Mexico

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Ciudad de México
Blason de Ciudad de México
Héraldique
Image illustrative de l'article Mexico
Administration
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Maire Miguel Ángel Mancera
Code postal 01000 à 169997
Fuseau horaire UTC - 6
Indicatif (+52) 55
Démographie
Gentilé Capitalino[1]
Population 8 918 653 hab.[2] (2015)
Densité 5 966 hab./km2
Population de l'agglomération 20,400,000 hab.
Géographie
Coordonnées 19° 25′ 57″ Nord, 99° 07′ 54″ Ouest
Altitude 2 240 m
Superficie 149 500 ha = 1 495 km2 [3]
Divers
Fondation 1325
Localisation

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Ciudad de México

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Ciudad de México
Liens
Site web http://www.df.gob.mx

Mexico (en espagnol officiellement Ciudad de México, littéralement Ville de México), prononcé Méjico par les hispanophones, cet état est la 32e entité fédérative mexicaine. Capitale du Mexique, Ciudad de México est située dans le centre du pays, dans la vallée de Mexico, un plateau à une altitude de 2 400 mètres entouré de sommets qui le surplombent à plus de 5 000 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer.

Il n'existe plus depuis 2016 qu'une seule entité administrative – l'état de Ciudad de México – qui a fait place au District fédéral.

L'habitant est parfois désigné par le terme capitalino (de la capitale), alors que mexicano (mexicain) est réservé au pays et mexiquense à l'État de Mexico. Le langage populaire use aussi du terme Chilango (es) désignant un habitant de Chilangolandia [4]

Fondée au début du XIVe siècle par les Mexicas (Aztèques) sur une île du lac Texcoco, la ville précolombienne de Tenochtitlan a été entièrement détruite par les conquérants espagnols lors de la chute de l'Empire aztèque en 1521. Dès 1522, Hernan Cortés prit la décision de construire au même endroit la capitale de la Nouvelle-Espagne.

Centre politique, économique et culturel du Mexique, cette agglomération est devenue, avec une population estimée à environ 20 millions d'habitants[5], la quatrième du monde, derrière Tokyo, Delhi et Shanghaï.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de Mexico

L'état de Ciudad de México se trouve au centre du Mexique. Il est entouré par les États de Mexico et de Morelos. Les Mexicains distinguent en outre plusieurs entités géographiques qui débordent largement les limites de la ville de Mexico proprement dite :

  • la Zona Metropolitana de Ciudad de México (ZMCM) : 16 arrondissements (delegaciones) et 40 communes (municipios) sur 4 986 km²
  • la Zona Metropolitana del Valle de México (ZMVM) : 58 communes sur 7 815 km²
  • la Megalópolis del Centro de México (MCM) : 249 communes associées à la Zonas Metropolitanas de Cuernavaca-Cuautla, Pachuca, Puebla-Tlaxcala et Toluca sur 9 763 km²

L’aire urbaine de Mexico, la troisième plus peuplée du monde, s’étale sur une surface de 60 km sur 100 km environ.

Relief, géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

L'état de Ciudad de México se trouve dans un bassin endoréique de 9 500 km², plat sur près de 1 000 km2, à 2 240 mètres d’altitude[6]. La Vallée de Mexico (Valle de México) est entourée par plusieurs chaînes de montagnes : la Sierra de las Cruces (es) (sud-ouest), la Sierra de Ajusco-Chichinauhtzin (es) (au sud, 3 937 mètres, le point le plus haut de Mexico), la Sierra de Guadalupe (au nord).

La vallée de Mexico est rendue perméable par un ensemble d'argile, de vase de l'ancien lac, de lave et de cendres déposés au quaternaire[6]. Les fortes pentes et l’accélération de l’érosion favorisent les mouvements de masse et les glissements de terrain. Les tensions continuent de s’exercer et les chaînes volcaniques s’élèvent de 4,5 à 6 cm par an. Du fait de l’ajustement dynamique aux tensions, la cuvette est une zone de subsidence qui s’enfonce de plusieurs centimètres par an. Tous les écoulements se déversent vers la lagune de Texcoco, dont le niveau monte lors des précipitations concentrées en été. L’endoréisme favorise les inondations chroniques.

Mexico s'étendait il y a 500 ans autour du lac Texcoco, et c'est sur une de ses îles que fut construite en 1325, Mexico-Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque et plus grande ville du continent américain, détruite et reconstruite par les Espagnols après la conquête de 1519-1521. De ce lac progressivement asséché il ne reste pratiquement que les canaux de Xochimilco.

Climat[modifier | modifier le code]

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Mexico a un climat tempéré d'altitude (Cwb selon la classification de Köppen). Bien qu'elle soit située dans la zone intertropicale, la température moyenne sur l'année est modérée par les effets de l'altitude. L'hiver est plutôt sec, le printemps est la saison la plus chaude et l'été correspond à la saison des pluies (de juin à septembre). Les vents dominants soufflent du nord-nord-est. Les secteurs les plus bas reçoivent moins de précipitations que la partie méridionale. Les régions sud de Tlalpán et de Milpa Alta (es), situées dans la chaîne de montagnes Ajusco (es) possèdent une végétation de conifères et de chênes.

Relevé météorologique de Mexico (Tacubaya)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,9 7 9,2 10,7 11,7 12,3 11,5 11,5 11,6 9,9 7,8 6,5 9,6
Température moyenne (°C) 13,6 15 17,4 18,7 19 18,5 17,4 17,5 17,1 16,2 14,9 13,9 16,6
Température maximale moyenne (°C) 21,3 22,9 25,5 26,6 26,3 24,7 23,2 23,4 22,5 22,4 21,9 21,2 23,5
Record de froid (°C) −4,1 −4,4 −4 −0,6 3,7 4,5 5,3 6 1,6 0 −3 −3 −4,4
Record de chaleur (°C) 28,2 29,3 33,3 33,4 33,9 33,5 30 28,4 28,5 28,9 29,3 28 33,9
Ensoleillement (h) 207,7 214,7 229,4 210 198,4 153 145,7 158,1 138 176,7 198 186 2 215,7
Précipitations (mm) 7,6 5,6 10,4 23,1 56,5 134,9 161,4 153,4 127,8 54,1 12,8 6,9 754,5
Nombre de jours avec précipitations 2,21 2,41 3,65 8,05 13,44 18,15 22,39 22,3 19,24 9,71 4,13 2,34 128,02
Humidité relative (%) 56 49 45 46 55 66 73 72 74 78 72 60 62
Nombre de jours avec neige 0,04 0,05 0,1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,19
Source : Colegio de Postgraduados[7] Servicio Meteorológico Nacional[8], Hong Kong Observatory[9]
Cartes de l’environnement de Mexico
MX-DF-Relieve.png MX-DF-hidro.png MX-DF-clima.png
Topographie Hydrologie Climat

Risques naturels et problèmes environnementaux[modifier | modifier le code]

Volcanisme[modifier | modifier le code]

Le volcan Popocatépetl se trouve à moins de 70 km au sud-est du centre-ville de Mexico ; il connaît une reprise d’activité depuis 1994[6]. Sa dernière grande éruption date d’il y a 700 ans[6]. Le quartier d'El Pedregal se trouve sur un champ de lave issu de l'éruption du volcan Xitle qui a recouvert la ville préhispanique de Cuicuilco il y a environ 2000 ans[10].

Séismes[modifier | modifier le code]

La ville de Mexico est située dans une zone sismique provoquée par la subduction de trois plaques tectoniques : plaque pacifique, plaque de Cocos et plaque nord-américaine. La vallée de Mexico est une zone de subsidence parcourue par des failles.

Destructions après le séisme de 1985.

Le séisme du 19 septembre 1985 qui secoua la capitale mexicaine, d'une magnitude de 8,1 sur l'échelle de Richter, dura deux minutes. Avec sa réplique qui eut lieu le lendemain (7,5 sur l'échelle de Richter), il fit entre 10 000[6] et 50 000 morts[10]. Quatre-cent-douze immeubles ont été entièrement détruits et 5 000 à 9 000 bâtiments ont été endommagés[6] et il reste encore de nombreuses séquelles, comme les immeubles abandonnés autour du parc de l'Alameda. Les dégâts se concentrent dans les quartiers centraux, sur une superficie de 40 km2 (4 % de l’espace urbanisé en 1980). Plusieurs quartiers sont même resté sans électricité durant plusieurs jours. Le quartier des ministères, entre autres, a été sévèrement touché. Une partie de l'immeuble des télécommunications s'est effondrée. Plus de 100 000 logements sont détruits, surtout dans les immeubles de plus de six étages[6]. Le séisme a été considéré par certains Mexicains comme une punition divine[6]. Son épicentre se trouvait à 400 km de Mexico[6].

Le séisme du 20 mars 2012 (en), d'une magnitude de 7,8, dont l'épicentre se situe sur la frontière entre les États de Oaxaca et du Guerrero, est le plus fort tremblement de terre ressenti à Mexico depuis 1985. Survenu à midi, il déclenche une panique vive, mais qui reste contrôlée. Tous les bâtiments sont évacués, y compris le Parlement, alors en pleine session[11]. Le séisme fit une dizaine de blessés dans la capitale et des centaines d'habitations furent touchées[12]. Une réplique a été ressentie le 2 avril 2012.

La ville de Mexico déploie des détecteurs sismiques permettant de prévenir l'arrivée d'un séisme quelques minutes avant son déclenchement, par l'intermédiaire des téléphones mobiles[13]. Mexico est menacée par un gap sismique qui prend sa source dans le Guerrero, proche de la zone originelle du séisme de 2012. Cette zone située entre la côte et la ville de Mexico fait l'objet d'un programme de recherche et est équipée de stations de mesures GPS installées par les chercheurs de l'UNAM et du CNRS[14],[15].

Pollution[modifier | modifier le code]

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En 1986 a été mis en place un système de surveillance atmosphérique (Simat), qui donne un indice métropolitain de la qualité de l’air (Imeca)[6],[16].

En 2008, 1,5 % des gaz à effet de serre du monde étaient produits par l'agglomération de Mexico[17]. 4 000 décès par an sont imputés à la pollution par les associations de défense des droits de l'homme[17]. Ces chiffres cependant ne sont que des estimations.

En 2016, 2,34 % des gaz à effet de serre du monde étaient produits par l'agglomération de Mexico[17]. 8000 décès par an sont imputés à la pollution par les associations de défense des droits de l'homme[17]. Ces chiffres cependant ne sont que des estimations.

Cette pollution est en particulier la conséquence d'une circulation d'automobile — on compte 4 millions d'automobiles, 27 000 microbus, 92 000 taxis qui consomment environ 14 millions de litres d'essence chaque jour — et d'une activité industrielle qui a connu un essor extrêmement rapide (60 000 entreprises industrielles travaillent dans l'agglomération de Mexico[18]), sans toujours respecter les normes environnementales. L'étalement urbain et la construction de nouvelles autoroutes depuis une trentaine d'années renforcent l'usage de l'automobile à Mexico. D'après un rapport de la Commission des Droits de l'Homme de Mexico (CDHDF) publié en décembre 2008, 80 % des émissions de GES sont produites par les transports[17].

Depuis 1989, le programme de circulation alternée Hoy No Circula[19], qui obligeait les vieux modèles de voitures à ne pas circuler un jour par semaine, et le contrôle des véhicules ont été mis en place pour essayer de remédier à ce problème. Depuis 2008, le programme a été étendu au samedi. C'est aussi pourquoi les gens qui en ont les moyens possèdent plusieurs véhicules avec des numéros d'immatriculation pair et impair ou des plaques de couleurs différentes pour pouvoir circuler toute l'année.[réf. nécessaire]

Il existe également des problèmes de pollution par l'ozone[20].

Le volcan Popocatepetl, dont l'activité est permanente depuis 6 mai 2005[21] est également une importante source de pollution par l'injection de particules fines (moins de 10 micromètres) et de dioxine de soufre dans l'atmosphère, qui occasionnent des problèmes respiratoires[22]. Le rôle du SIMAT est de lancer des alertes en cas de vents défavorables. Il peut recommander le cas échéant aux personnes les plus sensibles de rester confinées chez elles. Les enfants et les personnes âgées sont les plus atteints.

La situation de cuvette aggrave l'effet de la pollution en favorisant l'inversion thermique. La longue saison sèche favorise la stagnation de l’air sur la ville pendant la moitié de l’année. Du fait de l’altitude, certains quartiers s’étendent à plus de 2 800 m, il gèle une dizaine de nuits entre décembre et février. Le refroidissement du sol provoque une inversion thermique : une couche d’air froid stagnante de quelques centaines de mètres d’épaisseur accumule les gaz, les fumées, les poussières qui ne se dispersent partiellement que lors du réchauffement du milieu de la journée (pas tous les jours). Cette combinaison d’éléments favorables à la concentration de pollution atmosphérique se réduit pendant la saison des pluies : les températures sont plus élevées, les orages presque quotidiens renouvellent l’air, l’humidité des sols et la croissance de la végétation empêchent la formation de nuages de poussière.

Enfin, l'exposition aux radiations solaires par combinaison entre l'altitude élevée et un climat généralement ensoleillé est à l'origine d'un risque important de cancer de la peau[23].

Autres problèmes[modifier | modifier le code]

Les glissements de terrain et l'érosion sont provoqués par les défrichements sur les pentes et leur artificialisation. Le traitement des déchets représente également un grand défi pour Mexico : la mégapole produit des milliers de tonnes d'ordures chaque jour ; une partie est incinérée, ce qui ne favorise pas la qualité de l'air ; une autre partie est laissée dans des décharges à ciel ouvert[6].

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Mexico vu par le satellite SPOT
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À l'époque aztèque, l'empereur Moctezuma Ier avait fait construire un premier aqueduc de 5 km de long[24]. Un deuxième fut aménagé sous Auitzotl entre Coyoacan et le centre[24]. En 1449, une digue de 16 km a été édifiée pour protéger la ville des inondations[25].

En 1555, la première inondation frappe la ville de Mexico[26]. Face aux inondations catastrophiques, les Espagnols utilisent d’abord les techniques indigènes puis décident de drainer. De nouveaux travaux sont réalisés en 1607 sous la direction de Juzan Sánchez Vaquero et Enrico Martínez. Le drainage de la ville par les Espagnols fut une catastrophe écologique[27]. Des milliers d'Amérindiens furent employés au creusement d’un tunnel[28] Après l'inondation de 1629, les travaux reprirent en 1680 puis épisodiquement au XVIIIe siècle[28]. À la fin du XIXe siècle, Porfirio Díaz fait construire un deuxième canal de drainage[28]. Avec la disparition des lacs, le climat de la ville est devenu plus sec ; en hiver le vent soulève des nuages de poussière appelés tolvaneras[29].

Le problème de l’eau à Mexico est double : il faut approvisionner la ville en eau potable, mais aussi évacuer les eaux usées et saumâtres en évitant les infiltrations entre les deux réseaux, même pendant la saison humide. Il s’agit d’un « paradoxe hérité de l’histoire »[30] : il a fallu trois siècles de travaux pour expulser l’eau que l’on fait venir à grands frais des vallées environnantes. De nos jours, le « système de Cutzamala », se compose de sept barrages dont l'eau est transportée jusqu'à la ville par un aqueduc de 110 kilomètres de longueur[31].

En centre-ville, la surexploitation des nappes crée des contractions de terrain qui se traduisent par des effondrements locaux (- 7 mètres[32]). Le phénomène est connu depuis 1925, il s’est accéléré dans les années 1950, jusqu’à 50 cm/an en moyenne[réf. nécessaire]. En 1954, le Palacio de Bellas Artes s’est effondré et son escalier d’entrée a dû être inversé. Depuis les années 1980, les effondrements locaux sont mieux contrôlés, ils sont de l’ordre de 5 à 8 cm/an aujourd’hui. Mais ils ont progressivement déplacé le niveau de base vers le centre-ville, qui s’est enfoncé de plus de 3 mètres sous le niveau de l'ancien lac.

Aujourd'hui, la métropole mexicaine manque d'eau : il existe un déséquilibre entre les ressources et la consommation qui s'élève à 350 litres par jour et par habitant, soit deux fois celle des capitales européennes, d'après le directeur du réseau d'adduction d'eau de Mexico[31]. En janvier 2009, la Commission nationale de l'eau (Conagua) a annoncé des restrictions pendant la saison sèche[31].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Tenochtitlan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mexico-Tenochtitlan.

Les traces d'occupation les plus anciennes du site, qui n'était alors qu'un ensemble d'îlots sur le lac Texcoco, remontent à la phase Mazapa, peut-être entre le IXe et Xe siècles[33]. Les codex aztèques situent la fondation de la ville à la date symbolique de 1325 mais les premières constructions retrouvées par les archéologues ont été datées à une époque légèrement antérieure, probablement vers 1300[33].

Elle s'est ensuite agrandie progressivement. À la fin de l'époque aztèque, au début du XVIe siècle, Tenochtitlan était déjà une capitale et une ville très peuplée. Cortés l'a comparée à la ville de Venise parce qu'elle était parcourue par de multiples canaux. Son plan était orthogonal et son centre se trouvait au Templo Mayor, qui correspond aujourd'hui au Zócalo. Deux grandes axes perpendiculaires partaient de ce quartier politico-religieux qui divisaient la cité en quatre sections(campan). Chaque section était divisée en quartiers (calpulli) qui possédait son marché, son école et son temple. Toutes les nouvelles constructions devaient être approuvées par le calmimilocatl, un fonctionnaire chargé de l'urbanisme de la ville. La ville possédait aussi des latrines publiques. Les excréments étaient recueillis pour être utilisés comme engrais. Environ 1 000 personnes travaillaient de plus au nettoyage de la ville.

Dans les régions marécageuses du Lac Xochimilco, les Aztèques ont créé de nouvelles terres cultivables appelées chinampas, sortes de jardins flottants. Pour cela, ils prélevaient de la boue dans le fond du lac qu’ils déposaient sur de larges radeaux constitués de branches et de végétaux coupés. Ces îlots artificiels étaient séparés par des canaux étroits qui permettaient aux paysans de circuler en canots et en pirogues. Ces chinampas étaient très fertiles et pouvaient produire plusieurs récoltes par an.

Mexico[modifier | modifier le code]

Stèle de la Lumière.

À partir du XVIe siècle, les conquérants espagnols ont en partie repris les structures précolombiennes en apportant des modifications : ils asséchèrent le lac Texcoco, et introduisirent la propriété foncière et de nouvelles structures urbaines. Ils construisirent des églises de style baroque churrigueresque qui se caractérise par une surcharge décorative mâtinée d'influences amérindiennes. Ils aménagent des places, dont la principale (Plaza Mayor) réunit les bâtiments des pouvoirs administratif et religieux : palais du vice-roi et la cathédrale métropolitaine. Les Jésuites en particulier érigent des missions dans la ville.

Aujourd'hui, véritable mégapole au plan en damier s'étirant sur 1 800 km2[34], l'agglomération de Mexico est devenue, avec près de 20 millions d'habitants[35], l'une des villes les plus peuplées et les plus bruyantes du monde. La seule ville de Mexico (État de Mexico) comptait 8,6 millions d'habitants en 2000).

Deux artères sont emblématiques de Mexico : Insurgentes, la plus grande artère de la ville, s'allonge du nord au sud sur 42 kilomètres. Sur le Paseo de la reforma, on trouve des gratte-ciels à l'architecture novatrice.

L'agglomération de Mexico a rapidement débordé du cadre de l'État de Mexico: jusque dans les années 1970, la concentration d'industries et de services attirait des ruraux qui s'installaient souvent dans des bidonvilles. Depuis, la ville s'étend en grignotant l'espace rural et devient une mégapole[6]

Paysages et quartiers de Mexico[modifier | modifier le code]

La ville de Mexico possède des quartiers très variés. Au centre se trouve le quartier historique, lieu de fondation de Tenochtitlan par les Aztèques. Classé sur la liste de patrimoine mondial de l'UNESCO, il a fait l'objet de réhabilitations et de fouilles archéologiques[36]. C'est également le centre du pouvoir politique (palais présidentiel) et religieux (cathédrale métropolitaine).

Il existe des quartiers modernes et de style colonial comme ceux de Col. Del Valle, Polanco, Pedregal, de Coyoacán et de San Ángel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Mexique.

Époque précolombienne[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Aztèques et Mexico-Tenochtitlan.

La région actuelle de Mexico fut occupée par des tribus chichimèques avant l'arrivée des Aztèques. Les traces d'occupation les plus anciennes du site, qui n'était alors qu'un ensemble d'îlots sur le lac Texcoco, remontent à la phase Mazapa (800-1100), peut-être entre le IXe et le Xe siècle[33].

Selon Jacques Soustelle, les Aztèques s'installèrent dans ce lieu peu propice parce que tous les autres endroits étaient occupés par des tribus plus puissantes[37]. Cependant, la situation ne les découragea pas. Ils pratiquèrent la culture sur chinampa, des radeaux couverts de limon, qu'ils posèrent sur le lac Texcoco. Cela leur permit d'accroître les surfaces de culture du maïs. Des historiens tentèrent de retrouver la date de fondation de la ville (Tenochtitlan) en se basant sur les légendes locales et le calendrier aztèque. On estime généralement que la ville fut fondée au XIVe siècle. 1325 est la date la plus fréquemment avancée, même si les recherches du début du XXIe siècle ont abouti à la conclusion que les plus anciennes constructions retrouvées par les archéologues ont été construites aux alentours de 1300[33].

Selon les études basées sur les recherches archéologiques, Tenochtitlan comptait entre 150 000[38] et 250 000[39] habitants à l'arrivée des Espagnols. La ville était divisée en quatre quartiers (campan) : Cuepopan, Atzacualco, Teopan et Moyotlan, le Templo Mayor étant au centre. Chacun de ces quartiers était divisé en 20 districts (calpullis). Quatre grandes chaussées traversaient la ville. Juste au nord de Tenochtitlan se trouvait la ville de Tlatelolco, qui fut longtemps sa rivale.

Au centre de la ville, se tenaient les bâtiments publics, les temples et les écoles. À l'intérieur d'une zone délimitée par un mur de 300 mètres de côté appelé « Coatepantli » (« mur des serpents ») se trouvait le centre religieux. Il comportait environ 45 bâtiments publics. Parmi ces bâtiments se trouvaient notamment le Templo Mayor, consacré à Tlaloc et Huitzilopochtli, le temple de Quetzalcoatl, le terrain du jeu de balle, le temple du soleil, les plateformes utilisées pour les sacrifices.

Le conquistador espagnol Hernán Cortés arriva dans la région en 1519, mais il ne put conquérir la ville avant le 13 août 1521, après la rébellion aztèque de la Noche triste puis le siège de Tenochtitlan qui détruisit presque toute la capitale aztèque et fit plusieurs dizaines de milliers de morts[40].

Époque coloniale[modifier | modifier le code]

Mexico à la fin du XVIIe siècle.
Article détaillé : Nouvelle-Espagne.

La ville devint la capitale de la Nouvelle-Espagne et de l'empire colonial espagnol, ainsi que la ville la plus peuplée du continent américain.

Tous les bâtiments aztèques furent détruits sauf les palais de l'empereur Moctezuma, dont Cortés fit sa résidence. Le plan de la nouvelle ville fut dessiné par le géomètre Alonso García Bravo qui adopta un plan en damier[41], connu sous le nom de traza. Au lendemain de la conquête, les Espagnols et optèrent pour une séparation spatiale souhaitée tant par les conquistadors, qui vivaient dans la crainte d'une révolte indienne, que par les missionnaires, qui voulaient préserver les Indiens des vices espagnols . Le centre de la ville fut donc réservé aux Espagnols, alors que les Indiens étaient relégués dans quatre quartiers périphériques[41]. Par prudence, le quartier espagnol était séparé des quartiers indigènes par un canal, dont les ponts pouvaient être relevés[42]. La reconstruction de la ville fut rapide grâce à l'utilisation de la main d'œuvre indienne, mais le chantier causa la mort de nombreux ouvriers[43]. En 1524, Mexico comptait 30 000 indigènes pour 2 à 3 000 Espagnols[43].

Indépendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Indépendance du Mexique.

L'indépendance du Mexique intervint en 1821. La ville fut prise deux fois par des troupes étrangères : par les troupes des États-Unis d'Amérique en 1847 et par les troupes françaises en 1863.

En 1873 la ligne de chemin de fer qui relie Mexico à Veracruz est inaugurée.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , les manifestations étudiantes violentes de Mexico sont réprimées par la police (dix morts). Le 27 août, quelques 300 000 personnes défilent dans la capitale mexicaine.[Informations douteuses] [?] Le , en début de soirée, l'armée mexicaine ouvre le feu sur des manifestants rassemblés sur la place des Trois Cultures de Tlatelolco. Le massacre de Tlatelolco fait au moins 300 morts [réf. nécessaire]

La ville fut frappée par un violent séisme le . Le tremblement de terre de 8,1 sur l'échelle ouverte de Richter provoqua la mort de 10 000[6] à 50 000 personnes[10]. Entre 50 000 et 90 000 habitants se retrouvèrent sans abri.

Pendant les années 1990, la ville a connu une importante croissance dont le symbole le plus visible est la construction de la Torre Mayor (230 mètres avec l'antenne). La ville a accueilli plusieurs événements sportifs internationaux dans la seconde moitié du XXe siècle : les Jeux olympiques d'été de 1968 et deux Coupes du monde de football en 1970 et en 1986.

En 2002, Rudolph Giuliani, ancien maire de New York connu pour la politique de Tolérance Zéro qu'il y avait instaurée et pour y avoir réduit la criminalité, fut engagé par Andrés Manuel López Obrador, Chef de gouvernement du District fédéral, pour essayer de réduire la criminalité de la ville. Cependant, aucun résultat concret n'a été constaté à Mexico, les deux villes ne possédant pas les mêmes caractéristiques et les moyens mis à disposition étant inférieurs (le salaire des fonctionnaires est en particulier plus faible).[réf. nécessaire]

Démographie et population[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, Tenochtitlan comptait déjà plusieurs centaines de milliers d'habitants.

La ville de Mexico a connu une forte croissance démographique entre 1940 et 1980[6]. En 1986, la ville comptait 18 millions d'habitants. Cette augmentation s'explique par l'exode rural et l'accroissement naturel. Cependant, les chiffres de la population publiés en 1980 qui prévoyaient une population de 30 millions d’habitants en 2000 ont été largement surestimés[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Ville de Mexico, appelée District fédéral avant le décret du 29 janvier 2016, est une entité fédérative distincte des États du Mexique.

Économie[modifier | modifier le code]

Les habitants du D.F. avaient en septembre 2008 un revenu annuel moyen pro capita de 281110 pesos qui équivalaient alors à 18810 euros ou 26 032 dollars canadiens.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Carte des délégations.

Le territoire est divisé en 16 « délégations » (delegaciones en espagnol, correspondant aux arrondissements de certaines métropoles). Ces délégations sont elles-mêmes divisées en quartiers (colonias) au nombre de 400 au total. Les délégations sont :

Délégations de la Ville de México
Délégation Population (2005) Superficie (km²)
A. Obregón 706 567 96,17
Azcapotzalco 425 298 33,66
B. Juárez 355 017 26,63
Coyoacán 628 063 54,4
Cuajimalpa 173 625 74,58
Cuauhtémoc 521 348 32,4
Gustavo A. Madero 1 193 161 94,07
Iztacalco 395 025 23,3
Iztapalapa 1 820 888 117
Magdalena Contreras 228 927 74,58
M. Hidalgo 353 534 46,99
Milpa Alta 115 895 228,41
Tláhuac 344 106 85,34
Tlalpan 607 545 340,43
V. Carranza 447 459 33,4
Xochimilco 404 458 118
District Fédéral 1 479

Les sites remarquables[modifier | modifier le code]

Nord[modifier | modifier le code]

La nouvelle basilique de Guadalupe
  • Le site de la Basilique Notre-Dame-de-Guadalupe est le lieu de culte le plus important du pays. Les fêtes d'anniversaire de la Vierge de Guadalupe sont organisées tous les 12 décembre.

* Santa Maria la Ribera est une colonia du vieux Mexico, avec une grande valeur architecturale et historique, située dans la délégation de Cuauhtemoc. Le Santa Maria la Ribera de la division du ranch qui jusque-là connu sous le nom de Santa Maria, la terre qui ont ensuite été formés acheté par M. Estanislao Flores dans l'année 1842, et pour l'année 1861 qui avait été formé à ce jour la colonie connue sous le nom de la Banque Santamaria, l'un des premiers lotissements modernes.[réf. nécessaire] La Alameda a été récemment rénovée et comprend un kiosque mauresque utilisé comme Pavillon du Mexique à l'Exposition Universelle de La Nouvelle-Orléans de 1884 à 1885.

Centre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Palais national (Mexico).
Le Palais National
Immeuble de style dit "fonctionaliste" (1907) au centre ville.
Museé de l'Estanquillo.

Ouest[modifier | modifier le code]

  • Polanco a été fondée au milieu des années 1920. Le Musée Soumaya héberge des collections d'art latino-américain, dont l'un des collections les plus importantes à travers le monde du sculpteur Auguste Rodin.
  • Santa Fe région étaient initialement des décharges de la ville, désormais occupés par quelques-uns des bâtiments résidentiels et de bureaux modernes. Cette région est le plus grand centre commercial en Amérique latine, et dans ce cadre est construit le premier centre de divertissement pour la famille KidZania.
Lac et bois de Chapultepec.
  • Le quartier de Tacuba avec l'Arbre de la Noche Triste, les maisons de style moderne ou porfirien. Le Parque Bicentenario (parc du bicentenaire), deuxième espace vert de Mexico, fut inauguré en 2010.

Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

Les Aztèques continuent à inspirer l'architecture contemporaine. Témoin : une fontaine de Mexico en forme de pyramide aztèque. À son sommet, le symbole de la prophétie qui annonçait au peuple que ses malheurs finiraient le jour où il verrait un serpent dévoré par un aigle.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

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Sports[modifier | modifier le code]

La ville accueille les Jeux olympiques d'été en 1968.

Dans la Ligue mexicaine de baseball, les Diablos Rojos del México sont basés à Mexico où se trouve leur stade, le Foro Sol, enceinte de 27 940 places.

Les principaux clubs de football de la ville sont Club América, CD Cruz Azul et le Club Universidad Nacional.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Mexico[modifier | modifier le code]

De nombreux Mexicains célèbres sont nés dans la capitale :

Personnalités décédées à Mexico[modifier | modifier le code]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Voici une liste de personnes qui vécurent une partie de leur vie à Mexico :

Universités[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Paris ayant un jumelage exclusif avec Rome

Références[modifier | modifier le code]

  1. CONAGO, Conferencia Nacional de Gobernadores, gentilé
  2. (es) [1] de l'INEGI. Consulté le .
  3. Cuéntame, site d'information pour les enfants de l'INEGI.
  4. Chilangolandia
  5. Page 9 de cette étude du CONAPO (Conseil national de population du Mexique).
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Rufat.
  7. (es) « Normales climatológicas para Mexico-Central-Tacubaya D.F », Colegio de Postgraduados (consulté le 20 janvier 2013)
  8. (es) « NORMALES CLIMATOLÓGICAS 1981-2000 », Comision Nacional Del Agua (consulté le 5 janvier 2013)
  9. (en) « Climatological Information for Mexico City, Mexico », Hong Kong Observatory (consulté le 5 septembre 2012)
  10. a, b et c Alain Musset, Le Mexique, Paris, Armand Colin / Masson, 2e édition, 1989, 1996, (ISBN 2200014287), p. 23
  11. http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=dVGTHbegpD4
  12. http://www.20minutes.fr/monde/901661-seisme-74-mexique-800-maisons-endommagees-quelques-blesses
  13. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/12/tremblement-de-terre-mexico-se-prepare-au-big-one_1684131_3222.html
  14. http://www.insu.cnrs.fr/terre-solide/catastrophes-et-risques/seismes/premieres-analyses-du-seisme-de-oaxaca-mexique-1
  15. Voir aussi : http://www.cenapred.gob.mx/es/DocumentosGrals/replicaRumorSismo220312.pdf
  16. Les données de la surveillance sont proposées en espagnol, en anglais et en français : http://www.calidadaire.df.gob.mx/calidadaire/index.php?opcion=25
  17. a, b, c, d et e « Mexico sonne l'heure écolo », Courrier international,‎ (consulté le 27 janvier 2009).
  18. Géo (magazine) no 87 mai 1986 p. 28
  19. Calendario del programa Hoy No Circula
  20. http://www.calidadaire.df.gob.mx/calidadaire/index.php?opcion=6&opcioninfoconsultas=3
  21. Voir par exemple : http://www.oem.com.mx/laprensa/notas/n2508746.htm
  22. http://www.calidadaire.df.gob.mx/calidadaire/index.php?opcion=3&opcioninfoescritorio=6
  23. http://www.calidadaire.df.gob.mx/calidadaire/index.php?opcion=6&opcioninfoconsultas=8
  24. a et b Jacques Soustelle, Les Aztèques, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », Paris, 2003, (ISBN 2130537138), p. 54
  25. Jacques Soustelle, Les Aztèques, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », Paris, 2003 (ISBN 2130537138), p. 55
  26. Alain Musset, Le Mexique, Paris, Armand Colin / Masson, 2e édition, 1989, 1996 (ISBN 2200014287), p. 33
  27. Alain Musset, Le Mexique, Paris, Armand Colin / Masson, 2e édition, 1989, 1996 (ISBN 2200014287), p. 34
  28. a, b et c Alain Musset, Le Mexique, Paris, Armand Colin / Masson, 2e édition, 1989, 1996 (ISBN 2200014287), p. 35
  29. Alain Musset, Le Mexique, Paris, Armand Colin / Masson, 2e édition, 1989, 1996 (ISBN 2200014287), p. 36
  30. Alain Musset - De l’eau vive à l’eau morte. Enjeux techniques et culturels dans la Vallée de Mexico (XVIe-XIXe siècles) - Paris, Éditions Recherche sur les Civilisations, 414 p. (thèse de doctorat, soutenue en 1989 à l’EHESS) - 1991
  31. a, b et c Joëlle Stolz, « A Mexico, l'eau devient une denrée rare », dans le Monde du 13-01-2009 [lire en ligne], mis en ligne le 12-01-2009.
  32. Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 10e édition, 2002, p. 105
  33. a, b, c et d (es) Raúl García Chávez, « Tenochtitlan antes de Tenochtitlan : nuevos elementos arqueológicos », Arqueología e historia del Centro de México. Homenaje a Eduardo Matos Moctezuma, INAH,‎ , p. 224 (ISBN 968030180X). Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Fondation » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  34. Joëlle Stolz, «A Mexico, inégalités, gaspillage et réseau en ruine», Le Monde, 16 mars 2006: "Alors que, en 1910, pour une surface de 27 kilomètres carrés, la capitale mexicaine disposait de 1,5 mètre cube d'eau potable par seconde, aujourd'hui, pour 1 800 kilomètres carrés, elle n'en a que 63 mètres cubes".
  35. http://demographia.com/db-worldua.pdf
  36. Unesco: Centre historique de Mexico et Xochimilco
  37. Jacques Soustelle, Les Aztèques à la veille de la conquête espagnole, Hachette Littératures, coll. Pluriel, 2002, p. 20.
  38. Deborah L. Nichols et al., Neutrons, Markets, Cities, and Empires: A 1000-Year Perspective on Ceramic Production and Distribution in the Postclassic Basin of Mexico, 2001, in Journal of Anthropological Archaeology, no 21, 2002, page 26, DOI:10.1006/jaar.2001.0389.
  39. Michael E. Smith, Hernán Cortés on the Size of Aztec Cities: Comment on Dobyns, Latin American Population History Bulletin, no 25, 1994, page 26.
  40. Bartolomé Bennassar, Cortés. Le conquérant de l’impossible, Paris, Payot, 2001, (ISBN 2-228-89475-3) (notice BnF no FRBNF37655949), p.116-117
  41. a et b Bartolomé Bennassar, Cortés. Le conquérant de l'impossible, Paris, Payot, 2001, (ISBN 2228894753), p. 119
  42. Bernand et Gruzinski 1991, p. 333
  43. a et b Bartolomé Bennassar, Cortés. Le conquérant de l'impossible, Paris, Payot, 2001, (ISBN 2228894753), p. 120
  44. Linea 12 - El Universal

Sources[modifier | modifier le code]

  • Claude Bataillon, Louis Panabière, Mexico aujourd’hui : la plus grande ville du monde, Paris, Publisud, coll. « Urbasud », , 245 p. (ISSN 0991-5907)
  • Carmen Bernand et Serge Gruzinski, Histoire du Nouveau Monde : De la découverte à la conquête, t. 1, Fayard,
  • Alain Musset, De l’eau vive à l’eau morte : 1492-1992. Enjeux techniques et culturels dans la Vallée de Mexico (XVIe-XIXe siècles), Paris, Éditions Recherche sur les Civilisations, , 414 p.
  • Samuel Rufat, « Mexico, au risque de son développement », Géoconfluences,‎ (lire en ligne)
  • Antonine Ribardière et Bernard Tallet (ill. Anne Le Fur (cartographie), photogr. Jérôme Sessini), Atlas Mexico, Paris, Autrement, coll. « Atlas Mégalopoles », , 88 p. (ISBN 978-2-7467-1443-4, notice BnF no FRBNF42407739, présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]