Bersac-sur-Rivalier

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Bersac-sur-Rivalier
Vue sur le village, le bois des Échelles et les monts d'Ambazac
Vue sur le village, le bois des Échelles et les monts d'Ambazac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Laurière
Intercommunalité Communauté de communes Porte d'Occitanie
Maire
Mandat
Jean-Michel Bertrand
2014-2020
Code postal 87370
Code commune 87013
Démographie
Gentilé Bersacois
Population
municipale
617 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 53″ N 1° 25′ 39″ E / 46.0813888889, 1.427546° 04′ 53″ Nord 1° 25′ 39″ Est / 46.0813888889, 1.4275  
Altitude Min. 285 m – Max. 612 m
Superficie 32,54 km2
Localisation

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Bersac-sur-Rivalier est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Bersac-sur-Rivalier est située dans les « montagnes » (au pied des Monts d’Ambazac, premiers contreforts du Massif central) entre Laurière (anciennes mines d’or gallo-romaines à La Bezassade) et Bessines sur Gartempe, près de l’autoroute l’occitane (A20), à 38 km au nord-est de Limoges, près du département de la Creuse.

Le territoire communal est arrosé par les rivières Gartempe[1], l'Ardour[2] et le Rivalier[3] .

Communes limitrophes de Bersac-sur-Rivalier
Bessines-sur-Gartempe Folles
Bersac-sur-Rivalier
Laurière

Station[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s’appelait autrefois Berciacus, ou Bercius peut-être du nom de son fondateur à l’époque Gallo-romaine. Sous les Mérovingiens (Ve - VIIIe siècle) le village prendra le nom de Breciaco, puis deviendra Barçac et enfin Bersac. Les autochtones parlent toujours de « Barça » lorsqu’ils s’expriment en occitan vernaculaire. Il semble que Bersac-sur-Rivalier ait abrité un atelier monétaire comme l’indiquerait la découverte de plusieurs pièces marquées « Breciaco » et d’autres marquées « Bulbis » (Qui serait, selon certains, devenu Beaubiat, petit hameau de la commune).

En fait « Bulbis » pourrait n’être que le nom d’un monétaire. La pratique de la signature des monnaies par le monétaire était courante à cette époque. En langue occitane malha désigne la monnaie, et farga la forge. Or, tout près de Beaubiat, non loin de Bersac, un hameau très ancien répond au nom de Maillofargueix, c’est-à-dire malha farga, en français forge à monnaie. (Source : Promenade dans la brume - R. Couty 2009 - Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges, fonds Limousin).

En occitan, le nom de la commune est Barçac, de bar : montagne ou barre rocheuse en germanique et sa : cité de la barre).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle l’évêque Eustorge (évêque de Limoges, constructeur du Château de Chalucet) rattache la paroisse de Bersac au monastère d’Aureil. L’église de Bersac devient un prieuré-cure.

Au XVe siècle, les Seigneurs de Lage-Ponnet fondèrent une vicairie dans l’église de Bersac. Les vestiges du château de Lage-Ponnet (la forteresse des Ponnet) subsistent encore de nos jours dans les sylves environnant le hameau du Puy de Lage (la colline des fortifications). Toutefois, des siècles d’abandon, le pillage des matériaux (les pierres du château se retrouvent dans beaucoup de constructions du Puy de Lage) et des fouilles sauvages ont très fortement dégradé le site. Les vestiges du château de Lage-Ponnet voisinent avec le réservoir du Puy de Lage, ancienne mine d’uranium re paysagée par COGEMA lors de la fermeture des sites Limousins. Non loin, passait une voie romaine importante. (Source : Promenade dans la brume - R. Couty - 2009)

Le nom de Bersac est mêlé à la préhistoire et à l’époque gallo-romaine, comme en témoignent les outils et les monnaies qui se trouvent au musée de l’Evêché à Limoges, ainsi que les vestiges demeurant dans la commune.

Une "loge de berger" située près du hameau le Puy de Lage semble être datée à tort du XIXe siècle. D'après une historienne venue sur place examiner l'édifice, la voussure très caractéristique de la construction, ainsi que sa forme générale très étalée, et son implantation enterrée sous une rampe à usage indéterminé situeraient sa construction aux alentours de l'époque des invasions romaines.

Des traces d'occupation ancienne visibles sur des photographies aériennes sont présentes sur le site du Puy de Lage ainsi que plus haut en remontant vers Bersac, au lieu-dit La Garenne.

A La Garenne, non loin de la voie romaine (la Route du Soleil) subsistent les vestiges d'un cimetière Mérovingien, perdu dans les broussailles et les genêts, à quelques dizaines de mètres d'une ancienne scierie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 13 mai 2014[5])
Jean-Michel Bertrand    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 617 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 523 1 501 1 579 1 676 1 755 1 653 1 677 1 688 1 607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 707 1 658 1 686 1 611 1 652 1 663 1 658 1 704 1 742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 772 1 716 1 627 1 418 1 315 1 270 1 258 1 147 1 091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 040 955 774 731 586 631 620 618 617
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le viaduc de Rocherolles, photographié dans les années 1920.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au viaduc de huit arches de deux étages d'argent, posé entre deux versants d'or, sur une rivière du champ, au chef aussi d'argent chargé d'un berceau de gueules accosté de deux sacs du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Gartempe (L5--0180) » (consulté le 20 octobre 2012)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ardour (L55034000) » (consulté le 20 octobre 2012)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Rivalier (L55037600) » (consulté le 20 octobre 2012)
  4. « Les maires de la commune » (consulté en 8mars 2011 )
  5. Loïc Cruaud, « Le nouveau conseil en ordre de marche », Le Populaire du Centre,‎ 13 mai 2014 (lire en ligne).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. (fr) « Église », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011 )
  9. (fr) « Château du Chambon », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011 )