Microhouse

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Microhouse

Origines stylistiques Techno minimale, house, musique électronique, bitpop, glitch, musique minimaliste, IDM, Chicago house, acid house[1]
Origines culturelles Fin des années 1990 ; Europe[2]
Instruments typiques Échantillonneur, boîte à rythmes, clavier, synthétiseur, séquenceur
Popularité Faible à modérée
Scènes régionales Cologne, Montréal, Paris, Barcelone
Voir aussi Lounge, nightclubs

La microhouse (buftech, ou parfois juste minimal) est un sous-genre musical de la house particulièrement inspiré par la musique minimaliste et la techno des années 1990[2]. La microhouse partage des éléments communs avec la deep house moins intense, notamment ses lignes de basses moins apparentes ; cependant, ces genres divergent dans la rapidité et la présence des voix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la microhouse sont retracées dans les genres techno minimale, bitpop (ces deux genres étant développé au début des années 1990), et house (développée au début des années 1980). Ses premeirs échos apparaissent dans l'album glitch du groupe expérimental Oval, en 1993. Comme la plupart des genres de musique électronique contemporains, la microhouse s'inspire des plusieurs genres musicaux, en particulier la techno et la garage house « click and pop » originaire du Yorkshire Bleeps and Bass (ou Bleep), du bitpop et de la techno minimale. Différent de la tech house, souvent considérée comme de la « house mélangée à des éléments mélodieux de techno », la microhouse se définit comme de la « techno minimale orientée house » – un mélange d'éléments backroom house funky et groovy à de la bitpop et au son répété mais entrainant de la techno.

La première chanson microhouse est intitulée Beau Mot Plage, popularisée par Isolée en 1999. Cependant, la microhouse ne se popularisera pas aussi rapidement avant l'arrivée des années 2000 après la création de labels discographiques tels que Kompakt, Perlon, Spectral Sound, Fabric, Telegraph et Force Inc[3]. Le terme de « microhouse » est habituellement attribué au disc jockey Philip Sherburne[4] dans un article du magazine The Wire publié en 2001, pour décrire, selon Stelfox, « l'interprétation hypnotique et spectrale du groove classique de Chicago originaire de labels comme Perlon, Kompakt, Playhouse, Ongaku, Klang Elektronik et de la famille Mille Plateaux - en particulier Force Tracks et Force Inc - au passage à l'an 2000[5]. »

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Comme pour la house et la techno, la microhouse se construit sur un rythme en 4/4. Son tempo se situe habituellement aux alentours des 130 BPM. Une différence notable entre la microhouse et la house est le remplacement du kickdrum house typique, et des charlestons et échantillons rythmiques qui durent plus longtemps[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Simon Reynolds, Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture, Soft Skull Press,‎ 2013, p. In microhouse, elements of techno and disco, electro and house, acid and trance, get shuffled;.
  2. a et b (en) Ishkur, « Ishkur's guide to Electronic Music »,‎ 2005 (consulté le 12 août 2014).
  3. (en) Simon Reynolds, Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture, Soft Skull Press,‎ 2013, the resurgence of trance, the 2step garage explosion, the retro-electro eighties revival, and — in a sweeping overview — the crisis and consolidation of dance culture that took place this decade and the emergence of noughties-defining genres like microhouse, breakcore, grime and dubstep..
  4. (en) Michaelangelo Matos (7 avril 2010). "Pantha Du Prince: Techno Music A Rock Fan Can Love", NPR Music.
  5. (en) Dave Stelfox, « Clicky Disco: Microhouse's Forward March »,‎ 2002.
  6. (en) Ishkur, « Ishkur's guide to Electronic Music »,‎ 2005 (consulté le 12 août 2014).
  7. « Microhouse » (consulté le 12 août 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]