Scorpions

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Scorpions

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Scorpions à Madrid en 2014 (de gauche à droite: Klaus Meine, Matthias Jabs, Rudolf Schenker et Paweł Mąciwoda)

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre musical Hard rock, heavy metal[1],[2]
Années actives Depuis 1965
Site officiel the-scorpions.com
Composition du groupe
Membres Klaus Meine, Rudolf Schenker, Matthias Jabs, James Kottak, Paweł Mąciwoda
Anciens membres Michael Schenker, Ulrich Roth, Francis Buchholz, Jürgen Rosenthal, Rudy Lenners, Herman Rarebell, Ralph Rieckermann, Wolfgang Dziony, Lothar Heimberg
Logo

Scorpions est un groupe de heavy metal[3],[4],[5],[6] et de hard rock[7],[8],[9] allemand fondé en 1965 à Hanovre, en Allemagne. Leur premier album a vu le jour en 1972. Le groupe a connu un prestige planétaire – surtout à partir des années 1980 – grâce à des titres hard rock tels que No One Like You en 1982 ou Rock You Like a Hurricane en 1984 et de ballades à l'instar de Still Loving You la même année ou Wind of Change et Send Me an Angel en 1990, toutes chansons à grand succès commercial. Le déclin médiatique venu à partir des années 1990, les protagonistes se sont tournés vers de nouvelles expériences, avec notamment Moment of Glory (avec l'Orchestre philharmonique de Berlin) et Acoustica (album live acoustique) mais reviennent à leurs recettes traditionnelles en 2004 avec un Unbreakable salué par de nombreux fans et suivi en 2007 de l'album Humanity - Hour 1.

À ce jour ils ont vendu plus de cent millions d'albums à travers le monde[10]. Le 23 janvier 2010 le groupe annonce sur son site officiel, qu'après leur tournée mondiale accompagnant la sortie du nouvel album, ils mettront un terme à leur carrière. Le groupe est ensuite revenu sur sa décision fin 2012, en expliquant qu'ils ne feraient plus de grosses tournées après la sortie d'album studio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (1965–1974)[modifier | modifier le code]

Michael Schenker lors d'un live en 1983.

En 1965, Rudolf Schenker, jeune guitariste de 17 ans, forme à Hanovre un groupe amateur nommé The Scorpions, avec Wolfgang Dziony à la batterie, Karl-Heinz « Katty » Vollmer à la guitare soliste et Joachim Kirchhoff à la basse, remplacé en 1970 par Lothar Heimberg[11]. Au chant, on retrouve Rudolf Schenker et Wolfgang Dziony. Ils jouaient essentiellement des morceaux des charts britanniques, surtout les chansons des Beatles[12]. Il choisit The Scorpions comme nom car il peut être compris dans plusieurs langues.

En 1969, deux membres du groupe Copernicus vont rejoindre le groupe : Klaus Meine au chant et Michael Schenker (petit frère de Rudolf) à la guitare. Le groupe prend le nom Scorpions (sans le the) et décide de passer professionnel le premier jour de l'année 1971. En 1972, le groupe sort un premier album intitulé Lonesome Crow, produit par Conny Plank[13]. Il s'agit d'un album classé dans la catégorie rock psychédélique. Il rencontre du succès en Allemagne mais passe inaperçu dans le reste du monde. Lors de la tournée qui suit la sortie de l'album, le groupe commence à se faire un nom grâce à ses 136 concerts à travers l'Allemagne et en faisant la première partie des concerts du groupe anglais UFO. Mais fin 1972, Michael Schenker décide de quitter Scorpions après que les membres d'UFO, impressionnés par ses talents de guitariste, lui proposent de rejoindre le groupe[14]. Heimberg et Dziony quittent Scorpions à leur tour laissant Klaus Meine et Rudolf Schenker seuls. Les deux tentent alors de faire une fusion de Scorpions et du groupe Dawn Road, qui a à sa tête le talentueux guitariste Ulrich Roth (plus communément appelé Uli Jon Roth), surnommé le « Jimi Hendrix allemand ». Ce dernier accepte l'idée de fusion des deux groupes.

Trois membres de Dawn Road viennent alors compléter le groupe (Ulrich Roth, le bassiste Francis Buchholz et le batteur Jürgen Rosenthal). Bien que les membres de Dawn Road deviennent alors majoritaires (trois de Dawn Road contre deux de Scorpions), le groupe décide de conserver son nom car il était plus populaire que Dawn Road et avait déjà sorti un album[15]. Avec cette nouvelle formation, Scorpions compose un nouvel album, Fly to the Rainbow, qui sort en 1974. En Allemagne, celui-ci rencontre un plus grand succès que Lonesome Crow. De plus, le groupe gagne de nouveaux fans outre-Rhin, notamment en Angleterre et au Japon, où l'album fait son apparition dans les classements musicaux.

Essor (1975–1978)[modifier | modifier le code]

En 1975, Scorpions, épaulé par un nouveau batteur (Rudy Lenners, qui remplace Jürgen Rosenthal parti faire son service militaire), sort l'album In Trance. C'est le premier produit par Dieter Dierks, producteur fétiche du groupe. Cet album, jugé plus abouti que les précédents et classé dans la catégorie hard rock[16], est le premier vrai succès du groupe, avec comme point d'orgue le titre éponyme In Trance, désormais classique du groupe. Les compositions sont signées d'un côté par la paire Schenker/Meine et de l'autre par Uli Jon Roth ce qui donne un double aspect à l'ensemble tout en restant uniforme. De plus, le producteur Dieter Dierks ramène la durée des chansons fleuves de plus de 7 minutes des précédents albums à des durées plus abordables de 3–4 minutes. Une tournée à travers toute l'Europe et surtout en Angleterre fait grandir la notoriété de Scorpions.

En 1976, sort l'album Virgin Killer, produit encore une fois par Dieter Dierks. Cet album s'est particulièrement fait remarquer du public par sa couverture montrant une petite fille nue, seul un éclat de verre cachant son sexe. Les membres du groupe ont été choqués par cette photo mais ils furent obligés de l'accepter car imposée par la production[17]. Virgin Killer connut le succès, notamment au Japon où il fut certifié disque d'or. Comme In Trance dont il est la continuité dans le style, cet album contient bon nombre de classiques du groupe comme le slow In Your Park, mais aussi Polar Nights et Hell Cat, chantés par Uli Jon Roth. Vers la fin de la tournée de Virgin Killer (qui dure toute l'année 1976 et au cours de laquelle Scorpions assure notamment les premières parties des dates européennes de Kiss[18]), plus précisément lorsque le groupe joue au fameux Marquee Club de Londres le 21 novembre[19], il devient clair qu'Uli Jon Roth a la volonté de se séparer prochainement de Scorpions : il est plus inspiré par Jimi Hendrix et la volonté de suivre ses propres projets musicaux que par la scène hard rock contemporaine[20]. Néanmoins ce n'est qu'un an et demi plus tard qu'il quittera le groupe, en 1978. Entre temps, Scorpions engage un nouveau batteur nommé Herman Rarebell qui vient remplacer Rudy Lenners. Contrairement à ce qu'a fait croire à l'époque la maison de disques de Scorpions, ce dernier n'a pas quitté le groupe à cause d'un souffle au cœur (cette version volontairement erronée des faits est citée fréquemment dans les biographies du groupe) mais par simple choix de carrière comme l'a révélé l'intéressé lui-même récemment[21].

Avec Herman Rarebell à la batterie le groupe sort Taken by Force (1977) célèbre actuellement pour He's A Woman/She's A Man (présent sur plusieurs best-of) et We'll Burn the Sky. À l'instar de Virgin Killer, l'album est lui aussi certifié disque d'or au Japon, ce qui confirme le succès naissant du groupe. Mais à ce moment, Uli Jon Roth commence réellement à prendre ses distances par rapport à Scorpions, car il désapprouve l'orientation musicale du groupe qui selon lui tend à se commercialiser, mais surtout parce qu'il souhaite se consacrer à une carrière solo. Même si son départ est une perte importante, aucun des autres membres ne va s'y opposer car il est clair que les divergences musicales entre lui et le reste du groupe sont devenues trop importantes[20]. Pendant ce temps, au Japon, la notoriété de Scorpions ne va qu'en grandissant. Le groupe entreprend donc d'y enregistrer un live en 1978 : Tokyo Tapes, double album live, qui réunit des enregistrements faits lors des différentes prestations de Scorpions au Sun Plaza de Tokyo. Cette série de concerts au Japon marque la dernière apparition de Roth avec le groupe.

Apogée (1979–1991)[modifier | modifier le code]

Matthias Jabs en concert avec Scorpions en 2014.

Juste après la tournée de 1978, Uli Jon Roth quitte le groupe[11]. Klaus Meine, Francis Buchholz, Herman Rarebell et Rudolf Schenker doivent donc remplacer un guitariste d'exception. Après avoir auditionné plus de 140 guitaristes à Londres en Angleterre, c'est finalement à Hanovre, la ville d'origine de Klaus, Francis et Rudolf que le groupe finit par trouver en 1979 un guitariste de 23 ans, ami de Buchholz, nommé Matthias Jabs[22]. Scorpions a trouvé son line-up « classique » qui va durer jusqu'en 1992 (Klaus Meine, Rudolf Schenker, Matthias Jabs, Hermann Rarebell et Francis Buchholz).

En 1979 sort l'album Lovedrive qui verra réapparaître Michael Schenker en invité sur les chansons Lovedrive, Coast To Coast et Another Piece of Meat. Le groupe était partant pour reprendre Michael Schenker en son sein mais celui-ci étant retombé dans des problèmes d'alcool (qui lui ont fait rater plusieurs concerts notamment) sa contribution à l'album fut limitée et Matthias Jabs, qui était dans le doute quant à sa place dans le groupe suite à cette éventuelle réadmission de Schenker, retrouva définitivement sa place au sein de Scorpions. Cet album amorce une période considérée comme l'âge d'or de la carrière de Scorpions[23] et confirme le grand potentiel du groupe avec des ballades comme Holiday, des morceaux heavy comme Another Piece Of Meat, l'instrumental Coast To Coast et même un morceau mélangeant astucieusement hard rock et reggae, Is there anybody there?. Le groupe devient une valeur sûre en Europe et au Japon, et commence à se faire connaître aux États-Unis grâce à sa première tournée dans ce pays (en ouverture notamment sur certaines dates de Ted Nugent et AC/DC et en compagnie de Sammy Hagar)[24]. Nouveauté pour le groupe, l'album apparaît même dans les charts outre-atlantique. Paradoxalement, l'album Animal Magnetism sorti en 1980 est moins bien accueilli par les critiques que Lovedrive et passe assez inaperçu en Europe mais se vend bien aux États-Unis où il deviendra disque de platine. De plus il contient la chanson The Zoo, très appréciée des fans, et dont les paroles, justement, plantent le décor dans la 42e rue de New York, ce qui traduit bien les efforts du groupe à cette époque pour pénétrer le marché américain. Une tournée mondiale suivit la sortie de l'album au cours de laquelle Scorpions participa notamment au premier festival Monsters of Rock à Castle Donnington en Angleterre. Mais après Animal Magnetism et sa tournée, en 1981, Klaus Meine perd presque complètement sa voix en pleine production du nouvel album de Scorpions à cause d'un polype aux cordes vocales et est sur le point de se faire remplacer par Don Dokken chanteur du groupe Dokken. Néanmoins après plusieurs opérations des cordes vocales suivies de longs mois de repos et avec le soutien important des autres membres du groupe (notamment de son ami Rudolf Schenker) Klaus retrouve l'usage de sa voix et revient faire partie du groupe[25]. L'enregistrement du nouvel album, qui avait pris un fort retard à cause de ce problème, peut être finalement terminé dans la sérénité dans une villa du sud de la France. Cet album est considéré comme l'un des meilleurs du groupe et va lui donner une renommée mondiale.

C'est donc réellement en 1982 que le groupe explose sur la scène hard rock mondiale grâce à ce nouvel album, nommé Blackout, qui se hisse au sommet des classements de ventes de disques et est considéré autant par les critiques que par les fans comme le meilleur album hard rock du groupe. Il contient des titres qui sont des grands classiques du groupe comme le hit No One Like You (qui est même un des morceaux de hard rock classiques des années 1980, repris sur de nombreuses compilations et stations de radio), Can't Live Without You hit de l'album en France et la ballade When The Smoke Is Going Down. Avec ce succès, Scorpions devient alors un des plus grands groupes de hard rock et engage à travers le monde la première de ses gigantesques tournées au cours de laquelle ils participent au US festival de 1983 en Californie qui a réuni plus de 325 000 personnes en compagnie de Van Halen, Ozzy Osbourne, Judas Priest[26] (la performance incroyable de Scorpions lors de ce concert sera ensuite regardée comme l'une des toutes meilleures du festival). Ils emmèneront avec eux des groupes comme Iron Maiden ou Girlschool[26]. Après le succès de Blackout et de sa tournée, Scorpions qui est désormais considéré comme un grand groupe de hard rock, est attendu au tournant : le groupe va-t-il confirmer son succès? Scorpions, conscient des attentes du public, va s'atteler pendant deux ans (1983-1984) à la préparation d'un album qui pourrait non seulement égaler mais aussi surpasser Blackout.

C'est donc en 1984 que sort cette suite de Blackout qui va faire connaître le groupe, déjà très populaire dans le monde du rock et chez les jeunes, au grand public : Love at First Sting. Cet album a été conçu par le groupe et Dieter Dierks, le producteur, avec le but avoué de dépasser le succès de Blackout. De ce fait les sessions d'enregistrement, entre Stockholm et Hanovre, ont été très longues et pénibles et ont donné lieu à des tensions entre Dieter Dierks et les membres du groupe, sur lesquels il maintenait une pression constante (notamment Herman Rarebell et Francis Buchholz), exigeant le meilleur de chacun à tout moment[27] (voir l'article Love at First Sting). Mais le résultat est à la hauteur et Love at First Sting obtient un immense succès international dès sa sortie et grimpe encore plus que Blackout dans les charts (il se vend à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis en moins d'un an). L'album est alors considéré comme le plus abouti du groupe, même s'il est dans une veine moins purement hard rock que Blackout ou Animal Magnetism. Il contient bien sûr des titres plutôt hard rock comme le hit Rock You Like a Hurricane une des chansons de hard les plus connues des années 1980 ou encore Big City Nights, mais il dévoile également la chanson Still Loving You, ballade emblématique de plus de 6 minutes, dixit Matthias Jabs : « responsable du plus grand baby boom depuis la Seconde Guerre mondiale. » Still Loving You connaît un immense succès, notamment en France où le single se vend à plus de 1,7 million d'exemplaires ce qui en fait la chanson la plus vendue de l'année 1984. Le groupe reste donc face à un dilemme qui va le mener indirectement à son déclin : faire du heavy-metal pur et dur comme au commencement ou continuer de faire des ballades à succès commercial. Mais le groupe n'en est pas encore là et certaines de ses plus grandes heures de gloire ne sont pas encore écrites. Une gigantesque tournée mondiale de deux ans suit la sortie de l'album avec comme point d'orgue la participation au premier festival Rock In Rio en 1985 (en compagnie notamment de Queen et AC/DC devant plus de 500 000 personnes[28]). La même année sort l'album World Wide Live, réalisé au summum de la popularité du groupe et qui compile leur succès post-1978. À la fin de cette tournée en 1986 les membres du groupe décident de prendre une pause pour pouvoir ensuite se concentrer sur leur nouvel album. L'année 1987 est donc avant tout une année de repos pour le groupe qui n'a cessé de sortir des albums et de partir en tournée depuis plusieurs années.

Logo de Scorpions.

En 1988, Scorpions fait paraître Savage Amusement, un album restant proche de la musique de Scorpions mais néanmoins moins brillant que les deux précédents albums studio et qui se vend très bien aux États-Unis (5e dans les charts). Beaucoup tendent à dire que la visée de cet album était trop commerciale, ce qui a nui au résultat final (avec un son très polissé, limite glam, à la manière de Def Leppard[29]), chose que le groupe admettra quelques années plus tard. En attendant, Scorpions constatant qu'il n'a rien perdu de sa popularité, se lance encore une fois dans une grande tournée mondiale du nom de Savage Amusement Tour qui suit la sortie de l'album et au cours de laquelle il deviendra l'un des premiers groupes de rock à jouer de l'autre côté du rideau de fer avec dix concerts à guichets fermés à Saint-Pétersbourg (record absolu en la matière)[30]. Le groupe emmènera avec lui notamment Metallica et Dokken[30]. Le point d'orgue de cette tournée est la participation au Moscow Music Peace Festival en 1989 devant plus de 100 000 spectateurs en compagnie de Mötley Crue, Ozzy Osbourne et Bon Jovi (concert qui inspirera à Klaus Meine la ballade Wind of Change[31]). Suite à ces concerts en Russie (URSS à cette époque) une importante base de fans s'y développa et le groupe a commencé à régulièrement donner de nombreux concerts dans le pays lors de leurs tournées[32]. À noter que Scorpions a rencontré à cette occasion Mikhaïl Gorbatchev, rencontre qui, d'après les membres du groupe, a été un des moments les plus forts de leur carrière. Les années 1990 et 1991 sont les dernières années de succès mondial de Scorpions. D'abord le groupe se sépare de son producteur attitré Dieter Dierks, le tenant pour responsable du son un peu trop pop de Savage Amusement, puis sort l'album Crazy World enregistré à Los Angeles et produit par Keith Olsen. Cet album est leur dernier grand succès commercial en date. Il contient de grands succès tels que Don't Believe Her, Tease Me Please Me et surtout la célèbre chanson Wind of Change écrite en référence aux changements politiques dans le monde (chute du bloc communiste et réunification de l'Allemagne), qui en 1991 atteint des sommets dans les charts (1re place en Allemagne et en France, et 2e au Royaume-Uni) et devient l'un des symboles de la chute du mur de Berlin et de la réunification de l'Allemagne[33]. Il s'agit, avec Still Loving You paru en 1984, de la ballade la plus connue du groupe. Une tournée mondiale suit la sortie de l'album au cours de laquelle Scorpions participe au concert-géant intitulé The Wall Live in Berlin organisé par Roger Waters (du groupe Pink Floyd) sur la Potsdamer Platz de Berlin et retransmis en direct à travers le monde devant plusieurs millions de téléspectateurs[34].

Déclin (1992–2000)[modifier | modifier le code]

Rudolf Schenker, en 1999.

Dans les années 1990, le hard rock ne connaît plus vraiment de succès et seuls des groupes comme Scorpions, ou AC/DC subsistent tandis que parallèlement, Metallica devient la formation de heavy metal la plus populaire. Mais Scorpions a déjà eu ses heures de gloire. Le groupe a survécu à deux décennies, ce qui est déjà un exploit. Rien que dans le monde du Rock, la mode est au grunge à l'instar de Nirvana et aux groupes de rock britanniques comme Oasis. Le groupe décide donc de changer un peu le son de sa musique pour plaire davantage au public, ce qui déçoit ses fans, laisse indifférent le public et engendre des critiques acerbes de la presse malgré des albums travaillés. Tout d'abord, Francis Buchholz quitte le groupe en 1992 suite à des conflits dans la gestion de la fiscalité du groupe et est remplacé par Ralph Rieckermann[35]. En 1993, le groupe sort l'album Face the Heat produit par Bruce Fairbairn avec un son plus metal. Bien qu'il soit un assez bon album dans l'ensemble (il contient entre autres le single très heavy Alien Nation, et une belle ballade du groupe, Under the Same Sun, qui rencontre un certain succès), il n'atteint pas le succès des précédentes réalisations de Scorpions car il est un peu trop divergent du style pour lequel le groupe est connu (mais bien qu'il y ait un changement de style évident celui-ci n'est pas aussi flagrant qu'il le sera sur les prochains albums).

Trois ans plus tard et un batteur en moins (Herman Rarebell, parti fonder sa propre maison de disques Monaco Records avec son ami le prince Albert de Monaco[36] et remplacé par James Kottak), le groupe sort Pure Instinct contenant beaucoup de ballades comme le single You and I mais aussi Wild Child qui reste assez dynamique. L'album connaît le succès (notamment en Allemagne, France et Japon) mais n'atteint évidemment pas les ventes de Love at First Sting ou Blackout. De plus les fans sont assez déçus par le choix de tant de ballades. En 1999, sort l'album Eye II Eye produit par Peter Wolf. Le son y est plus électrique et pop. C'est le moins apprécié des fans et des critiques avec Pure Instinct, même s'il propose quelques titres assez heavy comme Mind Like a Tree et Aleyah. Mais en faisant le bilan des années 1990, le groupe ne s'en tire pas trop mal : malgré des ventes d'albums médiocres, le groupe est toujours considéré comme une des plus grandes formations hard rock du monde et les spectateurs sont toujours au rendez vous. Plus impressionnant encore, la nouvelle jeunesse semble s'intéresser à Scorpions.

Renouveau (2000)[modifier | modifier le code]

Klaus Meine lors d'un concert à Lisbonne en 2007 à l'occasion du Humanity World Tour.

À l'aube du nouveau millénaire, le groupe sort un album symphonique avec l'orchestre philharmonique de Berlin : Moment of Glory produit par Christian Kolonovits, reprenant les anciens titres du groupe et comprenant notamment des duos avec Ray Wilson (Stiltskin, Genesis) et Zucchero. En 2001, sort l'album acoustique live Acoustica, enregistré à Lisbonne (Portugal). La tournée Acoustica se déroule aux quatre coins du monde et est un grand succès grâce aux orchestres philharmoniques qui accompagnent le groupe. Lors des tournées, Klaus Meine annonce un retour aux sources[37]. En 2004, après le départ de Ralph Rieckermann, le groupe engage un nouveau bassiste, Paweł Mąciwoda et sort l'album Unbreakable produit par Erwin Musper. Ce nouvel opus envoûte de nouveau les fans grâce à des titres comme Blood too Hot, Through My Eyes ou Deep and Dark qui rappellent le son classique des Scorpions. Le retour aux sources annoncé a donc bien eu lieu et Unbreakable a connu un succès en comparaison avec les derniers albums du groupe. Cet album a donné lieu à une tournée mondiale en 2005 et 2006, dont le point d'orgue était sans conteste la tête d'affiche du Wacken Open Air Festival de 2006, qui s'est déroulé comme tous les ans à Wacken, en Allemagne[38]. Intitulée A Journey trough Time, a Night to Remember (« Un Voyage Dans Le Temps, Une Nuit Dont On Se Souviendra ») cette soirée de plus de deux heures quarante cinq au total et devant plus de 62 000 personnes a eu une saveur particulière pour les fans présents ainsi que pour les membres du groupe : ce soir-là en effet, en dehors du line-up actuel (Rudolf Schenker, Klaus Meine, Matthias Jabs, James Kottak, Paweł Mąciwoda) se trouvaient aussi présents Uli Jon Roth (guitariste de 1974 à 1978), Michael Schenker (également guitariste, en 1972 et 1979, et petit frère de Rudolf), ainsi qu'Hermann Rarebell (batteur de 1977 à 1995). Tous sont remontés sur scène ensemble (Uli avait déjà fait une apparition avec le groupe, au Théâtre de Plein Air à Colmar, au mois de septembre 2005 mais Michael quant à lui était n'était plus remonté sur scène avec les Scorpions depuis la tournée de l'album Face The Heat pour quelques morceaux acoustiques lors d'un concert à Bucarest). En guise de final, le groupe au complet, agrandi en plus par Tyson Schenker, le fils de Michael et guitariste de Faster Inferno, a joué le célèbre Boléro de Ravel. Ce concert a été filmé et le DVD (Live at Wacken Open Air 2006) est sorti officiellement le 10 décembre 2007 en France et partout dans le monde. L'autre grand moment de cette tournée mondiale s'est déroulé à l'été 2006 (le 8 juillet), lorsque Scorpions a donné un immense concert au Canada, dans la ville de Québec pour le Festival d'été de Québec devant plus de 80  000 personnes sur les plaines d'Abraham. Grâce à l'album Unbreakable et à la tournée qui s'en est suivie, Scorpions a donc renoué avec ses fans et avec la musique qui a fait son succès.

En novembre 2006, le groupe est entré en studio à Los Angeles, sous la houlette de Desmond Child (qui a notamment coécrit le tube I Was Made For Lovin You de Kiss et produit de fameux artistes tels que Cher)[39]. L'enregistrement est terminé et le nouvel album est sorti le 14 mai 2007 en France, 11 jours avant le reste du monde, sous le label BMG. Il est intitulé Humanity - Hour 1. Cet album bien reçu par le public et les critiques, est une sorte d'album concept dont le thème principal est, comme son titre l'indique, l'humanité actuelle[40]. Il a donné lieu à une nouvelle tournée mondiale entre 2007 et 2008 qui a commencé avec une série de concerts en France et s'est achevée avec trois concerts en Inde. Après la tournée, le groupe entre de nouveau en studio en 2009 afin d'enregistrer un nouvel album. Il en profite aussi pour sortir une nouvelle vidéo live d'une série de concerts en Amazonie qui est nommée Amazonia – Live In The Jungle et dont les recettes seront reversées à Greenpeace afin de soutenir la lutte contre la déforestation en Amazonie. Toujours en 2009, Scorpions remporte un Echo award qui vient récompenser l'ensemble de leur carrière. Le nouvel album studio est lui prévu pour mars 2010 d'après une interview récente et son nom a d'ores et déjà été révélé : Sting in the Tail. En outre une nouvelle tournée mondiale accompagnera la sortie de l'album et débutera par une série de concerts en Allemagne.

We'll Burn the Sky, tournées et continuité (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

Les membres du groupe annoncent au magazine allemand Bild, la fin de Scorpions après la sortie de leur dernier album et une tournée d'adieu qui s'achèvera en 2012 en Allemagne (soit une série d'environ 200 concerts) : « Wir hören auf. Das ist unsere letzte Platte! » (« Nous nous arrêtons. C'est notre dernier album ! »)[41]. Le 14 juillet 2011, le groupe participe aux 20 ans du festival des Vieilles Charrues puis, le 2 juin 2012 au festival Nancy On The Rocks de Nancy, en France. À cette occasion, l'ancien guitariste Uli Jon Roth rejoint le groupe sur le titre We'll Burn the Sky. Initialement ce concert devait également accueillir les anciens membres Michael Schenker, Herman Rarebell et Rudy Lenners et être le dernier en France[42] mais mi-avril le groupe annonce plusieurs nouvelles dates pour novembre 2012, suite à l'annulation des dates initialement prévues en avril 2012 (Lille, Limoges, Pau, Dijon, Reims, Strasbourg, Orléans, Nantes et Marseille)[43].

Finalement, le groupe annonce fin 2012 qu'il a définitivement écarté l'idée d'une retraite musicale et qu'il continuera à tourner et à produire des albums[44]. En mai 2013, Scorpions participe avec d'autre groupes de hard-rock à une vente aux enchères en faveur de la United Charity[45]. Malgré les rumeurs de séparation ou de retraite, le guitariste Matthias Jabs a dit le 12 juin 2012 à l'AZ Central que Scorpions ne se séparerait pas[46]. Le 6 novembre 2013, ils annoncent quatre nouvelles dates de concert sur MTV Unplugged en Allemagne pour 2014[47].

Style musical[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, Rudolf Schenker se disait très influencé par des groupes comme les Rolling Stones tandis que Klaus Meine était plus versé dans des groupes tels que les Beatles, certes de rock mais moins agressifs que les Rolling Stones et assimilés. De ses influences des années soixante Schenker gardera un certain style de jeu à la guitare caractéristique, notamment lors des quelques solos qu'il entreprend comme sur Still Loving You ou Wind of Change (au contraire de Matthias Jabs qui lui possède un style fluide et rapide caractéristique des années 1980). Mise à part cela, le groupe se détachera assez vite de ces influences-ci. Leur premier album, Lonesome Crow, est fortement teinté du rock psychédélique alors en vogue en Allemagne (nommé le Krautrock)[11]. C'est avec son deuxième album, Fly to the Rainbow, que Scorpions va commencer à dégager le son déjà plus hard rock pour lequel il est connu (notamment sur la chanson Speedy's Coming). Mais c'est réellement avec l'album suivant, In Trance, que le groupe se détache définitivement des racines purement psychédéliques pour clairement se définir dans le hard rock. L'influence du producteur Dieter Dierks, dont c'est alors la première collaboration avec Scorpions, est majeure dans ce changement vers un style musical différent, plus approfondi et plus personnel. À cette époque le son du groupe est déjà assez unique grâce au jeu de guitare du virtuose Ulrich Roth, influencé par Jimi Hendrix et le néo-classicisme dont on peut considérer qu'il est le premier vrai pionnier avant Yngwie Malmsteen. Ses influences sont néanmoins reconnaissables : ce sont des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple, Blue Öyster Cult ou Jimi Hendrix. Scorpions réalise en quelque sorte une synthèse des styles de ces groupes en mettant au point un hard rock puissant et mélodique, souvent teinté d'influences de rock progressif/psychédélique et caractérisé par la voix délicate de Klaus Meine et les solos inspirés de Roth supportés par des riffs soutenus.

Suite au départ de Roth le groupe va entreprendre un tournant essentiel pour sa carrière en modernisant en quelque sorte son style. Ce tournant s'observe sur l'album Lovedrive de 1979 et est dû à l'apport décisif du nouveau guitariste soliste du groupe Matthias Jabs, au jeu plus moderne que Roth et plus proche d'un style à la Van Halen, ainsi qu'au départ de Roth qui permet au duo Schenker/Meine de prendre en main la composition des chansons[23]. C'est ce son qui, évoluant et s'affinant, se retrouvera au cours des années 1980, synonymes de succès international pour le groupe. L'album Savage Amusement de 1988 voit une orientation plus commerciale, c'est-à-dire moins hard rock et plus au goût du jour, de ce style musical. Cette variation stylistique mineure déplaît par la suite au groupe qui, l'année suivante, se sépare de son producteur attitré Dieter Dierks et rentre en studio pour enregistrer Crazy World. Sur cet album paru en 1990, Scorpions en revient à son son classique, mais l'on peut néanmoins noter dans les compositions une influence légère du style des Guns N' Roses alors en vogue - avec des riffs de guitare plus crus notamment, mais aussi un son globalement moins lourd et saturé que sur les précédents Blackout ou Love at First Sting. Après Crazy World, dernier grand succès en date de Scorpions, le groupe est victime du déclin de la popularité du hard rock et du heavy metal au profit du grunge, ce qui va le pousser à changer plusieurs fois son genre musical.

Sur ses albums des années 1993 à 2001, Scorpions décide d'expérimenter sans grand succès de nouveaux styles de plus en plus éloignés du hard rock pour renouer avec la célébrité (métal avec Face the Heat en 1993, électro-pop avec Eye II Eye en 1999, symphonique avec Moment of Glory en 2000, acoustique avec Acoustica en 2001) avant de finalement retourner à son « origine » avec l'album Unbreakable de 2004. Ce retour aux sources longtemps désiré et attendu par les fans et les critiques se poursuit sur l'album Humanity - Hour 1 en 2007 (album qui contient néanmoins quelques touches modernes genre nü metal). En 2010, sort leur dernier album, Sting in the Tail, qui se situe lui aussi dans la même tendance puisqu'on y retrouve le son hard rock caractéristique de Scorpions dans de nombreux titres.

Influence et postérité[modifier | modifier le code]

Scorpions est considéré comme l'un des pionniers du hard rock, l'instigateur de la productive scène hard rock allemande et le meilleur groupe de hard rock d'Europe continentale (c'est d'ailleurs le premier groupe de hard rock non anglo-saxon à obtenir un succès international important, ouvrant ainsi la voie aux groupes provenant de scènes hard rock/metal de pays comme l'Allemagne, le Brésil, les pays scandinaves…). Scorpions a influencé de nombreux groupes, permettant avec d'autres groupes comme Van Halen, Aerosmith et AC/DC, de définir le son du hard rock caractéristique des années 1980. Leur musique, mêlant des chansons s'appuyant sur des riffs très riches et puissants et d'autres en arpèges au son cristallin alliées à la guitare électrique, a influencé le style de groupes et de guitaristes de hard rock et de metal comme Metallica, Dokken, Def Leppard, Iron Maiden, Dio ou encore Bon Jovi, Billy Corgan (des Smashing Pumpkins) ou Alex Skolnick (du groupe Testament)[48]. Leur formule alliant hard rock et ballades sera reprise par de nombreux groupes et aidera à définir le genre et le succès de la power ballad dans le rock. Lovedrive, Blackout et Love at First Sting sont considérés parmi les plus grands albums de hard rock tandis que les albums live Tokyo Tapes et World Wide Live sont regardés comme faisant partie des meilleurs live de hard rock et même de rock pour le premier.

Scorpions a été nommé le 27e plus grand groupe de hard rock, le 8e meilleur groupe de hard rock des années 1970 et le 10e des années 1980 par Digitaldreamdoor[49] et le 46e plus grand groupe de hard rock par VH1[50] (dans une liste qui n'inclut pas que du hard rock au sens strict du terme, mais tout artiste ayant utilisé ou influencé le hard rock, le metal ou le punk rock comme les Rolling Stones, les Clash ou Pink Floyd). Le magazine Rolling Stone a qualifié Scorpions de « héros du heavy metal »[51]. Le groupe est le premier avec Queen à avoir reçu un Echo award de meilleur groupe de l'année, en 1992[52], tandis qu'en 2009, il remporte un deuxième Echo award, cette fois pour l'ensemble de sa carrière[53].

Formation[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Scorpions, sur scène en 2005.
  • Rudolf Schenkerguitare rythmique, guitare lead, chant, chant lead sur les titres They Need a Million, Hey You et Love is the Answer (depuis 1965)
  • Klaus Meine — chant lead, guitare (depuis 1970)
  • Matthias Jabs — guitare rythmique, guitare lead, chœurs (depuis 1979)
  • James Kottak — batterie, chœurs (depuis 1996)
  • Paweł Mąciwoda — basse, chœurs (depuis 2004)

Ancien membres[modifier | modifier le code]

  • Lothar Heimberg — basse, chœurs (1965–1973)
  • Wolfgang Dziony — batterie, percussions, chœurs (1965–1973)
  • Karl-Heinz Vollmer – guitare rythmique, guitare lead, chœurs (1965–1970)
  • Michael Schenker — guitare rythmique, guitare lead, chœurs (1970–1973, 1978–1979)
  • Francis Buchholz — basse, chœurs (1973–1983, 1984–1992)
  • Uli Jon Roth — guitare rythmique, guitare lead, chœurs, chant lead sur les titres Drifting Sun, Fly to the Rainbow, Dark Lady, Sun in My Hand, Hell Cat, Polar Nights (1973–1978)
  • Jürgen Rosenthal — batterie, percussions, chœurs (1973–1975)
  • Achim Kirschning — claviers (1973–1974)
  • Rudy Lenners — batterie, percussions (1975–1977)
  • Joe Wyman - batterie, percussion (1977)
  • Herman Rarebell — batterie, percussions, chœurs (1977–1983, 1984–1995)
  • Ralph Rieckermann — basse, chœurs (1993–2000, 2000–2003)
  • Curt Cress — batterie, percussions (1996)
  • Ken Taylor — basse, chœurs (2000)
  • Ingo Powitzer — basse, chœurs (2004)

Managers[modifier | modifier le code]

  • Leber/Krebs (management années 1979-1980)
  • Doc Mc Ghee (management années 1980-1990)
  • Peter F. Amend (booking et management depuis 1991)
  • Stewart Young (depuis 1995)
  • Steve Martin (The Agency Group, 2012)

Chronologie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Scorpions.

Scorpions est un groupe prolifique qui a sorti pas moins de 18 albums studio (en réalité 17, puisque Comeblack est un réenregistrement des plus grands succès du groupe et de reprises de tubes d'autres groupes) et 6 albums live en plus de 45 ans de carrière, ce qui correspond à environ un album tous les deux ans. De 1974 à 1980, Scorpions va même sortir un album tous les ans. Le groupe est aussi réputé pour n'avoir jamais cessé depuis 1972 de partir en tournée, parfois dans des lieux très reculés (comme en Sibérie[32]) et de produire des albums.

Albums[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Vidéos et DVD[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Chris Ingham, The Book of Metal, Thunder's Mouth Press,‎ 2002 (ISBN 978-1-56025-419-5, LCCN 2002071975), pg. 104.
  2. (en) Metal - A Headbanger's Journey, DVD, ASIN B000FS9OZY (2005).
  3. (en) Chris Ingham, The Book of Metal, Thunder's Mouth Press,‎ 2002 (ISBN 978-1-56025-419-5, LCCN 2002071975), p. 104
  4. Weinstein, Deena. Heavy Metal: The Music and its Culture. DaCapo, 2000. ISBN 0-306-80970-2, p. 29, 36.
  5. (en) Ian Christe, Sound of the Beast, Allison & Busby,‎ 2004, relié (ISBN 978-0-7490-8351-9), p. 2
  6. (en) Robert Walser, Running with The Devil, Wesleyan University Press,‎ 1999 (ISBN 978-0-8195-6260-9, LCCN 92056911), p. 2
  7. (en) M. C. Strong, The great rock discography, Giunti,‎ 1998 (ISBN 978-88-09-21522-1, OCLC 635853071), p. 722.
  8. (ru) Philip Dodd, The Book of Rock: from the 1950s to today, Thunder's Mouth Press,‎ 2005, poche (ISBN 978-1-56025-729-5, LCCN 2005925899).
  9. (en) « Scorpions Biography », www.bighairmetal.com (consulté le 12 avril 2008).
  10. (en) « 100 million sold copies », /www.billboard.com (consulté le 29 janvier 2010).
  11. a, b et c (fr) Michka Assayas, Dictionnaire du rock – Tome 2 - M-Z, Collection Bouquins, R. Laffont,‎ 2000, 1e éd. (ISBN 978-2-221-08955-2), Article « Scorpions ».
  12. Blazek, Matthias: Das niedersächsische Bandkompendium 1963–2003 – Daten und Fakten von 100 Rockgruppen aus Niedersachsen, Celle 2006, (ISBN 978-3-00-018947-0), p. 8–9.
  13. (en) « Scorpions Bio (paragraphe 2) », sur the-scorpions.com (consulté le 19 juin 2008).
  14. (en) « Michael Schenker Bio », sur Billboard (consulté le 19 juin 2008).
  15. (en) « The Story of "Scorpions" », sur ulijonroth.com (consulté le 06 juin 2008).
  16. (fr) Axe Killer Warrior's Set, livret de l'édition collector des albums In Trance et Virgin Killer, Axe Killer label,‎ 2007, pg. 3.
  17. (en) « interview de Rudolf Schenker », blasting-zone.com (consulté le 23 octobre 2007).
  18. (en) « Tournée de Virgin Killer », the-scorpions.com (consulté le 19 juin 2008).
  19. (en) « Listes des artistes s'étant produits au Marquee en 1976 », sur themarqueeclub.net (consulté le 27 juin 2008).
  20. a et b (fr) Matthias Mineur, livret de l'édition officielle remastérisée de l'album Taken by Force, Breeze Music/EMI Electrola,‎ 2001, pg. 3.
  21. (fr) « Interview avec Rudy Lenners », crazyscorps.com (consulté le 19 juin 2008).
  22. (en) « interview de Francis Buccholz, 4e question sur Scorpions », metal-rules.com (consulté le 19 juin 2008).
  23. a et b (en) « critique de l'album par All Music Guide », Allmusic (consulté le 21 octobre 2007).
  24. (en) « Lovedrive Tour 1978 », sur the-scorpions.com (consulté le 27 juin 2008).
  25. (en) « interview de Don Dokken », classicrockrevisited.com (consulté le 26 octobre 2007).
  26. a et b (en) « tournée de Blackout », the-scorpions.com (consulté le 21 juin 2008).
  27. (en) « interview de Francis Buccholz, 6e question sur Scorpions », metal-rules.com (consulté le 19 juin 2008).
  28. (en) « tournée de Love at First Sting », the-scorpions.com (consulté le 21 juin 2008).
  29. (en) « critique de l'album sur allmusic guide », Allmusic (consulté le 19 juin 2008).
  30. a et b (en) « Savage Amusement 1988 », sur the-scorpions.com (consulté le 29 juin 2008).
  31. (en) Biographie officielle du groupe, paragraphe 11 sur the-scorpions.com, rapporté par the-scorpions.com ; dernier accès 20 décembre, 2007.
  32. a et b (en) « Interview with Klaus Meine », sur metal-rules.com (consulté le 6 juin 2008).
  33. (en) dmme.net « Interview with Klaus Meine »,‎ juin 2005 (consulté le 28 novembre 2007).
  34. (de)/(en) « biographie de Scorpions sur le site de Matthias Jabs », matthiasjabs.de (consulté le 19 juin 2008).
  35. (fr) « Interview avec Francis Buchholz », sur hardrock80.com (consulté le 27 juin 2008).
  36. (en) « interview avec Herman Rarebell », hardradio.com (consulté le 19 juin 2008).
  37. (en) « Interview with Socprions », sur www.rockpages.gr (consulté le 27 juin 2008).
  38. (en) « Main history, Wacken 2006 », sur www.wacken.com (consulté le 26 juin 2008).
  39. (en) « Interview with Matthias Jabs about Humanity Hour 1 », sur www.baconmusic.co.uk (consulté le 27 juin 2008).
  40. (en) « Interview with Klaus Meine about Humanity Hour 1 », sur www.classicrockrevisited.com (consulté le 27 juin 2008).
  41. (de) « Bild » (consulté le 24 janvier 2010).
  42. (fr) « NANCY ON THE ROCKS », sur Crazyscorps (consulté le 26 avril 2012).
  43. (fr) « Deux dates supplémentaires viennent d'être annoncées pour novembre », sur Crazyscorps,‎ 3 juin 2012 (consulté le 3 juin 2012).
  44. (en) « SCORPIONS Working On 3D Concert DVD, Documentary », sur Rolling Stone (consulté en 23 février 2014).
  45. (de) « United People Charity Night (Klaus Meine) », sur Zimbio (consulté en 23 février 2014).
  46. « SCORPIONS Working On 3D Concert DVD, Documentary », Rolling Stone
  47. (en) « Unplugged rock on Scorpions' new album », sur dw.de (consulté en 23 février 2014).
  48. (en) « Alex Skolnick sur Scorpions », sur www.vintageguitar.com (consulté le 27 juin 2008).
  49. (en) « Liste des meilleurs groupes de heavy metal », sur www.digitaldreamdoor.com (consulté le 25 juin 2008).
  50. (en) « The Greatest: 100 Greatest Artists of Hard Rock (40 - 21) », sur www.vh1.com (consulté le 06 juin 2008).
  51. (fr) Moselle, Bendelow et Klingemann, « Scorpions Bio », sur Wacken Open Air (consulté le 26 juin 2008).
  52. (de) « Vainqueur du ECHO award 1992 », sur www.echo-deutscher-musikpreis.de (consulté le 25 juin 2008).
  53. (de) « Vainqueurs des ECHO awards en 2009 », sur www.echopop.de (consulté le 7 mars 2009).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Michka Assayas, Dictionnaire du rock - Tome 2 - M-Z. Collection Bouquins Laffont, 2000 (ISBN 2221089553)
  • (en) Martin C. Strong, The great rock discography, Giunti, 1998. 1120 (ISBN 8809215222)
  • (en) Philip Dodd, The Book of Rock : From the 1950s to today, 2005
  • (de)/(en) Rudolf Schenker, Rock your life, 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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