Gamme musicale

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Une gamme musicale est une suite de notes conjointes, la dernière répétant la première à l'octave supérieure si elle est ascendante, ou inférieure si elle est descendante. Dans le cas de la tonalité, la gamme est la succession ordonnée des sept degrés associés à un mode donné, présentés généralement de manière ascendante depuis la tonique.

Par extension, une échelle musicale représente l'étendue d'une gamme au-delà des limites de l'octave : les notes supérieures ou inférieures représentant leur équivalent dans l'octave de référence.

Un archétype mélodique[modifier | modifier le code]

Le plus souvent, c'est la composante mélodique qui prédomine dans le concept de gamme : celle-ci est donc considérée comme une succession de notes — succession ascendante, sauf mention contraire — et ce sont les intervalles mélodiques et conjoints qui sont pris en considération. Par exemple, dans la gamme de do majeure : do, ré, mi, fa, sol, la, si, do, ces intervalles sont : deux tons, un demi-ton, trois tons, un demi-ton. il y a Do (Tonique), Re (Sus tonique), Mi (Médiante), Fa (Sous dominante), Sol (Dominante), La (Sus dominante), Si (Sensible) et à nouveau Do (Tonique à l'octave).

Un environnement musical[modifier | modifier le code]

Par abus de langage, le mot peut cependant être employé dans le sens d'un environnement musical, tenant compte, non seulement de la mélodie, mais aussi de l'harmonie. Par exemple, l'expression « gamme de do majeur » équivaut à « tonalité de do majeur ».

Lorsque les degrés d'une échelle sont hiérarchisés, ce sont les intervalles entre chaque note de la gamme et la note fondamentale — c'est-à-dire la tonique du système tonal, ou la finale du système modal — qui sont pris en considération.

Par exemple, dans la gamme majeure do, ré, mi, fa, sol, la, si, do ayant do pour tonique, ces intervalles sont respectivement : l'unisson, la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septième et l'octave.

Une échelle de fréquences[modifier | modifier le code]

Que le mot soit pris dans un sens exclusivement mélodique, ou bien, dans un sens plus large d’« environnement musical », une gamme doit être accordée. La juste fréquence des différents degrés d'une gamme, est une question délicate qui a trouvé des solutions différentes selon le type de musique, les instruments ou les époques.

Histoire[modifier | modifier le code]

La hauteur des sons et leurs rapports sont mesurés depuis l'Antiquité : il a été remarqué que la hauteur du son émis par une corde vibrante ou un tuyau sonore dépendait directement de leur longueur. Il a depuis été démontré que la fréquence des sons émis par ces corps est en proportion inverse de ces longueurs, et par conséquent, les mathématiciens du passé avaient pu raisonner de façon correcte sur l'acoustique malgré leur méconnaissance de la théorie des phénomènes vibratoires et des ondes stationnaires.

Par le principe de l'identité des octaves, l'octave est reconnue comme l'intervalle sonore le plus simple, il reste à le diviser en intervalles plus petits car il ne permet pas à lui seul de composer de la musique. Définir une gamme musicale, c'est donc définir une méthode pour diviser l'octave en intervalles sonores plus petits. Bien que le spectre des fréquences sonores soit continu dans l'intervalle d'octave, on n'utilise généralement pas des sons de fréquence totalement arbitraire, et ceci tant pour des raisons musicales que pour des raisons techniques liées aux instruments à sons fixes. Les instruments dits « à sons fixes » sont ceux qui ne peuvent émettre qu'un nombre limité de sons de hauteurs prédéterminées, et non des sons de hauteur arbitraire : tel le piano (un son par touche) par opposition au violon.

Il existe une infinité de méthodes pour découper une octave en intervalles plus petits, mais toutes ces méthodes ne sont pas intéressantes :

  • Le nombre d'intervalles doit être relativement faible, faute de quoi chacun d'entre eux est trop petit et les notes successives obtenues sont trop rapprochées pour être discernables par l'oreille.
  • La « panoplie » d'intervalles choisis doit correspondre à des notes qui peuvent être combinées (c'est-à-dire jouées en même temps en harmonie) entre elles sans irriter l'auditeur : elles doivent être le plus souvent possible consonantes.
  • Les intervalles doivent, sinon être rigoureusement identiques, du moins diviser l'octave de façon suffisamment régulière pour permettre la transposition.

Dans la musique occidentale, trois types de gammes particulières ont connu, avec leurs éventuelles variantes, une fortune importante :

Elles constituent d'ailleurs entre elles des systèmes musicaux suffisamment voisins (soit 12 demi-tons par octave) pour permettre d'exécuter une œuvre musicale dans l'un quelconque de ces systèmes sans la déformer de façon trop sensible.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Devie, Le Tempérament musical, philosophie, histoire, théorie et pratique, Librairie Musicale Internationale, Marseille (seconde édition 2004).
  • Heiner Ruland, Évolution de la musique et de la conscience - Approche pratique des systèmes musicaux, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève (distribution Solear, Paris, 2006).
  • Pierre-Yves Asselin, Musique et Tempérament, Jobert, Paris, 2000 (ISBN 2905335009).

Articles connexes[modifier | modifier le code]