Rock argentin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le rock argentin (appelé Rock nacional en Argentine), qui émerge dans les années 1950, a été l'une des influences importantes du rock en espagnol.

Les années 1956-70[modifier | modifier le code]

Le rock argentin apparaît en 1956 avec Eddie Pequenino et Mr Roll y sus Rockers. Il rencontrent rapidement le succès et sont suivis par Los 5 latinos, Billy Cafaro, Johnny Tedesco, Sandro, Los Jets, Los Buhos, The Seasons, Los Walkers, Los In, Los Vip's, Los Gatos salvajes et Los Beatniks. Le premier groupe à chanter en espagnol est Los Big Rocker's en 1957 (Venga a bailar el rock (es)). Nombre d'artistes se réunissent alors, en 1965, à La Cueva (es) (« La grotte »), un café-concert jazz-rock de Recoleta (Buenos Aires), dont Tanguito, considéré comme l'un des véritables pionniers du rock espagnol, Sandro de América (en), Morris, Litto Nebbia (es), Pipo Lernoud (es), Miguel Grinberg, Luis Alberto Spinetta ou Miguel Abuelo (en). Ils y discutaient de musique et de philosophie, de Miles Davis ou de poésie, ainsi que de la situation mondiale, adoptant le look hippie de l'époque [1].

Après le coup d'État de 1966, la dictature réprima ces mouvements, considérés comme subversifs, et La Cueva ferma en 1967. Après La Cueva, les jeunes terminaient la nuit à La Perla del Once (es), érigée en site d'intérêt culturel de Buenos Aires en 1994.

Les premiers groupes argentins à rencontrer un large public furent le groupe de Litto Nebbia, Los Gatos dont la chanson La Balsa (1967), écrite avec Tanguito, fut le premier tube de rock espagnol, Manal et les Almendra de Spinetta (1967-70), . En 1968, le premier magazine de rock Pinap parut pour la première fois, et le premier label de rock argentin, Mandioca, fut fondé. En 1969 des festivals importants furent organisés : June Sunday, Festival Nacional de Música Beat, Festival Pinap et Festival de Música Joven.

Pinap disparait en 1970 mais est remplacé par le magazine Pelo toujours populaire. La même année, Pelo organise un énorme concert, le Festival BARock, premier d’une célèbre série.

En 1972, le concert d’Acusticazo inspire une vague de groupes folk acoustique comme Vivencia, Pedro y Pablo et Sui Generis avec Charly García, pendant que des groupes plus violents comme Pappo's Blues, Vox Dei et Billy Bond y La Pesada del Rock and Roll deviennent aussi populaires.

Pendant les années 1970, une scène typique de rock progressif argentin apparaît, conduite par des groupes comme Crucis, El Reloj, Bubu, Pablo et Aquelarre.

La dictature de 1976-83[modifier | modifier le code]

Avant la fin des années 1970, le rock est devenu underground. Pipo Lernoud (es) lance avec des amis une revue, El Expreso Imaginario, qui passe à travers le crible de la censure et fut publiée jusqu'en 1982.

Cependant, il réapparaît assez rapidement. Ainsi en 1980 un concert de Serú Girán attire plus de 60 000 personnes, chantant le slogan provocateur no se banca más (« on ne le supporte plus »).

Fito Páez

En réponse, les autorités décident de lancer leur propres concerts et médias de musique dans l’espoir de neutraliser la menace. Néanmoins dès 1982, il semble clair que leurs efforts vont échouer. Ainsi cette même année, sortent des chansons très critiques comme Tiempos Dificiles de Fito Páez, Maribel se durmió de Luis Alberto Spinetta, Sólo le pido a Dios de León Gieco et le classique Los dinosaurios de Charly García.

La transition démocratique[modifier | modifier le code]

Avec la transition démocratique, le rock devient plus léger, avec une approche plus pop, avec des groupes comme Los Abuelos de la Nada, Los Twist, Soda Stereo et Virus.

Liste de groupes et d’artistes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]