Electro house

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Electro house

Origines stylistiques House, electro, electroclash, synthpop, acid house, tech house
Origines culturelles Début des années 2000, dans le monde
Instruments typiques Boîte à rythmes, clavier, échantillonneur, séquenceur, synthétiseur,
Popularité Mondiale

Genres dérivés

Complextro dutch house, big room, fidget house, moombahton

L’electro house est un genre de musique house[1]. Le genre est principalement influencé par l'electro[2], electroclash[3], la pop[4], la synthpop[3],[5], et la tech house[3],[4],[5]. Le terme est utilisé pour décrire les genres musicaux d'artistes des DJ Mag Top 100 DJs comme Deadmau5, Kaskade, Knife Party, Madeon, Porter Robinson, et Zedd[6].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'electro house contient des éléments de tech house[2], comme les très utilisées lignes de basses, des riffs courts et pitchés, et des percussions. Contrairement à la tech house, cependant, elle peut inclure des morceaux de synthétiseurs axés electro et des échantillons sonores vocaux ou instrumentaux[2]. Le tempo tourne habituellement autour de 128 et 130 BPM. Les récentes compositions contiennent une basse « dirty » créée à partir d'un signal en dents de scie ou synthèse FM, accompagné d'un effet de compression et de distorsion[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

De gauche à droite, Porter Robinson, Zedd, et Skrillex, sur scène au South by Southwest (SXSW), le 16 mars 2012.

Le genre est décrit comme un genre de fusion musicale de la house et de l'electro[8], aussi bien sous sa forme originale ou comme fusionné avec la synthpop, la techno de la fin des années 1990, et l'electroclash[3]. Il s'agit également d'un terme considéré être créé par l'adjectif « electro » (signifiant « futuriste » ou « dur ») et « house » (la musique)[1].

Les premières musiques pouvant être catégorisées sous ce terme peuvent inclure les titres Dark Invader et The Arrival des Arrivers en 1996, et Raw S*it de Basement Jaxx en 1997[9] ; le titre à succès Flat Beat de Mr. Oizo, datant de 1999, est également perçu comme précurseur du genre[10].

Benny Benassi, avec son titre Satisfaction, datant de 2002, est considéré comme le précurseur d'un electro house qui passe d'un public restreint à un public général[3],[4]. Début des années 2000, de nombreux nouveaux artistes rejoignent le mouvement comme Yasutaka Nakata[11]. En 2005, la popularité de l'electro house s'accroit considérablement[12]. En novembre 2006, les titres electro house Put Your Hands Up For Detroit de Fedde Le Grand, et Yeah Yeah de Bodyrox et Luciana, respectivement, atteignent les classements musicaux britanniques (top 40)[13]. Dès lors, des producteurs d'electro house comme Porter Robinson, Feed Me, The M Machine, Knife Party et Skrillex[14] se popularisent et se concrétisent dans le genre.

Sous-genres[modifier | modifier le code]

Complextro[modifier | modifier le code]

Le complextro se caractérise par un son axé glitch, des lignes de basses complexes, et des textures sonores créées à partir d'une sélection d'instruments qui se succèdent rapidement[15],[16]. Le terme, un jeu de mots entre les mots « complexe » et « electro »[15],[16],[17], est inventé par Porter Robinson afin de décrire le type de musique qu'il créait en 2010[17],[18]. Il cite être principalement influencé par les musiques vidéoludiques, ou chiptunes[19]. D'autres producteurs du genre incluent : Digitalism, Kill The Noise, Knife Party, Madeon, Lazy Rich[20], Skrillex[15], The M Machine, Uppermost, Wolfgang Gartner, Zedd ou encore Savant.

Dutch house[modifier | modifier le code]

La dutch house, souvent appelée « Dirty Dutch », est un genre d'electro house originaire des Pays-Bas, créée en 2009[21]. Elle se définit par un rythme complexe composé de percussions axées musique latine, un ligne de basses moins imposante, et des morceaux de synthétiseurs pitchés. Le genre est influencé par la techno de Détroit, le hip-hop et autres styles de musiques urbaines[22]. Des artistes liés au genre incluent Afrojack, Chuckie, Martin Garrix, Fedde Le Grand, R3hab, Sidney Samson, Switch, Hardwell et Tiësto.

Big room[modifier | modifier le code]

Exemple de titre big room. Plane de The Nip of Fire.

Au début des années 2010, un type d'electro house connu sous le nom de « big room » commence à se développer, et gagne particulièrement en popularité dans les festivals EDM. Les chansons big room se chevauchent entre dutch house, incorporant des mélodies simples et des notes courts de synthétiseurs[23],[24]. La big room est souvent critiqué par les producteurs comme un son stéréotype de l'« EDM » en manque d'originalité et de créativité. Mixmag décrit les chansons big room constituées de « morceaux de synthés sans valeurs, une esthétique productive monotone. » Des producteurs notables tels qu'Avicii et Steve Angello, de l'ancien groupe Swedish House Mafia (crédité pour avoir influencé la house progressive) souligne que la créativité et l'expérimentation sont la clé de réussite dans toute chanson EDM[24],[25].

Milieu de l'année 2013, le duo suédois Daleri (en) poste un mix sur SoundCloud intitulé Epic mashleg, composé de 15 chansons « big room » en provenance du top electro et progressive du site Beatport (avec des artistes tels que Dimitri Vegas & Like Mike, Hardwell, et W&W). Le but de ce mix était de décrire le mouvement big room et le manque de différence créative entre chaque piste ; Eric Kvarnström commente que « ce qui est le plus effrayant, c'est que des pistes comme ça, on en sort tous les jours. Un jour, une musique, toutes les mêmes. Et ça ne s'arrête pas. » Le duo défend l'utilisation de caractéristiques big room dans leur propre musique[23]. Au milieu d'une querelle entre deadmau5 et Afrojack dans les médias sociaux, pour savoir quel type de musique électronique est la plus originale (après la publication du titre something_ d'Afrojack parodiant la musique de deadmau5), deadmau5 poste une chanson sur SoundCloud, DROP DA BOMB, qui satirise le style de la musique house et de la big room « commerciale »[26],[27].

Fidget house[modifier | modifier le code]

La fidget house, ou fidget, est définie par « des parties vocales coupées en fonction du rythme[28]. » Elle est influencée par les genres Chicago house, Baltimore club (en), kuduro, bassline (en), bouncy techno, rave, dubstep, hip-hop et musique du monde[28]. Les adeptes du genre incluent The Bloody Beetroots, Crookers, Danger, Hervé, Sinden, et Switch. Le term fidget house est crédité par les producteurs/disc-jockeys Jesse Rose et Switch, « comme un blague, qui est allée un peu trop loin[28],[29]. »

Moombahton[modifier | modifier le code]

Le moombahton est un mélange de dutch house et de reggaeton[30]. Le genre se caractérise notamment par une « épaisse couche » de basse[31], mais « ne possède aucune réelle caractéristique au-delà de 108 BPM[32]. » Créé à partir d'un jeu de mots entre « moombah » et « reggaeton », le moombahton est crédité par DJ Dave Nada lors d'un mix alors qu'il diminuait le tempo de la chanson Moombah de Silvio Ecomo et Chuckie, remixée par Afrojack, afin de convaincre les adeptes de reggaeton[31]. D'autres producteurs du genre incluent Diplo, Dillon Francis et Munchi[32].

Le moombahcore est dérivé du moombahton caractérisé par un tempo de 110 BPM, et des mélanges d'éléments sonores en provenance du dubstep, du techstep, du breakcore et du gabber[33],[34]. Elle se caractérise également par des échantillons de voix entre-coupées, et des basses axées dubstep[34]. Des artistes ayant déjà produit du moombahcore incluent Delta Heavy (en), Dillon Francis, Noisia, Feed Me, Knife Party, et Skrillex.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Korina Lopez, « Electronic dance music glossary », USA Today,‎ 13 décembre 2011 (consulté le 17 mai 2012) : « Electro: 'It's meant so many things in the last 30 years. Originally, it meant futuristic electronic music and was used to describe Kraftwerk and Afrika Bambaataa. Now, it means hard electronic dance music.' Electro can be used as an adjective, such as electro-house and electro-pop. ».
  2. a, b et c (en) « Music Definitions - House music : styles », DJ Cyclopedia, 3345 : « Electro house : Sometimes resembles tech house, but often influenced by the 'electro' sound of the early 1980's, aka breakdancing music, via samples or just synthesizer usage. »
  3. a, b, c, d et e (en) « Electro House », Tumblr (consulté le 12 juin 2012) : « It was in the early 2000s when a big movement of electroclash being mixed with synthpop. Meanwhile, tech house was also becoming more known and gaining some serious buzz. When the two were combined that is when Electro House came to be the way it is now. ... 'Satisfaction' was one of those songs that people would have stuck in their head for days. This song still continues to receive a lot of attention even now. It won world wide rewards as well as make Benny Benassi the father of Electro House. »
  4. a, b et c (en) music2electro, Electro House of Style Music, HubPages
  5. a et b (en) Electro Man, « Quick Introduction to Electro House Genre », Electronic Music Blog!, Blogger (consulté le 12 juin 2012) : « It was in the early 2000s when a big movement of electroclash being mixed with synthpop. At the same time tech house was gaining popularity. With the right events happening at the right times, the two came together [to form electro house]. »
  6. (en) « Top 100 DJs 2011 », DJMag.com (consulté le 5 juin 2012).
  7. Petri Suhonen, « How To Create Electro House Style Bass »,‎ 2011-10-11 (consulté le 17 août 2012).
  8. (ru) « Electro House », oXidant (consulté le 5 juin 2012) : « Electro House - это смесь двух стилей Electro и House. ».
  9. « Electro House », Beatport (consulté le 15 décembre 2012)
  10. (en) « Flat Beat », Beatport (consulté le 10 juin 2012).
  11. (ja) « Perfume Interview », bounce.com,‎ 7 février 2008 (consulté le 2 juin 2009).
  12. (en) angry, « Eric Prydz - Eric Prydz presents Pryda », inthemix (consulté le 5 juin 2012) : « But even more defining was the ‘80s aesthetic, one of the key inspirations behind the explosion of electro house in 2005. »
  13. « UK Top 40 Hit Database », everyHit.com (consulté le 25 août 2012).
  14. (en) Paul Lester, « Skrillex (No 1,096) », New band of the day, The Guardian, Londres,‎ 1er septembre 2011 (consulté le 25 août 2012) : « ... Skrillex, a 23-year-old electro-house/dubstep producer ... ».
  15. a, b et c (en) Trenton Barboza, « What is Complextro? An Emerging Genre Explained », Voices, Yahoo! (consulté le 25 juin 2012) : « The genre's name is a combination of the words 'Complex' and 'Electro' creating 'Complextro.' Producing this form of music is incredibly intricate and often requires a large amount of instruments that are layered close to each other within a piece of music sequencing software. This often results in a glitch, giving the genre its unique feel. ... Complextro is slowly gaining worldwide popularity due to high profile electronic producers such as Skrillex, Porter Robinson, and Crookers. »
  16. a et b P.J. Nutting, « Electronic Music... through 18-year-old eyes », Boulder Weekly,‎ 21 avril 2011 (consulté le 25 juin 2012) : « Like conducting for a punchy electro orchestra, each 'instrument' gets a moment of focus before leaping to another, uniting them all in a compelling way. YouTube generation musicologists have dubbed this sound 'complextro' (a mash-up of 'complex' and 'electro') ... »
  17. a et b (en) « Tweet by Porter Robinson » : « when i made [the word 'complextro'], i wanted a portmanteu to describe my sound. complex+electro=complextro. it has since became the name of the style:) »
  18. [vidéo] « Porter Robinson: Skrillex's Best Advice - Lollapalooza 2012 - YouTube », YouTube,‎ 6 août 2012 (consulté le 5 décembre 2012).
  19. Edd Hurt, « Electro wunderkind and self-described 'complextro' Porter Robinson recognizes no technological constraints », Nashville Scene,‎ 28 juin 2012 (consulté le 28 juillet 2012).
  20. (en) « Salacious Sound Exclusive Interview: Porter Robinson », Salacious Sound,‎ 4 février 2011 (consulté le 8 octobre 2013) : « He really is one of the founding fathers of this “complextro” thing that we’re bearing witness to now. ».
  21. « Dutch House Music » (consulté le 19 août 2012).
  22. Dirty Dutch, « Dirty Dutch moves from RAI to Ziggo Dome » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 17 juillet 2012. Consulté le 3 août 2012.
  23. a et b (en) « Swedish DJs Daleri Mock EDM Cliche With Hilarious Viral Mini-Mix 'Epic Mashleg' », Spin (consulté le 20 janvier 2014).
  24. a et b « EDM Will Eat Itself: Big Room stars are getting bored », Mixmag (consulté le 20 janvier 2014).
  25. « Wolfgang Gartner’s Reddit AMA RECAP, States His Distaste For The Big Room Movement & Claims There Is An "Over saturation" of Festivals », YourEDM, YourEDM, LLC (consulté le 20 janvier 2014).
  26. (en) « Deadmau5 has a dig at commercial house with "DROP DA BOMB" mix », Mixmag (consulté le 20 janvier 2014).
  27. (en) « Afrojack and Deadmau5 argue over what's "good music" », Mixmag (consulté le 20 janvier 2014).
  28. a, b et c John McDonnell, « Welcome to the fidget house », The Guardian, Londres,‎ 8 septembre 2008 (lire en ligne) :

    « ... fidget house - a joke term made up a few years ago by Switch and Jesse Rose. ... Fidget producers like to think of themselves as global music connoisseurs, hand-picking bits from genres such as Chicago house, rave, UK garage, US hip-hop, Baltimore club, Kuduro and other 'authentic' world music genres. »

    .
  29. (en) « Jesse Rose Interview », DJMag.com (consulté le 26 juin 2012) : « We came up with 'fidget house' as a joke, which has now gone a little too far. »
  30. Sami Yenigun, « Moombahton: Born In D.C., Bred Worldwide », The Record, NPR Music,‎ 18 mars 2011 (consulté le 25 août 2012) : « ... Moombahton is a cross between Dutch house music and reggaeton. »
  31. a et b (en) Jonathan L. Fischer, « Our Year in Moombahton: How a local DJ created a genre, and why D.C.'s ascendant dance scene couldn’t contain it », Washington City Paper,‎ 24 décembre 2010 (consulté le 17 novembre 2011) : « The sound has a few basic identifying characteristics: A thick, spread-out bass line; some dramatic builds; and a two-step pulse, with quick drum fills. »
  32. a et b (en) Puja Patel, « Hot New Sound: Moombahton Goes Boom! », Spin (consulté le 16 février 2012) : « Nada says Moombahton has 'no real rules beyond working within a 108 bpm range.' ... Munchi, a 21-year-old Dutchman who released heavily club-influenced Moombahton tracks ... ».
  33. « MTV Artist To Watch: Dillon Francis », Mr.M, Mr.M (consulté le 5 janvier 2014) : « Yep, Dillon remixes ultra-DJs, generates unique function, helped found two little movements called “moombahton” (a fusion of house and reggaeton) and “moombahcore” (a variation of moombahton only infusing other weird phrases like gabber, breakcore, techstep, and dubstep), and he was our unique correspondent at last spring’s Hangout Fest! »
  34. a et b « Moombahcore », Freaky Loops, Loopmasters (consulté le 25 août 2012) : « The sound proved irresistible on the dance floor – slow and sexy like reggaeton, but hard-edged like electro house even dubstep at the same time. ... Characteristics of the Moombahcore; chopped vocals, monster dubstep basses, extended and enhanced build-ups and the introduction of fat kicks and percussion elements. ».