Italo disco

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Italo disco

Origines stylistiques Disco, musique italienne, post-disco[1]
Origines culturelles Milieu des années 1980 ; Italie
Instruments typiques Boîte à rythmes, clavier, échantillonneur, synthétiseur, table de mixage, vocodeur[2]

Sous-genres

Spacesynth (en)

Genres dérivés

Eurodance[3], hi-NRG[3], Italo house[3]

L'Italo disco, parfois écrit Italo-disco[3] ou abrégé en Italo[3] ou également appelé disco italien[4], est un genre musical ayant émergé en Italie à la fin des années 1970 qui constitue un style dérivé du disco. Il se popularise significativement durant les années 1980 en Italie comme dans le reste de l'Europe. Au plus fort de son succès, il n'existait paradoxalement encore aucun terme pour le désigner ; ce n'est qu'a posteriori, au moment d'en sortir des compilations, que le terme « Italo disco » s'impose progressivement.

L'Italo disco provient majoritairement d'Italie où des villes comme Florence, Milan, Rimini ou encore Rome développent leurs propres studios de création, mais aussi d'autres pays européens proches de l'Italie, Allemagne et Suisse notamment et même d'Espagne dont il existe trois variantes, l'Italo disco venant d'Italie, l'Eurodisco venant d'Allemagne et le sonido Sabadell venant d'Espagne. Chronologiquement, l'Italo disco est essentiellement située dans une fourchette allant de 1980 à 1988, avec un apogée durant les années 1984 et 1985. Il s'agit donc d'un genre très caractéristique des années 1980 et de l'une des premières formes de musique populaire purement électronique ; cela fait de l'Italo disco une déclinaison italienne, et plus largement continentale, de la synthpop et un genre préfigurant la dance des années 1990.

L'Italo disco est subdivisée en deux genres : l'un au tempo rapide (125 BPM et au-delà), alter ego continental de la Hi-NRG originaire des États-Unis, énergique et propice à une danse rapide ; l'autre au tempo modéré (autour de 100 BPM), l'Italo romantique ou sleaze-energy, est constituée de ballades pop-dance arrangées avec des nappes synthétiques accentuées, donnant un aspect ralenti, presque méditatif et planant et se prêtant à une danse nonchalante. L'intérêt du public pour l'Italo disco s'estompa à la fin des années 1980 ; le genre s'est alors fondu dans d'autres styles de musique électronique comme l'Italo dance à la fin des années 1980 et au début des années 1990, puis dans la dance européenne et internationale tout au long des années 1990.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le terme « Italo disco » apparaît vers 1985, lorsque Bernhard Mikulski, le fondateur du label allemand ZYX Music, décide qu'il faille donner un nom à ce style musical afin qu'il puisse être commercialisé[3]. Le terme « Italo » signifie italien et entre habituellement dans la construction d’adjectifs composés. Il fut, isolé, utilisé dès 1980 sur des compilations de musique pop en Allemagne, telles qu'Italo Top Hits sur le label K-Tel ou sur le premier opus d’Italo Super Hits sur le label Ariola. Les séries The Best of Italo-Disco et Italo Boot Mix, la seconde désignant des megamix, ont compris chacune 16 disques jusqu’en 1991. Les deux productions se sont d’abord composées de musique disco d’origine italienne, souvent avec l’accord de labels italiens indépendants qui avaient peu de ventes et de visibilité hors d’Italie ; cependant, les séries se sont diversifiées avec l’introduction de chansons dans un style similaire, interprétées par des artistes allemands ou d’autres pays d’Europe. Les présentateurs de l’émission musicale italienne Discoring, produite par la RAI, avaient l’habitude de faire référence aux titres Italo disco sous l'expression « rock elettronico » (rock électronique) ou « balli da discoteca » (danses pour discothèque), avant que l’expression « Italo disco » ne soit forgée.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Style musical[modifier | modifier le code]

L'Italo disco est un genre musical assez expérimental d'un point de vue technique, mais possède une sensibilité mélodique proche de la musique pop[3]. Certaines sonorités s'inspirent effectivement de la musique disco — d'où son nom — mais le style musical lui-même se rattache davantage à la new wave anglaise. De fait, il était nettement plus électronique que le disco, avec l'utilisation systématique d'instruments électroniques (synthétiseurs, boites à rythmes, sons artificiels), mais aussi plus lent et plus mélancolique que le disco traditionnel ou que sa cousine d'Amérique, la Hi-NRG. On peut donc tout à fait considérer l'Italo disco comme une déclinaison italienne de la new wave, tendance electro-pop, ou encore la percevoir comme une ancêtre de la dance, en raison de son caractère éminemment électronique et lié aux pistes de danse.

En 1980, le genre est apparu complètement achevé dans sa forme en Italie et dans d’autres parties de l’Europe. Les chansons étaient ainsi parfois entièrement électroniques et comprenaient souvent des boîtes à rythmes, des mélodies accrocheuses, des vocodeurs, des réenregistrements et des paroles en anglais traitant de l’amour et du romantisme de façon particulièrement appuyée.

Paroles[modifier | modifier le code]

Le chant suivait une ligne plutôt mélodique mais n’était pas destiné à transmettre un message, qui ne pouvait être compris par les artistes et un public non-anglophone dans sa grande majorité ; la voix souvent filtrée de façon électronique, se concevait donc davantage comme un instrument qui venait s'ajouter à la musique. Les paroles évoquaient certes l’amour, mais aussi le futur, les robots et l’espace, parfois en combinant les trois, comme dans Robot Is Systematic par ‘Lectric Workers en 1982, ou Spacer Woman par Charlie en 1983. Quelques emprunts aux thèmes de science-fiction reviendront plus tard, au cœur de la vague Italo disco, avec des titres comme Visitors de Koto en 1985, ou encore Under the Ice de Topo & Roby en 1984/85.

La très grande majorité des titres était chantée en anglais et, de façon plus marginale, en italien ainsi qu'en allemand. L'emploi de l'anglais permettait aux producteurs de viser un succès le plus international possible. Néanmoins, l'Italo disco n'eut jamais véritablement de succès au Royaume-Uni[3], pays pourtant anglophone. Ces producteurs participaient à des titres à destinations des jeunes et qui avaient pour finalité d'être diffusés dans les discothèques locales[3].

Instruments[modifier | modifier le code]

L'Italo disco se caractérise par l'utilisation quasi-exclusive des premiers synthétiseurs et boîtes à rythmes produits en masse[3]. Parmi les instruments utilisés se trouvent notamment le Roland Jupiter-8, le Roland Juno-60 (Giorgio Moroder, Depeche Mode) ainsi que le Yamaha DX7 très largement employé, enfin pour la rythmique: la boîte à rythmes Roland TR-808.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines (1976–1982)[modifier | modifier le code]

L’arrivée des synthétiseurs et des effets électroniques dans le disco a fait émerger la musique de danse électronique, dont la Hi-NRG aux États-Unis et le space disco en Europe. Le producteur italien Giorgio Moroder avec From Here to Eternity en 1977 et sa collaboration avec Donna Summer pour I Feel Love la même année, le musicien Didier Marouani au sein du groupe Space avec Magic Fly, toujours la même année, les succès du batteur Cerrone (notamment Supernature sorti en 1977), les artistes et groupes électronique ou de musique new wave comme Kraftwerk, Telex, Devo et Gary Numan, et les premiers albums de Hi-NRG produits à San Francisco par Patrick Cowley pour Sylvester et Paul Parker sont les principales influences de l’Italo disco.

Les années 1982 et 1983 ont vu la sortie des titres Dirty Talk, Wonderful et The M.B.O. Theme, trois titres empreints d’ironie et souvent cités comme ayant influencé le développement de la musique house. Ces chansons sont interprétées par Klein + M.B.O., un projet parallèle développé par Davide Piatto du duo Italo disco N.O.I.A., avec lui-même et Rossana Casale au chant. Plusieurs labels émergeront à ce moment dont, notamment American Disco, Crash, Merak, Sensation et X-Energy. Le label en vogue DiscoMagic sortit pour sa part plus de trente titres durant l’année.

Années fastes (1983–1986)[modifier | modifier le code]

On peut considérer l'année 1983 comme l’année d'entrée de l’Italo disco dans les médias « grand public », avec ses premiers tubes comme Happy Children de P. Lion ou Dolce Vita de Ryan Paris. En Europe, la musique Italo disco devient alors diffusée à la fois sur les stations de radio et dans les discothèques.

De 1984 à 1986, c'est une véritable armada de tubes Italo disco qui envahit les ondes et les pistes de danse européennes. Le grand public n'en a cependant pas conscience car la plupart des chansons Italo disco sont chantées en anglais, ce qui laisse penser à tort qu'elles proviennent d'Angleterre ou des États-Unis. Les producteurs italiens restaient très discrets et cultivaient une certaine ambigüité en exposant médiatiquement des chanteurs au physique avenant, tout à fait à l'aise avec l'anglais. De manière paraxodale, le Royaume-Uni se montrera néanmoins moins réceptif au genre que l'Europe continentale.

Fin (1987–1988)[modifier | modifier le code]

Dès la fin de l'année 1986, les médias européens commencent à bouder l'Italo disco en même temps qu'une scission marquée s'opère dans les médias grand public entre, d'une part, un répertoire pop aux sonorités de plus en plus rock (généralement destiné aux radios) et de l'autre, une scène club sur laquelle déferlent la house et les nouvelles tendances électroniques. Ceci, ajouté à l'émergence du rap, contribua certainement à une progressive « ringardisation » de l'Italo disco. Celle-ci sera suivie par un genre de transition plus ou moins tranchée, l'Italo dance, qui intégrera ces nouvelles données, notamment en incorporant des éléments house et rap à partir de 1988, puis par la dance au début des années 1990 qui sera de moins en moins localisées en Italie et deviendra un genre ouvertement dédié aux clubs et à la danse tout au long des années 1990. L'Eurodance, la hi-NRG et l'Italo house furent aussi des genres musicaux en lesquels s'est mué l'Italo disco[3].

Revirement[modifier | modifier le code]

Les années passant, les titres Italo disco ont acquis une patine unique, appréciée par les amateurs et collectionneurs des chansons du genre, qui ont progressivement insufflé une vision idéalisée, voire mythifiée de l'Italo disco[3]. Plusieurs titres, provenant notamment de l'« âge d'or » du style soit les premières années, s'adjugent à des prix allant jusqu'à plusieurs centaines d'euros[3].

Dans les années 2000, plusieurs titres qui n'étaient pas sortis dans les années 1980 mais qui avaient été enregistrés en studio sont sortis sur vinyle, tels que Say Sandie de L.A. Messina en 2002 qui avait uniquement sorti Day Dream en 1983, ou Clap Again de Dyva, enregistré en 1983 et sorti en 2004. Les réminiscences du style unique et singulier de l'Italo disco des années 1980 chez les fans et les artistes ont poussé ces derniers à réenregistrer de nouveaux titres dans un style mêlant sonorités des synthétiseurs des années 1980 et atmosphère mélancolique et rêveuse. Swan a ainsi sorti Shining Star en 2007, Squash Gang When I Close My Eyes/Tell Me Why en 2009 et Miko Mission a enregistré Let It Be Love en 2010.

Artistes et groupes[modifier | modifier le code]

Formation des groupes[modifier | modifier le code]

Les chanteurs et chanteuses Italo disco étaient essentiellement recrutés pour leur physique avantageux et leur capacité à chanter en anglais mais ne prenaient que rarement part au processus de création des chansons, devenant ainsi « jetables » au bout de quelques chansons. C'est ce qui explique que, derrière une très grande diversité d'interprètes, on retrouvait finalement souvent les mêmes noms d'auteurs-compositeurs et de producteurs. Il en résulte que peu d'artistes Italo disco ont publié des albums, le format single convenant mieux à ce mode opératoire.

Pour autant, ce caractère éphémère et préfabriqué des groupes d'Italo disco, comme ce sera plus tard également le cas des artistes de dance, ne doit pas amener à mépriser en bloc un genre qui sut aussi offrir des morceaux mélodieux, romantiques, colorés, souvent dotés d'arrangements soignés et réalisés par des producteurs de qualité.

Jeux de mots avec les noms d'interprètes[modifier | modifier le code]

Le choix de plusieurs pseudonymes ou noms de projets Italo disco peuvent laisser perplexes à première vue, mais certains choix de noms d’artistes ont été bien réfléchis par les producteurs Italo disco. Plusieurs noms d’interprètes jouent sur une proximité phonétique entre le nom anglais de l’artiste ou du projet et la langue italienne. Den Harrow se réfère ainsi au terme denaro (l’« argent », au sens de moyen de paiement), qui était justement l'objectif principal du projet : l’alliance inattendue des capacités vocales de Tom Hooker et des attributs physiques de Stefano Zandri se concrétise par un projet qui assume, avec malice à travers son nom, sa visée lucrative. Joe Yellow fait penser au mot gioiello (le « bijou ») et le nom de Valerie Dore ressemble à l'expresion d’oro (« d’or »), pour augurer d’un rapide succès amenant au disque fait de ce métal. Styloo fait penser à stilo (le « stylo ») ; Den Harrow, dans un épisode de l’émission de radio qu'il a animée Radio Harrow, explique que le groupe Styloo s’est toujours appelé de cette façon car son nom se substitue au mot stylo dans l’expression « donne-moi un Styloo pour que je signe ton chèque ». Le nom de Jock Hattle, autre pseudonyme d'Albert One[5] se réfère au terme giocattolo (le « jouet »). D'ailleurs, le choix d'Albert One comme nom d'artiste pour Alberto Carpani[5] vient du fait qu'en Italie, Albertone est un surnom pour le prénom Alberto, et cela a servi d’inspiration pour trouver un nom d’interprète. De même, le vrai nom de Silver Pozzoli est Silvio Pozzoli, le mot anglais silver (« l’argent », au sens de métal) étant proche du prénom Silvio. Les noms d'artistes précités ne constituent qu'une partie du grand nombre d'interprètes d'Italo disco dont le nom est un jeu de mot ou une incursion linguistique.

Dans d’autres cas, certains artistes, et notamment les interprètes féminines, ont utilisé leur propre prénom ; c'est le cas de Jessica, Sabrina, Bianca, Vanessa, Andrea et Lisa. Certains noms jouent aussi sur des références littéraires, culturelles ou musicales : Monte Kristo, Casanova, Brando, De Niro, William King, Morgana, New Baccara, Bianca Neve pour n'en citer que quelques-uns. La profusion d'artistes Italo disco différents, avec pourtant chacun leur propre nom et une vraie singularité dans la recherche de celui-ci, témoigne de l'inventivité des producteurs et des artistes Italo disco, de même que de la complexité et de la créativité au sein du monde de l’Italo disco.

Artistes notables[modifier | modifier le code]

Parmi les groupes mythiques et précurseurs du genre Italo disco, on peut citer La Bionda qui débuta ce registre dans les années 1970 (Bandido, One For You, One For Me) et qui l'enrichit au cours des années 1980 (I Wanna Be Your Lover). Au cœur de la vague Italo disco, on notera quelques artistes emblématiques dont le succès dépassera le one-hit wonder pour enchaîner une poignée de tubes. Parmi ces artistes se trouvent Valerie Dore, Sabrina, Martinelli, Koto, Den Harrow, Spagna, Ryan Paris, P. Lion ou encore Scotch.

Titres notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « R&B » Contemporary R&B » Post-Disco », sur AllMusic (consulté le 8 avril 2015)
  2. (en) NPR Staff, « The Vocoder: From Speech-Scrambling To Robot Rock », NPR,‎ (consulté le 20 juin 2014).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) John McDonnell, « Scene and heard: Italo-disco », The Guardian,‎ 1er septembre 2008 (lire en ligne)
  4. Fabbri et Plastino 2013, p. 211-212.
  5. a et b (en) « Jock Hattle Discography », sur Discogs (consulté le 2 mars 2012)
  6. (en) Tom Breihan, « News in Brief: Mr. Oizo/Justice, Medical Records, Endless Boogie, MAHA Fest », sur Pitchfork Media,‎ (consulté le 20 juin 2014) : « the 1984 record from Italo-disco cult hero Alexander Robotnick. »
  7. (en) Marc Hogan, « Bottin – Horror Disco », sur Pitchfork Media,‎ (consulté le 20 juin 2014) : « keyboard player Claudio Simonetti went on to help pioneer what is now lovingly known as Italo disco. »
  8. (en) Rob Theakston, « Cyber People – Artist Biography », sur Allmusic (consulté le 20 juin 2014)
  9. a, b, c, d et e (en) Alan Jones, Jussi Kantonen, Saturday Night Forever: The Story of Disco, A Cappella Books,‎ , 276 p. (ISBN 1-55652-411-0, lire en ligne), p. 229
  10. a, b, c et d Yannick Suiveng, « Flashback Top 50 : qui était n°1 en octobre 1985 ? », sur Charts in France, Pure Charts,‎ (consulté le 20 juin 2014)
  11. Philippe Azoury, « Vancouver, eldorado techno », Libération,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Ben Rayner, « Daft Punk loses its way on Random Access Memories: album review », Toronto Star,‎ (lire en ligne)
  13. (en) Tom Breihan, « Daft Punk Sign To Columbia, Prep LP For May », sur Stereogum,‎ (consulté le 20 juin 2014)
  14. a et b (en) Eric Weisbard, Listen Again: A Momentary History of Pop Music, Duke University Press,‎ , 333 p. (lire en ligne), p. 275
  15. (it) « I Subsonica di nuovo "on the road" per un lungo tour estivo », La Stampa,‎ , Per questo brano la band torinese si è avvalsa della collaborazione dei Righeira, il duo icona della "italo disco". (lire en ligne).
  16. (en) Ricardo Rainho, « Ryan Paris – Artist Biography », sur AllMusic (consulté le 20 juin 2014).
  17. Olivier Cachin, « Pet Shop Boys : encore un chef d’oeuvre », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  18. (en) Tommy Marx, « One Hit Wonder: Baltimora », sur PopMatters,‎ (consulté le 20 juin 2014), Tom Hooker, a successful Italo Disco performer and producer in the ‘80s.
  19. (en) Pitchfork Staff, « The Top 100 Tracks of 2009 », sur Pitchfork Media,‎ (consulté le 20 juin 2014) : « Anybody truly scandalized about this track's sampling of Gary Low's Italo-disco jam "I Want You" would've been just as pissed at the 1983 original for having synths. ».
  20. (en) Simon Jay Catling, « Washed Out », sur The Quietus,‎ (consulté le 20 juin 2014), The most notable pillage is Gary Low's 1983 Italo disco flutter ‘I Want You'.
  21. (en) Alan Palomo, « Neon Indian », sur Pitchfork Media,‎ (consulté le 20 juin 2014).
  22. a, b, c, d, e, f, g, h et i (de) Holger Stürenburg, Listen Again: A Momentary History of Pop Music, Books on Demand,‎ , 341 p. (ISBN 978-3-8311-1616-4, lire en ligne), p. 39.
  23. (de) Dirk Horst, Synthiepop – Die gefühlvolle Kälte, Books on Demand,‎ (ISBN 978-3-8423-3422-9, lire en ligne), p. 71.
  24. (en) Nick Levine, « Sunday Girl: 'Self Control' », sur Digital Spy,‎ (consulté le 20 juin 2014).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]