Châlus
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
| Châlus | |||
|---|---|---|---|
|
|
|||
|
|||
| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Limousin | ||
| Département | Haute-Vienne | ||
| Arrondissement | Limoges | ||
| Canton | Châlus (Chef-lieu) | ||
| Code Insee abr. | 87032 | ||
| Code postal | 87230 | ||
| Maire Mandat en cours |
Alain Brézaudy 2008 - 2014 |
||
| Intercommunalité | Monts de Châlus | ||
| Site internet | http://www.montsdechalus.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 1 652 hab. (2006) | ||
| Densité | 59 hab./km² | ||
| Gentilé | Châlusiens | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
|||
| Altitudes | mini. 310 m — maxi. 444 m | ||
| Superficie | 27,98 km² | ||
Châlus est une commune française, connue pour être le lieu où le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion fut mortellement blessé en 1199, située dans le Limousin, en Haute-Vienne, à 35 km au sud-ouest de Limoges et 65 km au nord-est de Périgueux, par la route nationale 21.
Sa position dans les monts de Châlus, au carrefour naturel de routes anciennes, traduit les influences mêlées du Limousin, du Périgord et de la Charente limousine dans l'hydrographie, le climat, le relief ou encore les styles architecturaux. Ce caractère de frontière a orienté un développement fondé sur les échanges, avec des foires au Moyen Âge, et une histoire agitée par les sièges de ses châteaux. Marquée par l'activité agricole et l'exploitation du châtaignier, son économie a vu l'industrie se développer avec le chemin de fer, jusqu'à la contraction de la population dans le dernier quart du XXe siècle. La stabilisation démographique liée à l'installation de populations rurbaines ou britanniques attirées par la qualité de vie, de même que la valorisation du patrimoine naturel et culturel, avec la création récente du parc naturel régional Périgord Limousin, ainsi qu'un secteur associatif dynamique, traduisent un renouveau. Axé sur le tourisme et le développement durable, ce renouveau intègre les atouts traditionnels du territoire, tels que la forêt et le bois, mais aussi des services médico-sociaux, gérontologiques, éducatifs et sportifs développés, du chef-lieu d'un canton constituant un pôle de services intermédiaires, dont la promotion est portée par des rendez-vous épisodiques tels que la félibrée ou, en 2009, le tour du Limousin. La renommée de Châlus tient également à l'aura de personnalités dont le souvenir y est attaché, de Richard Cœur de Lion à Pierre Desproges en passant par Georges-Emmanuel Clancier ou Lawrence d'Arabie.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Châlus est au centre du Pays des feuillardiers, région naturelle constituée d'un ensemble de collines boisées, bordée à l'est par le pays Arédien, au nord par la vallée de la Vienne, à l'ouest par la Charente limousine et au sud par le Périgord vert. Il inclut, outre Châlus, les communes de Bussière-Galant, Saint-Nicolas-Courbefy, Les Cars, Champagnac-la-Rivière, Champsac, La Chapelle-Montbrandeix, Chéronnac, Cussac, Dournazac, Flavignac, Lavignac, Maisonnais-sur-Tardoire, Marval, Milhaguet, Oradour-sur-Vayres, Pageas, Pensol, Saint-Bazile, Saint-Mathieu, Les Salles-Lavauguyon et Vayres.
[modifier] Communes limitrophes
| Champsac | Pageas | |
| Champagnac-la-Rivière | ||
| Dournazac | Bussière-Galant |
[modifier] Topographie
Située à 35 km au sud-ouest de Limoges et à 65 km au nord-est de Périgueux (29 et 56 km respectivement en distance orthodromique[1]), Châlus est la ville principale des monts de Châlus[2], aire géographique d'une altitude maximale de 521 mètres qui constitue les premiers contreforts occidentaux du Massif central avec, plus au nord, les monts de Blond.
[modifier] Géologie et relief
Châlus est située sur un massif de roche métamorphique, très dur, particulièrement résistant à l’érosion, correspondant au socle cristallin du Massif Central, et constitué de gneiss, largement utilisé dans le bâti traditionnel. Il offre un relief assez doux, entre 310 et 444 mètres d'altitude, de vallonnements et de massifs boisés notamment de taillis de châtaigniers, caractéristiques du paysage. Toutefois, si au nord de la Tardoire, l'activité agricole et l'élevage dominent le bocage limousin traditionnel, ils sont au sud plus imbriqués avec la forêt dans les massifs de feuillardiers, où la présence des monts impose des repères visuels et offre des points de vue panoramiques, comme celui sur Châlus depuis Lageyrat. La géologie châlusienne inclut des massifs de serpentinite, reliques du fond d'un océan disparu au cours de l'édification de la chaîne hercynienne au carbonifère (-350 à -290 millions d'années). Sur cette roche ultramafique et riche en métaux lourds se développe une végétation originale, comme sur la lande de la Martinie[3]. Les sols bruns acides sont de manière générale pauvres et peu fertiles. La sismicité est faible, mais non nulle. Aucun séisme de magnitude supérieure à 3[N 1] n'est survenu depuis 1980[4]. Les séismes du 8 septembre 1976, 29 avril 1977 et 6 novembre 1978, dont les épicentres se situaient à proximité immédiate de Châlus, ont atteint des magnitudes de 4,2 puis 3 et 4,3 (quelques chutes de débris de plâtre ayant été observées lors de ce dernier, aucun n'étant suivi de répliques)[5].
[modifier] Climat
| Mois |
J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | moyenne annuelle |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures moyennes hautes (°C) | 7 | 8 | 11 | 14 | 18 | 21 | 24 | 24 | 20 | 16 | 10 | 8 | 15 |
| Températures moyennes basses (°C) | 2 | 2 | 4 | 6 | 9 | 12 | 14 | 15 | 12 | 9 | 5 | 3 | 8 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 63,7 | 59,1 | 47,4 | 70,0 | 57,1 | 55,9 | 53,1 | 51,9 | 54,1 | 72,6 | 71,8 | 68,4 | 60 |
Châlus est soumise à l'influence d'un climat océanique humide, avec des précipitations assez abondantes et des températures sans excès, que l'altitude et l'exposition contribuent à moduler[7].
[modifier] Hydrographie
Le paysage est également modelé par l’eau qui occupe une place fondamentale. Les fortes précipitations et le sol cristallin imperméable ont induit un réseau hydrographique dense. Les cours d'eau, souvent bordés de ripisylves maintenant des corridors écologiques, serpentent dans des vallons humides, puis s’encaissent rapidement jusqu’à former des gorges. L’omniprésence de l’eau est renforcée par un grand nombre d’étangs artificiels, dont les plus vastes et les plus anciens offrent un intérêt écologique tant floristique que faunistique, ainsi que de puits, moulins, lavoirs et fontaines à dévotion. Les vallées présentent toutes un intérêt paysager. « Aigue verse » à cheval sur les bassins hydrographiques de la Loire, de la Charente et de la Dordogne, la commune est concernée par le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Adour-Garonne. Elle est alimentée en eau, de bonne qualité physico-chimique bien que faiblement minéralisée et acide, par le captage du Mazaubert sud. Le cours d'eau principal est la Tardoire, classée en seconde catégorie piscicole sur son cours supérieur, dont la vallée constitue, comme la lande de la Martinie, une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[8],[9],[10] avec la présence notamment de la loutre, du râle d'eau, du cincle plongeur ou du busard Saint-Martin. Elle prend sa source à la sortie d'un étang sous le hameau du Mazaubert[11], puis s'encaisse pour franchir l'ancien moulin entre les châteaux de Châlus Chabrol et de Châlus Maulmont. En aval, la Tardoire perd peu à peu son eau pour alimenter le système de gouffres et de résurgences du karst de La Rochefoucauld, puis ressort, associée à d'autres eaux souterraines dont celles du Bandiat, aux sources de la Touvre[12], seconde résurgence de France en importance. En cas de crue, elle peut conserver assez d'eau pour constituer un affluent de la Bonnieure. Le ruisseau des Maisons constitue un site majeur du patrimoine naturel, notamment en raison des populations d’écrevisses à pattes blanches qu'il abrite, d’intérêt européen.
[modifier] Voies de communication et transports
Châlus est accessible de Limoges (35 km) et de Périgueux (65 km) par la RN21, de Nontron (35 km), par la D707 puis D85, et enfin D6 bis en Haute-Vienne, de Saint-Yrieix (28 km) par la D901, de Rochechouart (26 km) par la D901. En 2004, le trafic moyen journalier recense 5 726 véhicules au sud de Châlus et 4 621 au nord. Les départementales 901 et 6b débouchant sur Châlus connaissent un trafic relativement important avec environ 800 véhicules par jour[13]. Trois lignes de la RDTHV relient la ville à Limoges : la ligne 15 « Limoges — Dournazac » desservant Isle, Aixe-sur-Vienne, Flavignac, Châlus, Dournazac et La Chapelle-Montbrandeix, ainsi que la ligne 16, « Limoges — Châlus » desservant Isle, Aixe-sur-Vienne, Séreilhac, Pageas et Châlus son terminus, et enfin la ligne 60 « Limoges — Bussière-Galant » avec un arrêt au pont. La ligne 63, « Saint-Yrieix-la-Perche — Saint-Junien » fonctionne en période scolaire avec un arrêt place Salvador Allende. Châlus propose un service de transport à la demande dénommé Taxicar[14], sur réservation préalable auprès de la mairie.
Les trains Corail et Corail Lunéa desservent Limoges par la gare des Bénédictins. Ils sont accessibles en TER Limousin par la gare de Bussière-Galant, distante de Châlus de 7 km, avec cinq allers-retours en semaine, sur la ligne Limoges - Périgueux, ou par celle de Nexon, à 19 km, avec douze allers-retours en semaine. L'aéroport international le plus proche est l'aéroport de Limoges-Bellegarde à 36 kilomètres. En avion de tourisme, la liaison peut s'effectuer à partir de l'aérodrome Maryse Bastié de Saint-Junien, distant de 36 km également.
[modifier] Urbanisme
[modifier] Morphologie urbaine
Deux types d'architecture vernaculaire se côtoient à Châlus, historiquement zone frontière de contact et d'échange entre différentes influences : celle du pays arédien, plus fréquente au sud de la commune, avec ses toits de tuiles plates brun vieilli, et celle du pays de Limoges, avec ses couvertures de tuiles canal rouge brique. Des maisons de maître dans les hameaux, et des maisons bourgeoises du XIXe et du début du XXe siècle construites par la bourgeoisie apparue avec le développement de l'industrialisation, n'avaient pas remis en cause la cohérence de la trame urbaine traditionnelle, davantage affectée aujourd'hui par l'habitat pavillonnaire, dans les lotissements aux franges de la zone agglomérée ou, plus encore, dans les hameaux, et par un mitage périurbain. De 2003 à 2005, la superficie des parcelles construites s'élevait à 900 m2 dans le bourg, et 2 000 m2 en dehors. Cet éclatement du bourg et des hameaux risque de se poursuivre avec la tendance à la rurbanisation, liée à l’influence de Limoges qui se traduit par des flux quotidiens d’habitants. Un comptage de l’observatoire mis en place par la communauté de communes sur Châlus et Flavignac, a par exemple révélé, pour 2003, que 44 % des demandeurs de logement travaillaient dans l’agglomération de Limoges. En 2007, le parc de logements s'élevait à 1 068 unités, dont 127 résidences secondaires, soit 11,89 %, et 160 logements vacants (contre respectivement 1 013, 139 soit 13,7 %, et 81 en 1999), les résidences principales comptant en moyenne 4,3 pièces, contre 4 au niveau national. En 2006[15], les communes rurales de moins de 5 000 habitants, catégorie dont Châlus relève, disposaient en moyenne de la plus grande surface habitable par personne, soit 46 m2, le Limousin constituant en outre la région où le prix au m2 est le meilleur marché[16]. À cet égard, la hausse des prix des terrains à bâtir à proximité de Limoges, facteur incitant les ménages à s’éloigner de la ville-centre, constitue un potentiel de développement pour Châlus. En 1999, 25 % des logements, contre 21 % en moyenne dans la communauté de communes, étaient occupés par des locataires, le statut de propriétaire étant donc largement dominant. Sur la période 2000-2003, 11 des 28 logements vacants rénovés par l'opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) des Feuillardiers remis sur le marché locatif sont situés à Châlus. L'offre locative reste insuffisante pour répondre à la demande, tirée dans le bourg par la présence des commerces et services, même si des investisseurs ont mené des opérations locatives conséquentes, le cadre de l'OPAH ayant permis d'aider la remise en location, les réfections de toiture, de chauffage, ou de façades. L'office départemental HLM de la Haute-Vienne (ODHAC) possède 31 logements à Châlus, et la commune en a deux dont un à caractère social.
[modifier] Quartiers
L'agglomération est marquée par la coupure de la Tardoire et un relief vigoureux qui ont délimité des quartiers anciens, dont les noms restent des repères usuels, alors que ceux des rues ne sont d'usage courant que pour les plus anciennes, comme Salardine ou Mardochée.
La Ville haute, quartier le plus ancien, a précédé le développement du centre actuel dans le Bas-Châlus. Construit au pied du château de Châlus Chabrol, son carrefour principal est la place du Canton. La rue Chabrol, vraisemblablement la plus vieille rue de toute l'agglomération, relie le château à la route des Cars.
Le Fort est bâti autour des murailles de Châlus Maulmont, voire tout contre l'enceinte pour certaines maisons. Ses ruelles étroites et sinueuses, plongées dans l'ombre de la tour furent le terrain de jeux d'enfant de l'écrivain poète Georges-Emmanuel Clancier (il l'évoque dans Quadrille sur la tour et L'Enfant double).
Le Quartier noir, entre la route d'Oradour et le quartier du Fort, abrita la dernière forge de Châlus[17].
La place du Marché va de la place de la fontaine à la route du Châtaignier. Sa partie basse, rebaptisée récemment « rue du marché », était autrefois le marché aux cochons.
Le Pont est situé au carrefour des routes de Rochechouart à Saint-Yrieix et de Limoges à Périgueux, sous lequel coule la Tardoire.
Le Champ de foire : dès 1805, les commerçants demandaient à la municipalité de rechercher un terrain pouvant accueillir les foires de la Saint-Michel et de la Saint-Georges, qui jusque là se tenaient sur les terres de l'abbaye des bénédictins de la Beille. Ce n'est qu'en 1832 que le maire Garebeuf réalisa l'installation du champ de foire actuel, d'une superficie de deux hectares, en service dès 1833. Le développement des foires et marchés de Châlus, qui deviennent entre 1833 et 1890 les plus importants du Limousin, rendit ce foirail rapidement beaucoup trop petit. Une nouvelle place fut donc aménagée, entre le champ de foire et le centre ville, l'actuelle place Cardaillac.
Les Granges furent une propriété située face à l'ancienne gendarmerie, composée d'une ferme et d'une poste aux chevaux (Moulin La Grange en était propriétaire en 1804). Sous ce qui fut une cour fermée jusqu'à la fin du XXe siècle, subsiste un souterrain qui mène à une pièce voutée dans laquelle les bagages des voyageurs étaient entreposés par sécurité. La municipalité y prévoit une future zone d'activités.
La Sapinière, qui reprend le nom d'un lieu-dit situé sur la route de Dournazac, est un village de vacances équipé de bungalows proposés en location saisonnière, situé à proximité de la piscine et du parc des sports.
Le Bosfranc, qui constituait au XVe siècle une seigneurie, dont Jean de Brie était le seigneur en 1451[18], de même que La Tranchardie, ancienne seigneurerie de la paroisse de Lageyrat, dont le titulaire était en 1587 Jacques des Champs, conseiller et secrétaire du roi de Navarre, trésorier et receveur général du Limousin et Périgord[19] et en 1668 l'écuyer Léonard Deschamps[20], sont devenus des quartiers pavillonnaires, comme Les Mettes, Les Places ou Le Nid, étendant la zone agglomérée jusqu'à des hameaux, tels L'Abbaye.
[modifier] Hameaux
Les nombreux hameaux, appelés « villages » en Limousin, constituent, avec les lieux-dits et les fermes isolées, un habitat rural dispersé. Lageyrat est une ancienne paroisse, dont dépendaient le Bas-Châlus et son église. Au Châtaignier, un trésor monétaire a été fortuitement découvert en 1963-64[21]. Les Gannes vient soit de l'occitan gana, mare, soit de wàdanna, vadum, gué[22]. Chareille, La Jaligne, Chanteloube, La Ribière, Beaulieu, Le Lac, Le Roule, Le Puy, Beausoleil, Chez Desproges, Le Bardeau, Les Graffouillades illustrent à cet égard une toponymie aux origines diversifiées[23].
[modifier] Toponymie
Châlus porte le nom de Chasluç en limousin, un dialecte de l'occitan. Localement, en patois châlusien, le nom de la ville s'est toujours prononcé « Chèlu », comme l'illustre la mention portée sur un dessin de 1700, représentant le château de Châlus en 1460.
La première mention de Châlus apparaît dans la Vita Brevior de Saint Waast, rédigée au VIe siècle, lequel serait né en un lieu appelé Leucus, qui pourrait être Châlus (Castrum Leucus). Châlus (Castel Lucius, Castelluccio) est ensuite cité dans deux chartes du cartulaire de l'abbaye de Beaulieu de 885. La transition de Castel (castrum) Lucius (Leucus) à Châlus a été discutée. Jourdain de la Fayardie, archéologue des monuments antiques de Périgueux (auteur de communications à l'académie des sciences et belles lettres de Bordeaux, les 25 août 1759 et 1760), alimente par exemple, vers 1750, la confusion, en attribuant la fondation de Châlus, comme d'un lieu dit Châlus situé près de Montpont en Dordogne, à Lucius Munatius Plancus, sur le fondement de supputations[24].
Châlus est in fine considéré comme une contraction de Chatelus, corruption de castellum ou d'un des ses diminutifs (castellucium, castellacius, etc.) qui signifient tous « Château » ou « petit château ». Châlusset et Chalucet sont des diminutifs de Châlus[25].
Plusieurs origines du nom de Châlus Chabrol ont été avancées. Pour certains[26], il viendrait du nom d'un romain, Lucius Capreolus, proconsul d'Aquitaine sous Auguste (et petit-fils du proconsul Duratius), Châlus Chabrol étant le castrum-lucius (Châlus) de Capréolus (Chabrol). Cette origine était avancée en relation avec la légende du trésor de Châlus[27], selon laquelle celui-ci, constitué d'une collection de statues en or grandeur nature représentant la famille de Lucius Capreolus, était la cause du siège de Châlus par Richard Cœur de Lion. Les quilles du blason de la ville, représentant le proconsul romain Capréolus et sa famille, reprennent cette légende. Pour d'autres, Chabrol viendrait du mot chèvre en langue limousine, du fait que le château est posé sur un site escarpé et qu'un chemin de chèvres y menait... ou que seuls, chèvres ou chevreuils (on retrouve l'origine capreolus !) pouvaient y monter. Ces spéculations anciennes furent remises en cause au moins à partir de 1854[28], et le nom du premier château de Châlus est désormais attaché à celui du chevalier Bernard Chabrol qui le fit construire au XIe siècle, sur la base de vestiges plus anciens, et sur demande du vicomte de Limoges. Châlus Maulmont vient du nom de Géraud de Maulmont qui le fit construire en 1275, en même temps qu'il agrandissait Chalucet.
[modifier] Histoire
[modifier] Héraldique
Les armes de Châlus sont blasonnées de sinople à un arc de gueules cordé de sable, avec une flèche aussi de sable, accompagné de neuf quilles d'or posées en orle et soutenu d'une boule de sable. Il s'agit d'armes récentes, du type « armes par allusion ».
La devise de Châlus est : Telum Castellutii Occidit Leonem Angliae que l'on peut traduire par ce château qui tua le lion anglais.
L'hymne des Châlusiens est : Lo Turlututu. Selon un usage très ancien, un Châlusien pénétrant dans un lieu, hors de Châlus, siffle les trois premières mesures du Turlututu. Les Châlusiens présents se font connaître en sifflant la mesure suivante. Cet usage semble toujours en vigueur, voire plus usité que par le passé du fait de la dispersion géographique des familles originaires de Châlus[29].
| Blason du Limousin
Aliénor d'Aquitaine apporta le Limousin en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou (d'où la bordure rouge) et futur Henri II, roi d'Angleterre. Marie de Comborn, dite Marie de Limoges, héritière des derniers vicomtes de Limoges, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futur Arthur II (d'où l'hermine de Bretagne). |
|
| Blason de Châlus
Les armes de Châlus sont constituées d'un jeu de neuf quilles en or et d'une arbalète. Les quilles font allusion au trésor de Châlus composé, selon la légende, de neuf statues en or, représentant le proconsul Lucius Capreolus et sa famille. L'arbalète est celle du chevalier Pierre Basile avec laquelle il blessa mortellement Richard Cœur de Lion lors du siège de Châlus Chabrol en 1199. |
|
| Blason de Richard Cœur de Lion, à partir de 1198
À la fin de sa vie, Richard adopte ce blason « de gueules aux trois léopards d'or » qui sera le blason des rois d'Angleterre et des ducs d'Aquitaine de 1198 à 1340. Ce blason sera donc également celui de Jean sans Terre (1166 † 1216), d'Henri III (1207 † 1272), d'Édouard Ier (1237 † 1307), d'Édouard II (1284 † 1327) et d'Édouard III (1312 † 1377). |
|
![]() |
Blason de la Route touristique Richard Cœur de Lion
Ce blason, « de gueules au lion d'or rampant, lampassé au cœur transpercé d'une flèche », sert à baliser la route touristique Richard Cœur de Lion. Ce sont en héraldique, des «armes parlantes» : le dessin du blason peut être lu comme un rébus. Bel hommage à Richard, dont les armes furent multiples mais toujours « parlantes ». |
| Blason de Géraud de Maulmont
Le blason des Maulmont (ou Maumont) est dit « d'azur, à deux fasces d'or ». Comme tout blason très ancien, il est d'une grande simplicité. |
|
| Blason de la Maison de Bourbon Busset
Les Bourbon Busset et Bourbon Châlus descendent de Saint Louis. Ils sont les aînés par le sang de tous les descendants d'Hugues Capet actuellement vivants. Leur branche n'est cependant pas dynaste. Ils portent les armes de France « modernes », un blason bleu azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules. |
[modifier] Historique
[modifier] Préhistoire et antiquité
Entre -9711 et -9661[30], la fin de la petite ère glaciaire du dryas récent et l'entrée abrupte dans l'holocène déterminent les paramètres climatiques de l'écologie actuelle du milieu naturel châlusien. La découverte de haches et les tumuli du Mazeaubrun illustrent l'occupation du site de Châlus à l'âge du bronze. La voie romaine qui relie Vésone à Augustoritum comporte une station Fines (frontière), située entre Firbeix et Châlus[31]. L'occupation de Lageyrat est attestée à l'époque gallo-romaine par les tessons de poterie et tesselles de mosaïque trouvés en 1949.
[modifier] Moyen Âge
Avant 667 : Châlus est mentionné dans la vie de Saint Waast comme la limite entre les diocèses de Périgueux et Limoges. L'existence du château étant attestée en 885 dans le cartulaire de Beaulieu, Châlus apparaît comme le plus ancien site fortifié du Limousin dans une source écrite.
1193 : Châlus est, comme d'autres places limousines, pris et pillé par des soldats brabançons, qui se vengent ainsi de l'évêque de Limoges, Sebrand Chabot.
1199 : Richard Cœur de Lion assiège Châlus Chabrol défendu par Pierre Brun, seigneur de Montbrun et Pierre Basile. Il est touché par un carreau d'arbalète tiré depuis le château et meurt quelques jours plus tard, le 6 avril. Le château est toutefois pris, les 36 hommes, femmes et enfants retranchés dans le donjon s'étant rendus après la mort de Richard. Le trait d'arbalète tiré par le chevalier Pierre Basile du haut du donjon de Châlus Chabrol aura des conséquences importantes pour l'histoire de France : la mort de Richard Cœur de Lion à Châlus permettra aux Capétiens et à Philippe Auguste de réaliser l'unité nationale du territoire français.
1244 : Saint Louis est reçu au château par Géraud de Frachet à l'occasion de son pèlerinage à Rocamadour[32].
1264 : les habitants d'Aixe, opprimés par les violences de leur gouverneur, le chevalier Adémar de Maumont, se soulèvent et l'assiègent à deux reprises dans le château d'Aixe. Après une tentative de médiation de l'évêque de Limoges, ils n'acceptent de rentrer sous l'obéissance de la vicomtesse de Limoges Marguerite de Bourgogne (veuve du vicomte Guy VI le Preux mort à Brantôme le 12 août 1263 après son échec au siège du château de Bourdeilles), qu'après l'intervention de deux commissaires du roi et à la condition qu'elle leur donne un autre gouverneur. Adémar reçoit en échange le gouvernement du château de Châlus. Mais Bozon de Bourdeilles, venu l'y assiéger avec d'autres seigneurs, se rend maître de la place. Adémar, ayant été pris, est exécuté en 1265, meurtre pour lequel Bozon fut condamné à la prison, l'amende et l'exil, suite à la plainte des fils d'Adémar à Saint Louis[33]. Si la vicomtesse a été dépouillée de Châlus Chabrol, le roi se le fait restituer, en échange de la libération de Bozon, opérations confiées au bailli de Tours[34].
1280 : Géraud de Maulmont (mort en 1299 ou 1300), fils d'Adémar, reçoit Châlus Chabrol en fief et fait construire le second château, Châlus Maulmont. Chanoine de Limoges et chapelain du roi, il est conseiller de la vicomtesse de Limoges et du roi. Il reçoit la terre et la juridiction de Châlus Chabrol d’Arthur II de Bretagne (ou encore Artus) et Marie de Limoges (ou encore de Ségur), fille de Marguerite[35], en reconnaissance du service rendu par son jugement arbitral de 1276, favorable à la vicomtesse, par lequel il réglait les droits respectifs de celle-ci et de la ville de Limoges. Il prend possession de Châlus en armes, accompagné de plusieurs gens de guerre, le 7 septembre 1280, en raison d'un différend avec Aymard, comte de Rochechouart, (soit Aimery IX, dans la liste des vicomtes de Rochechouart, mort en 1288) relatif à la justice du bourg d'Oradour, revendiquée par l'un et l'autre.
1307 : Châlus passe aux mains de Philippe le Bel. Une contestation entre les ayants droit de Géraud de Maulmont relative à l'attribution de ses biens, offre une occasion à Philippe Le Bel de se rendre acquéreur de leurs places fortes. Traitant par échange avec Guillaume de Chanac, exécuteur testamentaire, le roi se rend acquéreur en 1307 du comté de Bourdeilles, des châtellenies de Châlus Chabrol et de Chalusset, et donne en place aux Maulmont les seigneureries de Chateauneuf[N 2] en Auvergne et de Moret dans le diocèse de Sens. La validité de cet échange est affectée par la violation d'une clause de l'acte de donation de 1283 du comté de Bourdeilles entre les religieux de Brantôme et Géraud de Maulmont, qui prévoyait le gré et l'autorisation de l'abbé et du couvent pour transférer Bourdeilles en des mains plus puissantes, laquelle n'a pas été donnée. Un acte d'août 1294 de l'abbé de Brantôme Bernard (ou Bertrand[36]) de Maumont, autre frère de Géraud, fait état de cette donation. Le rattachement de Châlus à la France a donc été irrégulier au regard du droit féodal (les recours sont toutefois prescrits)[37],[38].
1317 : Philippe V le Long donne les châteaux de Châlus à Henry de Sully, grand bouteiller de France[39]. Châlus devient une baronnie.
1375 : Guillaume III Roger de Beaufort remet Châlus en usufruit, avec la vicomté de Turenne, à son fils Raimond de Turenne, à l'occasion de son mariage avec Marie de Boulogne, le 28 octobre.
1381 : le fameux chef des routiers, Pierre de Fontaines, dit « Perrot le Béarnais », s'empare du château de Châlus Chabrol et le conserve jusqu'en 1393, après que le duc de Berry et la ville de Limoges eurent traités avec lui.
1406 : le château est pris par des troupes françaises en campagne contre les anglais en Guyenne et Limousin[40].
1439 : Louis Cousin est moine et prévôt de la Beille, ce qui lui permet de payer cent réaux d'or chacun du poids de trois deniers pour la dot de sa sœur Hélide[41].
1484 : Jean Boschant de Brie, époux de Jeanne de Hautefort, écuyer et conseiller du prince d'Albret, bâtisseur de la maison forte de Brie, est capitaine des forteresses de Châlus[42].
[modifier] Renaissance et XVIe siècle
1498 : la paroisse de Châlus bas est transférée à Lageyrat[43], peut-être à l'initiative de Jean Barton de Montras, curé, archiprêtre, chantre du Dorat, doyen de la cathédrale de Limoges, où il repose (mort le 13 septembre 1510 à Isles)[44].
1530 : Philippe de Bourbon-Busset hérite du château en épousant Louise Borgia. Jean d'Albret, le roi Jean III de Navarre, donne Châlus à sa sœur Charlotte d'Albret, pour part de la succession de leurs parents communs, Alain d'Albret et Françoise de Châtillon (ou Françoise de Blois, ou encore de Bretagne), vicomtesse de Limoges. Charlotte épouse César Borgia, duc de Valentinois, fils du pape Alexandre VI Borgia. Leur fille, Louise Borgia, porte le comté de Châlus à Philippe de Bourbon-Busset, suite à leur mariage, dont le contrat est daté du 3 février 1530[45],[46].
1569 : l'armée de Coligny occupe Châlus et ses environs, avec 25 000 hommes, dont le futur Henri IV, alors âgé de seize ans. Lors de la troisième guerre de Religion (1568-1570), après la mort du prince de Condé le 16 mars 1569 à Jarnac, Coligny prend le commandement de l’armée protestante. Il la mène en Limousin, où se fera la jonction avec les mercenaires que conduit le duc de Deux-Ponts, Wolfgang de Bavière. Après un bref combat contre un détachement de l’armée royale, celui-ci franchit la Vienne à Aixe, mais meurt le 18 juin à Nexon. La jonction entre troupes protestantes de Coligny et celles de Wolfgang de Bavière se fait à Châlus. Les deux châteaux, le bourg et les environs de Châlus hébergent alors les 25 000 hommes de l'armée protestante regroupée. À trente kilomètres de là, en avant de Saint-Yrieix campent les troupes royales, à peu près aussi nombreuses, dirigées par le duc d’Anjou. Les deux armées s'affrontent le 25 juin 1569 à la Roche l'Abeille. Coligny fait prisonnier le condottiere Philippe Strozzi, met en déroute l'armée royale et s'ouvre ainsi la voie du Périgord.
1577 : des bandes de paysans accourus des environs de Châlus chassent une troupe de protestants de Montbron, dont ils s'étaient emparé avec un nommé Gore à leur tête[47]. Les protestants avaient capitulé, mais un grand nombre des leurs furent massacrés.
1592 : le sieur de Chamberet, avec le comte de Busset, sieur de Châlus, issu de la Maison de Bourbon Busset, et d'autres nobles, assiègent Châlus, bombardent, avec le canon de Limoges[N 3], son fort défendu par le capitaine Labesse, et s'en rendent maîtres. Ce sont notamment le vicomte d'Aubeterre, les sieurs de Lavauguyon, de Palissand, d'Oradour, sollicités par le comte de Busset, qui prennent la ville basse, grâce à l'intervention des sieurs Chamberet, Samathie et Bonneval. Plusieurs meurtres sont perpétrés dans l'église. Le sieur des Cars oblige Lacapelle-Biron à se retirer de Courbefy. À la suite d'une embuscade près de Courbefy, Lacapelle-Biron avait pris la place par surprise à des partisans du roi qui avaient tous été taillés en pièces[48].
1600 : la vente, le 25 mars, de la châtellenie de Courbefy à Léon de Planeaux, sieur de Vielle Cour, inclut des paroisses antérieurement distraites de la châtellenie de Châlus[49].
[modifier] XVIIe siècle
1681 : le lieutenant-sénéchal de Châlus est Amable Denys Audebert, avocat en parlement[50].
1684 : une association de pénitents gris est fondée, ou mentionnée pour la première fois. Elle sera active jusqu'en 1789[51],[N 4].
1688 : Selon l'état des paroisses de 1688, Haut Châlus et Bas Châlus sont lieux d'étape pour la maréchaussée de la vice-sénéchaussée de Limoges, ce qui signifie que c'est un lieu « bien foulé de gens de guerre », et que « les habitants sont fort fatigués » voire « ruinés par le moyen des gens de guerre ».
À la fin du XVIIe siècle : Châlus est soumis à la justice seigneuriale, et dépend du Présidial de Limoges, lequel est du ressort du Parlement de Bordeaux[52].
[modifier] XVIIIe siècle
1707 : reconstruction de la chapelle Notre-Dame de Seichaud, à l'initiative du curé du haut Châlus[N 5] Jean Bardaud[53].
1745 : la première carte de Châlus, au 1/8628e, est établie afin de figurer dans l'atlas de Trudaine pour la généralité de Limoges, avec la portion de route à hauteur de La Ribière allant jusqu'à Châlus du Grand chemin de Limoges à Périgueux[54] et avec la portion de route atteignant la généralité du Périgord[55].
En 1789 et 1790, le canton de Châlus atteint, avec, dans l'arrondissement, ceux de Nexon et de Saint-Yrieix, dix signatures d'hommes pour cent mariages, et pour le bourg 16 % contre moins de 10 % de signatures de femmes. En 1700 et 1701, on n'en n'avait relevé que deux sur l'ensemble des mariages. Le taux atteindra 20 % dans le bourg en 1850-1851[56].
1790 : les communes de Lageyrat et Châlus fusionnent. La paroisse du Haut Châlus est supprimée en 1793. Son dernier curé, Cercleix, est jureur, et nommé prêtre assermenté de Châlus, en remplacement du curé Sénamaud, déporté.
[modifier] XIXe siècle
1806 : la paroisse de Lageyrat est supprimée par un décret du 30 mai pour être rattachée à Châlus. Le maire Antoine Hallary exigea en conséquence le transfert du mobilier et de la (seule) cloche de l'église, qui avait été réservée à la paroisse lors de la réquisitions des cloches, le 25 frimaire an V. L'opposition des Lageyracois entraîna une réunion du conseil municipal le 1er juin, suivie d'une demande pour que les brigades de gendarmerie de Rochechouart, Saint-Mathieu et Saint-Yrieix renforcent celle de Châlus afin d'assurer l'enlèvement des objets. Le préfet ne donna pas suite à la demande formulée par le maire, la cloche restant dans son clocher (en revanche les statues de Sainte Quitterie et Sainte Marguerite sont aujourd'hui dans l'église de Châlus). Cette crise de la cloche de Lageyrat, provoquée par une tentative de transfert, diffère donc des résistances, fréquentes à travers le pays, aux réquisitions de la décennie précédente, et met en évidence le caractère identitaire attaché à la cloche et à l'esprit du clocher[57].
1808 : Châlus compte 1 426 habitants, dont 22 militaires en activité. Châlus est dotée de l'une des quatre maisons de dépôt de la Haute Vienne (qui compte en tout neuf prisons) ; elle n'offre que de très faibles avantages sous le rapport de la sûreté et de la salubrité, ce qui n'inquiète pas le préfet Texier-Olivier, considérant le séjour de peu de durée qu'y font les individus arrêtés par la gendarmerie, traduits presque aussitôt dans d'autres prisons[58].
Vers 1820, Hyacinthe Hyenne est instituteur à Châlus[59].
1845 : le conseil municipal vote le 9 novembre le recrutement d'un commissaire de police, pour remédier aux désordres entraînés par « la passion du jeu, qui a valu à Châlus une triste célébrité » : rixes, tapages nocturnes et problèmes sociaux sont les conséquences de la transformation des cafés et auberges en tripots[57].
1849 : le timbre poste est introduit en France. Il est utilisé à Châlus dès le mois de janvier[60].
1880 : arrivée du chemin de fer à Châlus. La gare est inaugurée en 1882 par le futur président de la République Sadi Carnot, qui présida à cette occasion un banquet au vieil Hôtel de la Poste.
1881 : la campagne des élections législatives du mois d'août est menée par des agents électoraux, en particulier ceux de Jean Codet, qui masquent le caractère politique de leurs activités, proches de l'achat de suffrages, sous le voile de la convivialité[61].
[modifier] XXe siècle
1917 : des troupes américaines stationnent à Châlus[62] et entretiennent des contacts avec la population. La tradition rapporte qu'une réfugiée alsacienne provoqua un scandale public en adressant à celui qui venait d'attenter à sa réputation : « Ose une fois répéter que tu m'as vue me faire biquer par un américain ! ».
1940 : la défaite militaire française se matérialise à Châlus avec le repli, le 25 juin, du 44e bataillon de chars de combat[63]. La gare de Châlus cesse d'accueillir les voyageurs mais reste ouverte aux marchandises[64].
1944 : les activités de la Résistance s'intensifient. En juin, le délégué militaire interdépartemental des Francs-tireurs et partisans, le commandant, puis lieutenant colonel commandant inter régional adjoint des Forces françaises de l'intérieur[65], Louis Godefroid, alias Rivière[66], s'installe au château. Le 12 juillet, un combat implique le maquis Bir-Hacheim et notamment Roger River[67]. Le 16 juillet, le capitaine Jacques Nancy et les 25 hommes[68] de sa section spéciale de sabotage stoppent un train blindé en provoquant la destruction du viaduc de chemin de fer[69].
1987 : la gare est complètement fermée à la circulation ferroviaire. Elle sera déclassée en 1996.
1994 : effondrement de la tour de Châlus Maulmont le 20 mars. Vente de Châlus Chabrol par la famille de Bourbon-Busset, branche de Bourbon-Chalus, qui le détenait depuis 1530.
[modifier] Richard Cœur de Lion
La mort de Richard Cœur de Lion est un fait divers pour Châlus, mais un événement historique de premier plan pour la politique européenne. La mort de Richard Cœur de Lion va permettre aux Capétiens de réaliser l'unité territoriale de la France. Comme sa vie, sa mort fut l'objet de multiples légendes.
Mortellement blessé d'un trait d'arbalète tiré du château de Châlus Chabrol par le chevalier Pierre Basile, Richard mourut entouré des siens, notamment de sa mère Aliénor d'Aquitaine. Conformément à ses dernières volontés, son corps fut transporté à Fontevrault où il repose désormais auprès de ceux de sa mère et de son père Henri II d'Angleterre. Son cœur fut déposé dans la crypte de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, dans la capitale de sa Normandie. Quant à ses entrailles, il les légua à cette terre limousine (alors « poitevine »), qu'il avait tant aimé et qui lui fut si difficile. Le corps de Richard Cœur de Lion, seul roi d'Angleterre mort et enterré en France, repose donc en trois lieux : Rouen, Fontevrault et Châlus.
[modifier] Politique et administration
[modifier] Tendances politiques et résultats
Traditionnellement, l'électorat de la commune a été marqué, à l'image du Limousin, par une domination de la gauche socialiste et l'influence communiste. Ce recouvrement idéologique traduit une superposition anthropologique des structures familiales de type souche et de type communautaire, correspondant dans le domaine agraire, à la juxtaposition de la propriété paysanne et du métayage, selon l'analyse développée par Emmanuel Todd[70]. Châlus appartenant à l'espace déchristianisé du centre[N 6], la droite, laïque, a en conséquence une audience limitée, au point qu'elle ne présentait plus de liste aux élections municipales dans les années 1980.
Les élections municipales de 2008 ont porté à la mairie une nouvelle équipe, en rupture avec les municipalités précédentes qui étaient plutôt dans une logique de continuité depuis les années 1970.
[modifier] Administration municipale
Châlus est située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin et dans l'arrondissement de Limoges. Elle est le chef-lieu du canton de Châlus, qui comprend les communes de Bussière-Galant, Châlus, Flavignac, Lavignac, Les Cars et Pageas. La commune de Châlus est incluse dans la communauté de communes des Monts de Châlus[71], qui s'est substituée fin 2001 à la communauté de communes du Pays de Châlus et qui regroupe les six communes du canton de Châlus, ainsi qu'une commune du canton de Saint-Mathieu : Dournazac. Le plan local d'urbanisme est en conséquence élaboré par la communauté de communes[N 7].
Châlus relève du « Pays d'ouest Limousin », échelon de coopération entre collectivités locales, issu de la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995, complétée par la loi du 25 juin 1999 dite loi Voynet, regroupant 57 512 habitants, répartis sur 46 communes et 6 communautés de communes : Bandiat-Tardoire Avenir, Monts de Châlus, Pays de la Météorite, Val de Vienne, Vallée de la Gorre et Vienne-Glane. Châlus est située sur le territoire d'un parc naturel régional (PNR), le parc naturel régional Périgord Limousin[72], établissement public regroupant 78 communes à cheval sur deux départements, la Haute-Vienne (pour cinq cantons) et la Dordogne (avec cinq autres cantons) et deux régions, l'Aquitaine et le Limousin, créé en 1998 pour protéger et mettre en valeur un grand espace rural de 50 500 habitants sur 180 000 hectares.
Les projets des administrations locales reposent en premier lieu sur les atouts touristiques existants. Elles s'efforcent d'organiser l'offre selon une exigence de qualité[73],[74]. L’aménagement d’un pôle touristique multimodal autour de la rénovation de l’ancienne gare et la réhabilitation d’une ancienne auberge en centre-ville destinée à accueillir un espace culturel sont en gestation. Le ré aménagement du centre-ville, avec modification du plan de circulation, opérations paysagères, réfection des trottoirs et amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, de même que la requalification de la RN 21, avec une première tranche de travaux prévue en 2009-2010, portant sur la sécurité, l’aménagement paysager et l’information relative à l’offre commerciale et de service, sont en cours de programmation. Un site Internet, dédié à la commune, chargé de promouvoir l’économie locale et les activités touristiques, devrait bientôt voir le jour[75].
[modifier] Finances locales
Les postes clés des comptes de la ville de Châlus s'écartent peu des moyennes de la strate des communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé[76].
Le revenu net imposable moyen par foyer fiscal s'est élevé en 2006 à 15 603 €, 38,3 % des foyers fiscaux étant imposés (contre 19 769 € et 51,7 % en Haute-Vienne)[77]. La fiscalité locale a été caractérisée par une augmentation régulière de la taxe d'habitation prélevée par la commune passée de 10,48 % en 2001 à 11,03 % en 2006, et à 11,14 % en 2009, tandis que le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties est passé de 17,81 à 17,99 % entre 2006 et 2009. La taxe professionnelle, unifiée dans la communauté de communes, s'élevait à 13,91 % en 2006 et à 14,08 % en 2009[78].
[modifier] Liste des maires
La première municipalité date de 1792. Avant la Révolution, Châlus était administré depuis le château de Châlus Chabrol par les comtes de Bourbon-Châlus.
Liste des maires de Châlus, par mandatures successives, complètes ou partielles :
| Liste des maires depuis la Libération | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1945 | 1971 | André Besse | - | Commerçant | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1971 | 1975 | Robert Dolier | - | Agent de perception | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1975 | 1981 | André Mazière | - | Retraité SNCF | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1981 | 2001 | Pierre Charissou | PS | Enseignant | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2001 | 2008 | Pascal Mazeau | PS | Salarié du secteur privé | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2008 | → en cours | Alain Brezaudy | Sans étiquette[79] | Comptable | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Depuis 1945, deux mandatures successives ne sont pas arrivées à leur terme : 1971-1977 et 1977-1983. En effet, Robert Dolier est décédé en cours de mandat en 1975. Son adjoint, André Mazière, fut alors élu pour finir la mandature en cours (1971 - 1977). Réélu pour la mandature suivante (1977 - 1983), il décède en 1981, en cours de mandat comme son prédécesseur. Pierre Charissou est alors élu par élections complémentaires des 15 et 22 février 1981 pour finir la mandature.
Le terrain de football porte le nom de stade Robert-Dolier. Le nom d'André Besse a été donné à l'ancienne avenue du champ de foire. Antoine Hallary, Jacques Garebeuf et François Romain ont chacun une rue à leur nom.
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
Sources : INSEE [80] et Cassini [81]
Originalité anecdotique, lors du recensement de 1821, Châlus avait 1821 habitants.

[modifier] Enseignement
Châlus est située dans l'académie de Limoges.
La ville administre une école maternelle de 50 élèves, une école élémentaire de 55 élèves et le département gère un collège de 260 élèves.
Ces trois établissements scolaires sont regroupés au sein du « groupe scolaire Pierre-Desproges »[N 8]. Le collège entretient des relations d'échanges d'élèves avec la Staatliche Realschule de Roth (Moyenne-Franconie, Allemagne) depuis 1991[83]. Outre l'allemand, l'anglais et l'espagnol, l'occitan y est enseigné. Les résultats au diplôme national du brevet ont fluctué de 81,4 % en 2003 à 79,6 % en 2007[84].
La garderie périscolaire municipale peut accueillir trente enfants. Douze assistantes maternelles opèrent sur la commune, dotée par ailleurs d'un centre de loisir sans hébergement (CLSH). Le club des jeunes est hébergé dans un Mille club, modèle De Coene DC 333 de 1968, dont l'aspect a été modifié par des opérations d'entretien et de mise aux normes, mais dont l'intérêt patrimonial s'accroit avec la disparition de ces structures[N 9].
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
La salle des fêtes polyvalente compte 350 places assises, la salle de l'ancienne école de Lageyrat 150 places. L'ancienne gare, une salle des associations et une salle des permanences hébergent associations et réunions.
[modifier] Santé
La Résidence Le Nid, maison de retraite médicalisée, offre 123 places. Châlus dispose d'un réseau gérontologique permettant de coordonner la prise en charge des personnes âgées à domicile, qui a servi d'exemple de coordination gérontologique à de nombreux sites expérimentaux[85]. Il est intégré au Centre local d’information et de coordination (CLIC) du val de Vienne et des monts de Châlus, dont la mission est de développer la collaboration en matière d'intervention en faveur des personnes âgées[86]. Le centre de soin de la Croix-Rouge française et le centre du Secours catholique complètent l'équipement sanitaire et social.
[modifier] Sports
Le stade Robert Dolier inclut terrain de football avec tribunes et vestiaires, gymnase, tennis, mini-golf, et une piscine, dotée de trois bassins et d'un solarium[87], creusée par des prisonniers allemands et inaugurée en 1946. Un terrain de pétanque et un terrain de boule lyonnaise sont situés sur l'ancien champ de foire. Le village de vacances de La Sapinière compte 21 chalets.
[modifier] Équipements municipaux
Outre sa mairie, Châlus dispose d'une trésorerie, d'une brigade de la gendarmerie nationale, et d'un bureau de poste. L’ensemble de la commune est desservi par l’ADSL. Toutefois les villages et hameaux éloignés de plus de 3 km des centraux sont affectés par une réduction des performances de l'internet haut débit.
Le centre de secours et de lutte contre les incendies[88] est basé à proximité du groupe scolaire. Un cimetière se trouve au bourg et un autre au village de Lageyrat.
La déchetterie est éclairée par électricité photovoltaïque[N 10]. La commune compte enfin un atelier technique et un dépôt de la Direction départementale de l'Équipement à la Tranchardie.
[modifier] Médias
Une seule publication mensuelle est éditée dans la commune : le bulletin paroissial En veillée qui parait depuis 1947. Le magazine municipal est trimestriel. Depuis 2002, un bimestriel de presse magazine, Pays du Limousin, est édité dans la communauté de communes des monts de Châlus. L'association Histoire et archéologie du pays de Châlus publie chaque année depuis 2002, un bulletin annuel qui fait état de l'ensemble des études menées par ses membres.
[modifier] Économie
[modifier] Revenus de la population et fiscalité
Le revenu net imposable moyen par foyer fiscal s'est élevé en 2006 à 15 603 €, 38,3 % des foyers fiscaux étant imposés (contre 19 769 € et 51,7 % en Haute-Vienne)[89]. La fiscalité locale a été caractérisée par une augmentation régulière de la taxe d'habitation prélevée par la commune passée de 10,48 % en 2001 à 11,03 % en 2006, et à 11,14 % en 2009, tandis que le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties est passé de 17,81 à 17,99 % entre 2006 et 2009. La taxe professionnelle, unifiée dans la communauté de communes, s'élevait à 13,91 % en 2006 et à 14,08 % en 2009[90].
[modifier] Entreprises et commerces
[modifier] Mille ans de foires et marchés
Chef-lieu d'une terre d'élevage, Châlus fut réputée dès le Moyen Âge d'abord pour les chevaux, puis pour les bovins et les ovins. Sa situation de carrefour de routes et de frontière entre régions différenciées par la géographie physique et humaine, lui permit, au moins depuis le XIe siècle, de jouer un rôle commercial avec la tenue de foires et marchés renommés. Ils constituèrent un élément important de son développement jusqu'à la fin du XXe siècle. Les plaques de concours d'élevage, que l'on peut encore voir accrochées aux granges et étables, témoignent de l'histoire et de la qualité des élevages ovins et bovins.
L'évolution du commerce du bétail a entraîné la fin des foires. La construction de deux supermarchés a réduit le poids relatif du marché. L'ambiance des grandes foires et des marchés du pays de Châlus se retrouve néanmoins aujourd'hui au rendez-vous annuel de la foire à la châtaigne organisée dans la commune voisine de Dournazac depuis 1976[91].
[modifier] Unités de mesure anciennes
Le rôle de capitale économique était également mis en évidence par les différentes unités de mesure de l'Ancien Régime qui avaient des valeurs propres à Châlus, et étaient en usage dans des aires d'influence aux contours variables, dans les monts de Châlus ou au-delà[92]. La setérée de Châlus valait 34,19 ares. Cette unité de mesure de superficie fut utilisée jusqu'en 1750 environ à Châlus, Marval, Pensol, La Chapelle Monbrandeix, Millaguet, Boubon, Saint-Léonard, etc. Elle se divisait en deux héminées, l'héminée en deux quartes, la quarte en quatre coupées. Au milieu du XVIIIe siècle, la setérée de 20 000 pieds² (divisée en 50 perches de 20 pieds de côté) s'y substitue jusqu'à la généralisation du système métrique. La pinte de Châlus, unité de mesure de capacité de matière liquide, contenait 2,380 litres. Le setier de Châlus, unité de mesure de capacité de matière sèche, valait 8,534 décalitres de grain.
[modifier] Pôle contemporain de services intermédiaires
Châlus est classée en zone de revitalisation rurale et bénéficie à ce titre des mesures fiscales favorisant leur attractivité et le développement de l'activité économique[93]. Elle est notamment classée dans les communes touristiques ouvrant droit aux réductions d'impôt pour investissements locatifs dans le secteur du tourisme[94], qui peuvent atteindre 20 000 € sur 6 ans[95].
Châlus est un pôle de services intermédiaires. Le nombre d'établissements actifs s'élevait au 31 décembre 2006 à 155[96], dont 7,1 % dans l'industrie, 7,1 % dans la construction, 25,8 % dans le commerce et la réparation, 60,0 % dans les services, 41,3 % ayant de 1 à 9 salariés, et 8,4 % 10 salariés ou plus. Le taux de chômage s'élevait à 5,1 % au 31 décembre 2007. La fonction industrielle est axée sur l’appareillage électrique d’installation, la transformation du bois-ameublement et le bâtiment, outre l'exploitation du bois de châtaignier, qui maintient l’activité des feuillardiers. Presque tous les terrains de la zone économique de Fontanilles, qui regroupe cinq établissements et deux cent quatre salariés, ayant été vendus, une réflexion est en cours dans le cadre de la communauté de communes pour créer un deuxième parc d’activité[75]. L'usine de construction électrique du groupe Legrand implantée à Châlus est spécialisée notamment dans la réalisation des corps de cartouches fusibles[97] en cordiérite et emploie 150 salariés[98].
Entre 1988 et 2000, le nombre d'exploitations agricoles est passé de 68 à 47 (de 27 à 19 pour les professionnelles), la surface agricole utile atteignant 1 765 ha, pour 53 unités de travail, dont 5 salariées, le cheptel bovin dépassant 3 000 têtes[99]. Les exploitations ont dans l'ensemble une orientation bovin-viande au nord de la commune, le sud étant plutôt inclus dans un système agro-forestier avec une zone de polyculture-élevage, orientation bovin traditionnel[100].
Selon une étude de l'Insee, la zone à laquelle Châlus appartient, la Châtaigneraie, est un territoire qui ne manque pas d’atouts, dans lequel la solidarité communale encore trop souvent embryonnaire, pourrait constituer une voie efficace pour relever les défis[101].
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Monuments et lieux touristiques
La commune de Châlus dispose d'un riche patrimoine. Un important projet de circuit touristique pédestre est en préparation. Il permettra au touriste de suivre, à partir de la place du marché, un itinéraire marqué de plaques explicatives et commémoratives. La première de ces plaques, dédiée à Lawrence d'Arabie qui eût, le 16 août 1908, vingt ans à Châlus, sera inaugurée le 21 août 2009. En attendant, le touriste peut découvrir seul ce bourg chargé d'histoire.
Châlus Chabrol, château fort du XIe siècle, surplombe la ville. Son enceinte comprend les vestiges de Notre-Dame du Haut-Châlus, église des XIIe et XIIIe siècles où furent ensevelies les entrailles de Richard Ier d'Angleterre.
Dans le bourg, trônent d'importants vestiges d'un autre château fort médiéval, Châlus Maulmont, également appelé « le fort » et que l'on découvre en centre ville[102].
Châlus Chabrol et Châlus Maulmont sont classés monuments historiques. L'ensemble constitué par le promontoire du château de Châlus Chabrol en ville haute et les abords de la tour de Châlus Maulmont en ville basse est un site inscrit[103].
Les mottes castrales du Mazaubrun sont inscrites à l'inventaire des Monuments historiques[104] depuis 1983. Elles constituent un bel exemple de castrum à mottes multiples, déclassé assez tôt en simple arrière-fief, perceptible dans les sources écrites à compter du XIIIe siècle comme simple repaire[105].
L'église Saint-Étienne de Lageyrat, distante de quatre kilomètres du bourg, date du XIe siècle et constituait l'église paroissiale de Châlus bas jusqu'à la Révolution. Son cimetière conserve des pierres tombales en granite sculpté des XIe et XVe siècles, dont l'une est dénommée tombeau de Sainte Quitterie. Elle fut reconstruite à la fin du XVe siècle et détruite pendant les guerres de religion. Propriété de la commune, elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques[106] depuis 1975. Dans l'église Notre-Dame-de-l'Assomption[107] sont abrités les cloches, statues et tableau classés ou inscrits[108] monuments historiques provenant de l'ancienne église paroissiale de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge, dont la cloche des pénitents gris de 1718[109],[110]. Notre-Dame de Seichaud, édifiée en 1473 par une demoiselle de Maulmont, reconstruite en 1707, est la seule des huit anciennes chapelles construites du XIIe au XVe siècle qui n'ait pas disparu[53].
Les fontaines à dévotion (lé bounei foun en occitan, les « bonnes fontaines » en français) et les fontaines miraculeuses constituent un patrimoine emblématique[111], dont les origines sont antérieures au christianisme[112], et font toujours l'objet de rituels thérapeutiques[113], en fonction des qualités thérapeutiques ou des bienfaits particuliers qui leur sont attribués par la coutume : guérison des humains ou du bétail, cessation de la sécheresse, obtention d'une faveur, protection des enfants. Ainsi, sont attribués à la fontaine Seichaud, la guérison des fièvres et maux de tête, outre la faveur du mariage (elle fait marier dans l'année les jeunes filles qui la sautent sept fois à pieds joints) ; à la fontaine Saint-Roch, la faveur de la pluie ; aux fontaines de Lageyrat[N 11], Sainte Marguerite et Sainte Quitterie (le rituel de celle-ci impliquant de piquer la statue de l'église avec des épingles), la guérison des maux de tête et de dents, outre la faveur du mariage[114].
La Fonquebure, source magique dont le saint guérit les maux de tête[115], aurait selon la légende une première source souterraine dans un bois près du chemin de Bannaud, avant de ressurgir dans un pré à Chandeau près de Champsac. La place de la fontaine a par ailleurs vu son bassin transformé en Font Crimosana par les porcelaines de Yann Fayaud en 2007[N 12]. Les puits de Flayat, Lageyrat, Puy Lageyrat, les Pluviaux, la Ribière, le Châtaignier, la Villehaute, les clédiers (séchoirs à châtaignes) de La Ribière, La Besse, Lageyrat, La Brouille, La Faye, Le Mazaubrun, les croix et lavoirs constituent également un patrimoine remarquable.
Le plus gros séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) d'Europe, d'une circonférence de 13,3 m, se trouve dans un jardin privé[116]. Depuis le passage de la tempête Martin qui s'abattit sur Châlus à partir de 18h15 le 27 décembre 1999, la cime de ce séquoia exceptionnel, qui conserve la circonférence de tronc la plus importante d'Europe, fut arrachée sur environ 20 mètres [117].
Le monument aux morts, de type classico-pacifiste, sculpté par Henri Coutheillas[118], est composé sur un plan de l'architecte Élie Berteau, d'un obélisque en granite et d'une statue représentant une bergère recueillie, revêtue d'une mante, cape traditionnelle appelée « limousine ». La mère Milan, habitant la Ville haute, mère du premier enfant de Châlus mort à la guerre de 14-18, servit de modèle au sculpteur. Inauguré le dimanche 21 octobre 1923, ce monument était entouré d'une grille dotée de fortes pointes jusqu'au milieu du XXe siècle. La grille fut retirée après que Pierre Chaminade, dévalant l'avenue du Champ-de-foire en vélo se soit empalé sur cette ferronnerie. Le cimetière contient des monuments funéraires remarquables dont les tombes de : Martial Dumas, médecin de Napoléon Ier, Léon et Julien Nicolas, victimes de l'accident du métro parisien du 10 août 1903, ou de Joseph, dit Paul, Patier, historien du passé prestigieux de Châlus.
Le grand Puyconnieux, situé administrativement sur la commune voisine de Dournazac, est un élément important du patrimoine culturel châlusien. Le Rocher de Richard Cœur de Lion est une roche qui émerge des herbes dans les prés de Maumont, au bas du bourg. Stationnant à Châlus durant la guerre de 14-18, des troupes américaines l'auraient dynamité afin d'en ramener un morceau aux États-Unis. Jouant la carte des provinces pittoresques et du sensationnel, les éditeurs de cartes postales du début du XXe siècle n'hésitaient pas à présenter ce rocher comme étant le lieu où Richard Cœur de Lion aurait été enterré.
[modifier] Vie culturelle et associative
La fête patronale se tient le troisième week-end de juillet, et se conclut par un feu d'artifice le dimanche soir[119]. Des événements marquant la mémoire châlusienne sont organisés de manière épisodique ou ponctuelle, tels que le festival départemental de 1957[N 14], le huitième centenaire de la mort de Richard Ier d'Angleterre en 1999, ou la félibrée, (felibrejada en occitan), qui s'y est déroulée pour la seconde fois en 2007[120]. Depuis 2007, le festival « Bouge Ton Zinc », la fête dans les bistrots, affiche une programmation éclectique de groupes de pop-rock-jazz et de spectacle vivant le mercredi soir en juillet-août[121]. En 2009, Châlus sera ville-départ de la quatrième étape du 42e Tour du Limousin, le vendredi 21 août.
La bibliothèque est intégrée[122] au réseau de bibliothèques des monts de Châlus[123].
La vie associative est jugée[N 15] particulièrement dynamique, 43 clubs ou associations proposant des activités ludiques, culturelles ou sportives. Les associations châlusiennes sont notamment en mesure de se fédérer pour soutenir les causes de type intérêt public, telles que le téléthon[124].
L'académie cyclopédique s'efforce de promouvoir la culture régionale et l'esprit châlusien, celui de Pierre Desproges[125]. Elle organise, à Paris et localement, des animations et événements culturels. Le concours de construction de catapultes à fromage mou[126], l'évocation de l'histoire cycliste de Châlus, présentée dans l'exposition Limousin terre de cyclisme à la Maison du Limousin[127], et des soirées cabaret au bar restaurant concert « Le Lawrence d'Arabie » ont été programmés en 2009. L'académie a également lancé une souscription pour commémorer le séjour du futur Lawrence d'Arabie à Châlus (où il eut 20 ans), notamment par l'apposition d'une plaque, et l'organisation de la cérémonie festive d'inauguration de celle-ci prévue le 21 août 2009[128].
L'association « Histoire et Archéologie du Pays de Châlus », dénommée jusqu'en 1994 « Les amis de Châlus et sa région », a été créée par Maurice Robert et Gabriel Fontanille[129]. Reprenant le travail de Paul Patier, elle s'attache à la valorisation du patrimoine historique, bâti et culturel, du Haut Limousin. Présidée par le docteur vétérinaire Roger Boudrie de 1984 à 2003, puis par Mme Andrée Delage, l'association publie un bulletin annuel depuis 2002.
L'association « Vie Lageyrat » contribue à la conservation, protection, valorisation et animation du patrimoine et du site de Lageyrat, à l’étude de son histoire, à renforcer les liens d’amitié et solidarité en favorisant les échanges. Elle rassemble plus d'une centaine d'adhérents qui organisent une fête, l'avant dernier week-end de mai, avec un marché gastronomique, artisanal, floral, une brocante, une exposition dans l'église, un déjeuner et diverses autres animations.
Le club de tarot de Châlus organise un festival annuel, en janvier, à l'ancienne école de Lageyrat. Il est doté d'un prix du conseil général et d'un prix de la commune[130].
Un Châlusien passionné a rassemblé une inestimable et unique collection, la collection Vigneras, de véhicules utilitaires anciens[N 16].
[modifier] Châlus dans la littérature
Outre les livres à caractère historique mentionnant Châlus avec la mort de Richard Cœur de Lion, la ville constitue le cadre ou la référence géographique de romans et d'essais, tels que Des femmes qui tombent de Pierre Desproges, ou Quadrille sur la tour de Georges-Emmanuel Clancier. Elle est également citée dans La Terre aux loups de Robert Margerit, ainsi que dans le tome sept, Quand un roi perd la France, des Rois maudits de Maurice Druon ou dans le Richard Cœur de Lion de Walter Scott.
Châlus est par ailleurs source d'inspiration pour Théodore Agrippa d'Aubigné qui, dans Les aventures du Baron de Faeneste, met en scène un dialogue entre Henri IV et un personnage imaginaire dénommé « Châlus de Limousin »[131]. Dans Une ville de garnison, Alfred Assollant imagine un certain Bertrand de Presles, comte de Châlus, en compagnon de Godefroy de Bouillon lors de la première croisade[132], montant le premier sur les remparts d'Antioche, et semble inspiré par le personnage de Gouffier de Lastours. Châlus fut également source d'inspiration pour Philippe Ébly qui, dans le tome II, Celui qui revenait de loin, de la série fantastique Les Conquérants de l'impossible, fait apparaître pour la première fois le troisième protagoniste de la série sous le nom de Thibaut, duc de Châlus. Ce personnage pourrait avoir contribué à inspirer celui du comte de Montmirail, interprété par Jean Reno dans Les Visiteurs. Enfin, le siège de Châlus a fourni à Walter Scott pour Ivanhoé le canevas du siège du château de Front-de-Bœuf. Le film La Rose et la Flèche (1976), avec Sean Connery et Audrey Hepburn, s'ouvre sur le siège de Châlus par Richard Coeur de Lion.
[modifier] Poste et philatélie
La création de la poste à Châlus remonterait à Louis XI. Le relais était situé aux Granges, sur la route royale de Limoges à Périgueux, actuelle RN21. Pierre, dit Pascaud, et Martial de Villoutreys étaient maîtres de poste entre 1610 et 1632[133]. Le chef du bureau de la poste était encore un Villoutreix en 1633. Au début du XIXe siècle, le nombre de chevaux en service à la poste de Châlus variait de 10 à 19[57].
Le bureau de poste actuel est situé place Cardaillac dans l'ancienne mairie. Auparavant, la Poste était en bas de la place du Marché, dans une maison construite en 1826 par la famille Forgeront.
Émis en France depuis le 1er janvier 1849, le timbre-poste a été utilisé à Châlus dès le 24 janvier, comme le montre la plus ancienne enveloppe, destinée à un banquier, affranchie localement avec un Cérès 20 centimes noir, qui ait été conservée. Le fait est notable car, jusqu'au 1er juillet 1854, le timbre-poste fut peu utilisé, l'ancien système de port payé par le destinataire restant en usage. Ce n'est qu'à partir de 1854, quand la Poste différencia les tarifs du courrier pré-payé (« affranchi de port ») et de la lettre en port à percevoir, que son utilisation se généralisa.
La ville de Châlus hébergea la Journée du Timbre le 15 mars 1969[134].
À l'occasion du 800e anniversaire de la mort de Richard Cœur de Lion, la Poste édita un timbre-poste commémoratif à son effigie. Une émission premier jour fut organisée dans un bureau temporaire ouvert au château de Châlus Chabrol, les vendredi 9 et samedi 10 avril 1999. Ce timbre-poste fit l'objet d'une autre vente anticipée à Fontevraud les samedi 10 et dimanche 11 avril 1999. Sa mise en vente officielle date du 14 avril (vente générale à partir du 12 avril 1999). La mise en vente anticipée à Châlus fut accompagnée d'une manifestation philatélique de promotion, au cours de laquelle ce timbre a pu être oblitéré avec un cachet spécial. Une enveloppe premier jour fut également éditée.
Le timbre, gravé et mis en page par Claude Jumelet, un des « meilleurs ouvriers de France » a été réalisé à partir de la photo d'un détail de l'Historia Anglorus, Bridgeman-Giraudon, British Library. Il est imprimé en taille-douce sur rotative à 50 timbres par feuille. D'une valeur faciale de 3 FRF, ce qui correspondait à l'affranchissement d'une lettre simple (lettre 1er échelon de poids, zone 1), il fut vendu à environ 6,8 millions d'exemplaires et retiré de la vente le 12 novembre 1999. Format : 21,45 x 36 mm, dentelure : 13, couleur : rouge, vert, bleu, bistre et beige.
La mère de Richard Cœur de Lion, Aliénor d'Aquitaine et son grand-père, Geoffroy, ont eux aussi fait l'objet d'une édition de timbres-poste.
Claude Jumelet est également l'auteur du timbre commémorant le millième anniversaire du baptême de Clovis, dont le catéchiste saint Waast fut un enfant de Châlus.
[modifier] Patrimoine touristique
[modifier] Pays touristique de Châlus
Châlus, capitale d'une aire touristique, historique et culturelle, située aux confins du Limousin, du Périgord vert et de la Charente limousine est une station verte de vacances[135]. L'office du tourisme des monts de Châlus y présente l'offre touristique dans l'ensemble de la communauté de communes, notamment dans son guide touristique annuel, dont l'édition 2009 est en ligne[136] ainsi qu'une sélection de gîtes ruraux[137]. Située à sa proximité immédiate, la Maison du Châtaignier inclut un espace muséographique interactif entièrement dédié au châtaignier et aux possibilités gastronomiques offertes par son fruit, la châtaigne. Elle offre une présentation du métier de feuillardier, de même qu’un espace boutique avec une exposition vente de produits de fabrication artisanale en bois de châtaignier et de produits de la ferme, à base de châtaigne. Une voie verte, la « voie verte des Hauts-de-Tardoire » offre un itinéraire sécurisé de Châlus à Oradour-sur-Vayres qu'il est possible de suivre à pied, en fauteuil roulant, à vélo ou en roller[138].
Le Chemin « las girondelas » (les girolles) est exclusivement pédestre. Ses 14 km de promenade en pleine nature limousine peuvent être parcourus en 3h30, ou réduits à une variante de 6 km.
Un circuit de vélo-rail sur une voie de chemin de fer désaffectée permet une promenade en draisine (réservation et départ de Bussière-Galant, parcours jusqu'à la gare de Châlus le samedi en juillet et août[139]).
- Étape
La ville de Châlus est située sur deux routes touristiques : la route Richard Cœur de Lion et le chemin de Compostelle (Via Lemovicensis).
| Précédé par Dournazac |
Route Richard Cœur de Lion |
Suivi par Les Cars |
| Étape précédente Les Cars |
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle Via Lemovicensis |
Étape suivante La Coquille |
[modifier] Les environs de Châlus
Le pays touristique de Châlus, dont l'unité est, au-delà des limites administratives, mise en évidence par une vue satellite, se retrouve, pour tout ou partie, dans de multiples entités (monts de Châlus, Communauté de communes des Monts de Châlus, Pays des Feuillardiers, etc.) sans jamais en épouser exactement les contours. Flavignac, Dournazac, Bussière-Galant, Champsac, Lavignac, Les Cars, Pageas et Saint-Nicolas-Courbefy en sont d'incontournables étapes.
|
Château de Montbrun |
Lac Saint-Fortunat |
Château, photographié par Renaud Camus, Les Cars |
|
Source de la Tardoire |
Écuries du château |
Bonnes fontaines de Courbefy |
[modifier] Spécialités gastronomiques
La cuisine châlusienne est limousine mais déjà fortement influencée par la proximité du Périgord vert. Les principaux plats qui la caractérisent sont le pâté de pommes de terre et le pâté de viande, ce dernier étant également appelé tourtière. L'enchaud est une spécialité à base de poitrine de porc, roulée et fumée. Les desserts traditionnels sont la flognarde et le clafouti. Depuis quelques années, le Burgou, un gâteau à la châtaigne baptisé du nom du bandit d'honneur actif entre Bandiat et Tardoire vers 1835 et devenu héros régional emblématique, est élaboré et commercialisé par les pâtissiers locaux[140].
La cuisine châlusienne familiale utilise les ressources locales. Elle est donc essentiellement préparée avec de la viande de porc, du bœuf, de l'agneau ou du mouton limousin.
Les champignons sont cuisinés sous toutes leurs formes, qu'il s'agisse de cèpes (en patois châlusien, « lou champignon », c'est nécessairement un cèpe de Bordeaux), de girolles, de coulemelles (appelées « Filleul » à Châlus) ou de trompettes de la mort.
La châtaigne, qu'elle soit blanchie, bouillie ou grillée est également très présente, comme mets principal ou comme base de préparations (boudins aux châtaignes, etc.).
La pomme du Limousin est la seule, en France, à bénéficier d'une AOC. La soupe traditionnelle est la bréjaude. Composée de lard, de pommes de terre et de raves, il est d'usage de la finir « en faisant chabrot » avec un peu de vin.
La cuisine familiale châlusienne est aussi faite du produit des rivières, des « serves » et des nombreux étangs : écrevisses, carpes, brochets ou autres poissons sont très présents.
Une limonade fut, pendant plusieurs générations et jusque dans les années 1970, produite peut-être à partir de l'eau de la Fonquebure sous la marque Limonade Mémé. La recette de cette limonade s'est perdue avec le décès de Mémé Deléron.
La cornue est une spécialité boulangère préparée pour les Rameaux, le dimanche précédant Pâques. Il est d'usage à Châlus que le parrain l'offre à son filleul, en signe d'espoir en la « virilité » de ce dernier. En effet, la forme en Y de cette brioche, censée représenter la Sainte Trinité, rappelle également la forme d'un sexe d'homme. À tel point qu'au XVIIIe siècle, l'évêque de Limoges aurait demandé aux pâtissiers de moraliser leur gâteau des Rameaux, en en modifiant quelque peu la forme. La coutume limousine de la Cornue semble également se maintenir, avec quelques variantes (existence d'une cornue « femelle ») dans la Charente limousine voisine[141].
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Saint Waast : catéchiste du roi Clovis, évêque d'Arras († 540). Selon une vie du saint, dite Vita Brevior et rédigée au VIe siècle, saint Waast serait né en un lieu appelé Leucus, qui pourrait être Châlus (Castrum Leucus au haut Moyen Âge). Cependant deux autres localités, situées à proximité de Châlus (dont Courbefy), pourraient aussi avoir vu naître le saint.
- Hugues de La Certa : né en 1071 au château de Châlus Chabrol dont il fut seigneur, mort en 1157, Hugues de La Certa aurait fait un voyage à Jérusalem, avant de fonder en 1125 un couvent à Plagne dans la paroisse de Payzac[43]. Décédé le 29 avril 1157 à l'âge de 86 ans, Hugues de La Certa fut le second fondateur d'un des trois ordres monastiques de France : l’Ordre de Grandmont. Il laissa trois ouvrages essentiels, dont le plus important est la Règle de l'ordre de Grandmont, le Librum Regulae in praeceptis.
- Richard Cœur de Lion (1157-1199), roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, comte du Maine et comte d'Anjou, fut mortellement blessé d'un trait d'arbalète lors du siège de Châlus Chabrol. Il décéda à Châlus, le 6 avril 1199.
- Géraud de Frachet, dit aussi Gérard, Gérald, de Frachet ou Frachet (1205-1271) : il fut l'historien officiel de l'ordre des Frères-Prêcheurs créé par Dominique de Guzmán, plus connu son le nom d'Ordre des Dominicains et l'auteur d'une chronique (histoire) universelle, rédigée entre 1248 et 1268, utilisée par sept chroniqueurs contemporains ou postérieurs et aujourd'hui connue par vingt-cinq manuscrits médiévaux. Sur ces vingt-cinq manuscrits, dix-neuf ont été copiés dans la seconde moitié du XIIIe siècle et dans le premier tiers du XIVe siècle, cinq au XVe. L'œuvre de Géraud de Frachet fut, pour l'essentiel, lue dans le nord du royaume. Bien qu'il fût l'un des enfants les plus illustres de Châlus, seuls le Limousin et l'Auvergne, parmi les pays d'oc, semblent connaître son œuvre. De même, bien que réalisée par un Dominicain, elle fut surtout diffusée et appréciée par les Cisterciens. Cependant, en fournissant la trame solide de la Chronique universelle de Bernard Gui (originaire de Royère, situé à 50 kilomètres de Châlus), l'œuvre de Géraud de Frachet, compilation à son tour compilée, connaîtra un succès plus ample, aussi bien chez les Dominicains que dans les provinces du Midi[142].
- Aymery de Châlus, né vers l'an 1275 au château de Châlus, mort le 31 octobre 1349 à Avignon. Chanoine du chapitre de la cathédrale de Limoges en 1314, archevêque de Ravenne en 1322, puis évêque de Chartres en 1332, cardinal en 1342, Aymery de Châlus fut nommé légat en Lombardie en 1342, puis en Romagne, Corse, Sardaigne, enfin en Sicile où il a gouverné deux ans au nom du pape[143].
- Les Bourbon-Châlus, descendants de Saint Louis par Robert, comte de Clermont, frère de Philippe III le Hardi, qui forment aujourd'hui la branche aînée, mais non dynaste, de la maison de France. Les comtes de Châlus ne doivent pas être confondus avec les « de Chalus », patronyme le plus souvent orthographié sans accent circonflexe. Ainsi la belle Françoise de Chalus (1734 - 1821), qui figure dans la liste des maîtresses de Louis XV, n'est pas liée à Châlus en Limousin, mais à Chalus dans le Puy de Dôme. L'absence d'accent circonflexe n'est toutefois pas discriminante : l'actuel comte de Châlus porte à l'état-civil le nom de « de Bourbon de Chalus », sans accent circonflexe[144]. Parmi les Bourbon-Chalus, Louis Ier de Bourbon, comte de Busset, baron de Châlus, de Vésignieux, de Saint-Martin-du-Puy, né le 18 octobre 1648, a été tué au siège de Fribourg le 10 novembre 1677 et Gaspard-Louis de Bourbon, comte de Châlus, né le 16 mai 1745, décédé le 8 décembre 1751, fut inhumé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.
- Le comte Jacques-Étienne de Cardaillac, né le 8 août 1818 à Saint-Priest-Ligoure, mort en 1879, directeur des bâtiments civils de la maison de l'Empereur, membre de l'Institut (Académie des Beaux-Arts)[145], chevalier (le 14 août 1862) puis (le 14 août 1869) commandeur de la Légion d'honneur, proche de Napoléon III, fut conseiller général du canton de Châlus. Une délibération du conseil municipal du 3 février 1864 donna son nom à la place créée en centre ville en 1862 sur les emprises des anciennes église et place de l'église, de l'ancien cimetière et de plusieurs habitations. Successivement dite « place de l'ancienne église » puis « nouvelle place du marché », elle fut rebaptisée en 1881 « place de la Mairie », après l'édification en 1869 d'un immeuble (actuelle Poste) à usage de mairie, puis redevint « place de Cardaillac » après le transfert de la mairie dans la propriété Rogerie à sa place actuelle.
- Thomas Edward Lawrence (1888-1935) a eu vingt ans dans l’ancien Grand hôtel du midi[146], place de la Fontaine, le 16 août 1908[147], lors de l'étape châlusienne, sur les traces de Richard Cœur de Lion, de son tour de France à bicyclette, entrepris pour préparer sa thèse sur L’Influence des croisades sur l’architecture militaire européenne à la fin du XIIe siècle, avant de gagner le surnom mythique de Lawrence d'Arabie[148].
- Paul Patier, (1895-1984), érudit et historien local, auteur d'une Histoire de Châlus et sa région, éditée en 1968, rééditée chez Res Universis en 1993 dans la collection Monographies des villes et villages de France. On lui doit la correction d'un certain nombre d'erreurs historiques, véhiculées sur Châlus et Richard Cœur de Lion en particulier.
- Georges-Emmanuel Clancier, né le 3 mai 1914, écrivain, poète, auteur du Pain noir et dont plusieurs ouvrages font référence à Châlus (Terres de mémoires, Quadrille sur la tour, L'Enfant double...)
- Pierre Chaminade, 1920 (?)- 1980 (?), dernier déviant intégré[N 17] de Châlus. Sa vie, encore peu étudiée à l'image des destins a priori voués à l'anonymat, est connue pour ses événements dramatiques: alcoolisme et accidents, dont l'incendie de sa maison, dans lequel il périt au début des années 1980. Son souvenir est entretenu dans le village (la cuvée d'un restaurant porte par exemple son nom). Sa notoriété a débordé du seul cadre châlusien avec l'évocation de sa mémoire, en parallèle à Serge Gainsbourg, par Pierre Desproges dans son recueil Fonds de tiroir[149].
- Maurice Robert, président de la Société d'ethnologie et de sauvegarde des patrimoines en Limousin. Docteur en ethnologie, docteur ès lettres, directeur de recherches au CNRS, né à Châlus, Maurice Robert est l'auteur de nombreux ouvrages, dont plusieurs sur Châlus et sa région.
- Pierre Desproges, né le 9 mai 1939 à Pantin, mort le 18 avril 1988 à Paris, humoriste philosophe. Enfant de Châlus[150], issu d'une vieille famille de commerçants, Pierre a donné son nom au groupe scolaire (écoles et collège) de Châlus. Un lieu-dit « Chez Desproges » est situé sur la commune, entre Lageyrat et Dournazac, à 5 km du bourg. Dans Des femmes qui tombent, Pierre se lance dans une farce sans queue ni tête, dans laquelle il est facile de reconnaître quelques portraits de Châlusiens.
- Jean-Claude Peyronnet, sénateur de Haute-Vienne, conseiller général du canton et ancien conseiller municipal de Châlus, où il est né le 7 novembre 1940. Il fut député de la Haute-Vienne de 1988 à 1993, président du Conseil général de la Haute-Vienne de 1982 à 2004 et président de la Communauté de communes Monts de Châlus jusqu'en avril 2008. Jean-Claude Peyronnet est également président du Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane.
- Renaud Camus, né à Chamalières le 10 août 1946, écrivain français, s'est arrêté photographier Châlus et sa région le 26 juin 2008[151], et a fait part de quelques commentaires à cet égard[152].
- Olivier de Rincquesen[153], né en 1950, journaliste.
- Monique Boulestin, née le 13 mars 1951 à Châlus, députée de la 1e circonscription de la Haute-Vienne depuis le 25 juin 2007, conseillère municipale de Limoges depuis 1996, 1re adjointe au maire de Limoges, depuis le 29 mars 2008, chargée de la lecture publique, des bibliothèques, de la francophonie et des relations avec l’université. Elle est l'élue de référence de la bibliothèque francophone multimédia, du salon du livre Lire à Limoges et du Festival des Francophonies en Limousin. Conseillère régionale du 28 mars 2004 au 29 juin 2007, elle fut également vice-présidente du conseil régional du Limousin.
- Christophe Patier, né le 24 mars 1959 à Blois, haut fonctionnaire français, originaire de Châlus. Il fut Secrétaire général des Haras nationaux, et est actuellement Inspecteur général de l'Agriculture. Il est le petit-neveu de Paul Patier.
[modifier] Compléments
[modifier] Bibliographie
- Roger Boudrie, Le château de Châlus-Maulmont (Châlus, 87), Société d'études historiques et archéologiques de la moyenne Corrèze, Tulle, France, 1961
- J. Devaud, Langue limousine et travaux agricoles dans la région de Chalus, Société d'ethnographie du Limousin et de la Marche, Limoges, France, 1977
- J. Tixier, Circonscription du Limousin, Revue Gallia Préhistoire Paris, 1977, vol. 20, n°2, p. 493-516
- J. Guillemot ; M. Dominique ; Credot R., Stations préhistoriques dans le massif de Chalus (87), Ethnologia. Revue d'Ethnologie et d'Ethnoécologie des Pays Occitans anc Etudes Limousines Limoges 1979, n° 11-12, p. 213-217
- P. Boulanger, Un pays par couples : l'espace matrimonial de Châlus du XVII au XX siècles in Approches anthropologiques des espaces. Villages, pays, sentiment d'appartenance en Limousin (Tome I) (ISSN 0398-5555), Revue Ethnologia, 1985, no33-36, pp. 43-63
- Histoire de Châlus et sa région, Paul Patier, Res Universis, collection Monographies des villes & villages de France, 1993, (ISBN 2-7428-0184-7)
- Autrefois Châlus : cartes postales, plans, documents (Broché), Association Histoire et archéologie du pays de Châlus, Flanant, 1997, (ISBN 2911349040)
- Ces maisons qui nous racontent... l'habitat rural au pays des feuillardiers, ACAFPA - Châlus, collection Mémoires, décembre 1997
- Le pays de Châlus, hier et aujourd'hui, Maurice Robert, Rm Consultant, janvier 2000, (ISBN 978-2951618404)
- Bulletin de l'Association Histoire et archéologie du pays de Châlus, 2002
- Hier, au Pays des Feuillardiers, Jacqueline Lapouge, s.n., Limoges, juin 2006, (ISBN 978-2-9527135-0-4)
[modifier] Iconographie
[modifier] Panorama de la ville basse
[modifier] Images de Châlus
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- ↑ La sismicité observée en 1994 relève deux séismes, certes assez éloignés et de faible intensité, le 20 mars, jour de l'effondrement de la tour de Châlus Maulmont.
- ↑ Dont le château de Tournoel : Le paysdauvergne.free.fr.
- ↑ Un boulet de canon oublié à Châlus pourrait avoir été retrouvé récemment selon ces pages personnelles [1] et [2].
- ↑ Une cloche provenant de l'ancienne église paroissiale de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge est dénommée cloche des pénitents gris, sur la Base Mémoire du ministère de la culture.
- ↑ Antoine Charpin de Génétines (mort le 21 juin 1739) est mentionné dans le Pouillé du diocèse de Limoges, manuscrit du grand séminaire de Limoges de 1859, par l'abbé Nadaud, en tant que curé du bas Châlus à la même époque.
- ↑ L'évêché désigna, pour la fonction de curé et tenter d'évangéliser à nouveau la paroisse de Châlus, une mission de deux à trois jésuites, qui y résidèrent du milieu des années 1960 à la fin des années 1980.
- ↑ L'analyse-diagnostic élaborée en avril 2007 dans la perspective du PLU présente une étude approfondie des caractéristiques du territoire, sur le site de Monts de Châlus.
- ↑ De nombreux anciens élèves se retrouvent sur le site communautaire linternaute.copainsdavant.
- ↑ Le « Mille-club » d'Arcens en cours de démontage, sur les pages arcade.arcens.free.fr consultées le 16 mai 2009, illustre l'histoire et la disparition des Mille clubs.
- ↑ Remarquée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), sur son site, consulté le 27 mars 2009
- ↑ Caractéristiques de la discrétion et la sobriété des fontaines à recours [3], dont le culte "parallèle et insoumis" a suscité la confrontation avec les institutions religieuse et médicale, alors que son maintien a été relié à la déchristianisation marquée du Limousin, en dépit de relations complexes avec l'Église et le clergé [4] et [5], comme le montrent Brigitte Caulier et Albert Goursaud (références complètes en rubrique Références ci-dessous).
- ↑ Dont le signifiant et le signifié ont su toucher le monde professionnel de la communication de crise, des photos de la fontaine illustrant Perceptions (Pdf).
- ↑ À l'occasion de son concert du 16 mai 2009
- ↑ Qui donna lieu à la frappe d'une médaille, seul exemple connu de création numismatique spécifique à Châlus : jeton sur le site de la Société numismatique du Limousin.
- ↑ Par le réseau Station verte
- ↑ Qui a fait l'objet d'une présentation dans le magazine Charge utile.
- ↑ Cette formule de Margarita Xanthakou dans Idiots du village, conversations ethnopsychiatriques en Péloponèse, Presses Universitaires du Mirail, 1996, (ISBN 2858160953 et ISBN 9782858160952), pages 287 et 288, résume, de manière plus accessible que les œuvres de Gilles Deleuze y faisant référence, le contenu de cette fonction sociale disparue.
[modifier] Références
- ↑ Calcul de l'orthodromie entre Châlus et Limoges. Consulté le 26 juin 2009
- ↑ Direction régionale de l'environnement du Limousin, Paysages du Limousin : de l'analyse aux enjeux, 3e partie, chapitre 4, p. ,93 à 95 [lire en ligne]
- ↑ La géologie de la région est exposée sur le site du Parc naturel régional Périgord Limousin
- ↑ La sismicité de 1980 à 2008, carte de la banque de données RéNaSS, consultée sur le site de l'université de Strasbourg le 12 juin 2009.
- ↑ Observations sismologiques, sismicité de la France en 1978 et 1979, Bureau central sismologique français, 3.12. Le séisme limousin du 6 novembre 1978, p.25, consulté en ligne et en pdf le 12 juin 2009.
- ↑ Voir aussi les données météorologiques sur Météorologic
- ↑ Le climat de la Haute-Vienne sur meteo-mc.fr, consulté le 2 avril 2009.
- ↑ ZNIEFF inscrites Fichier PDF sur le site www.limousin.ecologie.gouv.fr
- ↑ ZNIEFF Vallée de La Tardoire
- ↑ ZNIEFF Lande de la Martinie
- ↑ La Tardoire sur le site du Service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau (Sandre)
- ↑ Jean Gabilly et alii. : Poitou, Vendée, Charentes. Masson, 1997 (Coll. Guides géologiques régionaux)
- ↑ Plan local d'urbanisme Rapport Analyse diagnostic, tome 2, chapitre II, sous chapitre A Infrastructures terrestres, section 1 Infrastructures routières, paragraphe Trafic et accidentologie, point La sécurité routière, p. 45, consulté sur le site de Monts de Châlus le 19 juin 2009.
- ↑ Les services Taxicar sur le site du Conseil général
- ↑ [pdf] Enquête annuelle de recensement Insee 2007
- ↑ Dispersion des prix des logements anciens. DAEI/SESP et DGUHC, Compte du logement 2005 et premiers résultats 2006 [6]
- ↑ Le Fort et le Quartier noir depuis Châlus Chabrol sur flickr.com
- ↑ Donation de l'hôtel du Bosfranc à Jean de Brie par le prince Charles d'Albret
- ↑ Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, Tome 1, par l'abbé Joseph Nadaud, publ. sous les auspices de la Société archéologique et historique du Limousin par l'abbé A. Lecler, V. H. Ducourtieux (Limoges), 1863-1882, p.352, consultée sur Gallica le 30 mai 2009.
- ↑ Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, Tome 1, par l'abbé Joseph Nadaud, publ. sous les auspices de la Société archéologique et historique du Limousin par l'abbé A. Lecler, V. H. Ducourtieux (Limoges), 1863-1882, p.277, consultée sur Gallica le 30 mai 2009.
- ↑ Notice du trésor du Châtaignier sur le site Culture.fr, consulté le 1er juin 2009.
- ↑ Christelle Lacote, Le patrimoine bâti autour de l'eau sur la commune de Châlus, bulletin n° VII, page 16, Association Histoire et Archéologie du Pays de Châlus, 2007
- ↑ Carte topographique au 1:25 000 n° 1932 est, Châlus, Institut géographique national.
- ↑ Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin : revue historique, artistique et religieuse / sous la direction de M. Armand de Siorac, Auguste Boucharie (Périgueux),1854 (A2), p.76 à 81. Sur Gallica, consulté le 20 mars 2009.
- ↑ Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Leur origine, leur signification, leurs transformations, E. Champion, Paris, 1920, p.462.
- ↑ Notamment Abel Hugo dans la France pittoresque, tome troisième, Delloye, Paris, 1835, p.232
- ↑ Annales manuscrites de Limoges, dites manuscrit de 1638, publiées sous les auspices de la société archéologique et historique du Limousin par Émile Ruben, Félix Achard et Paul Ducourtieux. Éditeur : Mme vve H. Ducourtieux (Limoges-1872)
- ↑ Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin : revue historique, artistique et religieuse / sous la direction de M. Armand de Siorac, deuxième année (A2) 1854, Auguste Boucharie (Périgueux) p.206, consulté sur Gallica le 11 avril 2009.
- ↑ Cf un exemple d'interprétation de Lo Turlututu signe de reconnaissance des châlusiens également au Japon, ainsi que les paroles et leur traduction en pdf.
- ↑ Jacques-Olivier Baruch, La bascule ultrarapide du climat, dans La Recherche (ISSN 0029-5671), no janvier 2009
- ↑ Dictionnaire topographique de la France, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne : comprenant les noms de lieux anciens et modernes / par M. le Vte de Gourgues,... ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques - Impr. nationale (Paris) - 1873
- ↑ Histoire de Châlus et sa région - Paul Patier - 1968 - réédité en 1993 dans la collection " Monographie des villes et villages de France" - (ISSN 0993-7129)
- ↑ L'art de vérifier les dates p.266.
- ↑ Dictionnaire de la noblesse
- ↑ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monuments, depuis la naissance de notre seigneur, tome dixième..., Réimprimé avec des corrections et annotations, et continué jusqu'à nos jours, par M. de Saint-Aliais, Valade, Paris, 1818. Le livre sur books.google.fr
- ↑ Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume ..., François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, édition : 2, publié par La veuve Duchesne, 1775, p. 599, consulté sur Google books le 31 mai 2009.
- ↑ Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord - Société historique et archéologique du Périgord, 1874
- ↑ Voir aussi : BnF Fonds Périgord Tomes 9 & 10, « Dépouillement des archives des rois de Navarre, conservées autrefois au château de Pau et à Nérac » par Leydet et Prunis, Tables récapitulatives, triées par ordre chronologique, Acte par lequel Bernard de Maumont, abbé de Brantôme, donna à foi et hommage à Gérald de Maumont son frère la moitié de la terre et châtellenie de Bourdeille, ce qui fut confirmé par sentence arbitrale, et l’hommage réservé à l’abbaye de Brantôme 1294 (08).
- ↑ Cussac et sa région, Pierre Macaire, p. 84
- ↑ Histoire des ducs de Bourgogne de la Maison de Valois, 1364-1477, par Prosper Brugière de Barante, Amable-Guillaume-Prosper Brugière Barante, Louis Prosper Gachard, Édition : 5, Publié par Société Typographique Belge, Adolphe Wahlen et Compagnie, 1838, p.218.
- ↑ Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, Tome 1, par l'abbé Joseph Nadaud, publ. sous les auspices de la Société archéologique et historique du Limousin par l'abbé A. Lecler, V. H. Ducourtieux (Limoges), 1863-1882, p.450, consultée sur Gallica le 30 mai 2009.
- ↑ Cussac et sa région, Pierre Macaire, p.86
- ↑ a b Bulletin de la Société Les Amis des sciences et arts, 1889-1926
- ↑ Pouillé du diocèse de Limoges, manuscrit du grand séminaire de Limoges, par l'abbé Nadaud, 1859
- ↑ L'Univers. France : dictionnaire encyclopédique. T. 4, CAI-CHA... Le Bas, Philippe (1794-1860), 1840-1845
- ↑ Dictionnaire de la noblesse, François Alexandre Aubert de La Chesnaye, Paris, 1771
- ↑ Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente - Impr. J. Lefraise (Angoulême) - 1845-1890
- ↑ Annales manuscrites de Limoges : dites manuscrit de 1638 / Emile Ruben, Félix Achard, Paul Ducourtieux, Limoges, Ducourtieux 1872, p.373, sur Gallica
- ↑ Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin : revue historique, artistique et religieuse, sous la direction de M. Armand de Siorac, deuxième année (A2) 1854, Auguste Boucharie (Périgueux) p.251 à 253, consulté sur Gallica le 11 avril 2009.
- ↑ Bulletin de la société archéologique et historique du Limousin, Tome XVIII, Limoges Chapoulaud Frères, Imprimeurs de la société, rue Montant-Manigne, 1 — Paris, 4 rue Honoré-Chevalier — 1868 Sur books.google.fr
- ↑ Les pénitents / Louis Guibert (1840-1904), 1879 Ducourtieux, Limoges
- ↑ Mémoire sur la généralité de Limoges, dressé par Louis de Bernage, sgr de S. Maurice, intendant (1698)
- ↑ a b Paul Patier, Histoire de Châlus, Res Universis, Paris, 1993, (ISBN 2-7428-0184-7), (ISSN 0993-7129)
- ↑ Carte de Châlus de l'atlas de Trudaine Sur www.culture.gouv.fr
- ↑ Carte de Chareille à Firbeix de l'atlas de Trudaine sur la base Archim du ministère de la culture
- ↑ L'instruction primaire en Limousin sous l'Ancien Régime / Louis Guibert, (1840-1904), 1888 Ducourtieux, Limoges
- ↑ a b c Paul Patier, Histoire de Châlus, Res Universis, Paris, 1993, (ISBN 2-7428-0184-7), (ISSN 0993-7129)
- ↑ Statistique générale de la France : département de la Haute-Vienne... Texier-Olivier, Louis, 1808
- ↑ La famille Dusoulier page 12
- ↑ Lettre de Châlus du 24 janvier 1849 oblitérée grille
- ↑ Les agents électoraux. La naissance d'un rôle politique dans la deuxième moitié du XIXe siècle , François Miquet-Marty, Politix, Année 1997, Volume 10, Numéro 38, p. 59.
- ↑ McConnell family papers, Manuscripts Collection 156, Box 4, folder 7-9 contain letters by Lt. James McConnell III to his mother while with the U.S. Army in France. He describes the towns where he was stationed (Chalus, Limoges, Paris, Angers, Vincennes, and others) and freely expresses his opinions and reactions to French people and customs,Tulane University Libraries New Orleans LA 70118 Sur specialcollections.tulane.edu
- ↑ Le 44e bataillon de chars de combat, sur le site chars-français.fr, consulté le 11 juin 2009.
- ↑ La gare de Châlus sur lemosin.net
- ↑ Fiche biographique de Louis Godefroy, sur le site de l'Ordre de la Libération, consulté le 11 juin 2009.
- ↑ Riom, Clermont, Nontron Des prisons françaises sous l’occupation, article écrit par Michel Bloch, consulté en ligne le 10 juin 2009.
- ↑ Témoignage de Roger River, sur le site du Musée de la Résistance et de la Déportation d'Angoulême, consulté le 10 juin 2009.
- ↑ Carnets de guerre en Charente, Francis Cordet, Éditions de Borée, 2004, (ISBN 2844942350 et ISBN 9782844942357), p.284.
- ↑ Section spéciale de sabotage du Capitaine Jacques Nancy, Jacques Nancy, sur le site Mémoire vive de la résistance, consulté le 9 juin 2009.
- ↑ La nouvelle France, Éditions du Seuil, Paris, 1988, (ISBN 2 02 012108 5), p.164
- ↑ La communauté de communes
- ↑ Rencontre de Châlus sur le territoire du PNR Périgord Limousin
- ↑ La filière touristique, sur le site de la communauté de communes, consulté le 28 juin 2009
- ↑ Marché relatif à la mise en place d'une démarche qualité commerces-artisanat-services en Monts de Châlus.
- ↑ a b Châlus : on fait flèche de tout bois (note de conjoncture du service études) sur chambre de commerce et d'industrie de Limoges, février 2009. Consulté le 20 mai 2009
- ↑ Chiffres clés sur Annuaire-Mairie.fr: les comptes des communes
- ↑ [pdf] Résumé statistique de l'Insee, décembre 2008
- ↑ Les impôts locaux à Châlus sur Taxe.com. Consulté le 20 mars et le 15 juin 2009.
- ↑ Source QuiElire.fr consulté le 23 mars 2009
- ↑ Châlus sur le site de l'Insee
- ↑ Châlus sur le site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
- ↑ Insee, Population légale 2006
- ↑ L'échange franco allemand : l'élève acteur du projet, mémoire de stage de Karine Latorré, p.5, consulté sur limousin.iufm.fr le 11 juin 2009.
- ↑ Fiche collège Pierre Desproges de l'annuaire des établissements de l'inspection académique de la Haute-Vienne, consulté sur ac-limoges.fr le 11 juin 2009.
- ↑ Résumé de l'article de Pierre-Hervé Fourtane, Le CLIC de Châlus (Haute-Vienne) sur CAT.INIST
- ↑ Présentation du CLIC du val de Vienne et des monts de Châlus sur le site de la mairie d'Aixe-sur-Vienne
- ↑ Vidéo de la piscine
- ↑ Démonstration des pompiers de Châlus
- ↑ [pdf] Résumé statistique de l'Insee, décembre 2008
- ↑ Les impôts locaux à Châlus sur Taxe.com. Consulté le 20 mars et le 15 juin 2009.
- ↑ Fête de la châtaigne : un incroyable succès sur Le Populaire.fr
- ↑ Statistique générale de la France : département de la Haute-Vienne... Texier-Olivier, Louis, 1808
- ↑ Chiffres et indicateurs économiques sur Le Journal du Net consulté le 16 juin 2009
- ↑ Décret n° 2007-19 du 5 janvier 2007 pris pour l'application de l'article 199 decies EA du code général des impôts, JORF n°5 du 6 janvier 2007 page 256 texte n° 14, consulté le 27 juin 2009
- ↑ Article 199 decies EA du code général des impôts
- ↑ Selon le résumé de l'Insee supra, la communauté de communes présente un inventaire de 110 entreprises des secteurs de l'artisanat, du commerce et des services sur son site.
- ↑ Une présentation des cartouches fusibles est développée p.5 à 11 du guide du fabricant La protection des circuits et des personnes
- ↑ Selon la Drire Limousin, sur son site
- ↑ [pdf] Chiffres clés de l'INSEE, décembre 2008
- ↑ Evolution des paysages et des systèmes agraires du PNR Périgord Limousin, Stéphanie Hébert, étude de master 2005-06, p.56, consultée en ligne le 9 juin 2009.
- ↑ [pdf] Michel David, Richesse et diversité d’un territoire
- ↑ Voir le circuit du centre ville en video
- ↑ Site inscrit de Châlus Fichier PDF sur le site www-limousin-ecologie-gouv-fr
- ↑ Inscription des mottes castrales du Mazaubrun à l'inventaire des monuments historiques, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- ↑ Bilan scientifique 2007 Limousin, opérations interdépartementales, Morphologies et mutations du castrum l'exemple limousin, Xe-XIVe siècles, Projet collectif de recherche, p.88 et 89, consulté sur le site limousin.culture.gouv.fr le 10 juin 2009.
- ↑ Inscription de l'église de Lageyrat à l'inventaire des monuments historiques, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- ↑ Église Notre-Dame-de-l'Assomption sur Clochers de France
- ↑ Liste des objets mobiliers classés ou inscrits monuments historiques en Haute-Vienne, p.7, sur http://www.limousin.culture.gouv.fr, consulté le 1er avril 2009.
- ↑ La cloche des pénitents gris, sur la base Palissy, ministère de la Culture.
- ↑ Cloche des pénitents gris sur la base Mémoire du ministère de la Culture
- ↑ L'eau et le sacré, les cultes thérapeutiques autour des fontaines en France du Moyen Age à nos jours, Brigitte Caulier, Beauchesne, presses de l'université Laval, (ISBN 2 7010 1214 7)
- ↑ Les Bonnes Fontaines de la Haute-Vienne. Dévotions et espaces thérapeutiques. Colin H. ; Robert M., Ethnologia (ISSN 0398-5555), 1988, n° 45-48, pp. 1-205 (1 p. 1/2), Société d'ethnographie du Limousin et de la Marche, Limoges, France (1977) (Revue).
- ↑ Bonnes fontaines. Symbolique de l'eau, P. Saumande, Lemouzi (ISSN [http://worldcat.org/issn/0024-0761&lang=fr 0024-0761), 2000, n° 154, pp. 111-120, Société d'études historiques et archéologiques de la moyenne Corrèze, Tulle].
- ↑ La société rurale traditionnelle en Limousin, Tome 3, Albert Goursaud, Maisonneuve et Larose, (ISBN 2 7068 0762 8), 1978, p.601.
- ↑ Bulletin de la société les amis des sciences et arts, 1889-1926
- ↑ Sur Paronomio, le Séquoia géant de Châlus
- ↑ Le même après la tempête Martin de 1999 : Photo de Séquoia Châlus Déc. 2009
- ↑ Confolens, Halgand (square Jules), Monument aux morts sur le site de la communautés de communes du confolentais, consulté le 9 juin 2009.
- ↑ L'agenda Haute-Vienne du Conseil général pour 2007.
- ↑ Châlus a bien mobilisé les "occitans" sur limousin-poitou-charentes.france3
- ↑ Programme 2009 sur Le site monts de Châlus
- ↑ En tant que bibliothèque relais de la médiathèque intercommunale de Bussière-Galant
- ↑ Réseau de Bibliothèques des monts de Châlus
- ↑ Comme l'illustre pour 2008 la page Châlus sur Relay2doo
- ↑ Le Châlus à Desproges sur le Populaire.fr
- ↑ L'académie cyclopédique sur le site de l'association Des métiers en mouvement, consulté le 5 mai 2009
- ↑ Parfum de vacances Limousin terre de cyclisme en pdf sur le site de la Maison du Limousin, consulté le 21 avril 2009.
- ↑ Inauguration d'une plaque commémorant l'étape châlusienne du tour de France à vélo et les 20 ans de Lawrence d'Arabie, sur le site de l'association Des métiers en mouvement, consulté le 8 mai 2009.
- ↑ Déclaration publiée au journal officiel du 18 décembre 1970
- ↑ Article relatif à l'édition du 17 janvier 2009 sur Le Populaire.fr
- ↑ Les aventures du Baron de Faeneste, Nouv. éd., rev. et annotée par M. Prosper Mérimée, Jannet, Paris, 1855, p.248, consultée sur Gallica le 30 mai 2009.
- ↑ Une ville de garnison, Alfred Assollant, Dentu, Paris, 1877, p.200, consulté sur Gallica le 17 juin 2009.
- ↑ [http://pinsonnais.free.fr/genea/download.php?id=villoutreys Généalogie de la famille de Villoutreys de Brignac], Amaury de la Pinsonnais, 1997-Février 2005, p.34 et 35, consulté en ligne et en [pdf] le 27 juin 2009.
- ↑ Historique de la journée ou de la fête du timbre
- ↑ Une station verte, c'est quoi ? sur www.stationverte.com/. Consulté le 25 juin 2009
- ↑ Monts de Châlus, édition 2009 sur www.montsdechalus.fr. Consulté le 25 juin 2009
- ↑ Gîtes ruraux sur www.montsdechalus.fr. Consulté le 25 juin 2009
- ↑ Fiche descriptive de la voie verte des Hauts de Tardoire sur Association française de développement des véloroutes et voies vertes. Consulté le 25 juin 2009
- ↑ Visitez malin la planète Limousin sur Association « Visiter Malin : la planète Limousin ». Consulté le 25 juin 2009
- ↑ Illustration du Burgou surFrancedesaveur.com ; présentation sur Saveurs-Limousin.com
- ↑ La cornue sur le site Cuisine charentaise.
- ↑ INIST-CNRS, Cote INIST : 25148, 35400009767188.0150
- ↑ Salvador Miranda, digital resource The Cardinals of the Holy Roman Church ; et Du Chesne, François (1616-1693) Histoire de tous les cardinaux françois de naissance : ou qui ont esté promeus au cardinalat..., Paris, 1660, p.471
- ↑ Maison de Bourbon Busset
- ↑ Jacques de Cardaillac sur le site de l'Institut
- ↑ Lettre de TE Lawrence à CFC ('Scroggs') Beeson sur le site Telawrence.net, consulté le 23 mai 2009.
- ↑ Lettre de TE Lawrence à sa mère sur le site Telawrence.net, consulté le 23 mai 2009.
- ↑ Le Tour de France de Lawrence d'Arabie Guy Penaud (ISBN 978-2-352-49024-1)
- ↑ Pierre Desproges, Fonds de tiroir, Éditions du Seuil, avril 1990, (ISBN 978-2-7578-0808-5) ((ISBN 2-02-010902-6), 1re publication)
- ↑ Vidéo Pierre Desproges, enfant de Châlus.
- ↑ Ses clichés sont visibles sur le site Flickr
- ↑ Également consultables sur Flickr
- ↑ Site de la communauté de communes, page gites ruraux, consultée le 23 mai 2009
- Portail de la Haute-Vienne
- Portail de l’Occitanie
- Portail du Massif central
- Portail des communes de France




