Beaumont-du-Lac

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Beaumont-du-Lac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Eymoutiers
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Vassivière
Maire
Mandat
Pierre Pourchet
2014-2020
Code postal 87120
Code commune 87009
Démographie
Population
municipale
161 hab. (2011)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 20″ N 1° 50′ 08″ E / 45.7722222222, 1.8355555555645° 46′ 20″ Nord 1° 50′ 08″ Est / 45.7722222222, 1.83555555556  
Altitude Min. 496 m – Max. 795 m
Superficie 23,91 km2
Localisation

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Beaumont-du-Lac

Beaumont-du-Lac (Beu Mont [bjaw mũ] en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Beaumont-du-Lac en Haute-Vienne.

Beaumont-du-Lac a une superficie de 2 391 hectares avec 161 habitants qui ont pour gentilé, les Beaumontois.

L'altitude du bourg est de 640 mètres, ce qui en fait le chef-lieu de commune le plus élevé du département. La commune culmine à 795 mètres au puy Lagarde, point culminant du département de la Haute-Vienne (qui n'est pas, contrairement à ce qui est régulièrement avancé, le puy de Crozat, avec ses 777 mètres, situé sur la commune voisine de Peyrat-le-Château N.B. Le Puy Lagarde est situé exactement en limite de la Creuse (commune Faux-la-Montagne) ; la question est évidente : Le Puy Lagarde est-il bien en Haute-Vienne ? [sur place, au lieu appelé "Les Trois Croix", le boisement ne permet plus de distinguer le point culminant, la limite entre les 2 communes suivant pourtant un chemin). Origine du nom : Beu mont (prononcer biau - moun (oc) = grand mont, de bellus mons en latin. S'explique par le relief : nombreux monts, il est intéressant de noter que sa partie occidentale appartient à l'ensemble dit des « Grand monts » (Petit et Grand Grammont, commune de Peyrat). On relèvera que ces noms ont exactement le même sens (Beau = grand en oc). On commence à les apercevoir lors de la descente sur Eymoutiers, chef-lieu de canton, 10 km au sud-ouest. La rivière Maulde sert de limite avec le département de la Creuse, mais une grande partie de son cours amont est noyée par le barrage de Vassivière. On retrouvera son tracé d'origine dans le cadastre napoléonien, consultable sur le site des Archives départementales 87. La Maulde recevait en rive gauche les ruisseaux de Châteaucourt, et de Pierrefitte. Plus au sud, le ruisseau de Lauzat est lui aussi limitrophe, de la commune de Nedde, avec comme affluent le ruisseau de Champagnat. On a connu longtemps sur ces cours d'eau, un ensemble de moulins, dit : de Chassagne, du Maçon, de Maublanc, du Grand Patural, de Vassivière, de la Varliette, de la Vilatte, de Virolle.

Communes limitrophes de Beaumont-du-Lac
Peyrat-le-Château Royère-de-Vassivière (Creuse)
Saint-Amand-le-Petit Beaumont-du-Lac Faux-la-Montagne (Creuse)
Nedde

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse semble avoir été créée peu avant l'an 1100, sous le vocable de saint Pierre. Ses terres avaient pour seigneur l'évêque de Limoges, comme Eymoutiers, dont le chapitre nommait les curés. Toutefois, la paroisse était dispensée du logement de l'évêque lors de ses tournées pastorales.

Mais le patron de la localité est saint Eutrope, qui était réputé guérir certaines infirmités, dont la boiterie. Une bonne fontaine lui était consacrée et recevait un pèlerinage le 1er mai.

La première église était donc de style roman, assez massive, car sans doute fortifiée. Elle figure sur la liste des biens du chapitre d'Eymoutiers (bulle papale de 1154). L'édifice d'aujourd'hui est une reconstruction beaucoup plus tardive - datant de 1496 - qui a conservé probablement le style initial, tant elle a une allure romane, architecture pourtant bien antérieure.

La seigneurie de Beaumont était divisée en une quinzaine de ténements, approximativement les principaux villages et leurs environs, qui payaient la dîme au curé et les différentes redevances seigneuriales. Il existe à ce sujet un document précieux - un terrier - le plus ancien connu pour la commune (1425). Ce texte donne un foule de détails sur les relations entre la cure et les paroissiens, notamment les tarifs des sacrements.

Le suzerain de ces terres était le comte de Poitiers, et la province La Marche. Beaumont relevait pour la justice de la sénéchaussée de Montmorillon, pour l'administration de l'élection de Bourganeuf, et relevait également de la baronnie de Peyrat. Il y a eu longtemps 5 foires dans l'année, le deuxième lundi des mois de janvier, avril, mai, septembre et octobre. On peut ensuite lire entre les lignes des registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures), pourtant assez peu diserts, toute une série de données démographiques et sociales. Les plus anciens cahiers tenus par le curé remontent à 1649. On y relève ainsi, au XVIIe siècle que dans la paroisse vivaient des notables remarquables : un maître apothicaire, un chirurgien, un notaire et un huissier; ces diverses charges furent pendant deux siècles monopolisées par deux familles : les Dorliat et les Comte (des Ternes).

Avec la Révolution furent créées les communes, le premier maire de Beaumont ayant été Léonard Varliette, en 1793 (nommé). Au XIXe siècle, on trouve trois maires appartenant à la famille Benassy (1832, 1854, 1890). Le premier magistrat ne fut élu qu'à partir de 1881. C'est au milieu de ce même siècle que Beaumont connut son maximum de population : 803 en 1846. Le chef-lieu ne devint le lieu le plus habité qu'en 1911 (seulement 25 hab.en 1806), devancé nettement par les villages de Vichez et Châteaucourt, qui dépassaient alors 100 hab. À cette même époque furent fondées les premières écoles : en 1877 (mixte), deux ans plus tard, les filles furent regroupées. En 1895, il y avait 117 élèves (62 garçons et 55 filles), dont un tiers désertaient l'école à partir du printemps.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Beaumont-du-Lac (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Beaumont-du-Lac se blasonnent ainsi :

D'azur au mont d'or surmonté d'un soleil du même, à la champagne d'argent chargée d'une fougère de sinople posée en bande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
26 novembre 1926 mai 1935 Charles Vialatou    
19 mai 1935 février 1944 Pierre Aldolphe Ratat    
27 février 1944 octobre 1944 Jean Legresy    
29 octobre 1944 mai 1945 André Laurent    
18 mai 1945 avril 1947 André Laurent    
22 avril 1947 mai 1953 Gustave Faure    
9 mai 1953 mars 1989 André Lebreau    
Mars 1989 janvier 1990 Georges Ruby    
1 février 1990 juin 1995 Michel Faure    
juin 1995 mai 1998 Georges Peyratou    
25 mai 1998 2001 Jacqueline Lamour    
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Lamour    
22 mars 2008 mars 2014 Jacques Hanicot    
mars 2014 en cours Pierre Pourchet[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 161 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
560 507 611 586 718 742 803 730 690
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
694 690 650 676 636 645 663 650 670
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
631 593 487 422 364 323 316 266 218
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
179 156 149 129 132 155 158 161 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 5 mars 2011 )
  2. (fr) Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. (fr) « Église Saint-Pierre », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 5 mars 2011 )