Vicomté de Limoges

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Entre Limoges, Brive et Périgueux les vicomtes de Limoges, dits aussi vicomtes de Ségur créèrent une petite principauté dont le dernier héritier fut Henri IV. La vicomté de Limoges dite aussi vicomté de Ségur (Ségur étant la résidence principale des vicomtes au cœur de leur domaine) passa de la famille de Limoges-Ségur à celle des Bretagne, puis aux Blois-Bretagne, aux d'Albret et enfin aux Bourbons (voir la liste des vicomtes de Limoges).

Leur territoire comprenait les châteaux de Ségur, d'Excideuil, d'Aixe sur Vienne, d'Auberoche et de Nontron. Il s'étendait sur les départements actuels de Haute-Vienne, Dordogne et Corrèze.


Au sud de l'abbaye de Dalon, on trouve Hautefort et au sud de Lubersac on trouve Pompadour. Deux fiefs des Lastours, donc, « princes de la terre limousine » certes, mais moins puissants que les familles vicomtales  : Limoges, Comborn, Turenne, Ventadour, Aubusson, Rochechouart.

Le château de Ségur[modifier | modifier le code]

Bâti dans un cingle de l'Auvézère, à la limite des paroisses de Saint-Eloi, Saint Julien, Payzac et Beyssenac, le site est naturellement défensif. Le verteil (quartier des milites castri, les chevaliers défenseurs du château) de Ségur était la résidence des Pérusse (futurs ducs des Cars), des Bonneval (futurs marquis de Bonneval, dont le fameux pacha) des Hélie (futurs marquis de Pompadour) des Prévot (devenus du Mas, futurs marquis de Payzac).

Actuellement, le château haut est en ruine. Seul subsiste aujourd'hui l'hôtel des Pérusse dans le verteil qui ne se visite pas (2011)

Le château d'Excideuil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Excideuil.

Il reste deux grosses tours jointes par un mur écran autrefois pignon de l'aula. Le logis principal (XVIe ou XVIIe siècle ?) a été doublé en largeur au début XXe. Côté ville, le verteil des milites castri présente vers l'extérieur une belle porte renaissance.

Le château d'Aixe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château des vicomtes de Limoges.

L'immense forteresse s'étendait depuis l'éperon rocheux dominant la confluence de l'Aixette et de la Vienne jusqu'au quartier de Bourgneuf, des tours défensives se trouvaient même sur les bords de l'Aixette. Du château originel, il ne subsiste que quelques pans de mur qui domine la route nationale et les deux ponts.

Voir aussi Aixe-sur-Vienne.

Le château de Thiviers[modifier | modifier le code]

Voir article Thiviers

Le château de Chalucet[modifier | modifier le code]

Voir article Château de Chalucet

Le château d'Auberoche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Auberoche.

Le successeur de l'évêque Frotaire, fondateur du castrum, aurait procédé à l'inféodation de la place en faveur du vicomte de Limoges, probablement vers 1037, 1059, afin d'acquérir la protection de ce potentat laïque contre le comte de Périgord.

Le vicomte de Limoges reconnaît, pour Auberoche, l'évêque de périgueux comme son suzerain dès le dernier tiers du XIIe siècle (1154-1157). Par l'inféodation épiscopale, le vicomte de Limoges étendait sa domination jusqu'aux portes du siège épiscopal et comtal Périgourdin. C'est sur cette base d’appui que s'exerça et se maintint aux portes de Périgueux le pouvoir politique et économique des vicomtes de Limoges. Le château devint le centre d'une châtellenie qui englobait dans son ressort 16 paroisses en 1365 et contrôlait dans ses extrémités deux grands courants de circulation convergents vers la ville Périgueux, par la vallée de l'Auvézère et par la vallée du Manoir.

Le pouvoir judiciaire et administratif était assuré sur l'étendue du district par un agent du vicomte de Limoges, prévôt, attesté dès septembre 1257.

La rocca castri constitua un point d'ancrage pour un contingent de miles dont la présence à l'intérieur de ses murs est signalée dès le début du XIIe siècle. Ils sont les probables ancêtres de ces lignages chevaleresques qui seront à l'origine d'une éclosion de semis d'habitats, autour de leurs maisons fortes, dans le ressort de la châtellenie. L'implantation de ces résidences de damoiseaux ou chevaliers de paroisses, résulte sans doute d'une politique de concession de fiefs à charge d'hommage-lige. Ces tenures féodales prirent un caractère héréditaire et se transmirent par la règle de la primogéniture.

Le château de Nontron[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Typhaine Bellat, Les monnaies de la vicomté de Limoges durant la domination bretonne (1275-1360), Nantes, Association Numismatique Armoricaine,‎ 2012, 107 p.
  • Gildas Salaün, « Quand Limoges était bretonne », Histoire et Images Médiévales, no 40,‎ octobre-novembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]