Le Dorat

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Le Dorat
Carte de localisation de Le Dorat
Pays France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Le Dorat
Code Insee 87059
Code postal 87210
Maire
Mandat en cours
Philippe Jardel
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Basse Marche
Latitude
Longitude
46° 12′ 58″ Nord
         1° 04′ 56″ Est
/ 46.2161111111, 1.08222222222
Altitude 177 m (mini) – 271 m (maxi)
Superficie 23,77 km²
Population sans
doubles comptes
1 903 hab.
(2006)
Densité 80 hab./km²

Le Dorat (en occitan Le Daurat) est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin. Ses habitants sont appelés Dorachons et Dorachonnes.

  • Foire : le 13 de chaque mois.
  • Marché de Noël : le premier dimanche de décembre
  • Brocante : le premier week-end d'octobre
  • Fête communale : les 21 avril et 9 juin
  • Fête de saint Israël et Théobald : du dimanche après le 13 septembre au dimanche suivant.

Sommaire

[modifier] Géographie

La Ville est située à 50km au nord de Limoges. Traversée par le Courthoizon. Au nord-ouest, les limites de la commune suivent le cours de la Brame. Gare SNCF sur la ligne Limoges-Poitiers qui permet, en prenant le TGV à Poitiers, d’accéder rapidement à Paris.

Voulons fut réunie au Dorat par l'ordonnance du 7 janvier 1824. La délimitation entre les communes du Dorat et de Dinsac fut fixée par l'ordonnance du 14 juillet 1836.

[modifier] Économie

  • Un collège et un lycée professionnel publics.
  • Hôpital intercommunal du Haut Limousin, premier employeur du nord de la Haute-Vienne (15 lits)
  • Usine Allande (lingerie Soutif) (60 salariés)
  • Usine Lindor (60 salariés) (négoce de gros)
  • Porcelaine Doralaine (60 salariés)
  • Porcelaines de Limoges et du Dorat (45 salariés)
  • Près de quatre-vingts établissements de commerce et service(alimentation générale, boulangerie, charcuterie, moyenne surface alimentaire, équipement de la personne et de la maison, jardinerie, librairie,pharmacie, coiffure, automobile…)
  • Hôtel des entreprises au sein duquel se trouve l’Association régionale de télétravail,et qui propose des bureaux meublés et câblés, une salle de réunion, un espace bureautique et des services à coûts partagés.
  • Deux hôtels totalisant une vingtaine de chambres, et des chambres d’hôtes
  • Un camping-caravaning
  • Plusieurs restaurants et cafés
  • Un hippodrome à la Sagne avec trois courses annuelles et un concours hippique d’envergure nationale
  • Élevages de chevaux avec haras
  • Des circuits axés sur le patrimoine, le cheval ou la randonnée
  • Des installations sportives et de loisirs (cinéma ; salle multimédia…)

[modifier] Histoire

Le Dorat, vue générale

[modifier] La Fondation

Le Dorat s'appelait primitivement « Scotorum » du nom des missionnaires écossais qui vers l'an 950 y construisirent ou probablement reconstruisirent, une église dédiée à Saint Michel. Ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard que Boson Ier le Vieux, premier comte de la Marche, fonda, près de Saint Michel, une chapelle Saint Pierre et le chapitre du Dorat, comptant de 20 chanoines illustré au XIe siècle par Israël et Théobald devenus les saints protecteurs du Dorat. La collégiale fut reconstruite après l'incendie de l'an 1060 ; le grand clocher, surmonté de l'ange doré ne fut achevé qu'au début du XIIIe siècle. Les comtes de la Marche avaient dès cette époque un château au Dorat ; il était situé au point le plus élevé de la ville. Vers le milieu du XIe siècle, ils bâtirent un très important château-fort, en dehors de la ville ; château qui fut détruit au cours des guerres de Religion ; un jardin public en recouvre actuellement les ruines.

[modifier] Un Moyen Âge turbulent

En août 1356, l'armée du Prince Noir s'empara du Dorat. C'est elle qui, remontant vers Poitiers, y livra quelques jours après la funeste bataille où le roi Jean le Bon fut fait prisonnier et le comte de la Marche tué. Le roi Charles V reprit possession de la Marche en 1370, mais en 1405, Le Dorat tomba de nouveau aux mains des Anglais. La garnison du château faisant de nombreuses exactions dans la ville et dans le pays, le sénéchal de la Marche dut en 1423 promettre mille écus d'or à son commandant pour qu'il évacue la région. L'année suivante, pour se mettre à l'abri de nouvelles invasions, l'abbé du Dorat, Guillaume l'Hermite, entreprit la construction de fortifications tout autour de la ville. Les églises Saint-Michel et Saint-Pierre furent incluses dans les fortifications et une tour de défense fut même construite sur l'une des chapelles de l'église Saint-Pierre.

[modifier] Des guerres de religions destructrices

Les guerres de religion n'épargnèrent pas Le Dorat. Le 2 novembre 1567, après un siège de trois jours, la ville fut prise par une troupe de 15 000 Huguenots sous les ordres du Seigneur de Saint-Cyr âgé de 83 ans. Quatre cents hommes furent tués et 3 600 livres de rançon durent être versées ; le pillage dura quatre jours, l'église fut saccagée, de nombreuses reliques et ornements brûlés, les orgues et statues détruites. Les passages de troupes, rançonnements et exactions de toutes sortes se poursuivirent jusqu'au milieu du XVIIe siècle : en 1576, ce fut l'armée de l'Amiral Gaspard II de Coligny, celle de la Ligue en 1576 et encore en 1585 ; cette année là, l'insécurité était telle que la grande foire annuelle du jeudi de la Fête-Dieu dut se tenir dans le cimetière en dehors de la ville dont les portes étaient prudemment fermées. Le 5 mai 1589, une armée de 4000 hommes, envoyée par le roi Henri III de France et commandée par le duc de Montpensier, reprit après quelques coups de canons, le château du Dorat occupé depuis plusieurs années par les Ligueurs, Montpensier accorda aussitôt aux Dorachons la permission de raser cette forteresse, dont la présence était pour eux la cause de continuels tracas. Cela n'empêcha pas les Ligueurs de revenir assiéger Le Dorat en 1591, mais sans succès. Par écrit du roi Charles IX de France du 1er janvier 1561, Le Dorat fut désigné comme chef-lieu judiciaire et capitale de la Basse-Marche qui était composée de sept châtellenies. Elle s'étendait sur 111 paroisses, dont 27 dans le département actuel de la Vienne, 19 en Charente et deux en Creuse. Un autre édit de 1572 créait un siège secondaire à Bellac pour les châtellenies de Bellac, Rancon et Champagnac-la-Rivière (en tout 21 paroisses) qui se trouvaient régies par le droit écrit, tandis que les quatre autres châtellenies étaient soumises au droit coutumier. Ce nouvel édit, pour attester la suprématie du Dorat, spécifiait que le Lieutenant général pourrait aller tenir les plaids de Bellac une ou deux fois chaque année. Le prétoire de la sénéchaussée du Dorat fut installé en 1572 dans l'ancienne église Saint-Michel. Cette église se trouvait à l'emplacement actuel des parloirs du carmel.

[modifier] L’assassinat de Claude de La Pouge

Vers la mi-avril 1578, le désordre était à son comble au Dorat. Deux dames firent venir trois soldats de Montmorillon afin de se venger des mauvais traitements que leur infligeaient leurs maris. Arrivés au Dorat, ces soldats cherchèrent querelle à Jacques Brujas, lieutenant particulier. Le greffier Jari, indigné, les blâma et frappa l’un d’eux. Il tomba immédiatement sous les coups. Brujas cria au meurtre par les fenêtres. Plusieurs habitants accoururent. L’un d’eux fut frappé d’un coup de coutelas, sans en être tué. La foule poursuivit les soldats qui allèrent se réfugier chez lieutenant-général Claude de la Pouge.

Arrivé devant sa porte, la foule le somma de livrer les soldats à la justice. Mais le lieutenant-général refusa Alors, commença le siège de la maison. Les soldats se défendirent à coups d’arquebuse et de mousquet, tuant sept ou huit assiégeants. Les habitants demandèrent du secours à Léonard Feydeau, lieutenant du siège particulier de Bellac et beau-frère de Brujas. Il envoya cent arquebusiers. Les assiégés se défendirent pendant plusieurs jours. Manquant de munitions et de vivres, ils finirent par se rendre. Les trois soldats furent massacrés et l’hôtel du lieutenant fut livré au pillage.

Claude de La Pouge chercha refuge dans une maison voisine. Mais il ne tarda pas à être dénoncé par le maître de logis. Le lieutenant-général fut aussitôt atteint de plusieurs coups de hallebarde. Il se défendit, et finit par succomber dans une lutte inégale. Son corps fut défenestré. Le lendemain, il fut enterré au cimetière de l’Hozanne.

Le parlement déclara tous les officiers du Dorat et de Bellac interdits de leurs offices.

[modifier] Le Dorat, cité toujours religieuse

En 1624, trois religieuses bénédictines de la Trinité de Poitiers vinrent fonder une maison au Dorat. Parmi elles se trouvait Catherine Pidoux, tante de Jean de La Fontaine; elle mourut en 1662 âgée de 66 ans, et avait contribué en 1656 à l'ouverture, dans leur maison, d'une école publique et gratuite de fille qui fonctionna jusqu'à l'incarcération en 1792 des 22 religieuses de ce couvent. Après la Révolution, un petit séminaire, qui devint très brillant, s'installa dans le local des anciennes religieuses, mais dut se disperser après la loi du 9 décembre 1905, portant séparation de l'Église et de l'État. Cependant, dès 1910, un lycée de jeunes filles vint prendre la relève et perpétue encore de nos jours, et dans la même maison, la fondation en 1656 de sœur Pidoux.

[modifier] XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, la société dorachonne, composée surtout de robins, qui avaient étudié dans les universités de Poitiers, Paris ou Montpellier, participa au mouvement des idées. En 1782, fut créée au Dorat une loge maçonnique, dite Loge des Amis réunis. Aujourd’hui encore, la mairie du Dorat possède une collection de l’Encyclopédie de Diderot. En 1783, la musique de Pergolèse y était jouée. Le 14 juillet 1790 y fut un jour de liesse. La Garde nationale défila musique en tête, redingote bleue et culotte blanche, par les rues de la ville. Son commandant en chef était Jacques, marquis du Theil, qui devait émigrer l’année suivante. Mais, dans l’ensemble, les notables avaient épousé les idées nouvelles. En 1792, chaque famille envoya ceux de ses fils en âge de porter les armes combattre à la frontière. Ils y servirent comme officiers, les plus jeunes d’entre eux comme soldats.

[modifier] Les ostensions

Article détaillé : Ostensions dorachonnes.

[modifier] Héraldique

Armes de la ville du Dorat :

  1. « De gueules, à deux dés d'argent passés en sautoir » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884).
  2. « D'azur, à trois fleurs de lis d'or, à la bande abaissée de gueules, chargée de trois lions d'argent. » (d'Hozier, in Armorial Général de France, 1796) (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884).

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
avant 1851  ? BOUCQUET DUPIN DURIS Pierre Ferdinand
Mars 2001 2008 Thierry SURUN UMP
Mars 2008 2014 Phillippe JARDEL
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

La population était de 2220 habitants au recensement de 1800, et de 2480 à celui de 1936

Évolution démographique (Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2495 2497 2425 2338 2203 1963 1903
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] La Collégiale Saint-Pierre

Article détaillé : Collégiale Saint-Pierre du Dorat.

[modifier] La Porte bergère

Article détaillé : Porte Bergère du Dorat.

[modifier] Restes de fortifications

Article détaillé : Remparts du Dorat.

[modifier] Dans les rues

  • Rue Saint Michel : l'hôtel du Chalard
  • Rue Raymond Chameaux : la maison de Saint Savin
  • Grand 'Rue : l’hôtel Boucheul du XVIIIe siècle avec une porte monumentale. La clé pendante est chargée d'un écu. Les jambages sont terminés par des pilastres à chapiteaux à boules.

[modifier] Place Saint–Jean

Demeures des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, coiffées d'amples toitures à la Mansart et pourvues de lucarnes à "la capucine". Quatre d'entre elles attirent plus particulièrement l’attention :

  • L'hôtel du Theil ou Dutheil de La Rochère au numéro 4 (siège du directoire du district du Dorat pendant la Révolution)
  • L'hôtel Aubugeois au numéro 1 (XVIIIe siècle)
  • L'hôtel Bouquet-Dupin au numéro 3 (XVIIIe siècle)
  • L'hôtel Junien au numéro 16

[modifier] Hôtel de La Pouge

Au 1 rue Saint-Michel, se trouve la maison du lieutenant-général de la sénéchaussée Claude de la Pouge.

À l'angle nord ouest, une échauguette repose sur une poivrière en granit. La toiture en bardeaux de châtaignier est surmontée d'un épi de faîtage en cuivre. Trois fenêtres de guet sont toujours visibles. La porte est valorisée par un chapiteau ionique surmonté d'une urne portant un pot à feu garni de draperie royale. Au dessus de la porte, un oculus ovale, surmonté d'une console à feuilles d'acanthe

[modifier] Collège Pierre Robert

Article détaillé Collège Pierre Robert

[modifier] Fontaine monumentale

Article détaillé : La fontaine Lapayrière.

[modifier] Le carmel

Le carmel du Dorat fut fondé le 10 juillet 1856. La chapelle a été consacrée le 4 octobre 1882. Dans les jardins subsiste encore la tour Saint-Antoine, vestige des remparts de la ville.

[modifier] Le monument aux morts

Le monument aux morts du Dorat, érigé sur la place de la collégiale, reprend la forme d'une lanterne des morts. Construit en kersantite, il est l’œuvre, en 1926, du sculpteur limougeaud Henri Coutheillas (18621927), sur les plans de l’architecte Elie Berteau. Il a été inauguré le 13 octobre 1929.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Spécialités culinaires

[modifier] Ville jumelée

Santillana del Mar (Cantabrie, Espagne)

[modifier] Illustrations

[modifier] Philatélie

Un timbre postal, d'une valeur de 1,45 francs, représentant la collégiale du Dorat a été émis le 16 juillet 1977. [2]

[modifier] Bibliographie

  • Histoire du Dorat par Henri Aubugeois de La Ville du Bost (1880), réimpression chez Res Universis (1992)
  • Histoire de l'église du Dorat, par Charles Blanchaud, Le Dorat, 1918.
  • L'église du Dorat, par René Fage, Paris, 1921
  • La collégiale du Dorat, par l'abbé Philippe Schneider, 1980.
  • Le Dorat par Michel Courivaud, Le Livre d'histoire-Lorisse (2004)

[modifier] Notes et références

  1. Le Dorat sur le site de l'Insee
  2. Le timbre

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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