Châteauponsac

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Châteauponsac
Le pont romain de Châteauponsac.
Le pont romain de Châteauponsac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Châteauponsac
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Gartempe-Saint-Pardoux
Maire
Mandat
Gérard Rumeau
2014-2020
Code postal 87290
Code commune 87041
Démographie
Gentilé Châtelauds, Châtelaudes
Population
municipale
2 121 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 05″ N 1° 16′ 37″ E / 46.1347, 1.276946° 08′ 05″ Nord 1° 16′ 37″ Est / 46.1347, 1.2769  
Altitude Min. 196 m – Max. 471 m
Superficie 68,79 km2
Localisation

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Châteauponsac

Châteauponsac (Chastél Ponçac en occitan, prononcé Châté pwènsa) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Châtelauds et les Châtelaudes ? (Châtelland(e)s) [1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Châteauponsac en Haute-Vienne.

La partie ancienne de la ville est perchée sur un promontoire dominant un méandre encaissé de la Gartempe. Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe.


Communes limitrophes de Châteauponsac
Villefavard, Dompierre-les-Églises Saint-Sornin-Leulac Saint-Amand-Magnazeix
Rancon Châteauponsac Bessines-sur-Gartempe
Balledent, Roussac Saint-Symphorien-sur-Couze Saint-Pardoux

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines

Les premiers documents écrits concernant Châteauponsac sont deux monnaies mérovingiennes où l'on trouve les formes Potentaco et Potento. Potentaco pourrait être une contraction de Potentiacum dérivé d'un homme latin, Potentius. On sait que très souvent le suffixe -acus ou -acum s'ajoute à un anthroponyme pour marquer la propriété ; et ici c'est le cas. Les origines du site actuel du bourg seraient donc cette propriété. Mais il ne faut pas pour autant imaginer l'imposante villa gallo-romaine : il peut s'agir d'une propriété beaucoup plus modeste, voire d'un simple lieu-dit. Tout ce que ce nom doit suggérer c'est qu'à l'époque gallo-romaine, un certain Potentius est propriétaire d'une terre sur l'emplacement de l'actuel Châteauponsac mais nous ne connaissons ni la nature, ni l'étendue, ni la localisation de sa propriété.

Un petit camp militaire semble s'être malgré tout développé. Situé au carrefour de deux voies romaines, au IIIe siècle, il prend comme premier nom celui de Castrum Potentiacum, le "château de Potentius" ou "le camp militaire construit sur le domaine de la famille Potentius". Avec le temps, quelques habitations s'installent à proximité.
Au moment des invasions barbares du Ve siècle, la cité de Castrum Potentiacum est rasée.

Châteauponsac au Moyen Âge (VIe - début XIVe siècle)

Au VIe siècle, deux ermites s'installent près du bourg. Ils vont permettre la renaissance du lieu. On ne sait pas grand chose de cette période. Tout ce que l'on sait c'est qu'au VIIIe siècle, une église mérovingienne voit le jour : il s'agit de l'église Saint Martin (près de la librairie actuelle). L'édifice en lui-même ne garde comme trace de son ancienne utilisation que deux baies romanes et l'ancienne porte (façade Nord). Pour information, cette église - la plus ancienne de Châteauponsac - connut un passé assez tumultueux : en 1631, atteint de la peste, Gaspard Benoit, trésorier de France, y fut enterré. En 1664, elle accueille une confrérie de Pénitents noirs. Sous la Révolution, elle devient salle commune tandis que l'église Saint-Thyrse devenait le Temple pour "le culte de la Raison". Elle sert aujourd'hui de garage.
Au Xe siècle, des féodaux voisins, les seigneurs de Rancon, s'intéressent au bourg sans doute pour s'assurer le contrôle des grands axes routiers de la région. Ils auraient ordonné la fortification d'un antique ouvrage militaire (peut-être romain ou franc ?) appelé "Châtelard" dominant la route et le lieu de franchissement de la Gartempe, au-dessous de la ville actuelle de Châteauponsac. Aimery de Rancon fait élever une église dédiée à Saint Pierre (emplacement de la mairie actuelle) pour remplacer celle, alors ruinée, qui s'élevait sous le même vocable au bord de la Semme. L'édifice est déplacé le long de l'axe Nord-Sud, vers la Gartempe, presque jusqu'au carrefour que forme cette voie avec celle qui vient de Saint-Hilaire-la-Treille. En 1019, les Rancon donneront cette chapelle à l'Abbaye Saint-Martial de Limoges qui l'affectera à son prieuré de La Souterraine.
En 1030, un autre seigneur de Rancon, fait donation à l'abbaye de Déols, en Berry, du bourg de Saint-Martin-de-Châteauponsac. Celle-ci y installe un monastère en 1039 et y bâtit, au-dessous de la Chapelle Saint-Pierre, une église qui aurait été consacrée à Saint Thyrse en 1042.
C'est autour du monastère que la population va se grouper, tant au Nord, vers l'église Saint-Pierre, qu'au Sud jusqu'au Châtelard.
C'est encore au XIe siècle, vers 1080, que sont posées les premières pierres de la Chapelle Notre-Dame, située en contrebas du bourg, à l'Est de la chapelle Saint-Pierre. Au début du XIVe siècle, cette dernière est élevée au rang d'église paroissiale.

Châteauponsac à l'épreuve de la Guerre de Cent Ans (XIVe - XVe siècles)

Situé entre le domaine royal et les possessions anglaises, le Limousin a été un des principaux champs de bataille de la Guerre de Cent Ans. Après la bataille de Poitiers (1356), les Anglais dominent la Marche. De nombreux soldats passent et séjournent à "Castro-Ponssat" (le nom de la ville durant une partie du Moyen Âge : il faut dire que la cité changera 55 fois de nom avant de prendre celui qu'elle porte actuellement). Les troupes armées du Prince de Galles - le "Prince Noir" - s'emparent du château-fort de Rancon et poussent une pointe jusqu'à "Castro-Ponssat" qui est épargné. En 1370, le Prince Noir pille et dévaste la cité de Limoges. En passant à Castro-Ponssat, il saccage la chapelle Saint-Thyrse, renverse la voûte de la nef et la façade occidentale, incendie en partie la chapelle Notre-Dame. Pour terminer, il ravage Rancon.
En 1372-1373, Jean de Bourbon libère la Marche. Même aux heures les plus sombres des règnes de Charles VI et de Charles VII, la domination française ne sera jamais sérieusement menacée. Sur place, la défense s'organise. De 1380 à 1395, un château est construit sur la rive gauche de la Gartempe, dans une position très pittoresque. Construit pour surveiller la vallée, il prend le nom de "Château de Ventenat". C'est une épaisse bâtisse rectangulaire flanquée de quatre tours. Détruit en 1793, il servit de carrière. Il ne reste désormais que des ruines.
Les véritables fléaux du limousin pendant cette période sont les épidémies et le brigandage des grandes campagnes. De leurs repaires, des bandes armées fondent sur le pays et le rongent littéralement. À la suite d'une importante bagarre entre les habitants du bourg et des soldats (pillage du prieuré et de nombreuses maisons), l'abbé de Déols décide en 1420 de fortifier le prieuré en incluant l'église Saint-Thyrse dans les fortifications (elle devient une véritable forteresse), mais non l'église Saint-Pierre dépendant de La Souterraine, pas plus que l'église Saint-Martin, trop éloignée. Mais comme la sécurité est toujours troublée par les soldats du château du Dorat, des remparts sont alors édifiés autour de la ville (1429-1431). L'église Saint-Thyrse devient alors église paroissiale en lieu et place de l'église Saint Martin, qui en devient une simple annexe. Châteauponsac a ainsi deux paroisses, Saint-Thyrse en ville murée et Saint-Pierre "hors les murs". La chapelle Notre-Dame est restaurée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de la ville de Châteauponsac :

« D'azur, à la fasce d'argent. » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)

Blason de Châteauponsac

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Gérard Rumeau[3] SE  
2001 2008 Gérard Lamardelle PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 121 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 823 3 739 3 668 3 771 3 742 3 829 3 837 3 795 3 822
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 926 3 827 3 809 3 751 3 710 4 013 4 018 3 970 4 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 936 3 994 3 974 3 556 3 593 3 446 3 240 3 222 3 127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 115 2 885 2 849 2 604 2 409 2 252 2 186 2 164 2 121
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Thyrse de Châteauponsac
  • Châteauponsac est depuis peu également connu pour une autre raison : c'est là en effet qu'est tournée en partie la série Un village français. Le générique montre d'ailleurs une vue d'ensemble du village.
  • Le Pont de Châteauponsac sur la Gartempe, dit Pont romain[7] classé au titre des monuments historiques.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Toute-Bonté

Autrefois appelée la Chapelle de la Vierge, cette charmante petite chapelle fut édifiée au XIe siècle et était un haut lieu de pèlerinage ; on venait y prier la Vierge pour les enfants malades, les nerveux mais aussi pour une bonne entente dans les ménages. Au fil de l'Histoire, elle fut maintes fois profanée et brûlée en particulier en 1370 pas les troupes du prince Noir et en 1587 pendant les Guerres de Religion. Elle fut restaurée en 1625 et agrandie au XVIIIe siècle (dernière travée et clocher). On y trouve donc trois époques et trois styles architecturaux : Roman, Gothique et Style XVIIIe. Son clocher est particulièrement remarquable car il est couvert de bardeaux (sorte de tuiles en bois) de châtaigner.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dans les médias[modifier | modifier le code]

  • Les références au lieu factice de "l'Hospice des Feuilles Mortes de Châteauponsac" dans l'émission de radio "Les Grosses Têtes", ont fait du nom de la ville un nom d'usage relativement commun pour une commune de taille modeste.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liés a la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]