Can (groupe)

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Can est un groupe allemand de rock expérimental fondé en 1968 à Cologne (Allemagne de l'Ouest). Pionniers de la scène Krautrock, les musiciens ont toujours rejeté les influences américaines et incorporé des éléments de musique minimaliste et de world dans leurs compositions toujours très progressives.

Can construisait sa musique autour d'improvisations très libres, retravaillées en studio par la suite, qu'Holger Czukay, bassiste du groupe, qualifiait lui-même de « compositions instantanées[1] ». Le groupe a connu quelques succès occasionnels, notamment avec les chansons Spoon et I Want More, toutes deux entrées dans les charts allemands. En outre, à travers ses albums Tago Mago (1971) et Ege Bamyasi (1972), Can a exercé une influence considérable sur la musique d'avant-garde, le rock expérimental, l'ambient, la new-wave et la musique électronique[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les premières années (1968-1970)[modifier | modifier le code]

Can est fondé en 1968 à Cologne par Holger Czukay (basse), Irmin Schmidt (claviers), Michael Karoli (guitare), David Johnson (composition/flûte) et Jaki Liebezeit (batterie). Johnson, compositeur américain, flûtiste renommé et grand adepte de la musique électronique, quitte le groupe dès 1968, déçu par le changement d'orientation des autres musiciens, plus intéressés par le rock. Les musiciens utilisent tout d'abord les noms de Inner Space et The Can avant que Jaki Liebezeit ne suggère l'acronyme de "Communisme Anarchisme Nihilisme", donnant au groupe le nom de Can.

À l'automne 1968, le groupe rencontre Malcolm Mooney à l'occasion d'un voyage à Paris[3]. Ce sculpteur américain, très créatif mais aussi très instable et conflictuel, deviendra le chanteur du groupe. Il enregistre l'instrumental de son premier album, Prepared to Meet Thy Pnoom, contenant également les ébauches de deux morceaux, Father Cannot Yell et Outside My Door, qui sortiront sur leur premier album. Le groupe continue son travail en studio, n'arrivant pas à trouver de maison de disques pour les produire, et enregistre une multitude de morceaux. Cela aboutit à la sortie de leur premier album, Monster Movie en 1969. Les chansons non retenues sur ce dernier sortiront en 1981 sur l'album Delay 1968. L'étrange voix de Mooney souligne l'atmosphère inquiétante et hypnotique de leur musique, très influencée par le garage rock, le funk et le rock psychédélique, et renforcée par la répétition des rythmiques basse/batterie.

Mooney retourne aux États-Unis sur le conseil de son psychologue[3], selon lequel la musique de Can était dangereuse pour son équilibre mental[4]. Il est remplacé par un jeune chanteur japonais, Kenji "Damo" Suzuki, rencontré à Munich quelques mois auparavant. Bien qu'il ne connaissait à l'époque qu'une poignée d'accords à la guitare et qu'il improvisait la majorité de ses textes, les autres musiciens lui demandent de jouer le soir de son entrée dans le groupe. La représentation est une réussite, l'entente entre le groupe et son nouveau chanteur s'avère parfaite, ce qui aboutit à la sortie en 1970 de l'album Soundtracks, composé de morceaux destinés à être des bandes-originales de films. Suzuki écrit dès lors les paroles de Can en anglais, et introduit de temps à autre quelques paroles en japonais.

Le succès (1971-1973)[modifier | modifier le code]

Les débuts des années 1970 virent Can réaliser ses travaux les plus acclamés. Alors que les premiers enregistrements se basaient uniquement sur des structures de chansons rock, le groupe va se tourner vers un style d'extrême improvisation. Leur double-album, Tago Mago (1971) restera à jamais l’œuvre ultime de Can. Novateur, à contre-courant de toutes les conventions musicales de l'époque, l'album se base sur une intense rythmique inspiré du jazz, de nombreuses improvisations à la guitare et aux claviers, une production aussi soignée que révolutionnaire, ainsi que les vocalises si particulières de Suzuki.

Tago Mago est rapidement suivi de Ege Bamyasi en 1972, qui, grâce à un son plus abordable, mais restant toujours dans un style avant-gardiste, permet au groupe d'accéder à une grande renommée, notamment grâce aux morceaux Vitamin C et Spoon. L'album est suivi en 1973 par Future Days. Très critiqué à sa sortie, Can y jette pourtant les bases de la musique ambient. Suzuki quitte le groupe peu après, se marie avec une Allemande et devient témoin de Jéhovah. Les chants seront désormais assurés par Karoli et Schmidt[4], bien que, après le départ de Suzuki, seront plutôt écrits dans une optique instrumentale, le groupe voulant continuer l'exploration musicale de l'ambient, commencée sur Future Days.

Les dernières années (1974-1979)[modifier | modifier le code]

Avec Soon Over Babaluma en 1974, Can continue dans le style ambient de Future Days. L'album, pourtant moins bon que son prédécesseur, permet au groupe de regagner le succès connu avec Tago Mago et Ege Bamyasi, et de signer en 1975 un contrat avec Virgin Records au Royaume-Uni et EMI/Harvest en Allemagne. Les derniers albums, Landed (1975) et Flow Motion (1976) montrent un groupe décevant, aux morceaux plus conventionnels, bien loin de la créativité des premiers albums. Cependant, le morceau I Want More, sorti sur Flow Motion, penchant vers le disco, reste l'unique hit du groupe en dehors d'Allemagne, allant jusqu'à grimper à la 26ème place des charts en Angleterre.

Can est rejoint en 1977 par le bassiste Rosko Gee (ex-Traffic) et le percussionniste Rebop Kwaku Baah, qui contribuent aux trois albums suivants Saw Delight (1977), Out of Reach (1978) et Can (1979). Durant cette période Holger Czukay est mis de côté et ne joue que sur l'album Saw Delight. Il quitte officiellement le groupe en 1977, mais participe activement à la production de Out of Reach et Can. Les musiciens se séparent fin 1979.

De 1980 à nos jours : entre séparations et réunions[modifier | modifier le code]

Après la séparation, les différents musiciens du groupe participent à différents projets musicaux, se résumant bien souvent à des travaux de sessions pour d'autres artistes. Le groupe se reforme brièvement en 1986, autour du premier chanteur Malcolm Mooney, aboutissant à la sortie de l'album Rite Time, qui sortira en 1989. Une autre réunion furtive a lieu en 1991 pour l'enregistrement de la bande-son du film Jusqu'au bout du monde de Wim Wenders. De nombreux albums live et compilations sortent également à cette époque. Rebop Kwaku Baah meurt en 1983 d'une hémorragie cérébrale.

En 1999, Karoli, Liebezeit, Schmidt et Czukay participent ensemble à un concert, mais dans leurs groupes respectifs (Sofortkontakt, Club Off Chaos, Kumo et U-She). Michael Karoli meurt le 17 novembre 2001, après un long combat contre son cancer. En 2004, le groupe décide de remasteriser l'ensemble de sa discographie, qui ressortira complètement en 2006.

Après la séparation en 1979, Holger Czukay a enregistré de nombreux albums d'ambient et a collaboré entre autres avec David Sylvian. Jaki Liebezeit joue régulièrement avec les bassistes Jah Wobble et Bill Laswell, participe au projet Drums of Chaos et a assuré en 2005 les parties rythmiques de Datenverarbeiter sur l'album Givt[5]. Michael Karoli a participé à quelques albums de l'artiste de reggae Polly Eltes tandis qu'Irmin Schmidt commençait à travailler avec le batteur Martin Atkins, produisant plusieurs remix du groupe The Damage Manual. Karoli a également fondé le groupe Sofortkontakt!, en compagnie de Mark Spybey, Alexander Schoenert et Felix Guttierez, à l'occasion de la brève réunion de Can en 1999. Damo Suzuki est revenu à la musique en 1983 et donne des concerts partout dans le monde, se résumant bien souvent à de longues improvisations en compagnie de groupes ou artistes locaux, donnant parfois naissance à des albums live. Malcolm Mooney a chanté pour le groupe Tenth Planet en 1998 et Rosko Gee est bassiste pour l'émission Harald Schmidt's TV show en Allemagne depuis 1995.

Musique[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Holger Czukay et Irmin Schmidt ont tous les deux été élèves de Karlheinz Stockhausen et Can hérita irrémédiablement d'une forte base musicale empruntée au compositeur allemand. Schmidt étudia également le piano et la musique classique, tandis que Karoli, devenu élève de Czukay, apporta au groupe une certaine influence tzigane, étudiée auparavant au cours de ses études ésotéristes. Quant à Jaki Liebezeit, il restait très influencé par le jazz, style qu'il avait longtemps côtoyé avant de rejoindre Can. Le son du groupe devait être au début sur un style de musique ethnique, si bien que quand le groupe décida de prendre un son se rapprochant plus du garage rock, David Johnson s'en alla. Can n'abandonna pas totalement ses influences world music, comme le montreront parfaitement les albums Ege Bamyasi, Future Days et Saw Delight, ainsi qu'en incorporant au groupe de nombreux musiciens étrangers. L'"album-étude" Ethnological Forgery Series, souvent abrégé en EFS, démontre l'habileté du groupe à récréer avec succès un grand nombre de musiques ethniques.

À ses débuts, Can restait très influencé par le rock des Beatles et des Velvet Underground[6] mais également pas des artistes tels que Jimi Hendrix, Sly Stone et Frank Zappa[7]. Le groupe a notamment avoué que le début du morceau Father Cannot Yell était très largement inspiré par la chanson European Son des Velvet Underground. En outre, la voix de Malcolm Mooney a souvent été comparée à celle de James Brown, dont plusieurs membres du groupe étaient fanatiques, tandis que les premières compositions de Can furent très influencées par le rock psychédélique, avec des artistes comme Pink Floyd par exemple.

En compagnie de leurs pairs de la scène Krautrock, les musiciens du groupe furent sous l'influence du mouvement progressif qui commençait à prendre forme en Angleterre dès 1969. Les schémas musicaux, composés par Holger Czukay sont toujours comparés à ceux du trompettiste Miles Davis[8]. En effet, les deux musiciens basent leurs compositions sur de longues improvisations soutenues par des rythmes très intenses et très élaborés. Ensuite, Czukay avait été, dans sa jeunesse, très intéressé par la musique concrète des années 1950. Schmid avoua en 1996 lors d'une interview s'être régulièrement inspiré du travail du pianiste Michael von Biel.

Damo Suzuki était un chanteur très différent de Mooney. Ses chants multilingues et son impénétrable style ajoutèrent l'ingrédient manquant à Can, c'est-à-dire un chant pop, accessible à tous. C'est d'ailleurs avec Suzuki que le groupe a produit ses albums les plus populaires. On a particulièrement loué le travail de la section rythmique sur Tago Mago. Ce dernier, hypnotique et régulier, qualifié de motorik, permet alors aux autres musiciens d'entamer de longues improvisations[9]. Can a d'ailleurs plusieurs affirmé vouloir rechercher la transe avec ses morceaux[9], et cette constante recherche passait en priorité par la basse et surtout la batterie.

Les principales critiques à l'encontre du groupe arrivèrent après le départ de Suzuki, et reprochèrent au groupe de ne pas réussir à trouver une base rythmique forte et originale, laissant la plupart des morceaux n'être que de vagues improvisations incontrôlées. Can fut également critiqué pour son manque cruel de variété de sons, s'expliquant par le fait que les musiciens utilisèrent jusqu'en 1975 les deux mêmes enregistreurs multipistes. Toujours en 1975, leurs tentatives de se rapprocher d'autres styles plus populaires furent vivement rejetées par la presse musicale : Landed se rapprochait trop du glam rock, Flow Motion du reggae, Saw Delight et Out of Reach de la world music et de Carlos Santana.

Influence[modifier | modifier le code]

La plupart des artistes de post-punk tels The Fall, Public Image Ltd., Siouxsie & the Banshees, Joy Division, Suicide, This Heat ainsi que David Bowie, Talking Heads, The Stone Roses, Talk Talk et Primal Scream ont cité Can parmi leurs influences. Brian Eno a réalisé un court-métrage en hommage à Can, dans lequel apparaît John Frusciante des Red Hot Chili Peppers et où Can se voit décerner le prix de meilleur groupe d'Allemagne[10].

John Lydon, ancien membre des Sex Pistols, fonda Public Image Ltd., sur le même modèle que Can, en plus d'un grand nombre de collaborations avec les membres de groupe eux-mêmes. Radiohead a repris la chanson Thief, de l'album Delay 1968[11], et a également cité Can comme influence. Mark E. Smith a rendu hommage à Damo Suzuki avec la chanson I Am Damo Suzuki sur l'album This Nation's Saving Grace (1985). The Jesus and Mary Chain jouait régulièrement une reprise du morceau Mushroom lors de ses concerts, et cette dernière inspira également The Flaming Lips dans l'écriture de la chanson Take Meta Mars (sur In a Priest Driven Ambulance en 1990).

Certains groupes ont également choisi leur propre nom en hommage à Can : The Mooney Suzuki, Spoon, Egebamyasi, Hunters & Collectors et Moonshake. Le romancier Alan Warner a écrit deux livres en hommage deux membres de Can (Morvern Callar à Holger Czukay et The Man Who Walks à Michael Karoli). L'album Sacrilege, réalisé par Can en 1997, propose plusieurs remix, édités en particulier par Sonic Youth et U.N.K.L.E. Les tendances à la musique ethnique de Can vont également préfigurer l'apparition de la nouvelle vague de la world music dans les années 1980. Le groupe fit également figure de pionner et de référence pour l'ambient, en compagnie de leurs compatriotes de Kraftwerk et Tangerine Dream.

Plusieurs de groupes de post-rock se réclament de Can ainsi que les groupes de new-prog comme The Mars Volta. Les pionners du renouveau du Krautrock, ont cité Can comme principale source d'inspiration, en compagnie de Faust et Neu!. Le groupe anglais Loop a été profondément influencé par les rythmiques répétitives de Can et a repris la chanson Mother Sky de l'album Fade Out.

Kanye West a samplé le morceau Sing Swan Song pour sa chanson Drunk & Hot Girls (album Graduation en 2007). Enfin, Can a influencé les compositeurs d'avant-garde "classique" tels que Bernhard Lang et Karlheinz Essl.

Improvisations, enregistrement et concerts[modifier | modifier le code]

La musique de Can se basait en grande partie sur l'improvisation puis éditée lors de l'enregistrement pour convenir au format des albums studios. Pour les bandes-originales, seul Irmin Schmidt voyait le film, puis donnait aux autres musiciens une description générale des scènes, pour lesquelles ils allaient devoir trouver une musique. Cette méthode a grandement aidé à la réussite et à la qualité des bandes originales enregistrées, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du contexte du film[12]. Le morceau épique Cutaway sur l'album Unlimited Edition (1976) montre comment les différentes méthodes d'enregistrement et d'édition de sons peuvent être utilisées par la suite pour créer un collage du son en limitant l'énergie et le caractère parfois brouillon des improvisations, que Can maîtrisait parfaitement.

Les concerts du groupe se résumait bien souvent à un mélange de longues improvisations spontanées, se basant sur les morceaux des albums studio. Par exemple, Colchester Finale (Can Live - 1999) incorpore des portions d'une autre chanson, Halleluhwah, dans une composition durant au final une demi-heure. Mooney et Suzuki, durant les premiers concerts, étaient souvent capables de choquer le public grâce à leurs chants inhabituels. En 1970, le public menaça de quitter la salle, effrayé par l'étrange style de chant de Suzuki. Après le départ de ce dernier, la musique de Can gagna en intensité sans chant central, et le groupe garda son habilité pour les improvisations, avec ou sans thème principal qui pouvait durer des heures. Leur plus longue performance dura plus de 6 heures, lors d'un concert à Berlin en 1974.

Can rechercha en 1973 un nouveau chanteur, mais aucun autre que Suzuki ne réussit à suivre le rythme des improvisations des concerts.Tim Hardin chanta pour deux concerts en 1975, pour une seule chanson cependant, sur laquelle les musiciens ne devaient pas improviser. Deux autres chanteurs tentèrent également l'expérience : le Malais Thaiga Raj Raja Ratnam en 1976, qui effectua par contre un travail considérable avec le groupe en studio et l'anglais Michael Cousins, que le public d'Allemagne et surtout de France désapprouva lors des concerts.

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

Membres principaux[modifier | modifier le code]

Autres membres[modifier | modifier le code]

Collaborateurs[modifier | modifier le code]

  • David C. Johnson - instruments à vent et enregistrement (1968-1969)
  • Manni Löhe - chant, percussions, flûte (1968)
  • Duncan Fallowell - paroles (1974)
  • Peter Gilmour - paroles (dès 1970)
  • René Tinner - enregistrement (dès 1970)
  • Olaf Kübler (Amon Düül) - saxophone (1975)
  • Tim Hardin - chant, guitare (1975)
  • Thaiga Raj Raja Ratnam - chant (1976)
  • Michael Cousins - chant (1976)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1969 - Monster Movie
  • 1970 - Soundtracks
  • 1971 - Tago Mago
  • 1972 - Ege Bamyasi
  • 1973 - Future Days
  • 1974 - Soon Over Babaluma
  • 1975 - Landed
  • 1976 - Flow Motion
  • 1976 - Unlimited edition
  • 1977 - Saw Delight
  • 1978 - Out of reach
  • 1979 - Can
  • 1981 - Delay 1968
  • 1985 - Inner Space
  • 1989 - Rite Time
  • 2012 - The Lost Tapes (Compilation)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Can a reçu le Qwartz d'Honneur en 2006 à Paris. Holger Czukay et Irmin Schmidt étaient tous deux présents à la Cérémonie des Qwartz 2 au Cirque d'Hiver Bouglione pour recevoir cet hommage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Pascal Bussy, The Can Book, Tago Mago (Paris), 1984.
  • (en) Pascal Bussy and Andy Hall, The Can book, rev. & upd ed., SAF Publishing, 1989, 192 p.
  • (en) Pascal Bussy and Mick Fish, Future Days : The Can Story, SAF Publishing, 2008, 224 p.
  • (en) Julian Cope, Krautrocksampler, Head Heritage, 1995. www.headheritage.co.uk
  • Julian Cope, traduit par Olivier Berthe. Krautrocksampler : Petit guide d'initiation à la grande Kosmiche musik, Kargo & L'Éclat, 2005, 166 p. réédition à l'identique au format poche, L'Éclat, 2008, 210 p.
  • Eric Deshayes, Au-delà du rock : la vague planante, électronique et expérimentale allemande des années soixante-dix, Le Mot et Le Reste, 2007.
  • Le groupe Can, et en particulier Holger Czukay, sont évoqués à plusieurs reprises dans le livre de Rachid Taha et Dominique Lacout, Rock la Casbah, Flammarion, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]