Bessines-sur-Gartempe

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Bessines-sur-Gartempe
L'église et la croix de Morterolles-sur-Semme.
L'église et la croix de Morterolles-sur-Semme.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Bessines-sur-Gartempe
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Porte d'Occitanie
Maire
Mandat
Andréa Brouille
2014-2020
Code postal 87250
Code commune 87014
Démographie
Gentilé Bessinauds
Population
municipale
2 833 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 35″ N 1° 22′ 10″ E / 46.1097, 1.3694 ()46° 06′ 35″ Nord 1° 22′ 10″ Est / 46.1097, 1.3694 ()  
Altitude Min. 250 m – Max. 533 m
Superficie 55,41 km2
Localisation

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Bessines-sur-Gartempe

Bessines-sur-Gartempe (en occitan Becinas [bɛsiˈna]) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Bessinauds[1].

La commune de Bessines-sur-Gartempe est labellisée Village étape depuis 1995.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Bessines-sur-Gartempe en Haute-Vienne.
  • Bessines-sur-Gartempe se situe à 35 km au nord de Limoges dans la vallée de la Gartempe dont les rives forment par endroits de belles gorges. Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe. Elle est l’une des communes les plus étendues de la Haute-Vienne.

À l'écart de l’axe Paris-Toulouse depuis la mise en service de l’A20, Bessines bénéficie du label « Village-Étape ».

  • Morterolles (Mòrteirau [mortejˈraw] en occitan), qui fait partie de la commune, est arrosée par la Semme.
Communes limitrophes de Bessines-sur-Gartempe
Fromental
Châteauponsac Bessines-sur-Gartempe Folles
Saint-Pardoux Bersac-sur-Rivalier

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Bessines était une cure de l'ancien archiprêtre de Rancon qui avait pour patron Saint-Léger. À la fin du XVIIIe siècle, elle avait 1 500 communiants (environ 2 000 habitants). L'église est un monument de l'époque romane refait en grande partie au XVe siècle. La chapelle septentrionale était celle des seigneurs de Monisme. À la Croix du Breuil, on trouve un manoir situé route de Paris. Le roi Henri IV y vint chasser et coucher le 28 octobre 1605. Il y fut reçu par la noblesse et la bourgeoisie des environs. Un tableau a conservé le souvenir de son passage en ce lieu. En direction de Châteauponsac, on trouve un vieux pont jeté sur la Gartempe, le Pont des Bonshommes, ainsi nommé parce qu'il aurait été construit par les moines de Grandmont. Le château de Monisme a été édifié au milieu du XVe siècle par la famille de Razès dont le représentant le plus fameux, Edme Léonard fut tué à la bataille d'Utrecht.
  • Morterolles comptait 500 communiants à la fin du XVIIIe siècle, environ 690 habitants. La cure fut tenue par un religieux de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem. L'église, construction romane du XIIe siècle, abritait un crucifix élevé à l'usage des Templiers. Ces derniers possédaient en 1282 une commanderie où fut gardé, en 1484, Zizim, frère de l'empereur de Turquie pendant qu'on construisait pour le loger à Bourganeuf la grosse tour qui porte son nom. Louis XIII traversa Morterolles en 1632 et le pape Pie VII y passa une nuit en juin 1814.
  • Bessines et Morterolles ne forment plus qu’une seule commune depuis le 18 juin 1982 : Bessines-sur-Gartempe.

Le nom de Bessines veut dire voisinage ou voisins (besinat dans le Glossaire de la langue romane de Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort). Ce nom a été donné probablement par les Francs à une époque où Bessines (rive gauche de la Gartempe) se trouvait sur la frontière qu'était la Gartempe (d'où son nom) au VIe siècle à l'époque de Clovis. Cette frontière séparait le royaume des Francs et celui des Wisigoths avec création d'une marche (zone frontalière). Cette frontière a persisté avec les comtes de la Marche (marka en germanique) (environ du IXe au Xe siècle) où il a pu également trouver son origine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Bernard Brouille Brouille PS  
mars 2008 en cours Andréa Brouille [3] PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 833 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 513 2 509 2 317 2 664 2 699 2 713 2 640 2 630 2 656
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 630 2 590 2 701 2 636 2 661 2 658 2 728 2 783 2 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 690 2 688 2 595 2 531 2 527 2 579 2 635 2 158 2 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 025 2 990 2 982 3 011 2 988 2 743 2 885 2 900 2 818
2011 - - - - - - - -
2 833 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

De l'uranium est extrait du territoire de la commune entre 1948 et 1995 (mine de Bellezane : 1975-1992, mine de Chanteloube : 1964-1979, mine de Montmassacrot, 1976-1981, mine des Petites Magnelles : 1991-1992, mine Point Cent Dix-Sept : 1969-1994, mine de Puy Teigneux : 1990-1991, mine de Bessines : 1955-1972, mine de Traverse : 1990-1991, mine de Villard : 1954-1973). De nos jours les sites sont fermés et sous surveillance. Bessines est devenu un lieu d’entreposage (sous hangars) d'oxyde d'uranium appauvri pour Areva NC[6], site qui est sous le régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).
En mai 2001, la Cogéma avait réalisé cinq bâtiments (douze bâtiments sont prévus) et entreposait 32 000 t d’U3O8 au total [DiehlWeb01]. Fin de 2007, 104 600 t d'U3O8 étaient entreposé à Bessines [AndraInv 07][7].
En mai 2010, AREVA cesse l’envoi d’uranium appauvri en Russie. Une semaine plus tard, AREVA annonce revenir à Bessines pour l'enfouissement de déchets radioactifs.
Une polémique née alors sur « l'incapacité d'Areva à gérer ses installations existantes » insiste également sur « l'illégalité » dans laquelle se trouve « régulièrement » le groupe, comme dans le cas des hangars de stockage d'uranium appauvri de Bessines[8].

En 2013, un musée de la mine d'uranium, Urêka, a été ouvert près de l'ancienne mine de Bellezane.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De sinople au sphinx ailé d'or, assis et contourné.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 8 mars 2011)
  2. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 8 mars 2011)
  3. (fr) Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Le Populaire du Centre du 24 janvier 2008.
  7. (fr) la France nucléaire, Bessines
  8. (fr) article la montagne
  9. (fr) « Église », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011 )
  10. (fr) « Château de Monismes », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011 )
  11. (fr) « Pont des Bonshommes sur la Gartempe », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011 )
  12. (fr) « Croix en pierre », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011 )