Le Dorat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dorat.
Le Dorat
Collégiale du Dorat.
Collégiale du Dorat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Le Dorat
Intercommunalité Communauté de communes de la Basse Marche
Maire
Mandat
Bernard Magnin
2014-2020
Code postal 87210
Code commune 87059
Démographie
Gentilé Dorachons
Population
municipale
1 753 hab. (2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 58″ N 1° 04′ 56″ E / 46.2161, 1.0822 ()46° 12′ 58″ Nord 1° 04′ 56″ Est / 46.2161, 1.0822 ()  
Altitude Min. 177 m – Max. 271 m
Superficie 23,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Dorat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Dorat

Le Dorat est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Dorachons[1]. La ville est considérée comme la capitale traditionnelle de la Basse Marche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Dorat en Haute-Vienne.

La ville est située à 50 km au nord de Limoges. Elle est traversée par le Courthoizon. Au nord-ouest, les limites de la commune suivent le cours de la Brame. Une gare SNCF sur la ligne Limoges-Poitiers permet, en prenant le TGV à Poitiers, d’accéder rapidement à Paris.

Voulons fut réunie au Dorat par l'ordonnance du 7 janvier 1824. La délimitation entre les communes du Dorat et de Dinsac fut fixée par l'ordonnance du 14 juillet 1836.


Communes limitrophes du Dorat
Oradour-Saint-Genest Dinsac
Saint-Sornin-la-Marche Dorat Magnac-Laval
Saint-Ouen-sur-Gartempe

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Dorat, vue générale.

La Fondation[modifier | modifier le code]

Le Dorat s'appelait primitivement « Scotorum » du nom des missionnaires écossais qui vers l'an 950 y construisirent ou probablement reconstruisirent, une église dédiée à Saint Michel. Ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard que Boson Ier le Vieux, premier comte de la Marche, fonda, près de Saint Michel, une chapelle Saint Pierre et le chapitre du Dorat, comptant de 20 chanoines illustré au XIe siècle par Israël et Théobald devenus les saints protecteurs du Dorat. La collégiale fut reconstruite après l'incendie de l'an 1060 ; le grand clocher, surmonté de l'ange doré ne fut achevé qu'au début du XIIIe siècle. Les comtes de la Marche avaient dès cette époque un château au Dorat ; il était situé au point le plus élevé de la ville. Vers le milieu du XIe siècle, ils bâtirent un très important château-fort, en dehors de la ville ; château qui fut détruit au cours des guerres de Religion ; un jardin public en recouvre actuellement les ruines.

Un Moyen Âge turbulent[modifier | modifier le code]

En août 1356, l'armée du Prince Noir s'empara du Dorat. C'est elle qui, remontant vers Poitiers, y livra quelques jours après la funeste bataille où le roi Jean le Bon fut fait prisonnier et le comte de la Marche tué. Le roi Charles V reprit possession de la Marche en 1370, mais en 1405, Le Dorat tomba de nouveau aux mains des Anglais. La garnison du château faisant de nombreuses exactions dans la ville et dans le pays, le sénéchal de la Marche dut en 1423 promettre mille écus d'or à son commandant pour qu'il évacue la région. L'année suivante, pour se mettre à l'abri de nouvelles invasions, l'abbé du Dorat, Guillaume l'Hermite, entreprit la construction de fortifications tout autour de la ville. Les églises Saint-Michel et Saint-Pierre furent incluses dans les fortifications et une tour de défense fut même construite sur l'une des chapelles de l'église Saint-Pierre. En avril 1466, le roi Louis XI confirma le droit de l'abbé et du chapitre de Saint-Pierre accordé par ses prédécesseurs[2].

Des guerres de religions destructrices[modifier | modifier le code]

Les guerres de religion n'épargnèrent pas Le Dorat. Le 2 novembre 1567, après un siège de trois jours, la ville fut prise par une troupe de 15 000 Huguenots sous les ordres du Seigneur de Saint-Cyr âgé de 83 ans. Quatre cents hommes furent tués et 3 600 livres de rançon durent être versées ; le pillage dura quatre jours, l'église fut saccagée, de nombreuses reliques et ornements brûlés, les orgues et statues détruites. Les passages de troupes, rançonnements et exactions de toutes sortes se poursuivirent jusqu'au milieu du XVIIe siècle : en 1576, ce fut l'armée de l'Amiral Gaspard II de Coligny, celle de la Ligue en 1576 et encore en 1585 ; cette année-là, l'insécurité était telle que la grande foire annuelle du jeudi de la Fête-Dieu dut se tenir dans le cimetière en dehors de la ville dont les portes étaient prudemment fermées. Le 5 mai 1589, une armée de 4000 hommes, envoyée par le roi Henri III de France et commandée par le duc de Montpensier, reprit après quelques coups de canons, le château du Dorat occupé depuis plusieurs années par les Ligueurs, Montpensier accorda aussitôt aux Dorachons la permission de raser cette forteresse, dont la présence était pour eux la cause de continuels tracas. Cela n'empêcha pas les Ligueurs de revenir assiéger Le Dorat en 1591, mais sans succès. Par écrit du roi Charles IX de France du 1er janvier 1561, Le Dorat fut désigné comme chef-lieu judiciaire et capitale de la Basse-Marche qui était composée de sept châtellenies. Elle s'étendait sur 111 paroisses, dont 27 dans le département actuel de la Vienne, 19 en Charente et deux en Creuse. Un autre édit de 1572 créait un siège secondaire à Bellac pour les châtellenies de Bellac, Rancon et Champagnac-la-Rivière (en tout 21 paroisses) qui se trouvaient régies par le droit écrit, tandis que les quatre autres châtellenies étaient soumises au droit coutumier. Ce nouvel édit, pour attester la suprématie du Dorat, spécifiait que le Lieutenant général pourrait aller tenir les plaids de Bellac une ou deux fois chaque année. Le prétoire de la sénéchaussée du Dorat fut installé en 1572 dans l'ancienne église Saint-Michel. Cette église se trouvait à l'emplacement actuel des parloirs du carmel.

L’assassinat de Claude de La Pouge[modifier | modifier le code]

Vers la mi-avril 1578, le désordre était à son comble au Dorat. Deux dames firent venir trois soldats de Montmorillon afin de se venger des mauvais traitements que leur infligeaient leurs maris. Arrivés au Dorat, ces soldats cherchèrent querelle à Jacques Brujas, lieutenant particulier. Le greffier Jari, indigné, les blâma et frappa l’un d’eux. Il tomba immédiatement sous les coups. Brujas cria au meurtre par les fenêtres. Plusieurs habitants accoururent. L’un d’eux fut frappé d’un coup de coutelas, sans en être tué. La foule poursuivit les soldats qui allèrent se réfugier chez lieutenant-général Claude de la Pouge.

Arrivé devant sa porte, la foule le somma de livrer les soldats à la justice. Mais le lieutenant-général refusa. Alors, commença le siège de la maison. Les soldats se défendirent à coups d’arquebuse et de mousquet, tuant sept ou huit assiégeants. Les habitants demandèrent du secours à Léonard Feydeau, lieutenant du siège particulier de Bellac et beau-frère de Brujas. Il envoya cent arquebusiers. Les assiégés se défendirent pendant plusieurs jours. Manquant de munitions et de vivres, ils finirent par se rendre. Les trois soldats furent massacrés et l’hôtel du lieutenant fut livré au pillage.

Claude de La Pouge chercha refuge dans une maison voisine. Mais il ne tarda pas à être dénoncé par le maître de logis. Le lieutenant-général fut aussitôt atteint de plusieurs coups de hallebarde. Il se défendit, et finit par succomber dans une lutte inégale. Son corps fut défenestré. Le lendemain, il fut enterré au cimetière de l’Hozanne.

Le parlement déclara tous les officiers du Dorat et de Bellac interdits de leurs offices.

Le Dorat, cité toujours religieuse[modifier | modifier le code]

En 1624, trois religieuses bénédictines de la Trinité de Poitiers vinrent fonder une maison au Dorat. Parmi elles se trouvait Catherine Pidoux, tante de Jean de La Fontaine; elle mourut en 1662 âgée de 66 ans, et avait contribué en 1656 à l'ouverture, dans leur maison, d'une école publique et gratuite de fille qui fonctionna jusqu'à l'incarcération en 1792 des 22 religieuses de ce couvent. Après la Révolution, un petit séminaire, qui devint très brillant, s'installa dans le local des anciennes religieuses, mais dut se disperser après la loi du 9 décembre1905, portant séparation de l'Église et de l'État. Cependant, dès 1910, un lycée de jeunes filles vint prendre la relève et perpétue encore de nos jours, et dans la même maison, la fondation en 1656 de sœur Pidoux.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, la société dorachonne, composée surtout de robins, qui avaient étudié dans les universités de Poitiers, Paris ou Montpellier, participa au mouvement des idées. En 1782, fut créée au Dorat une loge maçonnique, dite Loge des Amis réunis. Aujourd’hui encore, la mairie du Dorat possède une collection de l’Encyclopédie de Diderot. En 1783, la musique de Pergolèse y était jouée. Le 14 juillet 1790 y fut un jour de liesse. La Garde nationale défila musique en tête, redingote bleue et culotte blanche, par les rues de la ville. Son commandant en chef était Jacques, marquis du Theil, qui devait émigrer l’année suivante. Mais, dans l’ensemble, les notables avaient épousé les idées nouvelles. En 1792, chaque famille envoya ceux de ses fils en âge de porter les armes combattre à la frontière. Ils y servirent comme officiers, les plus jeunes d’entre eux comme soldats.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Les ostensions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ostensions dorachonnes.

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • Foire : le 13 de chaque mois.
  • Marché de Noël : le premier dimanche de décembre
  • Brocante : le premier week-end d'octobre
  • Fête communale : les 21 avril et 9 juin
  • Fête de saint Israël et Théobald : du dimanche après le 13 septembre au dimanche suivant.
  • Marché des Producteurs : 5 jeudi de fin Juin a fin Aout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Jean-Baptiste MOREAU    
1793 1794 Vincent JEBARDAT    
1794 1795 Jean GOURDONNAUD    
1795 1796 Guy Théobald JUNYEN    
1796 1799 Pierre PELLEGRAIN    
1799 1808 Jean-Baptiste DESPOUGES    
1808 1830 Claude GOBERTIERE DE LAMOTHE    
1830 1831 Pierre-Etienne PELLEGRAIN    
1831 1832 Joseph VIDARD-LABOUJONNIERE    
1832 1833 Joseph Philippe BRAC    
1833 1835 François DEMOULIN    
1836 1846 Jacques Antoine VIDARD-DUPIN    
1846 1850 François Prosper VIDARD    
1850 1854 Ferdinand Pierre BOUCQET-DUPIN    
1854 1855 Silvain Laurent ROBERT    
1856 1870 Christophe BOUCQUET    
1870 1879 Jacques DESGRANGES    
1880 1884 Aloys DRU    
1884 1889 Christophe BOUCQUET    
1890 1892 Antoine DE LABEIGE    
1892 1900 François THAURY    
1900 1904 Paul DE LA GUERIVIERE    
1904 1935 René TROUVE    
1935 1939 Marcel BEISSAT    
1940 1944 Pierre LOTTE    
1944 1945 Henri LAGUZET    
1945 1947 Jules CLUZEAU    
1947 1959 Louis RICOUX    
1959 1995 Bertrand CLISSON    
1995 2008 Thierry SURUN UMP  
2008 en cours Phillippe JARDEL[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Espagne Santillana del Mar (Espagne) dans la province de Cantabrie : c'est grâce aux échanges entre élèves espagnols et français mis en place par les professeurs Annick Beaulieu pour Le Dorat et Miguel Izquierdo pour Santillana del Mar que ce jumelage commence et s'officialise en 1986 avec la signature des maires Bertrand Clisson pour Le Dorat et Antonio Sandi pour Santillana.
  • Drapeau de la France Wissembourg (France) : En septembre 1939, les habitants de Wissembourg (Bas-Rhin) évacués sont accueillis au Dorat pendant une année. Ils vivaient d’une allocation journalière. Écoles, maisons particulières, logements inoccupés furent réquisitionnés pour les loger. La scolarisation des enfants fut aménagée en alternance avec celle des Dorachons. Malgré les problèmes de langue et des différences de comportement, des liens d’amitié se sont tissés. Des habitants des deux communes ont continué à entretenir des contacts.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 753 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 212 2 220 2 014 1 984 2 237 2 192 2 439 2 729 2 817
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 625 2 604 2 772 2 847 2 925 2 845 2 947 2 868 2 835
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 761 2 743 2 532 2 526 2 553 2 340 2 480 2 442 2 618
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 499 2 497 2 425 2 338 2 203 1 963 1 899 1 903 1 757
2011 - - - - - - - -
1 753 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Un collège et un lycée professionnel publics.
  • Hôpital intercommunal du Haut Limousin, premier employeur du nord de la Haute-Vienne (80 lits)
  • Usine Allande (lingerie Soutif) (60 salariés)
  • Usine Lindor (60 salariés) (négoce de gros)
  • Porcelaine Doralaine (60 salariés)
  • Porcelaines de Limoges et du Dorat (45 salariés)
  • Près de quatre-vingts établissements de commerce et service(alimentation générale, boulangerie, charcuterie, moyenne surface alimentaire, équipement de la personne et de la maison, jardinerie, librairie, pharmacie, coiffure, automobile…)
  • Hôtel des entreprises au sein duquel se trouve l’Association régionale de télétravail, et qui propose des bureaux meublés et câblés, une salle de réunion, un espace bureautique et des services à coûts partagés.
  • Deux hôtels totalisant une vingtaine de chambres, et des chambres d’hôtes
  • Un camping-caravaning
  • Plusieurs restaurants et cafés
  • Un hippodrome à la Sagne avec trois courses annuelles et un concours hippique d’envergure nationale
  • Élevages de chevaux avec haras
  • Des circuits axés sur le patrimoine, le cheval ou la randonnée
  • Des installations sportives et de loisirs (stade de foot ; gymnase ; cinéma ; salle multimédia…)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Collégiale Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Collégiale Saint-Pierre du Dorat.

La Porte bergère[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porte Bergère du Dorat.

Restes de fortifications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Remparts du Dorat.

Dans les rues[modifier | modifier le code]

  • Rue Saint-Michel : l’hôtel du Chalard
  • Rue Raymond-Chameaux : la maison de Saint Savin
  • Grand’Rue : l’hôtel Boucheul du XVIIIe siècle avec une porte monumentale. La clé pendante est chargée d’un écu. Les jambages sont terminés par des pilastres à chapiteaux à boules.

Place Saint–Jean[modifier | modifier le code]

Demeures des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, coiffées d’amples toitures à la Mansart et pourvues de lucarnes « à la capucine ». Quatre d’entre elles attirent plus particulièrement l’attention :

  • L’hôtel du Theil ou Dutheil de La Rochère au numéro 4 (siège du directoire du district du Dorat pendant la Révolution)
Article connexe : Famille Dutheil de La Rochère.
  • L’hôtel Aubugeois au numéro 1 (XVIIIe siècle)
  • L’hôtel Bouquet-Dupin au numéro 3 (XVIIIe siècle)
  • L’hôtel Junien au numéro 16

Hôtel de La Pouge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de la Pouge.

Au 1 rue Saint-Michel[7], se trouve la maison du lieutenant-général de la sénéchaussée Claude de la Pouge.

À l'angle nord ouest, une échauguette repose sur une poivrière en granit. La toiture en bardeaux de châtaignier est surmontée d'un épi de faîtage en cuivre. Trois fenêtres de guet sont toujours visibles. La porte est valorisée par un chapiteau ionique surmonté d'une urne portant un pot à feu garni de draperie royale. Au-dessus de la porte, un oculus ovale, surmonté d'une console à feuilles d'acanthe.

Collège Pierre Robert[modifier | modifier le code]

Article détaillé Collège Pierre Robert

Fontaine monumentale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La fontaine Lapayrière.

Le carmel[modifier | modifier le code]

Le carmel du Dorat fut fondé le 10 juillet 1856. La chapelle a été consacrée le 4 octobre 1882. Dans les jardins subsiste encore la tour Saint-Antoine, vestige des remparts de la ville.

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts du Dorat, érigé sur la place de la collégiale, reprend la forme d'une lanterne des morts. Construit en kersantite, il est l’œuvre, en 1926, du sculpteur limougeaud Henri Coutheillas (18621927), sur les plans de l’architecte Elie Berteau[8]. Il a été inauguré le 13 octobre 1929.

Ancien hospice de Grandchamp[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hospice de Grandchamp.

L’hospice de Notre-Dame-de-la-Consolation[9] a été fondé par la famille Robert, sur sa propriété de Grandchamp, le long de la route de Droux, pour y héberger des vieillards. Construit entre 1880 et 1885, il comprend une chapelle centrale et deux pavillons symétriques de deux niveaux et cinq travées, au nord celui des femmes, au sud celui des hommes. La chapelle, monument historique depuis le 24 février 2004, suit un plan en croix latine. L'intérieur est voûté d'ogives en calcaire sur piliers à chapiteaux sculptés. Les vitraux, datant de 1885, représentent la Sainte Famille, les saints patrons des fondateurs, saint Israël et saint Théobald, ainsi que la Nativité et la Passion du Christ. Les deux pavillons, dont les façades et toitures sont inscrites à l’inventaire, sont caractérisés simplement crépis. L’intérieur a été en partie modifié pour permettre l'habitation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 1,45 francs, représentant la collégiale du Dorat a été émis le 16 juillet 1977[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Dorat (Haute-Vienne).svg
Les armoiries du Dorat[11] se blasonnent ainsi :

  1. « De gueules, à deux clés d'argent passés en sautoir » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884).
  2. « D'azur, à trois fleurs de lis d'or, à la bande abaissée de gueules, chargée de trois lions d'argent. » (d'Hozier, in Armorial Général de France, 1796) (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire du Dorat par Henri Aubugeois de La Ville du Bost (1880), réimpression chez Res Universis (1992)
  • Histoire de l'église du Dorat, par Charles Blanchaud, Le Dorat, 1918.
  • L'église du Dorat, par René Fage, Paris, 1921
  • La collégiale du Dorat, par l'abbé Philippe Schneider, 1980.
  • Le Dorat par Michel Courivaud, Le Livre d'histoire-Lorisse (2004)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 1er avril 2011)
  2. http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA474 Lettres patentes de Louis XI, Orléans, avril 1466
  3. « Les maires de la commune » (consulté le 1er avril 2011 )
  4. [PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Mérimée : Hôtel de la Pouge », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 1er avril 2011 )
  8. Elie Berteau sur www.francegenweb.org
  9. « Mérimée : Ancien hospice de Grandchamp ou Notre-Dame de la Consolation », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 1er avril 2011 )
  10. Le timbre
  11. « Les armoiries de la commune », sur blason-des-villes.e-monsite.com (consulté le 1er avril 2011)