Rythme (solfège)

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Le rythme est, en musique, ce qui détermine la durée des notes les unes par rapport aux autres. Dans la musique occidentale (musique savante), il est quantifié par une horloge interne ou pulsation, qui détermine des temps, ce qui permet de comptabiliser les différentes figures de notes et de silences (même si une liberté peut se faire jour : récitatif, cadence, rubatos...). Le rythme, la mélodie, le tempo et la nuance sont les quatre principaux éléments de la partition écrite. Le rythme en musique est l'élément temporel de la musique constitué par la succession et la relation entre les valeurs de durée.

Théorie[modifier | modifier le code]

Lorsque les durées qui composent un rythme sont sans aucun rapport entre elles, on dit qu'on a affaire à un rythme libre. Si au contraire, ces durées sont liées par un rapport de proportion permettant de quantifier les valeurs musicales — par exemple, une durée vaut le triple d'une autre, ou encore, la moitié d'une troisième, etc. — on dit qu'on a affaire à un rythme à durées proportionnelles.

Certains théoriciens parlent dans ce cas de rythmique. La rythmique permet de définir les formes et les formules servant à codifier le rythme musical. La rythmique de la musique occidentale s'appuie sur la traditionnelle représentation des figures de notes et de silences.

Pendant une longue période, la musique occidentale chantée a utilisé un rythme libre calqué le plus souvent sur le rythme du texte chanté, et dont le chant grégorien est l'exemple type. Un tel rythme présente l'avantage de n'avoir besoin d'aucun procédé particulier de notation.

À partir du XIIe siècle se développe la polyphonie, technique musicale propre à la musique occidentale consistant à utiliser simultanément des sons de hauteurs différentes. Le rythme musical a alors nécessité une représentation graphique précise des différentes durées. C'est ainsi que le rythme musical est devenu « rythme à durées proportionnelles », puis, plus précisément, « rythme métrique », c'est-à-dire, « rythme mesuré ».

Lorsque l'on parle d'un rythme, il s'agit d'une brève cellule rythmique. L'expression « le rythme noire-pointée-croche de cette phrase » sert à désigner les deux notes consécutives de ladite phrase ayant pour durées respectives une noire pointée et une croche.

Notons cependant qu'il ne faut pas associer systématiquement le concept de rythme mesuré à celui de mesure. D'une part, les rythmes mesurés ne sont pas tous des rythmes à durées proportionnelles : par exemple, le rythme du récitatif, quoique bel et bien mesuré sur le papier, échappe dans la pratique à toute rigidité métrique. D'autre part, les rythmes à durées proportionnelles ne sont pas nécessairement mesurés, en d'autres termes, certains d'entre eux peuvent être notés sans barres de mesure : c'est le cas par exemple, de bon nombre de partitions antérieures au XVIIe siècle.

Par opposition au solfège mélodique, le solfège rythmique ne s'intéresse qu'au découpage temporel d'une séquence rythmique exécutée par un ou plusieurs instruments — généralement des percussions, mais aussi d'autres instruments non mélodiques.

Termes concernant la quantification du rythme[modifier | modifier le code]

Rythme binaire (toutes les valeurs rythmiques sont divisibles par deux)

Rythme ternaire (toutes les valeurs rythmiques sont divisibles par trois)

Rythme trinaire (il s'agit ici de jouer par exemple, des croches binaires, mais des doubles croches ternaires)

Termes concernant les variations de rythme[modifier | modifier le code]

A battuta (« à la mesure »), ou A tempo (« au tempo ») indique le retour au rythme précédent après un passage libre ad libitum ou a piacere. On dit aussi misurato.

Termes indiquant la suspension du tempo :

  • Ad Libitum : à volonté
  • A piacere : à plaisir
  • Ritenuto : retenu
  • Rubato : sans rigueur
  • Senza tempo : sans mesure

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pierre Lusson, "Bibliographie du rythme", Mezura n°45, Cahiers de poétique comparée Publications Langues'O, 2001.

Jacques Roubaud, "T.R.A.(M,m) (question d'une poétique formelle, I)" - théorie du rythme abstrait -, Mezura n°24, Cahiers de poétique comparée Publications Langues'O, 1990.

A. Danhauser, "Théorie de la Musique", page 46, Edition revue et augmentée, 1996.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]