Trance psychédélique

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Trance psychédélique

Origines stylistiques Musique indienne, trance, techno, rock psychédélique et rock progressif, krautrock, new wave, musique industrielle, EBM, New beat, acid house, progressive, ambient.
Origines culturelles Première moitié des années 1990, Goa (Inde), Israël, Europe
Instruments typiques Roland TB-303, Roland TR-909, Séquenceur
Popularité Europe, Israël, Japon, depuis la première moitié des années 1990
Scènes régionales Israël, Goa, Ibiza, Europe, Japon, Mexique, Brésil, Australie, Afrique du Sud
Voir aussi Rave party, artistes et DJ remarquables
Simon Posford alias Hallucinogen au Festival Soulclipse en 2006 en Turquie

La trance psychédélique (ou psytrance) est une forme de musique électronique appartenant à la mouvance trance. Elle est apparue au début des années 1990 à Goa, en Inde, d'où le nom de Goa ou trance Goa initialement donné à ce courant musical, appellation qui continue de perdurer pour désigner un courant particulier de trance psychédélique. La trance psychédélique est caractérisée par un rythme rapide, dans la gamme des 125 à 160 battements par minute (bpm) et jusqu'à 190 bpm. Ses basses sont fortes, sans interruption à l'exception des breaks et recouvertes par beaucoup d'autres rythmes, souvent produits par le célèbre synthétiseur Roland TB-303. D'une façon générale, les sons de synthétiseurs généralement reconnaissables dans la trance ont en général remplacés dans la trance psychédélique par des sons plus inattendus, voir surprenants, impossibles et immatériels. L'artiste peut utiliser des sons issus du microphone qu'il retravaille pour faire des kicks (battements rythmiques). Ces sons sont souvent passés par une chambre à délais pour laisser planer une ombre synthétique et valoriser le rythme. La trance psychédélique valorisera ainsi non pas la mélodie mais bien la rythmique synthétique poussée à l'extrême de la répétition systémique.

Ce type de trance est un phénomène global mais est surtout populaire en Israël, en Europe, au Japon et, bien évidemment, à Goa. On constate qu'il y a peu d'artistes américains et que, inversement, les artistes israéliens sont bien représentés. Ce genre musical commence à percer en Amérique du Sud comme au Brésil où se déroulera la prochaine édition du Boom Festival[réf. nécessaire]. Au Mexique plusieurs festivals commencent eux aussi à attirer de plus en plus de personnes.

Trance psychédélique et trance-goa[modifier | modifier le code]

La trance-goa, apparue à la fin des années 1980[1] est étroitement liée à l'apparition de la trance psychédélique pendant la seconde moitié des années 1990, mais la différence entre les deux genres est en grande partie une question d'opinion (si elles sont considérées comme synonymes par certains, d'autres trouvent la trance psychédélique plus « métallique » et la goa plus « organique »). On a utilisé trance psychédélique pour désigner le style tardif, plus minimaliste et moins mélodique, d'artistes issus de la trance-goa. Ils sont cependant tous deux distincts des autres formes de Trance sur le plan sonore, en grande partie du fait des sons uniques qu'ils utilisent. Sur le plan culturel, ils sont d'une manière générale plus underground et moins commerciaux que d'autres styles de trance. On a davantage de chances d'entendre le son goa en rave-party, à des fêtes en plein air et dans des festivals que dans les boîtes de nuit et lieux emblématiques du clubbing comme Ibiza.

Les premières compilations ou albums où l'on a pu distinguer à l'oreille le son goa de la trance normale née en Europe, sont sans doute Project II Trance (août 1993) de Dragonfly Records et sa suite Order Odonata (janvier 1996)[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La musique trance-goa tire ses racines dans l'État de Goa à la fin des années 1960 et au début des années 1970, tenu pour une sorte de mecque hippie bien que le style trance-goa" actuel ne soit apparu qu'au début des années 1990. L'afflux de touristes a diminué dans les années 1970 et 1980 mais un noyau dur est resté à Goa, se concentrant sur le développement de la musique tout en pratiquant d'autres activités telles que le yoga et la méditation. La musique finalement connue sous le nom de trance-goa n'a pas évolué à partir d'un genre unique mais s'est surtout inspirée de la new wave de Depeche Mode et New Order, de la musique industrielle et l'EBM avec Front 242, Front Line Assembly et A Split-Second, de l'acid house (en particulier « What Time Is Love? » des KLF) et du rock psychédélique avec Ozric Tentacles, Steve Hillage et Ash Ra Tempel. En outre, la musique tribale et ethnique orientale devint également une source d'inspiration, ce qui n'a rien de surprenant si l'on considère que c'est de Goa, en Orient, que la trance-goa est originaire. Un exemple (1974) de la relation entre le rock psychédelique et la musique qui serait connue par la suite sous le nom de trance-goa est l'album très expérimental et psychédélique Galactic Supermarket des Cosmic Jokers (une collaboration entre Ash Ra Tempel et Klaus Schulze), qui comporte par moments des rythmes 4/4 entrelacés avec des bribes de rock psychédélique, des synthés analogiques et, de temps à autre, des motifs de tambours tribaux.

L'introduction de la musique techno et de ses techniques à Goa a mené à ce qui deviendrait par la suite le style trance-goa ; les premiers artistes incluent les DJ Laurent, Fred Disko, Goa Gil, et un peu plus tard Mark Allen. Beaucoup de « fêtes » (généralement semblables aux rave party mais avec une atmosphère plus mystique, au moins au début des années 1990) sont entièrement consacrées à ce genre de musique. Dans les autres pays, la trance-goa est aussi régulièrement jouée à des raves, festivals et fêtes en conjonction avec d'autres styles de trance et de techno.

La trance psychédélique s'est développée au début des années 1990 sur la scène de la trance-goa sous l'influence d'artistes tels que Timeshard et Eat Static, tous deux étant sur le label Planet Dog.

Le premier label de pure trance psychédélique a été Dragonfly Records, formé par l'artiste et producteur de trance Martin « Youth » Glover (un ancien bassiste du groupe Killing Joke) à Brixton, Londres. Pour cela, il tirait parti de l'organisation et du studio de son label déjà existant, Butterfly Records. C'est rapidement devenu le centre de la scène trance psychédélique de Londres. Raja Ram et Graham Wood ont tout d'abord produit là-bas sous le nom The Infinity Project. Simon Posford, qui a travaillé comme ingénieur du son chez Butterfly, a sorti plus tard son album légendaire, Twisted sur Dragonfly, sous le nom Hallucinogen. Le sexagénaire Raja Ram et le jeune Simon Posford (24 ans) décidèrent alors de travailler ensemble en 1996, de leur association allait naître le groupe Shpongle. Le premier morceau de ce groupe fut publié sur la compilation Infinite Excursions du label TIP Records. Quant à la première compilation sur Dragonfly, cela a été un recueil d'extraits de trance et a rapidement été suivi par une autre compilation nommée Project II trance en août 1993. Elle incluait le travail d'artistes bien connus comme le projet français Total Eclipse et Mandra Gora. En 1994, sont sortis des singles de Man With No Name, Prana, Ayahuasca, Slinky Wizard et Doof. La compilation signée Order Odonata est sortie la même année.

À ce stade, la scène évoluait rapidement et de nombreux labels ont été créés. Raja Ram et Graham Wood ont fondé leur propre label, nommé TIP Records (maintenant appelé TIP World). Tsuyoshi Suzuki a travaillé avec John Perloff pour créer le label Matsuri Productions. Flying Rhino Records a été établi par James Monro, Dominic Lamb et George Barker (Slinky Wizard), qui a loué Sally Welch comme directeur. Simon Berry a fondé Platipus Records, qui a sorti entre autres le premier vinyle de Technossomy. Il a aussi autorisé le célèbre Children de Robert Miles. Le projet de Simon, Union Jack a sorti l'album trance There will be no Armageddon en 1996, qui comporte quelque morceaux bien connus comme « Red Herring », « Cactus » et « Two Full Moons and a Trout ».

Pendant cette même période, un nouveau label a fait son apparition au Royaume-Uni. Certains considèrent Blue Room Released comme un des plus importants et inhabituels labels dans le genre Trance psychédélique. Il a été mené par Simon Ghahary et a bénéficié d'une solide aide financière de la part d'une compagnie de haut-parleurs britannique. À ce qu'on dit, Ghahary eut la liberté de dépenser à sa convenance, indépendamment des chiffres de vente. Ce qui a permis à Blue Room de s'éloigner de la trance-Goa « classique » vers des directions nouvelles, plus expérimentales. Certains des artistes les plus connus à ce jour ont signé avec le label Blue Room Released qui a distribué leur travail. Une première compilation appelée “Outside The Reactor” est sortie en avril 1995 ; elle présentait des artistes tels que Total Eclipse, Har-El Prussky, et Voodoo People. Trois des projets les plus connus - Juno Reactor, Total Eclipse et The Infinity Project ont aussi réalisé leurs albums cette année. Très vite, le projet allemand X-Dream a commencé à travailler sur Blue Room, en réalisant le single « The Frog » et l'album très influent Radio. À son apogée, le label a été jusqu'à sortir des œuvres telles que Violent Relaxation de Total Eclipse, Bible of Dreams de Juno Reactor, Saafi Brothers - Mystic Cigarettes et Dragon Tales de Koxbox.

Ben Watkins de Juno Reactor à Portland (États-Unis) en 2001

Bien qu'étant le centre de la production de trance psychédélique au milieu des années 1990, l'Angleterre présentait une scène de fête très limitée. Ceci était principalement dû au Criminal Justice Bill et aux heures d'ouverture très serrées des boîtes de nuit. De l'autre côté de la Manche, en Allemagne, la législation, beaucoup plus libérale, a contribué, avec la réunification récente, au développement de la scène trance psychédélique locale. Le label allemand Spirit Zone Records ouvre en 1994, et finit par signer avec de nombreux artistes étrangers tels que The Infinity Project (Royaume-Uni), K.U.R.O. (Japon), Etnica (Italie), et Har-El Prussky (Israël). C'était aussi le label « maison » de nombreux artistes allemands tels que Electric Universe, Star Sounds Orchestra et S.U.N. Project. La France est aussi devenue terre d'asile pour des centaines de raves Goa Trance, avec des organisations telles que TBE qui organisa le 31 décembre 1992 un concert mémorable de Juno Reactor à Paris juste avant leurs succès communs avec Total Eclipse, mais également avec Tekno Tanz qui deviendra Gaia Concept en 1991 et l'émergence de projets maintenant célèbres comme Talamasca et Transwave.

Aux alentours de 1997, la scène originale trance-goa subissait une dure période, spécialement au Royaume-Uni. Les ventes ont chuté et beaucoup de grands labels comme Flying Rhino ont fait faillite, tandis que d'autres devaient se refaire et reparaître sous un nouveau nom, comme l'a fait TIP World. La mort de la trance-goa a été « officiellement » déclarée par Tsuyoshi Suzuki sur son album Let it RIP, où on pouvait lire sur le livret « RIP : Mother Theresa, Princess Diana, William Burroughs, Goa trance. » (Rest in Peace).

Le nouveau son de ce qu'est devenue la trance psychédélique aujourd'hui, apparait à ce moment. Il inclut des éléments de trance minimaliste et trance progressive, house, et techno, tout en se concentrant moins sur les mélodies originales du son Goa. L'Allemagne devient le centre de ce mouvement en 1997 et 1998. Beaucoup d'artistes suédois apparaissent également en jouant un son plus progressif.

Celui qui a remporté le plus de succès est le bien connu Tomasz Balicki (Atmos). Son morceau Klein Aber Doctor a été la sortie la plus brillante de Flying Rhino, qui était en cours de restructuration. Même le label Dragonfly s'est dirigé vers ce nouveau son progressif, et la trance psychédélique devenait une fois de plus populaire. Les premières sorties d'Atmos, Noma, S-Range et Son Kite ont seulement cimenté cela et ont fait de la Suède un producteur important de trance psychédélique.

Aujourd'hui, la trance-goa a une postérité significative en Israël. Elle a été introduite dans ce pays par d'anciens soldats revenant de voyages d'agrément effectués à Goa au début des années 1990, après leur service militaire. Une grande partie de la trance goa est maintenant produite en Israël, mais sa production et sa consommation est un phénomène global. Les nouveaux « hot-spots » d'aujourd'hui incluent le Brésil, le Japon, et le Mexique. Le son ou style goa actuel a beaucoup évolué depuis 1997. De 1997 à 2000 la scène de la trance-goa a manqué d'un objectif clair. les musiciens ont essayé beaucoup de choses, depuis les breakbeats jusqu'à la minimal techno. Après 2000, de nouveaux styles sont nés, se sont fixés et ont survécu jusqu'à aujourd'hui. Malheureusement, une grosse part de la musique du rayon trance-goa n'a aujourd'hui rien à voir avec le son d'origine de celle-ci.

Il existe aussi un genre underground spécifique, originaire de Finlande et dénommé Suomisaundi. Une de ses marques distinctives est la référence à la trance-goa des débuts ou du milieu des années 1990 et ce genre est fréquemment mis en valeur sur la scène des parties forestières en Finlande.

Développement en Israël[modifier | modifier le code]

En 1988, en raison de changement de législation et de la situation politique en Israël, de nombreux Israéliens voyageaient en Inde pour la première fois. Nombre d'entre eux venaient de finir leur service militaire et désiraient prendre des vacances. Les plages de Goa étaient une destination habituelle. Beaucoup d'entre eux sont revenus de leur voyage en rapportant des enregistrements du nouveau style de musique. En se développant le plus souvent séparément des scènes étrangères, les DJ israéliens sont apparus en jouant leurs propres dérivées du son. Parmi ceux-ci sont Avi Nissim et Lior Perlmutter (SFX, Astral Projection), Har-El Prussky et Miko (California Sunshine), Guy Sebbag, Avi Algranati (Phreaky, Space Cat) et Ofer Dikovsky (Oforia). Des labels israéliens sont formés dont Melodia Records, Trust In Trance, Phonokol et Krembo Records, ([Psychoativ Project]) par son compositeur créateur Tomer Bayssiere Peretz connu sous le nom de Tomer B, qui quitta son groupe afin de se lancer dans une carrière solo en Europe. Avec l'apparition de nouveaux artistes innovants tels qu'Infected Mushroom, la Trance psychédélique a pris une grande part dans la culture en Israël, plus que dans n'importe quel autre pays du monde.

Astral Projection au festival belge Tomorrowland en 2008

Son de la trance-goa[modifier | modifier le code]

La Goa est essentiellement de la musique « dance-trance » (elle était désignée comme « trance dance » dans ses années formatrices). Elle a un rythme énergique, presque tout le temps en 4/4 et allant souvent jusque dans les 16èmes ou 32èmes notes, spécialement pour les lignes de basses de pompage. On remarque également un changement vers un battement de 12/8 avec le même tempo pendant quelques parties de la musique. Un morceau typique va généralement augmenter jusqu'à un mouvement plus énergétique dans la seconde moitié, et ensuite diminuer assez rapidement vers la fin. Généralement d'une longueur de 8 à 12 minutes, les morceaux de goa ont d'habitude des basses sensiblement plus fortes que les autres types de trance (à l'exception de la Hard-Trance) et incorporent des sons plus organiques (utilisation abondante de filtres de résonance, le plus célèbre d'entre eux est généré par le synthétiseur Roland TB-303). Le BPM se situe généralement dans la gamme des 130 à 150, ce qui rend la trance-goa plus rapide que la trance « classique », bien que certains morceaux puissent avoir un BPM de 110 ou montant jusqu'à 170.

Courants et tendances actuelles[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1990, le terme Goa fut petit à petit remplacé par celui de Psychedelic Trance ou Psytrance, plus adapté étant donné que la plupart des artistes de l'époque avaient tendance à ne plus incorporer dans leurs tracks des mélodies orientales ou indiennes propres à la Trance Goa des débuts. Actuellement dans la Trance psychédélique, il existe différents courants :

  • La « Goa » ou « Trance Goa » désigne aujourd'hui la trance psychedelique "Old School" né en Inde fin 1980/début 1990 et qui supplanta l'acid house puis l'acid trance et la hard trance en Europe au milieu des années 1990. Une mouvance « new school » émerge depuis 2005.
  • La « Psytrance » : apparue durant la fin des années 1990 au son plus sombre, minimaliste, métallique et moins mélodique qui fonctionne davantage par nappes et se concentrant davantage sur le rythme ou le groove.
  • La « Full-On » : désigne une trance psychédélique plus dynamique et entraînante venue d'Israël fin 1990 et début 2000. Celle-ci se caractérise comme étant une trance psychédélique influencée par l'uplifting trance jouée en club et l'electro-house et mettant davantage l'accent sur la mélodie comme ce fut le cas lors de l'avènement du son goa auparavant. Le tempo se situe généralement entre 140 et 145 BPM, guère davantage.
  • La « Progressive Psytrance » ou « Minimal Psytrance » appelée aussi « Prog » ou « psy prog » : est une sorte de Trance psychédélique née au milieu des années 2000. Ce style emergeant de la trance, ressemble à la house voir à la techno. Le rythme est plus lent, entre 130 BPM et 140 BPM, plus progressif, que dans la goa/psytrance traditionnelle et proche de la house. De par sa légèreté, cette trance minimaliste est souvent décrite comme joviale et est appropriée aux débuts ou fins de soirée.
  • La « Dark Psytrance » : influencée par la musique industrielle, la dark psy est plus rapide et métallique, le son plus sombre et pesant et le tempo varie généralement entre 145 et 200 BPM. Originaire de Russie et d'Allemagne, ce style de trance psychédélique s'élargit, aujourd'hui, à d'autre pays sur la scène mondiale dite underground.
  • La « Twilight psytrance » appelée également « Night Full on » : est un style plus récent provenant de l'hémisphère sud (Afrique du Sud, Australie) qui se différencie de la psytrance traditionnelle dite « Full on » par son côté plus sombre, plus dur et par conséquent moins mélodieux. Le tempo varie entre 142 et 152 BPM.
  • La « Hi-Tech », style récent issu de la Dark Psytrance . Similaire à cette dernière mais sans atmosphère sombre et lourde. À l'inverse des autres styles de trance psychédélique, qui ont plus tendance à mettre un accent sur la montée en puissance progressive puis la redescente en intensité, la Hi-Tech à une structure plus aléatoire, avec énormément de changements de rythme et de tonalité. Entre 160 et 250 BPM, les sons, les synthés et la ligne de basse varient très fréquemment.
  • La « Natural Trance » ou « Ethno Trance », dont les sons sont issus intégralement ou pour plus grande partie d'instruments conventionnels et non de sons électroniques. Représentée par Hilight Tribe ou encore Djemdi, cette variante met en avant les capacités musicales des interprètes, et donne lieu à des performances scéniques plus impressionnantes de par la présence de musiciens en plus des DJs. Les instruments généralement utilisés sont les djembés, les didgeridoos ou encore les guitares électriques.

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Succès commercial[modifier | modifier le code]

Dans les dernières années, les ventes de trance psychédélique ont chuté. La baisse a été de : -2,8 % en 2001, et -8,8 % en 2002. Un album typique est vendu ordinairement à environ 2000 exemplaires, plus de 5000 est un succès ! Il n'y a qu'une poignée d'artistes qui vendent plus de 20 000 copies, dont Hallucinogen, Infected Mushroom, Transwave, et Astral Projection. L'album d'Hallucinogen Twisted a eu le plus grand succès commercial jusqu'ici, en se vendant à environ 85 000 exemplaires.

Les raisons de cette baisse comprennent la surproduction, le manque de médiatisation de ce genre musical, et la faible qualité de certaines musiques. En fait, le marché n'a pas beaucoup évolué, mais le nombre de nouveaux labels et artistes a augmenté exponentiellement.

L'apparition des licences Creative Commons en 2002 donne à la trance psychédélique une facilité d'accès pour les fans qu'elle n'avait pas avant : de nombreux d'albums placé sous licence CC provenant de netlabels ou d'artistes indépendants sont au fur et à mesure mis à disposition des internautes en haute qualité sur des plates-formes internet. Le website Ektoplazm, fondé en 2001 par DJ Basilisk et dédié à la promotion de la richesse et de la diversité du genre, est depuis 2008 la première source mondiale de Psytrance gratuite et légale (plus de 7 millions d'albums ont ainsi été sortis par Ektoplazm entre 2007 et 2012)[réf. nécessaire].

Scène de la trance psychédélique[modifier | modifier le code]

Les scènes club et dance ont utilisé la trance psychédélique de par le monde dans les représentations, en parallèle avec la trance-goa, l'ambient, la trance progressive, et la trance minimaliste. Le mélange de goa et de trance psychédélique est la forme populaire de Trance représentée à de nombreux amateurs.

La trance psychédélique est souvent jouée dans les festivals en plein air. Ces festivals sont parfois propices à la consommation des drogues psychédéliques comme le LSD, l'ecstasy, et les champignons hallucinogènes, ce qui peut expliquer l'acharnement des pouvoirs publics qui règlementent fortement ces évènements, quand ils ne les suppriment pas. Les festivals ont souvent lieu pendant plusieurs jours avec de la musique jouée toute la nuit et le jour suivant.

Dans l'État de Goa, les fêtes goa et psy trance peuvent se dérouler à des endroits inhabituels comme sur une plage, dans un désert ou au cœur d'une forêt, bien qu'il ne soit pas rare qu'elles soient tenues dans des endroits conventionnels comme les boites de nuit. La scène peut n'être qu'un montage provisoire. Ils doivent payer la police locale, les baksheesh. Une fois que les baksheesh ont été payés, ils sont libres de sortir leur charas (sorte de hashish) et de remplir leur chillums (pipes coniques) sans la peur de se faire arrêter.

Les fêtes aux alentours du nouvel an ont tendance à être les plus chaotiques. Voyageurs, mendiants et sadhus de toutes parts d'Inde viennent se joindre à l'événement.

Les fêtes goa et psy trance ont également un certain aspect visuel, l'utilisation de couleurs fluorescentes est courante sur les vêtements et sur les décorations telles que des tapisseries. Les graphismes sur ces décorations sont d'habitude associées avec des thèmes tels les aliens, les images hindouistes, autres religions (particulièrement orientales), champignons (et autres images psychédéliques), chamanisme et technologie. Les lieux devant les stands de DJ présentant des objets religieux sont aussi des décorations courantes. Plusieurs titres de Shpongle mettent en scène ces univers.

Goa Gil à Goa en 2000

Artistes trance-goa et projets[modifier | modifier le code]

La trance psychédélique est souvent produite avec une collaboration entre deux artistes ou plus, cette collaboration est nommée un « projet ». Le fait qu'un artiste puisse faire partie de dix projets ou plus, souvent simultanément, diffère légèrement d'autres genres de musique. Chaque combinaison différente d'artistes a presque toujours un nom unique. X-Dream (Jan Muller et Marcus Maichel) et Planet B.E.N. (Ben Wierzoch) sont des projets bien connus d'Allemagne. La collaboration entre Jan et Ben est appelée Organic Noise et la collaboration entre Marcus et Ben est appelée Fools and Tools. Ceci explique en partie le grand nombre de projets de trance psychédélique.

Comme montré ci-dessus, les noms des projets faits par les mêmes artistes peuvent souvent être indépendants, bien que ça ne soit pas toujours le cas. Par exemple, beaucoup de noms de projets impliquant Infected Mushroom sont souvent précédés du terme « Infected ».

Très peu d'artistes psytrance sortent des albums sous leur propre nom (Tim Schuldt est une exception). Le fait que le même artiste, ou groupe d'artistes, puisse utiliser différents noms pour présenter différentes variations de sa musique rend les choses encore plus confuses. Un bon exemple est Michael Andersen de Suède qui utilise le nom 12 Moons pour son projet Dance, Healer pour son projet Ambient, et Neser DNA pour son projet Dark industrial trance. Le nom du projet est parfois choisi pour décrire le thème de la musique produite. Il n'est pas surprenant de voir que les sorties de Crop Circles et Pleiadians soit focalisées sur les voyages dans l'espace. Tout comme Astral Projection sample, de Dune, l'explication de l'épice servant aux voyages dans l'espace dans son titre Dancing Galaxy.

Trance psychédélique dans la culture[modifier | modifier le code]

Pendant une courte période à la moitié des années 1990, la trance-goa a eu un succès commercial significatif grâce au soutien de DJ comme Paul Oakenfold. À peine quelques artistes ont réussi à être des « stars » de goa et psy trance. Les deux plus remarquables sont Man With No Name et Juno Reactor qui avaient leur musique présentée dans beaucoup de films hollywoodiens comme Mortal Kombat, Matrix, et même Il était une fois au Mexique.

En fait, la trance-goa reste une forme de musique underground et à part pour les artistes les plus populaires (Hallucinogen, Juno Reactor…), les albums de trance-goa ne sont généralement pas vendus chez les principaux disquaires.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Articles, livres et revues[modifier | modifier le code]

  • Goa aux portes des métropoles : communautés Goa aux portes des métropoles : communautés transnationales et musique techno, Volume ! La revue des musiques populaires, no 6 (1&2), par Eric Boutouyrie, Université d’Artois, Éditions Mélanie Seteun, 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]