Saint-Yrieix-la-Perche

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Saint-Yrieix-la-Perche
Hôtel de ville de Saint-Yrieix-la-Perche.
Hôtel de ville de Saint-Yrieix-la-Perche.
Blason de Saint-Yrieix-la-Perche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Yrieix-la-Perche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix
Maire
Mandat
Daniel Boisserie
2014-2020
Code postal 87500
Code commune 87187
Démographie
Population
municipale
6 887 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 51″ N 1° 12′ 14″ E / 45.5141666667, 1.203888888945° 30′ 51″ Nord 1° 12′ 14″ Est / 45.5141666667, 1.2038888889  
Altitude Min. 283 m – Max. 498 m
Superficie 100,98 km2
Localisation

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Saint-Yrieix-la-Perche ([sɛ̃tiʁjɛlapɛʁʃ][1], Sent Iriès en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Elle est jumelée avec les villes de La Wantzenau (Bas-Rhin) et de Bad Windsheim en Moyenne-Franconie (Allemagne).

Saint-Yrieix est la 6e ville de Haute-Vienne en population, et la commune la plus étendue du département.

C'est l'une des six villes-portes du parc naturel régional Périgord-Limousin.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie, topographie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne.

La commune de Saint-Yrieix se trouve au sud du département de la Haute-Vienne à 40 km de Limoges. Proche de la limite entre les départements de la Corrèze et de la Dordogne, le pays de Saint-Yrieix, pays arédien, est à la charnière entre le Limousin et l'Aquitaine.

La commune est constituée de vastes plateaux légèrement ondulés. Sa géologie est rendue relativement complexe par la présence de failles, de chevauchements et de plis dus à la collision il y a 370 millions d'années de deux plaques tectoniques d'une part et des phénomènes de volcanisme d'autre part. C'est dans ces failles, orientées nord-est/sud-ouest que l'on trouve le minerai aurifère, le kaolin ainsi que d'autres minéraux précieux.

La Loue prend sa source vers 420 mètres d'altitude, au lieu-dit « Gabillou », au nord de la commune. Elle se jette dans l’Isle. Sa haute vallée marque le site dans la presque totalité du territoire communal ; elle le coupe en deux parties sensiblement égales en suivant une ligne de faille (orientée nord-est/sud-ouest).

La commune est caractérisée par un habitat dispersé en 43 villages, 175 hameaux et par bâtis isolés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Yrieix-la-Perche
Ladignac-le-Long,
Le Chalard
La Meyze La Roche-l'Abeille
Jumilhac-le-Grand Saint-Yrieix-la-Perche Coussac-Bonneval
Sarlande Glandon Saint-Julien-le-Vendômois,
Saint-Éloy-les-Tuileries

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Immeuble porche.

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

  • Saint-Yrieix est à 38,8 km l'aéroport de Limoges Bellegarde.
  • Saint-Yrieix est à 46,5 km l'aéroport de Périgueux-Bassillac.
  • Saint-Yrieix est à 57,1 km l'aéroport de Brive – Vallée de la Dordogne.

Trois aller-retour quotidiens entre Paris-Orly et l'aéroport international de Limoges.

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Saint-Yrieix est à 40 km au sud de Limoges (43 km de l’autoroute A20, soit 42 minutes de trajet en moyenne).
  • Saint-Yrieix est à 60 km au nord-ouest de Brive.
  • Saint-Yrieix est à 60 km au nord-est de Périgueux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La régie départementale des transports de la Haute-Vienne (RDTHV) propose plusieurs trajets en bus au départ de Saint-Yrieix. → Notamment entre Saint-Yrieix et Châteauneuf-la-Forêt desservant les communes de Coussac-Bonneval, Château-Chervix, Magnac-Bourg, Saint-Germain-les-Belles, Saint-Vitte-sur-Briance, La-Croisille-sur-Briance, Saint-Médard, Châteauneuf-la-Forêt. → En direction de Limoges et desservant les communes de la Roche l'Abeille, Janailhac, Nexon, Saint-Maurice-les-Brousses, Solignac, Le Vigen, Feytiat. → En direction de Les Cars, desservant les communes de Saint-Hilaire-les-Places, La Meyze, Saint-Maurice-les-Brousses, Nexon, Rilhac-Lastours, Flavignac.)

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Deux trains qui circulent par jour au départ de Saint-Yrieix en direction de la gare de Limoges-Bénédictins et de Brive-la-Gaillarde (trajet de 40 minutes environ).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le buste d'Arédius.

La ville de Saint-Yrieix tire son origine d'un monastère fondé sur le sommet d'une colline au VIe siècle (vers l'an 560) par le saint abbé Arédius ou Yrieix. Ce lieu occupé dès l'âge de bronze, était alors une villa gallo-romaine nommée Attanum. Un autre noyau urbain est aussi à l'origine de la création de cette ville. Il s'agit du quartier de marché-Vieux positionné stratégiquement sur un carrefour de communication constitué de l'axe nord-ouest/sud-est entre l'Armorique et le golfe du Lion (route des métaux) et l'axe est/ouest entre l'Aunis et l'Auvergne (route du sel). Les maisons qui se sont groupées autour de ces deux noyaux ont donné naissance à la ville actuelle qui a pris le nom de son fondateur, saint-Yrieix.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le lac d'Arfeuille sous la neige.

Saint Arède d'Atane naquit entre 510 et 516, à Limoges. Il fonde un monastère à proximité de la villa de sa mère, au lieu-dit Atane, où il est enseveli. La réputation de sainteté d’Arédius attira de nombreux pèlerins à Attane, autour du monastère une ville se développa.

Vers l’an 900, le monastère se transforma en collège de chanoines. En 1046 un chapitre de chanoines remplaça les moines et se plaça sous la dépendance spirituelle et temporelle de Saint-Martin de Tours. Saint-Yrieix devient alors un centre de pèlerinage et dès le XIIe siècle, un centre d'échange important avec ses foires. Ces dernières ont pris la suite d'un marché connue depuis la période antique qui se tenait au Marché-Vieux (quartier rue du Marché/Poterne).

Au cours du XIIe siècle, la ville s’agrandit et déborda des remparts qui entouraient l'enclos canonial. Des artisanats se créèrent, des moulins et des tanneries se développèrent. Vers 1250, la châtellenie de Saint-Yrieix s'étend sur une douzaine de nos communes actuelles et se réduira au nombre de six vers 1500. Dans les faubourgs, des foires se tiennent deux fois par an : le jour de la Pentecôte et à la date anniversaire de la mort de saint Yrieix, le 24 août.

En août 1307, le chapitre et le Philippe IV le Bel établissent un contrat de pariage qui confie les fonctions de justice à des officiers royaux choisis par le roi et le chapitre. Le blason de la ville témoigne de ce contrat : des fleurs de lys à gauche et une crosse à droite.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le site de Marcognac, ancien site d'extraction de kaolin.

Au cours de la fin du XVe siècle et de la première moitié du XVIe siècle, une période relativement faste est de retour malgré une épidémie de peste en 1563 faisant 1 978 victimes.

En 1565, le roi Charles IX accorde aux bourgeois de la ville de créer un échevinage ou municipalité. Ainsi cinq échevins étaient élus tous les ans. Cependant, les viguiers du roi gardaient leurs prérogatives de justice. Quatre ans plus tard, Henri IV séjourne près de la collégiale avant de partir pour la bataille de La Roche-l'Abeille. Au cours du XVIIe siècle, deux couvents s’installèrent extra-muros : les récollets, qui comptaient une dizaine de religieux (situé aujourd'hui à l'angle de la rue Victor-Hugo et de la place du Président-Magnaud) et des Clairettes avec 35 religieuses (situé dans un quadrilatère bordé par les rues du Marché, J. Grévy, V. Hugo et Darnet).

Au début du XVIIIe siècle, les fossés de l'enceinte comblés, des boutiques et des jardins y prennent place. Les faubourgs des Barris, de la Foyre (Nation), des Salines, ainsi que le quartier des Pénitents (faubourg du Marché-Vieux) qui sont les plus anciens, sont les plus peuplés et les plus attractifs. La foire, déplacée place de la Nation, puis dans une deuxième temps place des Horts, s'urbanise. En 1750, un édit du roi ordonne l’installation d’une sénéchaussée à Saint-Yrieix, mais le tribunal de commun pariage est du même coup supprimé. La justice de Saint-Yrieix s'étendait alors jusqu'à Payzac.

En 1768, un chirurgien de la ville nommé Darnet signale à un apothicaire l’existence de terre utilisée par sa femme pour faire sa lessive. L’analyse révèle la pureté du kaolin. En 1771, Darnet est chargé, au nom du roi, d’en diriger l’extraction. Des dizaines de carrières s'ouvrent partir de 1769, dont la plus connue est celle de Marcognac. Depuis 1774, une fabrique de porcelaine est aussi installée à la Seynie près de la ville. Ces deux facteurs, ajoutés à la construction de la route royale de Limoges à Sarlat, contribuent à l'expansion de la ville qui atteint 4 000 habitants.

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Porcelaine

Saint-Yrieix fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926. Les communes de Quinsac et de la Rochette lui ont été rattachées ; celle de Glandon a été rétablie en 1906.

En 1793, les chanoines refusent de prêter serment à la constitution civile du clergé, ils sont alors arrêtés et emprisonnés à Limoges, un d’entre eux meurt à la prison. Les chanoines seront emmenés aux pontons de Rochefort où huit d’entre eux mourront. C'est la fin de cette communauté religieuse. Les biens sont nationalisés et l'édifice devient une église paroissiale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, Saint-Yrieix est prospère, elle profite d'un relatif désenclavement, d'un essor industriel et de sa situation de centre commercial où les foires sont réputées. La ville dépasse les 5 000 habitants.

Vase en porcelaine

En 1875, la ligne de chemin de fer est ouverte et la ville s'assainit (égouts, abattoirs, urinoirs, réseaux d'eau potable). L'exode rural est tardif puisqu’en 1891 il y a encore 8 711 habitants dans la commune et les logements viennent à manquer. Au début du XXe siècle, de grandes constructions sont réalisées, on inaugure un nouvel hôtel de ville en 1901 la caserne est construite avec des champs de tir ainsi qu'un hôpital militaire. À la veille du premier conflit mondial, Saint-Yrieix a retrouvé une certaine activité économique grâce au commerce des feuillardiers, à ses carrières et à ses mines d'or ouvertes à partir des années 1910. Il lui manque cependant l'électricité qui n'arrivera qu'en 1923.

En 1928, Saint-Yrieix n'est plus qu'un chef-lieu de canton, elle perd son titre de sous-préfecture détenu depuis le début du XIXe siècle. Il s'ensuit la crise économique des années trente qui entraîne la fermeture ou la mise en difficulté des exploitations minières ainsi que l'activité porcelainière et celle des feuillardiers. Cependant d'autres entreprises s'installent comme la fabrique de madeleines de Saint-Yrieix (Bijou) et l'imprimerie (Fabrègue). Saint-Yrieix subit l'occupation pendant la Seconde Guerre mondiale et s'affranchit difficilement d'une période de pénuries après guerre.

En parcourant la campagne arédienne, des noms de lieu-dit comme Laurièras, Aurière (du latin aurum : or) témoignent de cet intérêt lointain. Le promeneur n’y trouvera plus sur site que des levées de terres ou des trous. Délaissés après la conquête romaine, les gisements aurifères n’ont pas sombré dans l’oubli car une petite fièvre de l’or a ensuite attiré des prospecteurs amateurs puis plus professionnels au début du XXe siècle. C’est à côté de Saint-Yrieix, au Chalard, que fut exploitée la dernière mine d’or de la Communauté européenne. La mine du Bourneix employait 85 personnes et produisait plus de 2 tonnes par an. Elle ferma ses portes en 2001, après 100 ans d’activité et des millénaires d’activités aurifères dans le Limousin. Cette histoire de l’or a donné lieu à plusieurs démarches, scientifiques qui permettent de connaître l’activité de nos ancêtres, ou plus contemporaines avec les derniers mineurs sous forme de photographies.

Aujourd'hui la ville prospère. Réputée pour sa gastronomie (pommes, cul noir, veau limousin, madeleines), la ville dispose depuis quelques années d'un très bel complexe sportif, d'un cinéma, d'un centre culturel et se verra dotée en 2013 d'une salle des congrès. Saint-Yrieix au Sud de la Haute-Vienne et à la frontière du Périgord est une ville dynamique offrant un cadre de vie agréable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de Saint-Yrieix-la-Perche :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1982 Jacques Boutard SFIO, puis centriste Conseiller général
1982 juin 1995 Marc Debusschere RPR Conseiller général
juin 1995 en cours Daniel Boisserie[2] PS Député

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Yrieix-la-Perche est jumelée avec deux autres villes :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 887 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 234 5 012 6 252 6 383 6 542 6 900 7 110 7 515 7 474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 749 7 613 7 826 7 086 7 429 8 051 7 626 8 711 8 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 363 7 916 8 205 7 296 7 307 7 281 7 302 7 213 7 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 021 6 816 7 116 7 342 7 558 7 251 7 007 6 887 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Yrieix, dispose d'un :

  • Enseignement public primaire avec :
    • L' école maternelle et élémentaire Jules-Ferry
    • L'école maternelle et élémentaire Maurice-Ravel
  • Enseignement public secondaire avec :
    • La cité scolaire Jean-Baptiste-Darnet, dispensant un enseignement de la 6e à la terminale, d'une SEGPA et de formations professionnelles.
    • Le lycée agricole La Faye, de la 4e de l'enseignement agricole au baccalauréat professionnel : formation initiale ou scolaire, en laboratoire – contrôle de qualité, agro-équipement, productions animales, arboriculture.
  • Enseignement privé primaire avec :
  • L'école Jeanne-d’Arc.

Santé[modifier | modifier le code]

Centre hospitalier Jacques-Boutard.

Centre hospitalier Jacques-Boutard[modifier | modifier le code]

Ce centre est un établissement public de santé d'une capacité de 291 lits et places. L’hôpital propose tous les services d'un établissement de proximité :

Le centre emploie environ 440 agents, dont 44 médecins, titulaires ou contractuels. Chaque année, plus de 4 000 personnes sont hospitalisées ou admises en EHPAD., 14 000 viennent en consultations et 6 000 environ fréquentent les urgences.

Le centre hospitalier dispose d’un de radiologie moderne numérisée et d’un scanner (depuis le 3 mai 2011). Il lui permet ainsi de renforcer son attractivité auprès de 60 000 habitants du bassin du pays de Saint-Yrieix.

Centre de l’obésité Bernard-Descottes[modifier | modifier le code]

Un établissement sanitaire à vocation nationale au cœur de Saint-Yrieix a ouvert ses portes en 2012. Ce projet est né de l’expérience acquise par la ville et de son hôpital dans la prévention de l’obésité, notamment auprès des jeunes enfants avec le programme VIF (Vivons en Forme). Ce centre, géré par la Mutualité française limousine, dispose de trois bâtiments pour une superficie de 3 500 m2. Un premier bâtiment dédié à l’accueil et à l'administration, ainsi qu’une salle de kinésithérapie, et deux salles d’éducation (éducation nutritionnelle, activité physique, psychomotricité…). Les deux autres bâtiments sont dévolus à l’hébergement des patients avec 50 chambres individuelles, spécialement aménagées pour accueillir la population obèse (lits électriques dimensionnés, système de lève-malade sur rail, toilettes adaptées…), une salle de soin et des salles de détente.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Saint-Yrieix dispose d’une gendarmerie nationale et d'un service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Vienne (SDIS 87).

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Yrieix est connue pour son dynamisme sportif[réf. nécessaire]. La région est riche d'itinéraires de randonnée[réf. nécessaire] à parcourir à pied, à cheval ou à vélo.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

Le centre aquarécréatif, Villasport

La ville dispose de diverses infrastructures sportives :

  • Le centre équestre du Moulin des Cailloux
  • Le Lac d'Arfeuille
  • Le Complexe aqua-récréatif Villa Sport
  • Des terrains de pétanque au lac d'Arfeuille, au parc du Mas et au lotissement d'Arfeuille.
  • Des courts de tennis couverts et extérieurs, terrains de football, de rugby, de basket, pistes d'athlétisme, un skate-park...

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • Saint-Yrieix-la-Perche Sport Club, club de rugby évoluant en Fédérale 3
  • Groupe d'haltérophilie et de musculation de Saint-Yrieix-La-Perche
  • Black Speed, club de speed badminton.
  • Aikido Club
  • Amicale bouliste d'Arfeuille
  • Athletic Club arédien
  • Attane Badminton Club
  • Ball Trap Club arédien
  • Boxe française
  • Boxe chinoise
  • Club arédien de Lutte
  • Club de gymnastique volontaire
  • Groupe d'haltérophilie et musculation
  • L'Espérance arédienne Tennis de Table
  • La Boule arédienne
  • Les Barbarédiens
  • ASTIRA - Association sportive de tir à la cible
  • CTPA - Cercle des tireurs du Pays arédien
  • Comité d'organisation du Rallye national du Pays de Saint-Yrieix
  • Kung Fu Traditionnel Chinois
  • Loisirs verts tout terrain en Pays Arédien
  • Rallye Passion 87
  • Association des Mot' Arédien (AMA 875)
  • Vélo club arédien
  • Rouffiac Aviron Club
  • Saint-Yrieix Escrime

Économie[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Saint-Yrieix dispose de grandes entreprises comme l’entreprise Fabrègue fondée en avril 1919, l'imprimerie Fabrègue est l'un des poumons économiques de la commune, avec plus de 470 salariés, elle est le premier employeur du Pays de Saint-Yrieix.

Deux biscuiteries industrielles sont implantées sur la commune :

  • L’entreprise Bijou compte 144 salariés. C'est une entreprise familiale fondée en 1845. Madeleines Bijou est le spécialiste de la fabrication et livraison de madeleines, biscuits en tous genres et pâtisseries.
  • L'entreprise Boule d'Or : entreprise industrielle de fabrication et vente de madeleines.

La pépinière d’entreprises est située sur le site de la Seynie, dans les bâtiments d’une ancienne usine de porcelaine. La première tranche (pépinière de services) de ce vaste projet de développement économique est effective depuis juin 2004. Elle met à disposition des créateurs d'entreprises, des locaux, une infrastructure, et un ensemble de services.

Le marché aux bestiaux : Saint-Yrieix a toujours été réputée pour ses foires aux bestiaux. Situées au départ en centre ville, elles accueillaient les éleveurs des fermes avoisinantes pour un volume de 10 000 animaux par an. Au fil des années, la fréquentation s'est accentuée et des problèmes de place sont apparus. Situé à côté de l'hôpital, le marché ne pouvait plus s'étendre. La municipalité a donc décidé en 1979 de construire un marché couvert au lieu-dit Bourdelas. Le marché aux bestiaux a donc ouvert ses portes le 24 octobre 1980. Le marché aux bestiaux de Bourdelas, c'est 80 000 m2 de terrains, un ensemble couvert d'une surface de 10 000 m2, 50 parcs de débarquement, 30 barres d'attache, 220 parcs d'expositions bovins, 200 cases à moutons.

Commerces[modifier | modifier le code]

De nombreux commerces se sont installés dans les rues de la ville. De la place de la Nation au boulevard de l'hôtel de ville en passant par la rue du Marché, la cité arédienne est riche d'artisans et de commerces en tout genre. La restauration et l'hébergement occupent aussi une place importante. Une zone commerçante à la sortie de la ville accueille des commerces de détail ainsi que des supermarchés.

De plus tous les 2e et 4e vendredis matins du mois, les marchés animent la ville et accueillent de nombreux chalands venus des quatre coins du département. En été, c'est le parking du Moulinassou qui accueille le marché les jeudis soirs et offrent à ses visiteurs des produits locaux de qualité.

La porcelaine[modifier | modifier le code]

La création de la première manufacture royale de porcelaine à Limoges remonte à 1771, sous l’impulsion de Turgot. C’est la conséquence directe de la découverte en 1766 (au Clos de Barre), à Saint-Yrieix, d’un gisement d’argile blanche par le chirurgien Jean-Baptiste Darnet.

La qualité exceptionnelle de ce kaolin l’oriente rapidement vers la production des manufactures royales. En mars 1769, la manufacture de Sèvres cuit sa première pièce à partir de la matière extraite à Saint-Yrieix : une statuette du dieu Bacchus. Une véritable « fièvre blanche » s’installe dans la région. Une trentaine de carrières sont exploitées, dont la plus productive reste celle de Marcognac, mise en valeur par le film de Serge Moati, Le Pain noir.

L’un des moulins à pâte à porcelaine, celui des Palloux, est reconverti en un hameau dédié à la porcelaine avec une vaste boutique. Il abrite aussi une collection privée et visitable, panorama intéressant de la porcelaine française avec quelques pièces étrangères, notamment asiatiques.

La manufacture de La Seynie, la plus importante fondée en 1774 par le comte qui lui donne son nom – et passée par de multiples propriétaires - renaît aujourd’hui en partie, éditant des pièces anciennes et de nouvelles créations. Elle est à l'origine de la porcelaine de Limoges dite dure, donc telle qu'elle est connue aujourd'hui.

Aujourd’hui encore, les estampilles de la prestigieuse porcelaine de Limoges et de son berceau, Saint-Yrieix, restent unies.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue sur Saint-Yrieix, sa collégiale et la Tour du Plô.

La mise en place de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) de la commune de Saint-Yrieix, en 2006, vise à protéger le patrimoine urbain et architectural de la ville. Plus largement, elle a eu pour but de définir les différentes typologies architecturales de la commune et ce, grâce à une approche historico-structurelle.

En effet, Saint-Yrieix, comme la plupart des villes françaises, s’est construite au gré de l’histoire mais aussi de l’histoire locale, des impératifs inhérents aux conditions et aux modes de vie de ses habitants, laissant à l’heure d’aujourd’hui un patrimoine architectural et urbain riche. Cependant, force est de constater l’originalité de la ville qui s’est construite non pas selon une logique de facilité mais d’échanges. Par conséquent, les faubourgs et les quartiers se sont essentiellement développés dans la partie méridionale de la ville alors qu’elle est la plus difficile d’accès. Cela s’explique par le fait qu’ils se sont construits autour du cœur historique de la ville, Attanum, lui-même sis selon un axe bipolaire, à savoir l’ancien axe de circulation Nord-Ouest/Sud-Est, appelé route des métaux.

La place Attane et le quartier du Moustier[modifier | modifier le code]

La Place Attane et la Collégiale

Aredius, fondateur de la ville, fit construire, en 510, un monastère dans les cours de la villa Attanum, propriété familiale ainsi que deux églises, l’une dédiée à saint Hilaire, actuellement connue sous le nom de collégiale du Moustier (évolution du latin ecclésiastique monasterium), l’autre dédiée à saint Julien, disposée parallèlement à la première. Arédius fit, alors, de sa domesticité les membres de sa nouvelle communauté monastique. À sa mort, en 591, ses reliques les plus importantes furent placées directement sous la protection divine de saint Martin de Tours, à Attane, faisant de Saint-Yrieix un haut lieu de pèlerinage.

En 1046, le monastère devint un chapitre de chanoine et plus précisément un chapitre royal rattaché à Saint-Martin-de-Tours et le soumettant, dès lors, directement à Rome et non à l’évêché de Limoges. Cette transformation se fit parallèlement à l’établissement du système féodal. En effet, il semblerait que le chapitre se soit installé lors de l’organisation du Vicomté de Limoges et de Ségur. Aussi, pour ces mêmes raisons, la place Attane se vit fortifiée et accueillit le château vicomtal, construit sur les remparts, à proximité de la Tour du Plô, et nécessaires au vicomte de Limoges pour asseoir son pouvoir. De cette façon, Saint-Yrieix devint le siège le plus important de la région après le diocèse de Limoges, la collégiale symbolisant, alors, la puissance des chanoines. Le chapitre d’Attane sut conserver toute son indépendance morale mais aussi ecclésiastique ce qui lui valut le titre d’« église de Saint-Yrieix, immédiatement soumise à l’église romaine [5]». Ce, en dépit de la vive opposition qui régnait entre, d’un côté, le chapitre et de l’autre, le vicomte de Limoges.

Au-delà de la vie communautaire des religieux, c’est tout un quartier qui s’est édifié autour de la collégiale : le quartier du Moustier dont l’existence est attestée depuis le VIe siècle. Ce quartier était communément appelé l’«enclos », jusqu’au XVIIe siècle. En effet, de par leur continuité dans leur construction, les maisons avaient la particularité de former un rempart.

Par conséquent, les activités se sont accrues, au même titre que l’augmentation de la population. De cette façon, il s’agissait de conditions propices au développement des foires, lesquelles se tiennent deux fois par an, à la Pentecôte et à la date anniversaire de la mort de Saint-Yrieix c’est-à-dire le 24 août. Ces foires, durant quinze jours, étaient réputées au point d’être dites les plus importantes de France après celle du Lendit, à Paris, ce, dans un acte de 1334.

Après avoir été délaissée après la Révolution de 1789, la collégiale a été classée aux monuments historiques, en 1840, pour ensuite être restaurée et améliorée, en 1868, par l’architecte Abadie qui fit construire des simuli-créneaux et une sacristie voûtée d’ogives dans la chapelle du bas septentrional du transept.

Consciente de la richesse de cette place et du quartier, la commune a tenté de protéger son patrimoine. Ainsi, en 2008, elle a entrepris des travaux de réaménagement : après avoir été une place de parking, la place Attane a retrouvé un esprit médiéval avec ses pavés et son jardin de curé, de même que le quartier de la collégiale. Cette place, et plus largement le quartier du Moustier, sont le cœur historique de Saint-Yrieix témoin de l’importance de la religion et de la vie religieuse dans la vie quotidienne. En outre, ce quartier a su préserver son passé commercial au travers de devantures en rez-de-chaussée et de fenêtres à meneaux en étages, signes extérieurs de richesse ainsi que des maisons à pans de bois, avec des fenêtres à meneaux de bois sculptés.

Du cœur de la vie religieuse[modifier | modifier le code]

Le XVIe siècle est, traditionnellement, le siècle des guerres de religion qui ont vu s'opposer catholiques et protestants. Celle-ci s'est terminée, ou plutôt atténuée, avec l'édit de Nantes signé par Henri IV, le 13 avril 1598. Ainsi, à Saint-Yrieix, le culte protestant a fait quelques retours quoique faibles après l'édit pour sembler disparaître au cours du premier quart du XVIIe siècle. De fait, les habitants de Saint-Yrieix sont catholiques et l'Église se développe afin de garder ses oilles auprès d'elle. Ainsi, la ville vit l'installation, à proximité de la collégiale, de deux congrégations religieuses : les récollets franciscains et les clarisses urbanistes.

Le couvent des Récollets[modifier | modifier le code]

Les Récollets, nés à la suite du mouvement de récollection, mouvement de réforme en Espagne, au XVe siècle, font partie des franciscains réformés, issus de l’ordre fondé par François d’Assise. Ainsi, suivent-ils les règles de ce dernier. Les récollets se sont installés en France au XVIe siècle et, notamment, en Limousin dont à Limoges, en 1596.

Construit hors de l’Enclos, à partir de 1613, le couvent des Récollets, autrement nommé le couvent des frères mineurs, est, cependant, à proximité de la collégiale. Les premiers moines n’arrivent qu’en 1618, au nombre… de trois pour loger, dans un premier temps, à la chantrerie. En dépit d’effectifs faibles lors de leur arrivée, leurs sermons n’en attirent pas moins les foules et ils finissent par s’installer dans leur couvent en 1620 jouissant de privilèges accordés par le chapitre. En effet, ce dernier leur accorde le droit de récupérer une partie de l’eau provenant des ruisseaux/cours d’eau (« rieux »)des fontaines de la ville afin de l’acheminer vers leur couvent afin d’y construire une fontaine :« la tiersse partie de l’eau qui tombe aux rieux [singulier riu] du chantre provenant de celle des fontaines de la ville pour icelle conduire en leur couvant pour y faire une fontaine [6]».

Le couvent des Clarisses[modifier | modifier le code]

Le 10 février 1630, le chapitre permet l’installation, à Saint-Yrieix, aux dames religieuses de Sainte-Claire, appartenant à l’ordre réformé des clarisses dites urbanistes, car suivant la règle du pape Urbain IV donnée en 1263. Elles sont sous l’autorité des cordeliers d’Excideuil (Dordogne). Arrivées en ville au mois d’avril suivant, elles sont logées chez un élu, Chouly sieur de Permangle. Ce n’est qu’en 1638 qu’elles acquièrent leur propre bâtiment. En effet, Jean du Garreau, sieur du Mas et de Gironie, leur cède son immeuble en forme de quadrilatère, lui aussi, proche de la collégiale.

Les religieuses, dont le nombre va aller jusqu’à environ trente-cinq, sont dès lors confortablement, voire aisément, installées ce que, d’ailleurs, relève Monseigneur d’Argentré, le visiteur épiscopal, en 1763. En effet, en 1745, l’arpenteur relève « une église, une cuisine avec réfectoire, une boulangerie, un endroit à remettre du bois, deux chambres dessus, une infirmerie, une chambre, de pensionnaires, une chambre commune pour le chapitre, une boutique d’apothicaire pour le service, une chambre de cotté, vingt-quatre chambres de cellules pour les religieuses, des greniers dessus, deux cours, un parloir, un potager, deux petites chambres pour l’aumônier et une petite écurie pour le logement du domestique ». En outre, avant 1762, elles rebâtissent leur établissement grâce à leurs ressources, soit deux domaines, plusieurs terres et maison à Saint-Yrieix et en Périgord.

Les clairettes, appartenant au clergé régulier c’est-à-dire qui vit en communauté selon une règle, en n’ont pas moins un comportement similaire au clergé séculier qui vit dans le siècle. Ce, dans la mesure où elles reçoivent fréquemment des pensionnaires mais aussi des élèves issues des grandes familles de la ville et ses alentours car celles-ci n’hésitent pas à y envoyer leurs filles pour les instruire et les éduquer selon les préceptes d’alors.

Grâce à un don de 30 000 livres de Gabrielle Tenant, veuve de Jean Chapelle de Jumilhac, elles font bâtir, dans leur quadrilatère, une église, en 1675. De fait, elles reconnaissent la donatrice comme étant la fondatrice de l’église et, à ce titre, ses armes y sont déposées de même qu’elle y est enterrée, en 1678.

L'installation, presque côte à côte, de ces deux couvents, contournant les fossés de la ville, paraissent être à l'origine de la percée d'une nouvelle voie, en direction du Moustier, changeant alors, la morphologie de la vile. Ce, en adéquation à un nouveau contexte et, de fait, à un nouveau besoin de proximité et de liens entre ces deux établissements et la collégiale mais aussi avec les habitants de Saint-Yrieix.

Les quartiers du Marché, de la Poterne et des Pénitents (ou Marché-Vieux)[modifier | modifier le code]

La place du Marché et le Marché-Vieux sont au cœur du quartier historique. À l’origine, il s’agit de carrefours tant commerciaux que routiers. En outre, le quartier de la Poterne constitue la première extension de la ville hors les murs c’est-à-dire hors de l’Enclos en devenant une zone d’importantes implantations (hôpital, halle mais aussi des couvents comme ceux des Récollets et des Clairettes). Néanmoins, avec la construction d’autres voies et le déplacement du marché, ces places vivantes ont perdu temporairement de leur importance. Elles ont retrouvé cette dernière au XVIIe siècle avec la construction d’un boulevard passant au pied des remparts qui a permis de drainer les activités et, de ce fait, l'implantation de commerces tels que des auberges, des boutiques ou encore des cabarets. Aujourd’hui, ces quartiers conservent leurs caractères commerçants comme en attestent leur architecture et plus particulièrement les devantures en applique en bois ou encore des façades à trois niveaux accolés partageant un même passé comme l’atteste ce linteau que deux portes ont en commun.

Le quartier des Pénitents tire son nom de la dévolution, en 1664, de l’église Notre-Dame-du-Marché-Vieux à la communauté des pénitents bleus dont la compagnie a été approuvée par le pape Alexandre VII, en 1663. En outre, le marché qui se tenait dans ce quartier a migré auprès des remparts. À la suite de cela, seuls des gens modestes et les habitants du château dit des Pénitents, construit vers 1620 et appartenant à la famille de La Jonchapt, habitaient ce quartier.

La place de la Nation[modifier | modifier le code]

Ancien lieu de foires, ces dernières sont mentionnées pour la première fois en 1247. Via les pèlerinages sur le tombeau d’Aredius et la fréquentation de l’axe commercial Nord-Ouest/Sud-Est (Bretagne-golfe du Lion), cette place était considérée comme étant un lieu vivant, propice aux échanges, et a donc été aménagée en conséquence. C’est pourquoi un chemin a été taillé dans l’arête rocheuse surplombant la vallée du Couchou, cours d’eau traversant Saint-Yrieix, pour ensuite être aménagé au XVIIIe siècle. Ainsi, de cimetière antique, la place devint un lieu d’accueil des grandes foires et autres marchés aux bestiaux de la ville. D’où son nom de Foirail.

De nos jours, la place de la Nation conserve les témoignages de son rôle commercial avec la préservation de devantures en applique en verre et en métaux avec enseignes, lesquelles permettent d’assurer une certaine authenticité à ces bâtisses, ou encore des bâtiments à deux niveaux avec deux ou trois travées et des toits se partageant la même cheminée.

En outre, la place se constitue en quartier résidentiel avec la construction d’hôtels particuliers tout le long de cette dernière. Dès lors, la deuxième moitié du XVIIIe siècle marque le développement de la ville avec la création d’une sénéchaussée[7], c’est-à-dire un tribunal, en 1749 mais aussi avec la création d’une route royale reliant Limoges-Sarlat, laquelle permet le désenclavement de la ville. Enfin, la ville entre dans l’ère industrielle avec la découverte et l’exploitation des mines de kaolin ou encore des mines d’antimoine.

Faubourg des Barris[modifier | modifier le code]

D’origine médiévale, il est, au XVIIIe siècle, le quartier le plus peuplé et le plus actif de la ville de par sa situation et son rôle de lieu de passage entre l’Enclos et le Foirail. Il semble en conserver des traces : les restes de la porte dite Chamborne, de cambo : courbe et de ritum : gué, de laquelle subsiste les attaches. Aussi, cette porte devait vraisemblablement marquer un point de péage ou de limite de juridiction dans le cadre de l'opposition du chapitre de chanoines et le vicomte de Limoges concernant les foires. Le faubourg était, également, un lieu d’habitation pour les familles bourgeoises et d’artisans des secteurs textiles comme les tailleurs, les tisserands ; des métaux tels les forgerons, les cloutiers ; du bois à la façon des menuisiers-charpentiers mais aussi du secteur de la chaussure comme les cordonniers et les sabotiers, et enfin les aubergistes et les journaliers. Au cours du XIXe siècle, les métiers de bouche ont également été représentés au sein de ce faubourg.

Ainsi, l’architecture du faubourg porte des traces de cette mixité sociale mais aussi de son activité passée. De cette manière, il est possible d’y retrouver des maisons à grands volets à soubassement basculant en étals le tout avec des clés de voûtes pouvant remonter à 1722, ou encore un bandeau des années 1960 de L’artisan Fromager-Laiterie, passé, finalement, pas si lointain ! Cependant, plusieurs constructions ont été détruites, dont la maison des Anglais, demeure médiévale, lors de la construction de la route de Châlus. La commune a, cependant, en 2010 et 2011, réhabilité le quartier en le ramenant à un aspect originel en le pavant.

Faubourg des Salines[modifier | modifier le code]

Également d'origine médiévale, ce faubourg, connu sous le nom de Clos Senzelas, était l'ancienne place des greniers à sel de la ville. Cette fonction, déjà attestée en 1553, peut s'expliquer par la localisation du faubourg. En effet, il se situe sur la route du sel entre l'Aunis et l'Auvergne. D'où sa fonction et son nom.

Ce faubourg, en adéquation avec son rôle de grenier à sel, abritait les marchands saliniers faisant de cet endroit un lieu d'habitations aisées. De cela, le faubourg a conservé son aspect traditionnel avec des restes de grenier et des petites habitations à façades, à deux travées, malgré divers remaniements dans le cadre de son urbanisation au cours du XVIIe siècle.

La mairie[modifier | modifier le code]

Conçue au début du siècle par Lemasson, ce bâtiment d'exception retrouve une nouvelle jeunesse en 2000. En 1789, lors de la Révolution, la maison de la ville de la rue des Plaisances était en ruine et inutilisable. Le conseil général de la commune de 1790 se réunissait au couvent des Récollets, puis, en 1794, dans la maison d'un émigré, François du Garreau de Grésignac, au chevet de la collégiale. En 1852, la municipalité décide d'utiliser comme école les locaux de l'ancien hospice, rue du Marché. La mairie s'y installe provisoirement le 27 février 1868. Deux vastes salles, au-dessus des salles de classe, devaient permettre de loger la mairie plus largement, mais cette solution temporaire ne devait pas empêcher la ville de se doter de bâtiments administratifs plus fonctionnels. Aussi, en 1897, le conseil municipal vota la reconstruction de la mairie. La première pierre fut posée le 14 juillet 1899 et l'inauguration eut lieu le 7 juillet 1901, en présence du Ministre de la Guerre, le Général André, du préfet de la Haute-Vienne, Edgar Monteil, du député de la Haute-Vienne, le Docteur Boutard, d'Arnault sous-préfet de Saint-Yrieix, et du maire Marcel Roux. 99 ans plus tard, le 14 juillet 2000, l'Hôtel de Ville a été rénové dans son intégralité.

La collégiale Saint-Yrieix[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Yrieix[8],[9],[10] avec son clocher roman et son chœur gothique qui lui donne l'allure d'une cathédrale est classée monument historique depuis la première liste des monuments historiques de 1840. Le trésor de la collégiale abrite une copie du chef-reliquaire de saint Yrieix (l'original, classé parmi les monuments historiques en 1891, subtilisé vers 1906 et remplacé par sa copie, est détenu par le Metropolitan Museum de New York) et une châsse en émail champlevé médiéval du Limousin[11].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Centre Culturel Jean-Pierre-Fabrègue.

La commune s'investit dans le domaine culturel et dispose de diverses structures.

  • Le centre culturel Jean-Pierre-Fabrègue propose tout au long de l'année des expositions, découvertes artistiques et créatives mais aussi des ateliers et des stages (ateliers gourmands, dessins, peintures, créations de bijoux, sculptures en papier mâché) et des spectacles en tout genre (danse, humour, cirque musical, concert, théâtre, comédie).
  • Le salle des fêtes et des congrès, ouverte en 2014[13].
  • La bibliothèque partage ses locaux avec le centre culturel Jean-Pierre-Fabrègue. Le nombre de prêts se situe autour de 110 000 par an et le nombre de lecteurs autour de 2 500. Chaque semaine, la bibliothèque reçoit plusieurs classes de Saint-Yrieix ou des environs, depuis la maternelle jusqu’au CM2. Présentation de livres, lectures à haute voix, recherche documentaires, animations… En outre, elle conserve un manuscrit datant du XIIe siècle, une bible, visible dans une vitrine aux heures d’ouverture.
  • Le cinéma Arévi peut accueillir jusqu'à 340 personnes. Il dispose de deux salles, climatisées et équipées en projection numérique pour une image 3D et un son haute définition. La grande salle est à ce jour unique en Limousin, puisqu’elle est dotée de la technologie 4K.
  • L'école de musique et de danse dispense des cours de divers instruments et de danse classique et moderne. L'école propose aussi des concerts et divers rendez-vous musicaux pour faire découvrir la musique aux petits et aux grands.
  • Le CDLA : Centre des livres d’artistes, installé en 1994, occupe, depuis 2005, un bâtiment situé dans le centre historique, bâtiment d’une superficie totale de 450 m2, avec notamment trois salles d’exposition.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juillet/août : L'été des expositions. À la salle Attane, au centre culturel ou à l'Hôtel de Ville, les expositions investissent la ville durant l'été… Artisanat, art contemporain, créations d'artistes… chaque année voit un thème nouveau naître au cœur de la ville. Comme Rue des Arts, où des artistes et artisans se regroupent dans des boutiques éphémères pour vendre leurs créations.
  • Juillet/août : Créé en 1981, le Festival musical de Saint-Yrieix[14] permet chaque année à des artistes prestigieux de se produire dans le cadre exceptionnel de la collégiale du Moustier.
  • Juillet/août : Salon international de l'aquarelle. Simple et convivial, le Salon international de l’aquarelle accueille toutefois des artistes de renommée internationale et garde également un espace pour faire connaître des talents cachés. Des invités de grande renommée sont mis à l'honneur lors de chaque édition. Exposition de passionnés, stages d’initiation ou de perfectionnement à l’aquarelle, animations de peinture… sont également proposés pendant toute la durée du salon.
  • 13 juillet. Tous les ans, la veille de la fête nationale, la ville de Saint-Yrieix accueille des artistes de talents, amoureux de musiques traditionnelles. Le parc du Mas a déjà accueilli le groupe Nadau, des représentants de la nouvelle musique occitane, ou encore La Varda, pour le folk alternatif (musique traditionnelle modernisée).
  • Fin juillet / début août : Avant-première du Festival de Confolens. Tous les ans en avant-première de Festival de Confolens « Danses et musiques du monde », Saint-Yrieix accueille un nouveau groupe folklorique. Chaque été, un pays différent s'invite le temps d'une soirée pour un moment de dépaysement.
  • Art&dien - métiers d'art. Chaque année, ce salon des métiers d’art offre aux visiteurs le plaisir de découvrir de nouveaux talents dans des domaines variés : les arts du feu (porcelaine, céramique, verre, émail) ; les matières brutes (bois, pierre, métal, papier) ; la décoration (tapisserie) ; les bijoux et la mode… Art&dien privilégie la création, l’originalité et la qualité des œuvres présentées ; il est aussi un lieu de rencontres, d’échanges voire d’ébauches de partenariats. De plus en plus appréciée (le nombre des visiteurs a doublé en trois ans), cette manifestation rayonne bien au-delà des limites de la cité arédienne et participe à la promotion du Limousin. Une visite à ne pas manquer et peut-être l’occasion d’un achat «coup de cœur».
  • Automne : Biennale du livre d’artiste. Quatre types d’animations pour cette manifestation organisée par Pays Paysage : une foire du livre d’artiste, un colloque, une exposition et des ateliers d’artistes. Un événement suivi par près de 10 000 personnes venant du monde entier.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Produits vendus lors du marché primé au gras en décembre, janvier et février à Saint-Yrieix.

Le cul noir[modifier | modifier le code]

L'espèce locale est pie noir, soit banc taché de noir, auparavant la plus répandue mais qui a failli disparaître face à des races concurrentes. Le porc cul noir ne vient à maturité suffisante qu’à 18 mois. Il pèse alors autour de 200 kilos, trop longtemps et trop exigeant pour l’élevage industriel car il a besoin du grand air pour se dégourdir les pattes et aime à chercher sa nourriture dans les châtaigneraies. Aujourd'hui, la race cul noir du Limousin fait partie des races locales en voie de disparition qui bénéficient d'un programme de sauvegarde. Son lard parfumé, fondant comme du beurre, est sombre et finement persillé.

Les madeleines[modifier | modifier le code]

Les madeleines, une spécialité de Saint-Yrieix.

Les madeleines sont arrivées à Saint-Yrieix, en premier lieu, de l’entreprise familiale Les madeleines Bijou, ouvertes en 1845.

Ce petit gâteau, doré et ventru, aux œufs frais, vient de la tradition de la pâtisserie populaire, celles des mariages ou des fiançailles.

Il était d’usage de cuire des gâteaux dans des moules creusés de motifs comme la coquille, à la mode de la Renaissance jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Si la première madeleine serait lorraine, attribuée à une cuisinière du même prénom au service du beau-père de Louis XV, roi de Pologne en exil à Nancy, sa vogue va la faire voyager.

La limousine[modifier | modifier le code]

L’économie du pays de Saint-Yrieix a longtemps reposé sur les seuls fruits de sa terre. L’administrateur du Limousin au XVIIIe siècle, Turgot, était déjà chargé de ravitailler Paris en temps de pénurie en puisant dans le grenier limousin. Pour acheminer les denrées, les éleveurs avaient recours à des bêtes fines et musclées qui préfiguraient la race limousine. Cet animal de trait va devenir, au prix d’une sévère exigence en matière d’alimentation et d’hygiène, une race sélectionnée d’exception, ambassadrice de la région Limousin bien au-delà des frontières. Rustique et d’une grande longévité, la vache est une « bonne maman ». La finesse de son grain, la tendreté et le persillé se conjuguent avec sa faible teneur en gras, au centre des préoccupations de la gastronomie contemporaine, à la fois goûteuse et saine.

Les fruits limousins[modifier | modifier le code]

La pomme Golden AOP a été labellisée Pomme du Limousin en 2005. Sa forme est légèrement allongée, sa chair très ferme, elle est croquante, juteuse et équilibrée en sucre et en acide.

On retrouve plusieurs autres variétés comme le poirier, le prunier, le cerisier, le noyer mais aussi le cognassier ou le néflier. Dans le souci de ce patrimoine arboricole, de nouveaux vergers sont recréés, à partir d’espèces anciennes greffées.

C’est aussi le cas de l’arbre emblématique du limousin, le châtaignier, dont les fruits étaient au cœur de l’alimentation, par exemple au creux de la poche des écoliers ou sous forme de châtaignes blanchies, une spécialité du Limousin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Yrieix-la-Parche
1°) Parti, le premier d'azur à trois fleurs de lys d'or, deux et un ; le second, de gueules à une crosse d'or posée en pal.(Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)
2°) Parti d'azur à trois fleurs de lys d'or et de gueules à la crosse d'abbé contournée.(Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes) - Énonciation différente du précédent
3°) D'or, à trois pals de gueules.(d'Hozier in Armorial Général de France, 1696) (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884) - Armes attribuées d'office à la suite de l'édit de 1696, jamais portées.

Étape[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. [PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Bulle de Martin V des Ides de mars 1417.
  6. Louis BOURNAZEL, Histoire de Saint-Yrieix et du Pays arédien, Tulle, Lemouzi, 2000, p. 52.
  7. La sénéchaussée a été créée afin d’instituer une justice rapide, moins onéreuse mais aussi impartiale. En effet, auparavant, la justice était rendue à la cour des appeaux de Ségur où il fallait patienter pas moins de 70 ans avant qu’une affaire soit close. Cela conduisait fatalement à des frais de justice de plus en plus élevés au fil des générations. C’est pourquoi elle fut supprimée. En outre, cette suppression mena également à celle du tribunal du commun pariage signant la fin de 1 200 ans de privilège du chapitre.
  8. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Jean Maury, Marie-Madeleine S. Gauthier, Jean Porcher - Limousin roman - p. 34 - Éditions Zodiaque (collection La Nuit des temps no 11), La Pierre-qui-Vire, 1959.
  10. Persée : Claude Andrault-Schmitt, La reconstruction de la collégiale limousine de Saint-Yrieix (1181) : une ambition monumentale dans le goût Plantagenêt, p. 115-140, Cahiers de civilisation médiévale, Année 1993, no 36-142
  11. Châsse en émail champlevé
  12. Base Mérimée : Tour du Plô
  13. La salle des fêtes et des congrès prête à fonctionner sur le site de la ville de Saint-Yrieix, consulté le 14 janvier 2014.
  14. Festival musical de Saint-Yrieix.
  15. Biographie sur la base de données des députés français depuis 1789 de l'Assemblée nationale.