Visual kei

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Visual kei

Origines stylistiques J-rock, Heavy Metal, Glam Rock, Punk
Origines culturelles Drapeau du Japon Japon, fin des années 1980
Instruments typiques Guitare, basse, batterie, synthétiseur
Popularité Japon, Europe depuis la fin des années 1990
Scènes régionales Japon
Voir aussi Liste des groupes de metal au Japon

Sous-genres

Oshare kei, Angura kei

Genres associés

Heavy metal

Le Visual Kei est un mouvement musical japonais[1], caractérisé par le port de diffèrent niveaux de maquillage, des vêtements élaborés, style venant du Japon ancien ou les hommes pouvaient porter régulièrement des habits féminins[2] mais pas toujours couplés aux caractéristiques esthétiques androgynes [3]. Cependant, le style vestimentaire reste souvent contradictoire quant aux différents styles de musiques jouées[4], notamment les musiques électroniques, pop, etc. D'autres sources, ainsi que les membres du mouvement, expliquent que le visual kei n'est pas un genre musical et que la participation liée à la sous-culture est ce qui amplifie l'utilisation du terme[5],[6],[7],[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le visual kei émerge au début des années 1980, initialement lancé et composé de groupes tels que X Japan, D'erlanger, Buck-Tick et Color[9],[10]. Le terme semblerait provenir d'un des slogans du groupe X Japan, "Psychedelic violence crime of visual shock"[10],[11]. Il existe deux labels discographiques, tous les deux fondés en 1986, ayant aidé la scène visual kei à se populariser : Extasy Records à Tokyo et Free-Will à Osaka[10].

Extasy a été créé par le meneur et batteur du groupe X Japan, Yoshiki, et d'autres groupes musicaux, qui ne sont pas limités à la scène visual kei, qui voulaient marquer l'histoire de la musique japonaise, dont Zi:Kill[12], Tokyo Yankees et Ladies Room. Glay et Luna Sea, ayant vendu des millions d'exemplaires, dont Glay étant l'un des groupes les plus vendeurs au Japon, ont composé leurs albums chez Extasy[12]. Free-Will est fondé par le chanteur et meneur du groupe Color, Dynamite Tommy, à cette époque moins populaire que le label Extasy, avec des groupes tels que By-Sexual et Kamaitachi[10].

En 1992, X Japan tente de se lancer dans les marchés américains, même en signant avec Atlantic Records pour un album américain[13], mais rien ne s'est réalisé. Cela a pris 8 années de plus pour populariser les groupes du visual kei à travers le monde. Au milieu des années 1990, le visual kei se popularise massivement au Japon, lorsque des albums visual kei atteignent les charts musicaux[9],[14]. Les groupes ayant connu le plus de succès en ce temps étaient X Japan, Glay et Luna Sea ; cependant, un changement drastique accompagnera leur popularité. À cette même période, d'autres groupes tels que Kuroyume, Malice Mizer et Penicillin, gagnent en popularité bien que leurs compositions n'aient été un succès commercial. En 1999, le popularité grandissante du visual kei décline ; X Japan et Luna Sea se séparent chacun de leur côté. Plus tard, de nouveaux groupes visual kei font leur apparition dont Dir en Grey, Alice Nine, The Gazette et D'espairsRay[10].

Style vestimentaire[modifier | modifier le code]

Très inspiré du style Street Fashion d'Harajuku (style vestimentaire japonais où l'on personnalise ses vêtements avec un mélange moderne/traditionnel), avec des tenues importées à des prix considérables du Japon (bien que certains fans désargentés se rabattent sur les copies de mauvaise qualité venant de Chine), il met l'accent sur les coiffures souvent excentriques avec des colorations plus ou moins voyantes, une harmonie recherchée entre les accessoires, les couleurs et les thèmes, en mettant en valeur le facteur mode et le facteur shock[réf. nécessaire]. Le style emo est quant à lui plutôt méprisé par les amateurs de visual, notamment car les deux sont souvent confondus. Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas un mais de nombreux styles de visual kei (l'oshare kei, par exemple où c'est une musique plus colorée de même que le visuel)[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de groupes de visual kei.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) James Christopher Monger, « Allmusic biography of Dir en grey », allmusic.com (consulté le 31 juillet 2007)
  2. (en) "It’s a style of dress, there’s a lot of costuming and make up and it’s uniquely Japanese because it goes back to ancient Japan. Men would often wear women’s clothing..." - JAPANESE ROCK ON NPR, fr Kristen Sollee The Big Takeover online music magazine, 25 juin 2006.
  3. (en) Neil Strauss, « The Pop Life: End of a Life, End of an Era », nytimes.com,‎ 1998 (consulté le 31 juillet 2007)
  4. (en) Unsraw: "Visual kei is not really categorized based on the type of music" UnsraW interview, JaME-World.com, 27 avril 2007
  5. (en) Yoshiki: "But visual kei is more like a spirit, it’s not a music style or, you know… I think it is a freedom about describing myself, a freedom to express myself, that’s what I believe visual kei is." Interview with YOSHIKI in Brazil, JaME-World.com, 20 novembre 2011
  6. (en) Kirito: "Well I still don’t think visual kei is a name for a genre; I see it as a bigger picture, as a part of rock. The visual aspect is something for a band to set themselves apart from others, at least that’s what it was ten years ago. Now it’s more like people are dressing up a certain way because they want to be visual kei or look visual kei. They are doing it to look like others instead of doing it to look different. This is obviously very different from when we started out more than ten years ago." Interview with ANGELO, JRock Revolution, 24 novembre 2008
  7. (en) Ryo: "Well, visual kei isn’t a genre of music; it’s used to categorize the bands that show their unique characteristics with their costumes and makeup, though sometimes the music doesn’t necessarily fit the image. Either way, it’s used to describe such bands that show their individualism through their appearance." the Underneath Debuts: Interview Part 1, JRock Revolution, 29 février 2008
  8. (en) "For visual kei bands, outrageous, usually androgynous looks - - gobs of makeup, hair dyed and sprayed in ways that made Mohawks look conservative, and a small fortune spent on leather and jewellery - - were as important as music (or, in many cases after X, more important than music)." THE POP LIFE; End of a Life, End of an Era, By NEIL STRAUSS New York Times, 18 juin 1998
  9. a et b (en) "Visual Kei started in the 80s and became so popular by the 90s that the nearly all-female fan base started dressing up as their favorite band members (known as 'cosplay') who were often males that wore make-up, crazy hair, and dressed androgynously or as females (usually, the more feminine the rocker, the more fans rush to emulate them). Pretty Babies: Japan's Undying Gothic Lolita Phenomenon, by Chako Suzuki, fashionlines.com e-magazine, Janvier 2007
  10. a, b, c, d et e (ja) Dejima, Kōji (出嶌 孝次) www.bounce.com Original Link, Archive Link, Bounce Di(s)ctionary Number 13 - Visual Kei Consulté le 12 septembre 2007.
  11. (en) Takako Inoue, Visual kei no jidai, Tokyo, Seikyūsha,‎ 2003 (ISBN 978-4-7872-3216-8)
  12. a et b (en) « Visual Kei and EXTASY RECORDS », JRock Revolution,‎ 2007 (consulté le 3 mars 2013)
  13. (en) « The Jrock Legend: X JAPAN », JRock Revolution,‎ 2007 (consulté le 3 mars 2013)
  14. (en) « Shinjidai ni Totsunyu! Neo Visual Kei Band Taidō no Kizashi », Oricon (consulté le 19 septembre 2007)