Ambazac

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Ambazac
Mairie d’Ambazac.
Mairie d’Ambazac.
Blason de Ambazac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Ambazac (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Monts d'Ambazac et Val de Taurion
Maire
Mandat
Josette Libert
2014-2020
Code postal 87240
Code commune 87002
Démographie
Gentilé Ambazacois
Population
municipale
5 555 hab. (2011)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 30″ N 1° 24′ 03″ E / 45.9583333333, 1.4008333333345° 57′ 30″ Nord 1° 24′ 03″ Est / 45.9583333333, 1.40083333333  
Altitude Min. 243 m – Max. 666 m
Superficie 57,83 km2
Localisation

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Ambazac

Ambazac (Embasac [ɛ̃baˈza] en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Ambazacois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Ambazac en Haute-Vienne.

Localisation[modifier | modifier le code]

Ambazac est un bourg rural situé dans les monts d'Ambazac à 18 km de Laurière, à 19 km de Saint-Léonard-de-Noblat, à 21 km de Limoges et à 25 km de Nantiat[2] .

Ambazac se trouve au nord-est de Limoges, près de la limite du département de la Creuse.

Le territoire de la commune se situe sur la bordure sud des monts d'Ambazac, et touche en son extrémité sud le Taurion, affluent de la Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ambazac [2]
Saint-Sylvestre La Jonchère-Saint-Maurice
Bonnac-la-Côte Ambazac [2] Saint-Laurent-les-Églises
Rilhac-Rancon Saint-Martin-Terressus

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ambazac est desservie par la gare d'Ambazac où s'arrêtent des trains TER Limousin reliant Limoges-Bénédictins à Orléans, à Montluçon-Ville et à Felletin.

L'accès à l'A20 est à 8 km en direction de Châteauroux et à 9 km en direction de Limoges. Ambazac et accessible par l'A20 par la sortie 27 Ambazac-Bonnac-la-Côte. La ville d'Ambazac est traversée par la RN 714 déclassée en RD 914 qui relie Limoges à Guéret.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg apparaît pour la première fois sur une monnaie mérovingienne au VIIe siècle, sous la forme Ambaciaco. La ville est située à une dizaine de kilomètres au sud du site de l'abbaye de Grandmont, situé sur le territoire de la commune de Saint-Sylvestre.

Au VIe siècle devait exister à proximité un monastère, qui avait été acquis, vers 1086, par Pierre le Grammairien, abbé de Saint-Augustin de Limoges. La congrégation était placée dès cette époque sous la protection de saint Antoine. L'église paroissiale a été construite peu après mais il ne subsiste rien de ce qui avait été construit au XIIe siècle.

Ambazac joue de moins en moins son rôle de ville-porte des Monts d'Ambazac et, au contraire, se tourne vers l'agglomération de Limoges au risque de devenir une cité-dortoir. Longtemps préservée, l'unité architecturale du bourg a été complètement dénaturée par le développement d'une zone commerciale et la « requalification » de la Place de la République ; les hameaux suivent la même évolution du fait du développement anarchique de constructions dépourvues de toute qualité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ?  ? Léon Texier PCF Conseiller général du Canton d'Ambazac (1945-1973)
mars 1977 mars 2001 André Gagnadre PS  
mars 2001 mars 2014 Élisabeth Maciejowski PS  
mars 2014 en cours Josette Libert[4] FDG Conseiller général du Canton d'Ambazac (2011-2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 555 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 226 2 174 2 124 2 796 2 825 2 736 2 812 2 943 3 021
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 912 2 925 2 895 3 231 3 389 3 627 3 608 3 669 3 758
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 593 3 545 3 649 3 243 3 330 3 076 3 004 3 071 3 312
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 655 3 767 3 929 4 657 4 889 4 836 5 132 5 178 5 542
2011 - - - - - - - -
5 555 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Sur l'origine du choix de l'appellation des établissements scolaires, voir l'onglet "discussion"

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

  • Radio locale "Radio Open FM 97.9" la radio FM des monts d'Ambazac et Val duTaurion

radioopenfm.fr

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie traditionnelle de la région d'Ambazac - polyculture et élevage - a été modifiée par la découverte, en 1948, d'un gisement d'uranium à très forte teneur. Ce gisement, aujourd'hui épuisé, a été le point de départ d'une prospection systématique de la région. De nouveaux gisements ont été découverts et sont exploités par carrière ou par mine. L'uranium limousin contribue, de façon notable, à l'alimentation en combustible de l'industrie nucléaire française.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Antoine du XIVe siècle contient le trésor d'Ambazac dont les deux pièces proviennent de l'abbaye de Grandmont près de Saint-Sylvestre, la châsse-reliquaire dite de Saint-Étienne-de-Muret (fondateur de l'ordre de Grandmont) et la dalmatique de saint Étienne de Muret ;
  • Dolmen du Bois de la Lieue[7] ;
  • Château de Montméry[8] (XIXe siècle) (anciennement Montcohu) : demeure construite par le porcelainier Théodore Haviland dans les années 1885-1890 devenue propriété d'un ancien coureur automobile. Une partie du film Lady Chatterley (césars en 2007), a été tournée au château en 2005 ;
  • Chalet de Montméry (XIX-XXe siècles) : maison de maître, ancienne pouponnière du Château de Montméry, inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, elle s'inscrit dans le parc du château, est desservie par une allée de chênes et hêtres séculaires (classée Monument Historique). Par sa position privilégiée sur les piedmonts sud-est du Mont Gerbassou, elle offre simultanément une vue sur le Château de Montméry et bénéficie d'un exceptionnel panorama sur le grand paysage, jusqu'au Plateau des Millevaches ;
Allée du Chalet de Montméry.
  • Château de Ribagnac (XIVe siècle) ;
  • Moulins médiévaux de Nouaillas ;
  • Oppidum celte dit « camp de César » ;
  • Étangs des moines de Grandmont ;
  • Étang de Jonas ;
  • Chapelle Saint-Psalmet ;
  • Chapelle Notre-Dame de la Libération ;
  • La gare d'Ambazac.

Le musée de la minéralogie comprend un espace consacré au photographe Izis[9].

= Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Ambazac est concernée par plusieurs Zones d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique dites ZNIEFF : Monts d'Ambazac - Bois et caves de la zone centrale ; cette ZNIEFF est une zone de type I contenue dans la zone de type II intitulée "Monts d'Ambazac et vallée de la Couze" ; une autre ZNIEFF de type II qui couvre la vallée du Taurion concerne marginalement la commune. Elle bénéficie également de deux sites Natura 2000 : Mine de Chabannes et souterrains des monts d'Ambazac (zone spéciale de conservation) et Vallée du Taurion et affluents (zone spéciale de conservation) par Arrêté du 27 mai 2009. Le territoire communal possède encore de nombreuses zones humides : étangs, ruisseaux et prairies organiques ou paratourbeuses. Plusieurs sont remarquables (prairies inondables du Beuvreix, Marais de Coqui, Ganne de Jumeau...). Ces habitats remarquables sont activement menacés par le drainage, le remblaiement et l'urbanisation anarchique. Heureusement la présence de communautés végétales relevant de la Directive Habitats (aulnaies, bas-marais, prairies maigres de fauche...) et la présence d'espèces végétales protégées (Sibthorpie d'Europe) constituent les meilleurs garants de leur nécessaire préservation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Ambazac (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Ambazac se blasonnent ainsi :

D'argent au tau d'azur, au chef de gueules chargé d'une aigle d'or issant de la partition.

Le blason, dessiné par M. Pierre Faure, a été approuvé par le conseil municipal dans sa séance du 3 décembre 1971[10].

  • Le Tau, ou Croix de Saint-Antoine, rappelle que l'église Saint-Antoine a été fondée prés d'un monastère acquis, vers 1086, par Pierre le Grammairien, abbé de Saint-Augustin de Limoges. La congrégation a été, à cette époque, placée sous protection de saint Antoine.
  • L'aigle placé dans la partie supérieure rappelle les figures d'aigles d'or qui décorent la dalmatique de saint Étienne de Muret faisant partie du trésor d'Ambazac et se trouvant dans l'église Saint-Antoine d'Ambazac.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  2. a et b (fr) « Tout sur la commune », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté en janvier 2011 )
  3. (fr) « Liste des maires de la commune », sur www.francegenweb.org (consulté le 24 février 2011 )
  4. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. (fr) « Dolmen », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 janvier 2011 )
  8. (fr) « Château de Montméry », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 janvier 2011 )
  9. Vanessa Monteil, « À Ambazac, Izis ne se cache plus... », Le Populaire du Centre, 14 mars 2011, p. 3
  10. Ordre des Antonins : Ambazac, église et blason