Dance-punk

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Dance-punk

Origines stylistiques EDM, post-punk, new wave, funk rock, disco, krautrock
Origines culturelles Fin des années 1970 à Los Angeles, San Francisco, New York (États-Unis) et Londres (Royaume-Uni)
Instruments typiques Guitare, basse, batterie, claviers, synthétiseurs
Popularité Underground, modérée pendant les années 2000
Voir aussi Dance alternative, dance-rock, synthpunk

Genres dérivés

Wonky pop (en)

La dance-punk (aussi connu sous les termes de disco-punk ou punk funk) est un genre musical ayant émergé à la fin des années 1970, associé aux mouvements post-punk et new wave[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Prédécesseurs[modifier | modifier le code]

La plupart des groupes de l'ère post-punk adoptent un tempo plus rythmique, appelant à danser. Ces groupes s'inspirent du disco, des morceaux de synthétiseurs, d'autres musiques dance célèbres, et des chansons de Sparks[2], Iggy Pop, et certaines chansons de groupes considérés krautrock. Les groupes d'influence originaires des années 1980 impliquent Public Image Ltd.[3],[4] Gang of Four[1],[4],[5], New Order[6], Killing Joke[7], The Cure[8] et Siouxsie and the Banshees[9]. La scène dance-punk de New York implique des groupes comme Material[10], James Chance and the Contortions[1], Cristina Monet, ESG, et Liquid Liquid[11] ; la chanteuse allemande punk Nina Hagen se popularise grâce à sa chanson New York / N.Y. en 1983[1].

Dance-punk contemporain[modifier | modifier le code]

Le dance-punk redevient d'actualité grâce à des groupes de garage rock et post-punk revival à l'aube du millénaire, en particulier des groupes comme LCD Soundsystem, Clinic, Death From Above 1979, Liars, Yeah Yeah Yeahs, The Rapture et Radio 4, rejoint par des groupes axés dance ayant adopté un son rock comme Out Hud[12] ou des groupes californiens comme !!! et Moving Units. Au début des années 2000, Washington, D.C. se crée une scène notable punk-funk, inspirée par Fugazi, et des groupes de post-punk et go-go comme Trouble Funk et Rare Essence, accompagnés de groupes tels que Q And Not U, Black Eyes, Oxes, Double Dagger, et Dope Body. Au Royaume-Uni, le ménage de musique indépendante et de dance-punk se nomme new rave, et le terme est utilisé par le NME[13] pour décrire des groupes comme Trash Fashion[14], New Young Pony Club[15], Hadouken!, Late of the Pier, Test Icicles[16] et Shitdisco[13] formant une scène esthétiquement similaire à la musique rave[13],[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Rip It Up and Start Again: Post Punk 1978-1984. Simon Reynolds. Faber and Faber Ltd, avril 2005, (ISBN 0-571-21569-6) (U.S. Edition: Penguin, février 2006, (ISBN 0-14-303672-6)).
  2. (en) Stephen Thomas Erlewine, AllMusic. Young Americans review, consulté le 8 septembre 2008.
  3. (en) Andy Kellman, AllMusic. Metal Box review, consulté le 8 septembre 2008.
  4. a et b (en) Swaminathan, Nikhil (25 décembre 2003) - Dance-punk ends scenester dormancy, consulté le 8 septembre 2008.
  5. (en) John Dougan, AllMusic. Gang of Four bio, consulté le 8 septembre 2008.
  6. (en) Jason Ankeny, AllMusic. New Order bio, consulté le 8 septembre 2008.
  7. (en) Stephen Thomas Erlewine & John Dougan, AllMusic. Killing Joke bio, consulté le 8 septembre 2008.
  8. (en) Tim Sendra, AllMusic. The Head On the Door review, consulté le 8 septembre 2008.
  9. (en) David Cleary, AllMusic. Tinderbox review, consulté le 8 septembre 2008.
  10. (en) Jason Ankeny, AllMusic. Material bio, consulté le 8 septembre 2008.
  11. (en) Stephen Thomas Erlewine, AllMusic. Talking Heads bio, consulté le 8 septembre 2008.
  12. (en) M. Wood, 44Review: Out Hud: S.T.R.E.E.T. D.A.D.44, New Music, 107, novembre 2002, p. 70.
  13. a, b et c (en) K. Empire, Rousing rave from the grave, The Observer, 5 octobre 2006, consulté le 8 septembre 2008.
  14. (en) P. Flynn, Here We Glo Again, Times Online, 12 novembre 2006, consulté le 8 septembre 2008.
  15. (en) J. Harris, New Rave? Old Rubbish, The Guardian, 13 octobre 2006, consulté le 8 septembre 2008.
  16. (en) O. Adams, Music: Rave On, Just Don't Call It 'New Rave' , The Guardian, 5 janvier 2007, consulté le 8 septembre 2008.
  17. (en) P. Robinson, The future's bright..., The Guardian, 3 février 2007, consulté le 8 septembre 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Reynolds, Simon. Mutant Disco and Punk-Funk: Crosstown Traffic in Early Eighties New York (and Beyond ...). Rip It Up and Start Again: Post-punk 1978-84. Londres : Faber and Faber, Ltd., 2005.