Gong (groupe)

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Gong

Description de cette image, également commentée ci-après

Gong, Hyde Park, Londres, 1974

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock progressif, rock psychédélique, space rock
Années actives 1967–aujourd'hui
Labels Virgin/EMI Records
Major League Productions (MLP)
Site officiel Official Web Site
Composition du groupe
Membres Daevid Allen
Gilli Smyth
Orlando Allen
Fabio Golfetti
Dave Sturt
Ian East

Gong est un groupe de space rock, rock progressif et free-jazz fondé par l'Australien Daevid Allen, guitariste de Soft Machine à la suite d'un exil forcé en France à partir de 1967.

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines du groupe remontent à avant la formation de Soft Machine, le jour d'une vision de Daevid Allen au cours d'une pleine lune de 1966. Il vit des intelligences supérieures, les "Octave Doctors", le regarder jouer sur une scène devant un public rock en expérimentant une connexion avec eux qui avait la qualité de l'amour intense[1]. Après avoir fondé Soft Machine en octobre 1966, il travaille avec le groupe sur le répertoire qui deviendra le premier album du groupe. Mais en septembre 1967 le guitariste australien se voit refuser l'entrée en Angleterre pour trois ans et quitte les Softs. Il n'apparaît donc pas sur leur premier album mais on peut retrouver un CD du même répertoire avec lui : Jet Propelled Photographs.

Installé à Paris, Daevid forme un groupe « ancêtre » du Gong, parfois appelé "ProtoGong" et joue avec Don Cherry, Gilly Smith, Ziska Baum entre autres[2]. Au printemps 1968 il forme le Banana Moon band avec Gilly, Marc Blanc (batterie) et Patrick Fontaine (basse). Mais un de leurs concerts pendant les « événements » de mai 68 l'oblige à un premier exil à Deià (Majorque). Le répertoire de cette époque constituera le premier album de Gong, enregistré à l'automne 1969 : Magick Brother. C'est à ce moment qu'on peut dater la naissance du groupe, qui comporte Didier Malherbe aux vents et Rachid Houari à la batterie. Ils jouent au Festival d'Amougies.

Premières années (1969-1972)[modifier | modifier le code]

Le premier album est bien accueilli et est nommé « album pop de la semaine » à la radio française. Il comporte déjà des couleurs des futurs albums mais reste différent avec des influences folk et free jazz.Gong commence à tourner en France, il sera avec Ange et Magma un des groupes qui fera le plus de concerts dans le circuit des MJC. Ils jouent au premier festival de Glastonbury en 1971 et leur set sort sur le disque Greasy Truckers Le réalisateur Jérôme Laperrousaz fait appel au groupe pour la B.O. du film Continental Circus. À cette époque, le groupe grave un album en collaboration avec Dashiell Hedayat, Obsolete et son deuxième véritable disque Camembert électrique. La section rythmique est alors composée de Christian Tritsch (basse) et Pip Pyle (batterie). Kevin Ayers joue quelques mois comme membre « semi-permanent » puis quitte l'équipe, ainsi que Pip Pyle, remplacé par Laurie Allan en janvier 1972. Le groupe Gong a eu des difficultés à conserver une section rythmique stable avec différents batteurs (Marc Poole, Charles Hayward, retour de Laurie Allan) et Francis Moze (ex-Magma) à la basse[3].

La trilogie Radio Gnome (1973-1974)[modifier | modifier le code]

L'œuvre la plus reconnue du groupe est la trilogie comportant Flying Teapot, Angel's Egg et You. Elle conte les aventures délirantes et magiques de Zero the Hero. C'est la clef de voûte de toute la discographie du Gong et le meilleur line-up. À l'époque de l’enregistrement du premier volet en janvier 1973, Flying Teapot, sont recrutés Tim Blake (synthétiseurs) et Steve Hillage (guitare), débauché du groupe de Kevin Ayers. Les recherches au synthétiseur VCS3 de Blake et le superbe jeu de guitare de Hillage complètent le son du groupe.

Quelques mois plus tard arrive une nouvelle et définitive section rythmique avec Mike Howlett (basse) et Pierre Moerlen à la batterie. Avec cette formation vont être réalisés les deux meilleurs disques Angel's Egg (été 1973) et You (été 1974). Avec les guitares glissando d'Allen et Hillage, le space whisper et les cris de Smith et les spirales pré-technos de Blake, le psychédélisme est à son sommet. On peut considérer Other Side of the Sky et A Sprinkling of Clouds comme des morceaux précurseurs de la techno, bien plus que ceux du Krautrock de Kraftwerk ou Tangerine Dream ou de ceux de Pink Floyd. You est considéré par beaucoup comme leur plus grande réussite en studio et la compilation de concerts Live Etc. présente certaines des plus belles versions de la trilogie. La musique peut être à la fois drôle et légère, comme très complexe et puissante. On commence à sentir d'ailleurs un antagonisme entre les musiciens "fun" comme Allen et ceux beaucoup plus techniques comme Moerlen. Dans You, ceci est très visible avec des chansons légères et de longs instrumentaux très "space". Ces divergences grandissent au fil des mois et à l'été 1974, Gilly Smith s'en va. Le 10 avril 1975 Daevid Allen ne peut sortir des loges d'un concert à Cheltenham, comme si une force invisible l'en empêchait et quitte le navire[4]. Steve Hillage, promu "leader" se trouve dans une position inconfortable et part lui aussi avec sa compagne Miquette Giraudy à l'automne 1975 au moment de l'enregistrement de son premier disque solo Fish Rising réalisé avec l'ensemble du Gong.

La période jazz-rock, les projets solo et la première reformation (1975-1980)[modifier | modifier le code]

Le premier album post-Pixie est Shamal. Il marque une grosse transition dans le style musical. Le lien avec la période précédente est un côté planant, l'utilisation des vibraphones et le jeu caractéristique de Didier Malherbe. Par contre, les titres prennent une couleur jazz-rock progressif qui sera celle des années suivantes. Il n'y a plus de boucles de synthés psychés, de guitares glissando ou de space whisper et on trouve moins de chansons et plus de passages instrumentaux. Steve Hillage et Miquette Giraudy ne participent que très peu. Shamal est néanmoins à part avec des passages clairement Musique du Monde. Il est notable de constater qu'à l'instar de Soft Machine, Gong est le deuxième groupe à virer vers du jazz-rock après le départ du fantasque Australien.

Sous la houlette de Pierre Moerlen le disque suivant Gazeuse! prend encore plus le virage jazz fusion. Allan Holdsworth et son jeu très complexe y est pour beaucoup (il avait déjà joué pour… Soft Machine !). Gazeuse! est une réussite et sûrement le meilleur album du Pierre Moerlen's Gong (il n'est signé de Gong que pour des raisons contractuelles avec Virgin). Le line-up tournera autour de Moerlen, Holdsworth, Francis Moze (basse) et Benoît Moerlen (vibraphone). Des invités prestigieux ont participé au Pierre Moerlen's Gong  : Didier Lockwood (violon), Mike Oldfield (guitare), Steve Winwood (claviers) et Mick Taylor (guitare).

Daevid Allen enregistre son deuxième album solo (après Bananamoon 1971) : Good morning, réalisé à Deya avec le groupe Euterpe. Il revient à un style plus simple et acoustique. Après Now Is the Happiest Time of Your Life (1977) et la production du groupe Can am des puig, il part vivre à New York où il joue avec Bill Laswell (du groupe Material) dans un projet Post Rock qui donnera le disque About Time de New York Gong.

Gilly Smith enregistre Mother (1978) et fonde Mother Gong avec Harry Williamson. Ce groupe est toujours en activité et a proposé plus d'une dizaine de disques à ce jour.

Steve Hillage se consacre avec succès à sa carrière solo, de loin celle la plus en phase avec le Gong psychédélique. Au fil des années il se rapproche peu à peu de la musique électronique. Il est le parrain de la techno Ambient, en particulier avec Rainbow Dome Musick (1979).

Le 28 mai 1977, Gong se reforme occasionnellement et joue à l'Hippodrome de Paris l’intégralité de ses quatre albums phares : Camembert Electrique, Flying Teapot, Angel's Egg et You. Ce concert est sorti en vinyle puis en CD sous le nom de Gong Est Mort, Vive Gong. En réponse au Punk naissant Daevid et Gilly forment Planet Gong avec des musiciens de Here & Now et publient Floating Anarchy Live 77, un mélange de punk et de space rock.

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Cette décennie a été la moins intense au niveau création musicale. Daevid Allen repart en Australie en 1981, il travaille sur des performances et de la poésie. Il apprend le Rebirth, une technique de développement personnel issue de la psychologie thérapeutique en vogue dans les mouvements New Age.

Gilly Smith continue l'aventure de Mother Gong et sort des albums régulièrement.

Steve Hillage travaille comme producteur, notamment pour Simple Minds, Murray Head, Cock Robin et sur le concert 1, 2, 3 Soleils des artistes Raï Rachid Taha, Khaled et Faudel.

Pierre Moerlen arrête le Pierre Moerlen's Gong en 1981. Il joue entre autres avec Magma et Mike Oldfield.

Après avoir passé la plupart des années 1980 en Australie, Daevid revient au Royaume-Uni en 1988 et forme la Compagnie d'Opéra Invisible du Tibet (C.O.I.T.) avec Harry Williamson, Didier Malherbe et le violoniste Graham Clarke. Le groupe devient Gong Maison et sort l'album du même nom en 1989.

Les années 1990[modifier | modifier le code]

Dès 1990, Allen et Malherbe rejouent avec Gilly Smith, Pip Pyle et les membres de Here & Now Steffy Sharpstrings, Keith Bailey et Twink. En 1992, ils rejouent à nouveau sous le nom de Gong et sortent Shapeshifter, la suite des aventures de Zero the Hero (Radio Gnome part 4). 1994 les voit fêter le 25e anniversaire du groupe (Cd 25th Birthday Party) avec Mike Howlett et Tim Blake.

Ils vont tourner toute la décennie assez régulièrement avec un line-up de plus en plus proche de celui de You. En 1998 la tournée est jouée par Allen, Smith, Malherbe, Howlett et Moerlen. Seuls Blake et Hillage manquent, remplacés par Steffy Sharpstrings.

Le regain d'activité dans les années 1990 est impressionnant. Allen en particulier multiplie les collaborations et les disques : Gong, en solo (Dreaming a dream 1995), en projet (Seven Drones 1990), un hommage au Jazz (Eat Me Baby I'm a Jellybean), University of Error

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Avec Chris Taylor (batterie) et Theo Travis (saxophones) ils gravent le 5e volet de Radio Gnome Zero to Infinity (2000) et un live de la tournée suivante : Live 2 Infinitea. À partir de 2001 les tournées régulières cessent car trop risquées financièrement pour le G.A.S. (Gong Appreciation Society) qui s'occupe du Site officiel, des rééditions et du merchandising sous la houlette de Jonny Greene.

En lieu et place de tournées proprement dites sont organisés les Gong Unconventional Gatherings qui sont de véritables festivals de la famille Gong. Le premier a lieu à Glastonbury en 2004 avec Gong, Here and Now, House of Thandoy, Thom the Poet, Invisible Opera, Andy Bole, Bubbledub et Joie Hinton. Celui de 2005 programme Gong, Here and Now, System 7, House of Thandoy et Kangaroo Moon. Le dernier "Uncon" a eu lieu au Melkweg à Amsterdam du 3 au 5 novembre 2006 avec quasiment tous les groupes proches : System 7, Steve Hillage Band, Hadouk, Tim Blake & Jean-Philippe Rykiel, University of Errors, Here and Now, Mother Gong, Zorch, Eat Static, Acid Mothers Gong, Slack Baba, Kangaroo Moon et quantités d'autres.

Une autre réunion eu lieu en juin 2008 sous l'égide de Massive Attack au Meltdown Festival de Londres avec Allen, Smyth, Hillage, Giraudy, Howlett, Taylor and Travis. C'est cette formation qui a enregistré 2032 en 2009 qui reste leur dernier disque studio à ce jour. Il relate la rencontre entre la Terre et la Planète Gong prévue en 2032...

Notes[modifier | modifier le code]

On retrouve le morceau Heavy Tune dans la bande son de GTA 4.

Le groupe est mentionné sur la Nurse with Wound list.

Membres au cours des années[modifier | modifier le code]

(1967-1969)
(1969-1971)
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Daevid Allen - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Rachid Houari - batterie
(1971)
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Daevid Allen - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Christian Tritsch - guitare basse
  • Pip Pyle - batterie
(1972-1973)
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Daevid Allen - guitare
  • Steve Hillage - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Christian Tritsch - guitare basse
  • Francis Moze - clavier, guitare basse
  • Rachid Houari - percussion
  • Tim Blake - clavier, vocaux
  • Laurie Allan - batterie
(1973-1974)
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Daevid Allen - guitare, vocaux
  • Steve Hillage - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Tim Blake - clavier
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Mike Howlett - guitare basse
  • Mireille Bauer - percussions
(1974-1975)
  • Steve Hillage - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Tim Blake - synthétiseur
  • Daevid Allen - vocaux
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Mike Howlett - guitare basse, vocaux
  • Mireille Bauer - percussions
  • Benoît Moerlen - percussions
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Miquette Giraudy - chœurs
(1975-1976)
  • Steve Hillage - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Patrice Lemoine - piano
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Mike Howlett - guitare basse, vocaux
  • Mireille Bauer - percussions
  • Jorge Pinchevsky - violon
  • Sandy Colley - vocaux
(1976-1977) Pierre Moerlen's Gong
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Allan Holdsworth – guitares, violon, pedal steel
  • Mireille Bauer – vibraphone, marimba, glockenspiel, toms
  • Benoît Moerlen – vibraphone
  • Francis Moze – guitare basse, gong, piano
  • Mino Cinelu – percussions
(1977) Ultime concert du véritable Gong
  • Steve Hillage - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Patrice Lemoine - piano
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Mike Howlett - guitare basse, vocaux
  • Mireille Bauer - percussions
  • Jorge Pinchevsky - violon
  • Sandy Colley - chant
  • Daevid Allen – guitare, vocaux
  • Tim Blake – synthétiseur, claviers
  • Gilli Smyth – vocaux
  • Martin Sylvie – piano
  • Christian Tritsch – guitare basse, guitare
(1977) Pierre Moerlen's Gong
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Hansford Rowe - guitare basse, guitare
  • Mireille Bauer - percussions
  • Benoît Moerlen - vibraphone
  • François Causse - congas
(1977-1978) PlanetGong,
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Daevid Allen - guitare
  • Steffy Sharpstrings – guitare
  • Keith da Missile - guitare basse
  • Kif Kif Le Batteur – batterie
  • Gavin Da Blitz – synthétiseur
  • Suze Da Blooz & Anni Wombat – chœurs
(1978)Pierre Moerlen's Gong
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Francis Moze - guitare basse
  • Mireille Bauer - percussions
  • Benoît Moerlen - vibraphone
  • Allan Holdsworth - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Mino Cinelu - percussions
(1978-1979)Pierre Moerlen's Gong
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Hansford Rowe - guitare basse, guitare
  • Mireille Bauer - percussions
  • Benoît Moerlen - vibraphone
  • François Causse - congas
(1979) Pierre Moerlen's Gong
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Hansford Rowe - guitare basse
  • Ross Record - guitare
  • Benoît Moerlen - vibraphone
  • François Causse - congas
(1979) Pierre Moerlen's Gong
  • Pierre Moerlen - batterie
  • Hansford Rowe - guitare basse, guitare, synthétiseur
  • Bon Lozaka - guitare
(1979) New York Gong
  • Daevid Allen – guitare rythmique, guitare glissando, vocaux
  • Cliff Cultreri – guitare
  • Bill Laswell – guitare basse
  • Fred Maher – batterie
  • Bill Bacon – batterie
(2003-2004) Acide Mother Gong
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Daevid Allen - guitare, vocaux
  • Josh Pollock – guitare
  • Kawabata Makoto - guitare
  • Tsuyami Atsushi - guitare basse
  • Yoshida Tatsuya – batterie
  • Higashi Hiroshi – synthétiseur
  • Cotton Casino – synthétiseur, vocaux
(2004) Acide Mother Gong
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Daevid Allen - guitare, vocaux
  • Josh Pollock – guitare
  • Kawabata Makoto - guitare
  • Tsuyami Atsushi - guitare basse
  • Yoshida Tatsuya – batterie
  • Higashi Hiroshi – synthétiseur
(2009) Gong
  • Daevid Allen - guitare, vocaux
  • Miquette Giraudy - clavier, chant
  • Steve Hillage - guitare
  • Didier Malherbe - flûte, saxophone
  • Mike Howlett - guitare basse
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Chris Taylor - batterie
(2012) Gong
  • Daevid Allen - guitare, vocaux
  • Gilli Smyth - vocaux
  • Orlando Allen - batterie
  • Fabio Golfetti - guitare
  • Ian East - flûte, saxophone
  • Dave Sturt - guitare basse

Discographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du groupe sur le site officiel
  2. Gong Dreaming 1 p.127
  3. Gong Dreaming 2 p.154,165,175
  4. Gong Dreaming 2 p.412