 652 1 636 1 615
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[66] puis Insee à partir de 2004[67])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie de Limoges, la ville administre une école maternelle de 50 élèves, ainsi qu'une école élémentaire de 55 élèves. Le département gère un collège de 260 élèves, situé à proximité immédiate.

La garderie périscolaire municipale peut accueillir 30 enfants et 12 assistantes maternelles opèrent sur la commune, qui dispose également d'un Centre de loisirs sans hébergement.

Les trois établissements scolaires sont regroupés au sein du « groupe scolaire Pierre-Desproges ». Le collège entretient des relations d'échanges d'élèves avec la Staatliche Realschule de Roth (Moyenne-Franconie, Allemagne) depuis 1991[68]. Outre l'allemand, l'anglais et l'espagnol, l'occitan y est enseigné. Les résultats au diplôme national du brevet ont fluctué de 81,4 % en 2003 à 79,6 % en 2007 [69].

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Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le musicien Salim Nourallah, en concert au bar-restaurant Lawrence d'Arabie
Salim Nourallah au Lawrence d'Arabie[Note 9]

Fin 2009, une quarantaine de structures agissent dans les secteurs de l'action sociale, de la culture, du sport, ou des loisirs et s'impliquent dans la vie associative, jugée particulièrement dynamique[Note 10].

Un club de tarot organise un festival annuel, doté d'un prix du conseil général et d'un prix de la commune[70].

L'académie cyclopédique s'efforce de promouvoir la culture régionale et l'esprit châlusien, celui de Pierre Desproges[71]. Elle organise, à Paris et localement, des animations et événements culturels, tels qu'une évocation de l'histoire cycliste de Châlus, présentée à Paris, à la Maison du Limousin, dans l'exposition Limousin terre de cyclisme, un concours de construction de catapultes à fromage mou[72], et des soirées cabaret au bar restaurant concert « Le Lawrence d'Arabie ».

Des musiciens sur une estrade dans le cadre du festival itinérant "Bouge ton zinc"
Bouge ton Zinc

Depuis 2007, le festival « Bouge Ton Zinc », qui se déroule dans l'ensemble des monts de Châlus, a pour objet l'organisation de fêtes et concerts dans les bistrots. Il affiche à ce titre, et avec le soutien actif du monde associatif, une programmation éclectique de groupes de pop-rock-jazz et de spectacle vivant.

Ce dynamisme associatif est présent de longue date sur la commune puisque dès 1957, un festival départemental donna lieu à la frappe du seul exemple connu de création numismatique spécifique à Châlus[73]. Cette vitalité s'exprime également par l'organisation d'événements ponctuels tels les manifestations de la célébration du huitième centenaire de la mort de Richard Ier d'Angleterre en 1999, l'accueil de la félibrée (qui s'est déroulée pour la seconde fois à Châlus en 2007[74]) ou celui du Tour cycliste du Limousin[75] ainsi qu'à l'occasion de la fête patronale, qui se tient le troisième week-end de juillet, et se conclut par un feu d'artifice le dimanche soir[76]. L'esprit festif, particulièrement en période estivale, génère de multiples manifestations du Comité des fêtes, dont une course de voitures à pédalier[77],[Note 11], ou « Le retour du roi Richard »[78].

Équipements[modifier | modifier le code]

Le centre de secours des sapeurs-pompiers de Châlus
Le centre de secours des sapeurs-pompiers

Châlus bénéficie des équipements administratifs traditionnels d'un chef-lieu de canton, tels que trésorerie, brigade de gendarmerie et bureau de poste.

Les locaux mis à la disposition des associations et des habitants sont une salle des fêtes polyvalente (350 places assises), la salle de l'ancienne école de Lageyrat (150 places), la salle de l'ancienne gare et un Mille clubs (modèle « DC 333 » conçu en 1968 par la société De Coene), dont l'aspect a été modifié par des opérations d'entretien et de mise aux normes, mais dont l'intérêt patrimonial s'accroît avec la disparition de ces structures[Note 12].

La liste des équipements présents sur la commune est complétée par une bibliothèque municipale, intégrée au réseau de bibliothèques de la communauté de communes des monts de Châlus[79], un centre de secours et de lutte contre les incendies[80], deux cimetières (l'un en ville, l'autre au village de Lageyrat), une déchèterie éclairée par électricité photovoltaïque[Note 13], un atelier technique et un dépôt de la Direction départementale de l'Équipement et de l'Agriculture.

L'ensemble du territoire de la commune est desservi par l'ADSL. Toutefois, les villages et hameaux éloignés de plus de 3 km des centraux sont affectés par une réduction des performances de l'internet haut débit.

Santé[modifier | modifier le code]

Un centre de soins infirmiers de la Croix-Rouge française[81] assurant un service de soins à domicile, ainsi qu'un centre du Secours catholique[82] sont présents sur la commune. Une pharmacie et plusieurs professionnels libéraux de santé complètent l'équipement médical local.

Le Centre hospitalier le plus proche est le Centre Jacques Boutard à Saint-Yrieix-la-Perche, le Centre de Centre de convalescence et de réadaptation est celui de La Chesnaie à Verneuil-sur-Vienne, le Centre hospitalier universitaire, celui de Limoges.

Pour répondre aux problématiques du vieillissement de la population, renforcé par l'allongement de la durée de la vie, Châlus dispose, avec l'Association de Coordination des actions en faveur des personnes âgées du canton de Châlus (ACAFPA), d'un réseau gérontologique permettant de coordonner la prise en charge des personnes âgées à domicile. Ce réseau local, intégré au Centre local d'information et de coordination (CLIC) du val de Vienne et des monts de Châlus[83] dont la mission est de développer la collaboration en matière d'intervention en faveur des personnes âgées, compte parmi les plus anciens et a servi d'exemple à de nombreuses structures de coordination gérontologique[84].

Depuis 1970, Châlus dispose d'une maison de retraite médicalisée de 123 places, la Résidence Le Nid, qui est également Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)[85].

Sports[modifier | modifier le code]

Les trois bassins et le solarium de la piscine de Châlus, vue de l'arrière des tribunes du stade de foot
La piscine et ses trois bassins

Au bas du village de vacances La Sapinière, qui compte 21 chalets, la commune dispose d'un Parc des sports. Il comprend un terrain de football avec tribunes et vestiaires, un gymnase, un tennis, un mini-golf, et une piscine (creusée par des prisonniers allemands et inaugurée en 1946), dotée de trois bassins et d'un solarium. Ces équipements sportifs ou de loisir sont complétés par quatre terrains de pétanque et deux terrains de boule lyonnaise, situés sur le boulodrome de l'ancien champ de foire.

Les associations sportives, de football, de gymnastique, de basket-ball (Mont Châlus Basket Ball)[86], de judo[Note 14], de boule, de tennis ou de pétanque[87] bénéficient d'un parc des sports, d'une salle omnisports et d'un boulodrome. La Gaule Châlusienne regroupe les amateurs de pêche.

Médias[modifier | modifier le code]

Si aucune rédaction ou agence locale de presse écrite n'est installée sur la commune, des correspondants relaient les informations locales pour trois journaux de la presse quotidienne régionale : L'Écho du Centre, Le Populaire du Centre et La Montagne. Trois publications sont éditées à Châlus : le Bulletin municipal, le bulletin paroissial En Veillée édité depuis 1946 et, depuis 2001, le Bulletin de l'association Histoire et archéologie du Pays de Châlus.

Les radios locales captées sur la commune sont RTF, Kaolin FM[88], Radio Vassivière et Radio PAC[89]. Depuis l'interdiction de Radio Coulgens[90] en 1996[91] et les déboires de Radio Diffusion charentaise (RDC)[92],[93] qui avait pris son relais, RTL est la seule radio à être diffusée en modulation de fréquence depuis l'antenne de TDF située sur le territoire communal[94].

Bénéficiant de la présence, sur la commune voisine des Cars, d'un émetteur de télévision de forte puissance diffusant les programmes nationaux ainsi que le décrochage local de France 3 Limousin Poitou-Charentes, la télévision numérique terrestre est disponible sur la commune depuis 2010[95].

Le site Internet de la communauté de communes des monts de Châlus a son siège et sa rédaction à Châlus[96].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Châlus relève de la paroisse catholique Saint-Joseph des feuillardiers[97], qui est une subdivision du diocèse de Limoges[98], lequel relève de la province ecclésiastique de Poitiers. La paroisse Saint-Joseph des feuillardiers regroupe sept communes et neuf clochers, dont deux sont situés sur la commune : celui de Notre-Dame-de-l'Assomption dans le bourg, et celui de Saint-Étienne de Lageyrat, dont la sainte patronne est sainte Quitterie.

Fin 2009, en l'absence de prêtre résidant à Châlus, l'animateur de l'équipe pastorale, responsable de paroisse, est un laïc[97].

Une communauté d'Ursulines[99], dite « Ursulines de Chavagnes »[100], réside au presbytère, précédemment occupé par des pères jésuites, où elle anime un lieu source et de prière.

L'église du Haut-Châlus, incluse dans la propriété du château de Châlus-Chabrol et qui recèle les entrailles de Richard Cœur de Lion, est aujourd'hui en ruines. La chapelle Séchaud, n'est qu'exceptionnellement un lieu où la messe est célébrée. Un bras reliquaire étant conservé au presbytère, tout comme une statue de sainte Quitterie, des ostensions[101],[102] pourraient être organisées à Châlus.

Le culte des « Bonnes fontaines », autrefois particulièrement développé, de nature religieuse et préexistant aux cultes chrétiens, semble conserver quelques adeptes[103], sans que la part relevant du folklore ou de la superstition puisse être établie.

Les Témoins de Jéhovah disposent d'un local à Puybos[104].

Économie[modifier | modifier le code]

Activités traditionnelles[modifier | modifier le code]

L'activité économique de Châlus se caractérise par la présence de deux activités traditionnelles, la transformation du bois de châtaignier et l'élevage.

Le travail du bois de châtaignier, « arbre à pain » ou « arbre du pauvre » introduit massivement en Limousin au XVIIIe siècle, est à l'origine d'un métier spécifiquement local, qui apparaît vers 1850[105] : le feuillardier. Ces ouvriers du monde rural, parfois saisonniers, travaillent sur des chantiers d'exploitation de taillis pour des propriétaires forestiers ou des marchands de bois. Travaillant en forêt, dans des loges-ateliers qu'ils construisent eux-mêmes, ils coupent les jeunes barres de châtaigniers qui poussent en « cépée », c'est-à-dire en couronne autour de ce qui aurait pu être le tronc (le cep) de l'arbre s'il n'avait été systématiquement rabattu. Ces tiges, appelées « feuillards » car trop jeunes pour donner des châtaignes et donnant juste des feuilles, sont écorcées ou non selon l'ouvrage définitif, puis coupées en deux dans le sens de la longueur. Les feuillards ainsi travaillés servent à la confection de cercles de barrique, de panier à crustacés, de piquets (dont carrassones et échalas pour les vignes) ou des lattes[106]. Œuvrant en extérieur, sans outillage mécanique, le feuillardier passe beaucoup de temps à entretenir les taillis, préparer les nouvelles cépées, à tailler, à ranger et à porter, tout en étant payé à la pièce ou au mille feuillards produits. Ces rudes conditions de travail et de rémunération ont généré, au début du XXe siècle, d'importants mouvements sociaux, comparables à ceux des ouvriers de la porcelaine, bien que le syndicat des feuillardiers de Châlus, possédant une forte personnalité, n'était pas toujours en accord avec les décisions des autres sections syndicales[107]. Si le métier de feuillardiers a pratiquement disparu, la transformation du bois de châtaignier reste un secteur économique important à Châlus[108], où se tient tous les ans le seul salon de France entièrement et exclusivement consacré à la promotion du bois de châtaignier. Baptisé « Châtaignier en projet(s) » et organisé par le parc naturel régional Périgord-Limousin et la ville de Châlus, ce salon, qui vise à valoriser et moderniser[109] l'image du produit en châtaignier, se veut être un rendez-vous pour toute la filière[110].

Article connexe : Feuillardier.

L'élevage est l'autre activité économique traditionnelle de Châlus dont la situation de carrefour de routes et de frontière entre régions différenciées par la géographie physique et humaine, lui permit, au moins depuis le XIe siècle, de jouer un rôle commercial important avec la tenue de foires et marchés renommés qui constituèrent l'élément majeur de son développement économique jusqu'à la fin du XXe siècle.

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Article détaillé : Histoire des foires de Châlus.

C'est à ces foires et marchés, que Châlus doit le rôle de petite capitale économique qu'elle connut sous l'Ancien Régime, rôle mis en évidence par les différentes unités de mesure propres à Châlus, et dont les valeurs étaient en usage dans des aires d'influence aux contours variables, dans les monts de Châlus ou au-delà[111]. La setérée de Châlus, unité de mesure de superficie valait 34,19 ares. Elle fut utilisée jusqu'au milieu du XVIIIe siècle à Châlus, Marval, Pensol, La Chapelle-Montbrandeix, Milhaguet, Boubon, Saint-Léonard, etc. Elle se divisait en deux héminées, l'héminée en deux quartes, la quarte en quatre coupées. À partir de 1750, la setérée de 20 000 pieds carrés (divisée en 50 perches de 20 pieds de côté) s'y substitue jusqu'à la généralisation du système métrique. La pinte de Châlus, unité de mesure de capacité de matière liquide, contenait 2,380 litres. Le setier de Châlus, unité de mesure de capacité de matière sèche, valait 8,534 décalitres de grain.

Le déclin des foires à chevaux au XVIIe siècle, puis l'évolution plus récente du commerce de bétail a entraîné la fin des foires à bestiaux. Plus récemment encore, la construction de deux supermarchés a réduit le poids relatif des marchés.

Pôle de services intermédiaires[modifier | modifier le code]

Une rue du centre historique commerçant de Châlus
Commerces et services en centre-ville
Le haut de la place du marché, centre historique et commerçant de Châlus
Commerces et services, place du marché
 Des commerces, rue Salardine à Châlus
Commerces et services, rue Salardine

Au début du XXIe siècle, Châlus est un pôle de services intermédiaires, dont le nombre d'établissements actifs s'élève, au 31 décembre 2006, à 155[112],[Note 15]. Ces établissements sont répartis, pour 7,1 % dans l'industrie, 7,1 % dans la construction, 25,8 % dans le commerce et 60,0 % dans les services.

La fonction industrielle est axée sur l'appareillage électrique d'installation, la transformation du bois-ameublement, le bâtiment et l'exploitation du bois de châtaignier. L'usine de construction électrique du groupe Legrand est le premier employeur. Elle est spécialisée notamment dans la réalisation des corps de cartouches fusibles[Note 16] en cordiérite et emploie 150 salariés[113]. L'essentiel des terrains de la zone économique de Fontanilles, qui regroupe cinq établissements et 240 salariés, ayant été vendu, une réflexion, menée dans le cadre de la Communauté de communes des monts de Châlus et visant à créer un second parc d'activités, est en cours en 2009[114].

L'activité agricole reste importante, bien qu'entre 1988 et 2000 le nombre d'exploitations agricoles soit passé de 68 à 47 (de 27 à 19 pour les professionnelles). La surface agricole utile atteint 1 765 ha, pour 53 unités de travail (dont 5 salariées). Le cheptel bovin dépasse 3 000 têtes[115] et 9 vaches sur 10 sont de race limousine. Les exploitations ont dans l'ensemble une orientation bovin-viande au nord de la commune, le sud étant plutôt inclus dans un système agro-forestier avec une zone de polyculture-élevage, orientation bovin traditionnel[116].

Châlus est classée en zone de revitalisation rurale. Elle bénéficie à ce titre des mesures fiscales favorisant son attractivité et le développement de son économie. Elle est par ailleurs classée dans les communes touristiques ouvrant droit aux réductions d'impôt pour investissements locatifs dans le secteur du tourisme[117], qui peuvent atteindre 20 000 € sur 6 ans[118].

Les projets communaux reposent en premier lieu sur les atouts touristiques, dont les pouvoirs publics s'efforcent d'organiser l'offre selon une exigence de qualité[119],[120]. L'aménagement d'un pôle touristique multimodal autour de la rénovation de l'ancienne gare et la réhabilitation d'une ancienne auberge en centre-ville destinée à accueillir un espace culturel sont en gestation. Un réaménagement du centre-ville, incluant modification du plan de circulation, réfection des trottoirs et amélioration de l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, est en cours de programmation, de même que la requalification de la RN 21 (première tranche de travaux prévue en 2009-2010). Un site Internet, consacré à la commune, chargé de promouvoir l'économie locale et les activités touristiques, est en projet[114].

Fiscalité et finances locales[modifier | modifier le code]

La fiscalité locale a été caractérisée par une augmentation régulière des taxes prélevées par la commune. La taxe d'habitation a progressé de 10,48 % en 2001 à 11,03 % en 2006, et à 11,14 % en 2009. Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties est passé de 17,81 % à 17,99 % entre 2006 et 2009[121].

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 362 €, ce qui plaçait Châlus au 16 722e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[122] et 38,3 % des foyers fiscaux étaient imposés (contre 19 769 € et 51,7 % en Haute-Vienne)[112].

La taxe professionnelle, unifiée dans la communauté de communes, s'élevait à 13,91 % en 2006 et à 14,08 % en 2009[123].

Les postes clés des comptes de la ville de Châlus s'écartent peu des moyennes des communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé[124].

Emploi[modifier | modifier le code]

Châlus, qui connaît un taux de chômage de 6,9 % selon le recensement de 2006[125], contre 8,8 % en 1999[126], offre de multiples emplois, principalement dans la santé et l'action sociale (maison de retraite, service de maintien à domicile des personnes âgées, professionnels de santé...), le bâtiment[114], les transports, et les services (dont le tourisme).

L'emploi à Châlus se caractérise cependant par la présence de deux secteurs particulièrement dynamiques localement : la filière bois[114] (dans les monts de Châlus, la forêt couvre environ 5 400 ha), et l'élevage bovin[127].

Les banques et les activités immobilières, avec l'arrivée de nouvelles populations (Anglo-saxons et élargissement urbain de Limoges) sont en plein essor en 2009 et l'industrie est principalement représentée par une unité du groupe Legrand[128].

Structure des emplois à Châlus, selon le recensement de 1999

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Châlus 6,8 % 12,2 % 6,8 % 14,2 % 31,8 % 28,4 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[129]

Châlus, chef lieu de canton et pôle d'emplois, concentre, selon les estimations SIRENE d', 45 % des emplois de la communauté de communes des monts de Châlus.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Châlus Chabrol, pris en photo par l'écrivain Renaud Camus
Châlus Chabrol vu par Renaud Camus le 26 juin 2008
Une motte castrale au village du Mazaubrun, à proximité de Châlus
Motte castrale au Mazaubrun
Une pierre tombale médiévale dans le pavage du sol de l'église Saint-Etienne de Lageyrat
Pierre tombale dans l'église de Lageyrat

Châlus Chabrol, un château fort du XIe siècle, surplombe la ville. Son enceinte comprend les vestiges de Notre-Dame du Haut-Châlus, église des XIIe et XIIIe siècles où furent ensevelies les entrailles de Richard Ier d'Angleterre.

Article détaillé : Château de Châlus Chabrol.

Châlus Maulmont, est un château fort du XIIIe siècle, également appelé « le fort ». On en découvre d'importants vestiges en centre-ville.

Article détaillé : Château de Châlus Maulmont.

Châlus Chabrol et Châlus Maulmont sont classés monuments historiques. L'ensemble constitué par le promontoire du château de Châlus Chabrol en ville haute et les abords de la tour de Châlus Maulmont en ville basse est un site inscrit[130].

Les mottes castrales du Mazaubrun sont inscrites à l'inventaire des Monuments historiques[131] depuis 1983. Elles constituent un bel exemple de castrum à mottes multiples, déclassé assez tôt en simple arrière-fief, perceptible dans les sources écrites à compter du XIIIe siècle comme simple repaire[132].

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[133] abrite cloches, statues et tableau classés ou inscrits[134] monuments historiques et provenant de l'ancienne église paroissiale de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge, dont la cloche[135] des pénitents gris de 1718[136].

L'église Saint-Étienne de Lageyrat, distante de quatre kilomètres du bourg, date du XIe siècle et constituait l'église paroissiale de Châlus bas jusqu'à la Révolution. Son cimetière conserve des pierres tombales en granite sculpté des XIe et XVe siècles, dont l'une est dénommée tombeau de sainte Quitterie. Elle fut reconstruite à la fin du XVe siècle et détruite pendant les guerres de religion. Propriété de la commune, elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques[137] depuis 1975.

La chapelle Notre-Dame de Seichaud, édifiée en 1473 par une demoiselle de Maulmont, reconstruite en 1707, est la seule des huit anciennes chapelles construites du XIIe au XVe siècle qui n'a pas disparu (la chapelle Saint-Roch, démolie pour la construction d'un pont de chemin de fer a été remplacée par un petit oratoire).

Les bonnes fontaines (lé bounei foun en occitan) constituent un patrimoine emblématique de la Haute-Vienne, qui en recèle plus de 120[138]. Leur culte, antérieur au christianisme[139], discret et sobre[Note 17], « parallèle et insoumis », relié à la déchristianisation marquée du Limousin, en dépit de relations complexes avec l'Église et le clergé[140], a suscité la confrontation avec les institutions religieuse et médicale. Elles font toujours l'objet de rituels thérapeutiques[141] en fonction de bienfaits ou de qualités thérapeutiques qui leur sont attribués par la coutume. Ainsi, la fontaine Seichaud favorise le mariage (elle fait marier dans l'année les jeunes filles qui la sautent sept fois à pieds joints), la guérison des fièvres et des maux de tête. La fontaine Saint-Roch offre la pluie ; les fontaines Sainte Marguerite et Sainte Quitterie de Lageyrat sont « bonnes » pour les maux de tête et de dents, tout en favorisant également les mariages[142].

La Fonquebure, source magique qui guérit les maux de tête, aurait, selon la légende, une première source souterraine au nord de la commune, dans le Bois du Roy, avant de ressurgir dans un pré à Chandos (commune de Champsac). La fontaine du centre-ville a vu son bassin transformé en Font Crimosana par les porcelaines de Yann Fayaud en 2007[Note 18].

La plaque tombale en porcelaine émaillée de Léon Nicolas et de son fils Julien, tous deux victimes de la catastrophe du métro Couronnes en 1905
Plaque tombale de deux victimes de la catastrophe du métro Couronnes

Le cimetière contient des monuments funéraires remarquables dont les tombes de Martial Dumas, médecin de Napoléon Ier ou de Joseph, dit Paul, Patier, historien du passé de Châlus, ornées, pour les plus anciennes de plaques de porcelaine, à l'exemple de celle de Léon et Julien Nicolas, victimes de l'accident du métro parisien du 10 août 1903.

Le monument aux morts, de type classico-pacifiste, sculpté par Henri Coutheillas[143], est composé sur un plan de l'architecte Élie Berteau, d'un obélisque en granite et d'une statue représentant une bergère recueillie, revêtue d'une mante, cape traditionnelle appelée « limousine ». La mère Milan, habitant la ville haute, mère du premier enfant de Châlus mort à la guerre de 1914-1918, servit de modèle au sculpteur. Inauguré le dimanche , ce monument était entouré d'une grille dotée de fortes pointes jusqu'au milieu du XXe siècle. La grille fut retirée après que Pierre Chaminade, dévalant l'avenue du Champ-de-foire à vélo, se fut empalé sur cette ferronnerie[144].

Les puits de Flayat, Lageyrat, Puy Lageyrat, les Pluviaux, la Ribière, le Châtaignier, la Villehaute, tout comme les clédiers (séchoirs à châtaignes) de La Ribière, La Besse, Lageyrat, La Brouille, La Faye, Le Mazaubrun, les croix et lavoirs constituent également un petit patrimoine bâti remarquable.

Carte postale du début du XXe siècle représentant le rocher de Maulmont comme lieu où serait enterré Richard Cœur de Lion
Rocher de Richard Cœur de Lion

Le Rocher de Richard Cœur de Lion, site inscrit en 1944[145], est une roche qui émerge des herbes dans les prés de Maumont, au bas du bourg. Stationnant à Châlus durant la guerre de 1914-1918, des troupes américaines l'auraient dynamité afin d'en ramener un morceau aux États-Unis. Jouant la carte des provinces pittoresques et du sensationnel, les éditeurs de cartes postales du début du XXe siècle n'hésitaient pas à présenter ce rocher comme étant le lieu où Richard Cœur de Lion aurait été enterré.

Le plus gros séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) d'Europe, d'une circonférence de 13,3 m, se trouve dans un jardin privé[146]. Depuis le passage de la tempête Martin qui s'abattit sur Châlus à partir de 18h15 le , la cime de ce séquoia exceptionnel, qui conserve la circonférence de tronc la plus importante d'Europe, fut arrachée sur environ 20 mètres[147].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'association « Histoire et archéologie du Pays de Châlus », créée par Maurice Robert et Gabriel Fontanille, reprenant le travail de Paul Patier et présidée par Andrée Delage, s'attache à la valorisation du patrimoine historique, bâti et culturel, du Haut Limousin.

L'association « Vie Lageyrat »[148] contribue à la conservation, la valorisation et l'animation du patrimoine et du site de Lageyrat. Elle rassemble plus d'une centaine d'adhérents qui organisent une fête, l'avant dernier week-end de mai, avec un marché gastronomique, artisanal et floral, une brocante, une exposition dans l'église, un déjeuner et diverses autres animations.

Ces événements ponctuels peuvent également s'appuyer sur des amateurs éclairés, dont certains ont constitué de vraies collections, mises en scène à l'occasion d'expositions ou de journées d'animation publiques. Ainsi, un Châlusien passionné a rassemblé plusieurs centaines de postes de radio et de télévision (collection Belair), un autre plusieurs milliers de pipes, un autre encore différents accessoires et matériels de lutte contre les incendies : seaux, casques, haches, épées, grenades extinctrices, pompes ainsi que des véhicules anciens, dont trois Laffly (collection Vignéras)[Note 19].

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Littérature et cinéma[modifier | modifier le code]

 Couverture du roman de Georges-Emmanuel Clancier : "Quadrille sur la tour"
Quadrille sur la tour

Châlus constitue le cadre ou la référence géographique de romans et d'essais, tels que Des femmes qui tombent de Pierre Desproges, ou Quadrille sur la tour de Georges-Emmanuel Clancier[149]. Elle est également citée dans La Terre aux loups de Robert Margerit, ainsi que dans le tome sept, Quand un roi perd la France, des Rois maudits de Maurice Druon ou dans le Richard Cœur de Lion de Walter Scott.

Châlus est par ailleurs source d'inspiration pour Théodore Agrippa d'Aubigné qui, dans Les Aventures du baron de Faeneste, met en scène un dialogue entre Henri IV et un personnage imaginaire dénommé « Châlus de Limousin »[150]. Dans Une ville de garnison, Alfred Assollant imagine un certain Bertrand de Presles, comte de Châlus, en compagnon de Godefroy de Bouillon lors de la première croisade[151], montant le premier sur les remparts d'Antioche, qui semble inspiré par le personnage de Gouffier de Lastours. Châlus fut également source d'inspiration pour Philippe Ébly qui, dans le tome II, Celui qui revenait de loin, de la série fantastique Les Conquérants de l'impossible, fait apparaître pour la première fois le troisième protagoniste de la série sous le nom de Thibaut, duc de Châlus. Ce personnage pourrait avoir contribué à inspirer celui du comte de Montmirail, interprété par Jean Reno dans Les Visiteurs. Enfin, le siège de Châlus a fourni à Walter Scott pour Ivanhoé le canevas du siège du château de Front-de-Bœuf.

Par deux fois, en 1976 et 2010, le cinéma hollywoodien évoque Châlus. Le film La Rose et la Flèche (1976), avec Sean Connery et Audrey Hepburn, s'ouvre sur le siège de Châlus par Richard Cœur de Lion, joué par Richard Harris. De même, les premières minutes du Robin des Bois de Ridley Scott, avec Russell Crowe et Cate Blanchett, qui fait l'ouverture du festival de Cannes 2010, reconstituent la bataille de Châlus[152], [153].

En 2014, Châlus sert de cadre à un épisode de la saison 6 de la série télévisée Un village français tourné dans la maison Moins, une bâtisse de 1827[154].

Poste et philatélie[modifier | modifier le code]

La création d'une poste à Châlus remonterait à Louis XI avec l'établissement d'un relais aux Granges, sur la route royale (actuelle RN21) de Limoges à Périgueux. Entre 1610 et 1632, Pierre, dit Pascaud, et Martial de Villoutreys en sont les maîtres[155]. Au début du XIXe siècle, le nombre de chevaux de poste en service au relais des Granges reste conséquent et varie de 10 à 19[156]. À la fin du siècle, et jusqu'à la moitié du XXe siècle, le bureau de poste, limité au transport du courrier, connaît de nombreux emplacements. Après avoir été situé en de multiples endroits, puis en bas de la place du Marché (dans une maison construite en 1826 par la famille Forgeront), il est actuellement place Cardaillac, au lieu de l'ancienne mairie, elle-même construite au lieu de l'ancienne église.

Émis en France depuis le 1er janvier 1849, le timbre-poste est utilisé à Châlus dès le 24 janvier, comme le montre la plus ancienne enveloppe, destinée à un banquier, affranchie localement avec un Cérès 20 centimes noir, qui ait été conservée. Le fait est notable car, jusqu'au 1er juillet 1854, le timbre-poste est peu utilisé, l'ancien système de port payé par le destinataire restant en usage. Ce n'est qu'à partir de 1854, quand la Poste différencie les tarifs du courrier prépayé (affranchi de port) et de la lettre en port à percevoir, que son utilisation se généralise.

Le , la ville de Châlus héberge la Journée du timbre[157], ce qui est l'occasion d'une émission premier jour.

En 1999, la Poste édite un timbre-poste commémorant le 800e anniversaire de la mort de Richard Cœur de Lion, et organise une nouvelle émission premier jour à Châlus. Dans le cadre d'une manifestation philatélique de promotion, un bureau de poste temporaire est ouvert au château de Châlus-Chabrol, les vendredi 9 et samedi 10 avril. Précédée d'une autre vente anticipée à Fontevraud les samedi 10 et dimanche 11 avril 1999, la mise en vente officielle de ce timbre dédié au roi Richard Ier d'Angleterre est fixée au 14 avril, avec vente générale à partir du lundi 12 avril 1999.

Le timbre, réalisé à partir de la photographie d'un détail de l'Historia Anglorus, Bridgeman-Giraudon, British Library, est gravé par Claude Jumelet, également auteur du timbre commémorant le millième anniversaire du baptême de Clovis et sur lequel figure son catéchiste, saint Waast, qui est originaire de la région de Châlus. Il est imprimé en taille-douce sur rotative à 50 timbres par feuille. D'une valeur faciale de 3 FRF, ce qui correspondait à l'affranchissement d'une lettre simple (lettre 1er échelon de poids, zone 1), il fut vendu à environ 6,8 millions d'exemplaires et retiré de la vente le . Format : 21,45 × 36 mm, dentelure : 13, couleurs : rouge, vert, bleu, bistre et beige.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La cuisine châlusienne est limousine mais déjà fortement influencée par la proximité du Périgord vert.

Les principaux plats qui la caractérisent sont le pâté de pommes de terre et le pâté de viande, ce dernier étant également appelé tourtière. L'enchaud est une spécialité à base de poitrine de porc, roulée et fumée. Les desserts traditionnels sont la flognarde et le clafoutis. Depuis quelques années, le Burgou, un gâteau à la châtaigne baptisé du nom du bandit d'honneur actif entre Bandiat et Tardoire vers 1835 et devenu héros régional emblématique, est élaboré et commercialisé par les pâtissiers locaux[158].

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La cuisine châlusienne familiale utilise les ressources locales : viande de porc, de bœuf, d'agneau et de mouton. Les champignons sont cuisinés sous toutes leurs formes, qu'il s'agisse de cèpes (en patois châlusien, « lou champignon » est nécessairement un cèpe), de girolles, de coulemelles (appelées « Filleuls » dans les monts de Châlus) ou de trompettes de la mort. La châtaigne, qu'elle soit blanchie, bouillie ou grillée, est également très présente, comme mets principal ou comme base de préparations (boudins aux châtaignes, etc.) La pomme du Limousin, produite notamment dans les monts de Châlus, est la seule variété, en France, à bénéficier d'une AOC. La soupe traditionnelle est la bréjaude. Composée de lard, de pommes de terre et de raves, il est d'usage de la finir « en faisant chabrot » avec un peu de vin. La cuisine familiale châlusienne est aussi faite du produit des rivières (écrevisses, truites, vairons), des « serves » et des étangs (carpes, brochets).

La cornue est une spécialité boulangère préparée pour les Rameaux, le dimanche précédant Pâques. Il est d'usage à Châlus que le parrain l'offre à son filleul, en signe d'espoir en la « virilité » de ce dernier. En effet, la forme en Y de cette brioche, censée représenter la Sainte Trinité, rappelle également la forme d'un sexe d'homme. À tel point qu'au XVIIIe siècle, l'évêque de Limoges aurait demandé aux pâtissiers de moraliser leur gâteau des Rameaux, en en modifiant quelque peu la forme. La coutume limousine de la Cornue semble également se maintenir, avec quelques variantes (existence d'une cornue « femelle ») dans la Charente limousine voisine[159]. La spécialité sucrée reste les Craquelins de Châlus, de forme ronde et dont la couleur rouge provient du cumin qui intervient dans sa fabrication[160].

Une limonade fut, pendant plusieurs générations et jusque dans les années 1970, produite peut-être à partir de l'eau de la Fonquebure sous la marque Limonade Mémé. La recette de cette limonade s'est perdue avec le décès de Mémé Deléron. La bière Chevalier de Maulmont[161], brassée par la brasserie Duplessi, permettait en 2005 de financer la restauration du château de Châlus-Maulmont[162].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Châlus, située au cœur d'une aire touristique, historique et culturelle posée aux confins du Limousin, du Périgord vert et de la Charente limousine est une station verte de vacances[163]. L'office du tourisme des monts de Châlus[164] y présente l'offre touristique dans l'ensemble de la communauté de communes et édite chaque année un guide touristique[165], ainsi qu'une sélection de gîtes ruraux[166]. Située à sa proximité immédiate, la Maison du Châtaignier inclut un espace muséographique interactif entièrement consacré au châtaignier et aux possibilités gastronomiques offertes par son fruit, la châtaigne. Elle offre une présentation du métier de feuillardier, de même qu'un espace boutique avec une exposition vente de produits de fabrication artisanale en bois de châtaignier et de produits de la ferme, à base de châtaigne. La Voie verte des Hauts de Tardoire, unique voie verte de la région Limousin, offre un itinéraire sécurisé de Châlus à Oradour-sur-Vayres qu'il est possible de suivre à pied, en fauteuil roulant, à vélo ou en roller[167]. Le chemin « las girondelas » (les girolles) est exclusivement pédestre. Ses 14 km de promenade en pleine nature limousine peuvent être parcourus en 3h30, ou réduits à une variante de 6 km. En période estivale, un circuit de vélorail sur une voie de chemin de fer désaffectée permet, au départ de Bussière-Galant, une promenade de deux heures jusqu'à l'aire de retournement de la Tranchardie, ou, sur réservation, de deux heures trente jusqu'à la gare de Châlus[168].

Étapes[modifier | modifier le code]

La ville de Châlus est située sur deux routes touristiques : la route Richard Cœur de Lion et le chemin de Compostelle (Via Lemovicensis).


Précédé par Suivi par
Dournazac
Route Richard Cœur de Lion
blason de la route Richard Cœur de Lion
Les Cars


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Les Cars
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
Coquille Saint-Jacques
Via Lemovicensis
({{{reste}}} km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
La Coquille

Blason, logotype, devise et hymne[modifier | modifier le code]

Les armes de Châlus sont blasonnées de sinople à un arc de gueules cordé de sable, avec une flèche aussi de sable, accompagné de neuf quilles d'or posées en orle et soutenu d'une boule de sable. Il s'agit d'armes récentes, du type « armes par allusion ». La devise de Châlus est « Telum Castellutii Occidit Leonem Angliae » que l'on peut traduire par « ce château qui tua le lion anglais ». L'hymne des Châlusiens est Lo Turlututu[169]. Selon un usage très ancien, un Châlusien pénétrant dans un lieu, hors de Châlus, siffle les trois premières mesures du Turlututu. Les Châlusiens présents se font connaître en sifflant la mesure suivante. Cet usage semble toujours en vigueur, voire plus usité que par le passé du fait de la dispersion géographique des familles originaires de Châlus[170].

Blason du Limousin Blason du Limousin

Aliénor d'Aquitaine apporta le Limousin en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou (d'où la bordure rouge) et futur Henri II, roi d'Angleterre. Marie de Comborn, dite Marie de Limoges, héritière des derniers vicomtes de Limoges, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futur Arthur II (d'où l'hermine de Bretagne).

 Le blason de Châlus représentant un jeu de neuf quilles en or, avec sa boule et une arbalète Blason de Châlus

Les armes de Châlus sont constituées d'un jeu de neuf quilles en or et d'une arbalète. Les quilles font allusion au trésor de Châlus composé, selon la légende, de neuf statues en or, représentant le proconsul Lucius Capreolus et sa famille. L'arbalète est celle du chevalier Pierre Basile avec laquelle il blessa mortellement Richard Cœur de Lion lors du siège de Châlus Chabrol en 1199.

 Le blason de Richard Cœur de Lion, à partir de 1198, « de gueules aux trois léopards d'or » Blason de Richard Cœur de Lion, à partir de 1198

À la fin de sa vie, Richard adopte ce blason « de gueules aux trois léopards d'or » qui sera le blason des rois d'Angleterre et des ducs d'Aquitaine de 1198 à 1340. Ce blason sera donc également celui de Jean sans Terre (°1166 – † 1216), d'Henri III (°1207 – † 1272), d'Édouard Ier (°1237 – † 1307), d'Édouard II (°1284 – † 1327) et d'Édouard III (°1312 – † 1377).

 Blason signalant la route touristique "Richard Coeur de Lion", « de gueules au lion rampant au cœur transpercé d'une flèche » Blason de la Route touristique Richard Cœur de Lion

Ce blason, « de gueules au lion d'or, lampassé et armé de sable, au cœur transpercé d'une flèche de même », sert à baliser la route touristique Richard Cœur de Lion. Ce sont en héraldique, des «armes parlantes» : le dessin du blason peut être lu comme un rébus. Bel hommage à Richard, dont les armes furent multiples mais toujours « parlantes ».

 Blason de la famille de Géraud de Maulmont, « d'azur, à deux fasces d'or » Blason de Géraud de Maulmont

Le blason des Maulmont (ou Maumont) est dit « d'azur, à deux fasces d'or ». Comme tout blason très ancien, il est d'une grande simplicité.

 Blason de la maison de Boubon Buisset, « bleu azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules » Blason de la Maison de Bourbon Busset

Les Bourbon Busset et Bourbon Châlus descendent de Saint Louis. Ils sont les aînés par le sang de tous les descendants d'Hugues Capet actuellement vivants. Leur branche n'est cependant pas dynaste. Ils portent les armes de France « modernes », un blason bleu azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Représentation médiévale de l'ordination de saint Waast
Saint Waast : le plus ancien Châlusien identifié
Raymond Poulidor et Guy Penaud inaugurant une plaque murale commémorant le passage de Lawrence d'Arabie à Châlus
Raymond Poulidor et Guy Penaud inaugurant la plaque commémorant le passage de Lawrence d'Arabie à Châlus
Pierre Desproges, jeune homme, en spectateur moqueur lors d'un défilé costumé organisé à l'occasion de la kermesse de l'école du château de Châlus-Chabrol, le 26 septembre 1958
Pierre Desproges en spectateur moqueur, kermesse de Châlus-Chabrol, 26 septembre 1958
  • Saint Waast (° env. 475-540) - Catéchiste du roi Clovis, évêque d'Arras.
  • Hugues de La Certa (1071-1157) - Né au château de Châlus Chabrol, second fondateur d'un des trois ordres monastiques de France : l'Ordre de Grandmont, dont il rédiga la Règle.
  • Richard Cœur de Lion (1157-1199) - Roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, mortellement blessé par Pierre Basile lors du siège du château de Châlus-Chabrol où il décéda le 6 avril 1199.
  • Géraud de Frachet (1205-1271), dit aussi Gérard, Gérald, de Frachet ou Frachet - Né à Châlus, historien officiel de l'ordre des Dominicains.
  • Géraud de Maulmont (1222-1299) - Clerc des rois de France Philippe le Hardi et Philippe le Bel, chambrier du pape Boniface VIII, décédé en 1299 en son château de Châlus.
  • Aymery de Châlus (env. 1275-1349) - Né au château de Châlus, légat en Lombardie en 1342, puis en Romagne, Corse, Sardaigne, enfin en Sicile où il a gouverné au nom du pape.
  • Les Bourbon-Châlus - Branche aînée, mais non dynaste, de la maison de France, qui reçurent la châtellenie de Châlus de Louise Borgia. Ne doivent pas être confondus avec les « de Chalus » (dont Françoise de Chalus), patronyme orthographié sans accent circonflexe[Note 20].
  • Louis Ier de Bourbon (18 octobre 1648-10 novembre 1677) - Comte de Busset, baron de Châlus, de Vésignieux et de Saint-Martin-du-Puy, tué au siège de Fribourg.
  • Gaspard-Louis de Bourbon (16 mai 1745-8 décembre 1751) - Comte de Châlus, inhumé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.
  • Étienne de Cardaillac (1818-1879) - Né à Saint-Priest-Ligoure, membre de l'Institut[171], commandeur de la Légion d'honneur, proche de Napoléon III, fut conseiller général du canton de Châlus.
  • Bertrand, dit Paul Lacombe (1833-1903) - Né à Châlus, médecin, républicain, maire de Montbron, conseiller général puis sénateur de la Charente de 1901 à 1903[172].
  • Léonard Chambonnaud (1873 - 1953) - Né à Châlus, professeur d’études techniques et professionnelles. Auteur de La Technique des Affaires, première encyclopédie des Affaires de langue française.
  • Thomas Edward Lawrence, dit Lawrence d'Arabie (1888-1935) - Préparant sa thèse sur L'Influence des croisades sur l'architecture militaire européenne à la fin du XIIe siècle, a fêté ses vingt ans, le , dans l'ancien Grand hôtel du midi[173], lors de son tour de France à bicyclette[174].
  • Paul Patier (1895-1984) - Érudit et historien de la commune.
  • Georges-Emmanuel Clancier (1914) - Écrivain, poète, dont plusieurs ouvrages font référence à Châlus (Terres de mémoires, Quadrille sur la tour, L'Enfant double, etc.)[175]
  • Pierre Chaminade (1923-1977) - Dernier déviant intégré[Note 21] de Châlus dont la notoriété a débordé le cadre local[176],[177], avec l'évocation de sa mémoire en parallèle à Serge Gainsbourg, par Pierre Desproges dans son recueil Fonds de tiroir[178].
  • Pierre Desproges (1939-1988) - Enfant de Châlus[179], humoriste et philosophe.
  • Maurice Robert - Né à Châlus, ethnologue, président de la Société d'ethnologie et de sauvegarde des patrimoines en Limousin.
  • Jean-Claude Peyronnet (1940) - Né à Châlus, sénateur, président du conseil général de la Haute-Vienne de 1982 à 2004.
  • Renaud Camus (1946) - Né à Chamalières, écrivain français, s'est arrêté photographier Châlus et sa région le [Note 22], et a fait part de quelques commentaires à cet égard[Note 23].
  • Olivier de Rincquesen (1950) - Journaliste et chroniqueur, issu d'une famille de Châlus, où il a conservé la propriété familiale.
  • Monique Boulestin (1951) - Née à Châlus, députée de Haute-Vienne.
  • Christophe Patier (1959) - Né à Blois, haut fonctionnaire français, issu d'une famille de Châlus, où il a conservé la propriété familiale.
  • Isabelle Moins (1964) - Née à Limoges, issu d'une famille de négociant en bestiaux de Châlus, où elle conserve la propriété familiale, dirigeante d'entreprise spécialisée dans les NTIC.
  • Nathanaël de Rincquesen (1972) - Né à Paris, journaliste et présentateur de télévision, issu d'une famille de Châlus, où il a conservé la propriété familiale.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Boudrie, Le Château de Châlus-Maulmont (Châlus, 87), Tulle, Société d'études historiques et archéologiques de la moyenne Corrèze,‎ 1961
  • J. Devaud, Langue limousine et travaux agricoles dans la région de Chalus, Limoges, Société d'ethnographie du Limousin et de la Marche,‎ 1977
  • J. Tixier, Circonscription du Limousin, vol. 20, n°2,, Paris, Revue Gallia Préhistoire,‎ 1977, p. 493-516
  • J. Guillemot, M. Dominique, R. Credot, Stations préhistoriques dans le massif de Chalus, Limoges, Ethnologia, Revue d'Ethnologie et d'Ethnoécologie des Pays Occitans anc Etudes Limousines, n° 11-12,‎ 1979, p. 213-217
  • P. Boulanger, Un pays par couples : l'espace matrimonial de Châlus du XVIIe au XXe siècle in Approches anthropologiques des espaces. Villages, pays, sentiment d'appartenance en Limousin (Tome I), Revue Ethnologia, n°33-36,‎ 1985 (ISSN 0398-5555), p. 43-63
  • Paul Patier, Histoire de Châlus et sa région, Res Universis,‎ 1993 (éd. originale 1968) (ISBN 2-7428-0184-7)
  • Association Histoire et archéologie du pays de Châlus, Autrefois Châlus : cartes postales, plans, documents, A.H.A.P.C, Châlus,‎ 1997 (ISBN 2911349040)
  • Ces maisons qui nous racontent... l'habitat rural au pays des feuillardiers, Châlus, ACAFPA, coll. « Mémoires »,‎ décembre 1997
  • Olivier Balabanian, Haute-Vienne, force et douceur du Limousin, Bonneton, Paris,‎ 1997 (ISBN 2 86253 209 6)
  • Maurice Robert, Le pays de Châlus, hier et aujourd'hui, RM Consultant, Pageas,‎ 2000 (ISBN 978-2951618404)
  • A.H.A.P.C, Les bulletins de l'Association Histoire et Archéologie du Pays de Châlus, A.H.A.P.C, Châlus,‎ 2002 à 2008
  • Jacqueline Lapouge, Hier, au Pays des Feuillardiers, s.n.,‎ juin 2006 (ISBN 978-2-9527135-0-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Géographie

Histoire

Politique et administration

Patrimoine civil

Patrimoine religieux

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La sismicité observée en 1994 relève deux séismes, certes assez éloignés et de faible intensité, le 20 mars, jour de l'effondrement de la tour de Châlus Maulmont.
  2. L'aire pléisoséiste d'un séisme est l'aire où le séisme fut le plus fortement ressenti. L'épicentre, qui n'est pas toujours déterminable ou déterminé, est nécessairement compris dans cette aire
  3. L'analyse-diagnostic élaborée en avril 2007 dans la perspective du PLU présentant une étude approfondie des caractéristiques du territoire, et les priorités du PLU est visible sur le site de Monts de Châlus.
  4. Une vue d'ensemble du quartier du Fort, prise des jardins du château de Châlus Chabrol, est visible sur flickr.com
  5. Le château de Tournoel sur Le paysdauvergne.free.fr.
  6. L'acte par lequel Bernard de Maulmont, abbé de Brantôme, donna à foi et hommage à son frère Géraud la moitié de la terre et châtellenie de Bourdeilles (ce qui fut confirmé par sentence arbitrale), et l'hommage réservé à l'abbaye de Brantôme est conservé dans les archives des rois de Navarre. Il figure sous le numéro 1294 (08) dans les tables récapitulatives du dépouillement des archives conservées autrefois au château de Pau et à Nérac, réalisé par MM. Leydet et Prunis BnF Fonds Périgord Tomes 9 & 10
  7. Un boulet de canon oublié à Châlus pourrait avoir été retrouvé récemment selon ces pages personnelles [1] et [2].
  8. L'évêché désigna, pour la fonction de curé et tenter d'évangéliser à nouveau la paroisse de Châlus, une mission de deux à trois jésuites, qui y résidèrent du milieu des années 1960 à la fin des années 1980.
  9. À l'occasion de son concert du 16 mai 2009
  10. Par le réseau Station verte
  11. Voir, par exemple, la course de voitures à pédalier sur circuit du centre ville en video
  12. Le « Mille-club » d'Arcens en cours de démontage, sur les pages arcade.arcens.free.fr consultées le 16 mai 2009, illustre l'histoire et la disparition des Mille clubs.
  13. Remarquée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), sur son site, consulté le 27 mars 2009
  14. Judo club de Châlus dont le dynamisme s'exprime sur un blog dédié : [3]
  15. La communauté de communes présente un inventaire de 110 entreprises des secteurs de l'artisanat, du commerce et des services sur son site.
  16. Une présentation des cartouches fusibles est développée p.5 à 11 du guide du fabricant La protection des circuits et des personnes
  17. Caractéristiques de la discrétion et la sobriété des fontaines à recours [4]
  18. Dont le signifiant et le signifié ont su toucher le monde professionnel de la communication de crise, des photos de la fontaine illustrant Perceptions (Pdf)
  19. Qui a fait l'objet d'une présentation dans le magazine Charge utile.
  20. L'absence d'accent circonflexe n'est toutefois plus déterminante depuis que l'actuel représentant de la branche Bourbon-Châlus porte, à l'état civil, le nom de « de Bourbon de Chalus », sans accent
  21. Cette formule de Margarita Xanthakou dans Idiots du village, conversations ethnopsychiatriques en Péloponnèse, Presses Universitaires du Mirail, 1996 (ISBN 2858160953 et 9782858160952), pages 287 et 288, résume, de manière plus accessible que les œuvres de Gilles Deleuze y faisant référence, le contenu de cette fonction sociale disparue.
  22. Ses clichés sont visibles sur le site Flickr
  23. Également consultables sur Flickr

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Distance orthodromique entre Châlus et Limoges », sur le site de Lion 1906,‎ 2009 (consulté le 31 août 2009)
  2. « Paysages du Limousin : de l'analyse aux enjeux », sur le site de la Direction régionale de l'environnement du Limousin (Diren),‎ 2009 (consulté le 31 août 2009)
  3. « Le patrimoine géologique du territoire », sur le site du Parc Naturel Périgord-Limousin,‎ 2008 (consulté le 31 août 2009)
  4. « La sismicité ressentie à Châlus », sur le site Sismicité de la France du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM),‎ 2009 (consulté le 13 octobre 2009)
  5. « Châlus épicentre du séisme du 29 avril 1977 », sur le site Sismicité de la France du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM),‎ 2009 (consulté le 13 octobre 2009)
  6. « Châlus épicentre du séisme du 6 novembre 1978 », sur le site Sismicité de la France du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM),‎ 2009 (consulté le 13 octobre 2009)
  7. « Observations sismologiques, Sismicité en France en 1978 et 1979, page 25 », sur le site du Bureau central sismologique français (BCSF),‎ 2008 (consulté le 31 août 2009)
  8. Olivier Balabanian, Haute-Vienne : force et douceur en Limousin, Paris, Banneton,‎ 1997, 317 p. (ISBN 2862532096, lire en ligne), p. 204
  9. « Le climat de la Haute-Vienne », sur le site de Météo Massif Central / Auvergne (Météo MC),‎ 2009 (consulté le 31 août 2009)
  10. Moyennes météo, station d'Aixe-sur-Vienne http://meteo.msn.com/monthly_averages.aspx?wealocations=wc:8593059&q=Aixe-sur-Vienne%2c+Haute-Vienne+forecast:averagesm sur le site de Msn.météo Consulté le 18 février 2010
  11. Records météorologiques, station de Limoges http://www.lameteo.org/clim/REClimoges.GIF sur le site de Lamétéo.org Consulté le 5 septembre 2009
  12. « Rapport analyse-diagnostic du PLU, qualité physico-chimique des eaux souterraines de la commune de Châlus, page 11 », sur le site de la communauté de communes des monts de Châlus,‎ (consulté le 15 novembre 2009)
  13. « La vallée de la Tardoire en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) », sur le site de la Direction régionale de l'environnement du Limousin (Diren),‎ 2000 (consulté le 31 août 2009)
  14. « La Lande de La Martine en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) », sur le site de la Direction régionale de l'Environnement du Limousin (Diren),‎ (consulté le 31 août 2009)
  15. « La vallée de la Tardoire », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre),‎ (consulté le 31 août 2009)
  16. Jean Gabilly, Poitou, Vendée, Charentes, Masson,‎ 1997 (ISBN 978-2225829734)
  17. Christelle Lacôte, Bulletin de l'association Histoire et Archéologie du Pays de Châlus : Le patrimoine bâti autour de l'eau sur la commune de Châlus, vol. VII, Châlus, A.H.A.P.C.,‎ 2007, 22 p., p. 15
  18. « Rapport analyse-diagnostic du PLU, page 45 », sur le site de la communauté de communes des monts de Châlus,‎ (consulté le 31 août 2009)
  19. « Rapport analyse-diagnostic du PLU, page 86 », sur le site de la communauté de communes des monts de Châlus,‎ (consulté le 15 novembre 2009)
  20. a, b et c « Châlus chiffres clefs », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE),‎ 2008 (consulté le 29 octobre 2009)
  21. « Rapport analyse-diagnostic du PLU d'avril 2007, page 39 », sur le site de la communauté de communes des monts de Châlus,‎ 2008 (consulté le 29 octobre 2009)
  22. « Rapport analyse-diagnostic du PLU d'avril 2007, page 40 », sur le site de la Communauté de communes des monts de Châlus,‎ 2008 (consulté le 29 octobre 2009)
  23. « Rapport analyse-diagnostic du PLU », sur le site de la Communauté de communes des monts de Châlus,‎ 2008 (consulté le 31 août 2009)
  24. Joseph Nadaud, Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, t. 1, Limoges, Ducourtieux,‎ 1882, 772 p. (lire en ligne), p. 227)
  25. A. Goursaud et Maurice Robert, La société rurale traditionnelle en Limousin : ethnographie et folklore du Haut-Limousin et de la Basse-Marche, vol. 3, Limoges, G.P. Maisonneuve et Larose,‎ 1978, 1032 p. (ISBN 2-7068-0762-8, lire en ligne), p. 54
  26. Carte topographique au 1:25 000 n° 1932E, Châlus, Institut national de l'information géographique et forestière
  27. « Notice n°1, trésor monétaire du Châtaignier », sur le site du Ministère de la Culture,‎ 2005 (consulté le 31 août 2009)
  28. Jean-Claude Rouffy, Bulletin de l'association Histoire et archéologie du pays de Châlus : le rattachement de certains villages à la commune et Châlus et les recensements des XIXe et XXe siècles, vol. III, Châlus, AHAPC,‎ 2004, 44 p., p. 26
  29. Armand de Siorac, Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin : revue historique, artistique et religieuse, t. 4, Périgueux, Auguste Boucharie,‎ 1854, 370 p. (lire en ligne), p. 76
  30. Aristide Guilbert, Histoire des villes de France, vol. 6, Paris, Furne et Cie - Perrotin - H. Fournier,‎ 1848 (lire en ligne), p. 214
  31. Émile Ruben, Annales manuscrites de Limoges, dites manuscrit de 1638 : société archéologique et historique du Limousin, Limoges, Ducourtieux,‎ 1872
  32. Armand de Siorac, Le Chroniqueur du Périgord : revue historique, artistique et religieuse, Périgueux, Auguste Boucharie,‎ 1854 (lire en ligne), p. 206
  33. Auguste Longnon, Les noms de lieux en France, Paris, Honoré Champion,‎ 1920 (lire en ligne), p. 462
  34. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 149a sous Carlucet
  35. Christelle Lacôte, Bulletin de l'association Histoire et archéologie du pays de Châlus : le patrimoine bâti autour de l'eau sur la commune de Châlus, vol. VII, Châlus, A.H.A.P.C.,‎ 2007, 22 p., p. 15 à 22
  36. Paul Patier, Histoire de Châlus, Paris, Res Universis,‎ 1993 (éd. originale 1968), 168 p. (ISBN 2-7428-0184-7, ISSN 0993-7129), p. 26,27 et 28
  37. Vte de Gourgues, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de la Dordogne : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Comité des travaux historiques / Impr. nationale,‎ 1873
  38. Paul Patier, Le siège de Châlus Chabrol : étude des deux châteaux de Châlus, Limoges, Bontemps,‎ 1973, 61 p., p. 13
  39. Jean-François Boyer, Bulletin de l'association Histoire et archéologie du pays de Châlus : hypothèses sur le contrôle des itinéraires médiévaux dans la région de Châlus et Lastours, vol. I, Châlus, A.H.A.P.C,‎ 2002, 36 p., p. 1-2
  40. Marcel Villoutreix, Travaux d'archéologie limousine : recherches sur un très ancien itinéraire entre Limousin et Périgord, t. 13, Limoges, Association des antiquités limousines (SAHL),‎ 1993 (ISSN 0750-1099), p. 81-89
  41. Jacques Savary des Bruslons, Dictionnaire universel de commerce, t. 1 (A à B), Paris, Estienne,‎ M DCC XLI (lire en ligne), p. 56
  42. a et b François Alexandre de la Chenaye-Dubois, Dictionnaire de la Noblesse, t. 10, Paris, Antoine Boudet,‎ 1775, 2e éd. (lire en ligne), p. 599
  43. Nicolas Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates, t. 10, Paris, Valade,‎ 1818, 523 p. (lire en ligne), p. 269
  44. Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, Société historique et archéologique du Périgord,‎ 1874
  45. Prosper Brugière de Barante, Histoire des ducs de Bourgogne de la Maison de Valois : 1364-1477, t. 1, Société typographique belge, Adolphe Wahlen et Compagnie,‎ 1838, 5e éd., 614 p. (lire en ligne), p. 218
  46. Olivier Balabanian, Haute-Vienne : force et douceur en Limousin, Paris, Banneton,‎ 1997, 317 p. (ISBN 2862532096, lire en ligne), p. 62
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