Eurobeat

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Eurobeat

Origines stylistiques 1985–1989 : Dance-pop, british pop music (en), italo disco
Depuis 1987 : House/Hi-NRG avec éléments sonores d'italo disco principalement produite en Italie et presque exclusivement pour le Japon
Origines culturelles 1985–1989 : Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Depuis 1987 : Drapeau de l'Italie Italie
Instruments typiques Synthétiseurs, guitare électrique, boîte à rythmes
Popularité Eurobeat original : Royaume-Uni et Europe entre 1985 et 1990. Quelques succès labelisés « Hi-NRG » très popularisés aux États-Unis.
Eurobeat moderne : Grande popularité au Japon dans les années 1990 et 2000.
Scènes régionales Milieu ou fin des années 1980 : Royaume-Uni
Depuis les années 1980 : Japon (puis euro-beat)

Genres dérivés

J-pop, eurodance, italo dance

L'eurobeat est un genre musical et variante dance-pop britannique dérivé de l'italo-disco et de l'Hi-NRG, développé puis popularisé au milieu et à la fin des années 1980.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du terme[modifier | modifier le code]

Le terme d'« eurobeat » est utilisé pour la première fois utilisé au Royaume-Uni lorsque Ian Levine (en) son single intitulé You're A Beat avec un tempo plus lent que celui du Hi-NRG/Italo émergeant en Europe[1]. La majorité des compositions Hi-NRG oscillaient entre 124 et 138 BPM, tandis que les compositions européennes oscillaient entre 108 et 120 BPM. La plupart des succès de cette période sont ainsi des chansons de Dead or Alive, Sonia, Bananarama, ou encore Kylie Minogue[2]. Le terme s'applique également aux premières compositions à succès des Pet Shop Boys et autres groupes britanniques de dance et d'electropop de l'époque. Ces musiques « eurobeat » ont atteint les classements musicaux britanniques. Cependant après 1988, le genre perd en popularité, à l'exception de Kylie Minogue et Jason Donovan. En été 1989, terme d'« eurobeat » est remplacé par les labels et la musique eurodance des années 1990 principalement en euro house.

Renaissance[modifier | modifier le code]

La majeure partie des labels eurobeat étaient basés au Nord de l'Italie, comme à Lugagnano, Brescia et Mantoue.

Au Japon en 1985, le terme d'« eurobeat » était attribué aux musiques importées d'Europe. Ces musiques, habituellement italo-disco, étaient principalement composées en Italie et en Allemagne. Cette sonorité représente celle diffusées dans le club Para Para, ayant émergé au début des années 1980. Le Japon connait l'italo-disco grâce au succès du groupe allemand Arabesque qui s'est séparé en 1984. Cela n'a pas empêche la sortie de deux singles axés italo-disco en 1985 et en 1986, produits et mixés par Michael Cretu (du groupe Enigma). Le succès en solo de la chanteuse Sandra a de loin intronisé au Japon. De nombreux artistes italo-disco s'intéressent alors au genre (principalement italiens et allemands[2]) au plus tard des années 1980, les allemands produisant principalement le son italo classique tandis que les italiens créaient une nouvelle sonorité spécialement dédiée pour le Japon ; là-bas, cette musique est nommée « Eurobeat », « Super Eurobeat »[3] et « Eurobeat Flash (en) ».

Au début des années 1990 alors que la popularité de l'eurobeat grandit progressivement au Japon, deux japonais, le dirigeant et le manager général d'Avex, un petit magasin d'import musical, décide de commercialiser une compilation. Ils partent alors pour l'Italie et font la rencontre de Giancarlo Pasquini plus tard connu sous le nom de Dave Rodgers, à cette époque futur membre du groupe italo-disco Aleph, et commercialisent finalement le premier CD de Super Eurobeat, qui devient un franc succès, puis relance la popularité de l'eurobeat au Japon[2]. Malgré ses origines européennes, la principale part du marché du style eurobeat s'est toujours focalisée au Japon. La série anime Initial D, basée sur le manga de Shuichi Shigeno, utilise régulièrement une musique eurobeat lors de courses entre deux personnages, et dès lors certains fans d'anime se sont attentionné sur l'eurobeat. En 1998, Bemani, une branche vidéoludique de Konami lance Dance Dance Revolution (DDR). Le jeu inclut de nombreuses musiques eurobeat en provenance de la série des compilations Dancemania distribuées par Toshiba EMI.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Différences avec l'eurodance[modifier | modifier le code]

L'eurobeat est un genre différent de l'eurodance et de tout autre genre techno. L'eurobeat peut être chantée par les deux sexes[2], tandis que l'eurodance possède une femme aux chants et un homme au rap[réf. souhaitée]. L'eurobeat possède habituellement des sons plus rapides que l'eurodance. Le BPM se situe entre 145 et 170 (la moyenne est 155) tandis que l'eurodance a un BPM entre 130 et 150 (la moyenne est de 140) et parfois encore plus bas. Par contre, dans ses débuts, l'eurobeat avait un BPM plus lent (110-130 BPM)[4] ; c'est avec l'âge que la vitesse a accéléré. L'eurobeat est un genre à la sonorité « happy » et mélodieuse[2], tandis que l'eurodance fait plutôt sérieux n'empêchant pas l'eurobeat d'avoir des morceaux plus obscurs et plus sérieux[réf. souhaitée]. L'eurobeat se différencie de l'eurodance aussi par les sons. L'eurobeat utilise des sonorités plus aigüe, avec des hook synthétiques plus rapide que l'eurodance, certains morceaux lorgnent même vers le « pop-rock » avec la présence de guitares électriques, quelques morceaux récent présentent des éléments de musique trance, quelques exceptions à la règle sont notables, par exemple, Right Now de Dark Angel, une chanson aux sonorité metal-gothique, dont seul les passages aux synthé sont typiquement eurobeat[réf. nécessaire].

Structure[modifier | modifier le code]

La plupart des genres de musique moderne n'utilise pas vraiment de modèle pour créer une chanson. L'eurobeat, lui, a une formule spécifique utilisée à 98 % du temps[réf. nécessaire].

  • Introduction
  • Le hook de synthétiseurs, ou riff mélodique
  • Premier couplet (A-Melo)
  • Pré-refrain (A-Melo 2)
  • Refrain (Sabi)
  • Le hook de synthétiseurs, ou riff mélodique
  • Répéter les couplets, pré-refrain et refrain
  • Pause
  • Refrain (une ou plusieurs fois)
  • Le hook de synthétiseurs, ou riff mélodique
  • Outroduction

L'introduction est la partie de la chanson où le beat se construit, ou tout simplement une simple mélodie qui amènera le riff mélodique Le hook de synthétiseur ou riff entre fans, est la partie de la chanson qui n'utilise pas de paroles et est particulièrement rapide. Les couplets (A-Melo), pré-refrains et refrains sont les parties chantées par l'artiste[4], le plus souvent dans un anglais simple et clair (compréhensible par les non-anglophones) mais correct. Il est extrêmement rare que l'eurobeat soit chantée en d'autres langues que l'anglais (ou parfois le japonais). Les paroles sont habituellement joyeuses avec un vocabulaire restreint (les mêmes mots peuvent revenir d'une chanson à une autre), et prennent généralement pour thème l'amour, le plaisir, la fête, etc. La pause est une partie qui peut avoir des paroles ou non, tout dépend du label qui a produit la chanson (voir plus bas). La pause peut être comme les parties des paroles mais en version instrumentale ou karaoké (paroles partielles) ou composée de toute pièce. L'outroduction est la fin de la chanson et la plupart du temps omise. Habituellement, elle est sans paroles avec un beat basique et un peu de synthétiseur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jame World, « Eurobeat » (consulté le 21 août 2013).
  2. a, b, c, d et e (en) « History », sur Eurobeat-prime (consulté le 21 août 2013).
  3. (en) Wolf, « Top 30 Super Eurobeat/Initial D Songs of All Time (In my opinion) » (consulté le 21 août 2013).
  4. a et b « Dossier Eurobeat » (consulté le 21 août 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]