Commune d'Italie
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En Italie, la commune (en italien comune, pluriel comuni) est la collectivité locale de base dans l'organisation administrative du pays, conformément à l'article 114 de la constitution italienne qui prévoit que «La République se répartit en régions, provinces et communes». En 2008, l'Italie comptait 8 101 communes.
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[modifier] L'organisation de la commune
Les communes italiennes sont souvent plus grandes et plus peuplées que les communes françaises car elles ont été largement fusionnées au cours des cent dernières années afin de leur permettre d'atteindre une taille critique et pour rationaliser les moyens. Malgré ceci, il existe encore des communes de moins de 10 000 habitants.
Pour faciliter les rapports de la population avec l'administration communale ou pour tenir compte des particularismes économiques, culturels ou sociaux de certaines zones :
- les communes de petite et moyenne taille peuvent organiser leur territoire en Frazione (hameaux) qui n'ont aucun organe propre (ni maire, ni assemblée locale) ;
- les grandes communes peuvent être dotées de Circoscrizione (équivalent des arrondissements municipaux en France). Ces circonscriptions sont apparues dans, les faits, au cours des années 1960 afin de favoriser la démocratie locale et la loi de 1976 sur la décentralisation administrative a expressément prévu leur existence. Leur création est obligatoire dans les communes de plus de 250 000 habitants et facultative dans celles de 100 000 à 250 000 habitants. Chaque conseil communal décide du découpage en circonscriptions mais aucune d'entre elles ne peut avoir moins 30 000 habitants. Ces circonscriptions ont un rôle consultatif et le conseil communal peut décider de leur déléguer des pouvoirs (souvent la gestion des crèches et écoles primaires, des services sociaux et la collecte des déchets ménagers).
Les organes de la commune sont :
- le Conseil communal (Consiglio Comunale) de 12 à 60 membres (suivant le nombre de la population), est l'organe délibérant de la commune ;
- la Junte communale (Giunta Comunale) est l'organe exécutif de la commune. Elle est présidée et dirigée par le maire et comprend les adjoints (Assessori) que celui-ci s'est choisi au sein du Conseil municipal ;
- le Maire (Sindaco).
[modifier] Les compétences de la commune
Les communes sont chargées des jardins d'enfant et des écoles primaires, de l'action sociale, de la propreté des voies publiques et de la collecte des ordures. De nombreuses communes se sont dotées d'une police municipale (Polizia Municipale) qui est surtout chargée de missions de proximité (contrôle de la circulation, contrôle des magasins et établissements commerciaux surtout en ce qui concerne les autorisation d'ouverture et le respect des horaires d'ouverture et de fermeture).
Une commune ne peut faire partie que d'une seule province (équivalent du département en France), mais elle entretient des relations directes avec les niveaux d'administration supérieurs (région et État italien).
[modifier] Les communes à statut particulier
[modifier] Les Villes
Les communes peuvent se prévaloir du titre de « Ville » si celui-ci leur a été conféré par décret du Président de la République, pris en Conseil des ministres, soit à l'initiative du Président, soit sur proposition du gouvernement, soit à la demande de la commune intéressée.
La titre de « Ville » est essentiellement honorifique ; il permet à la commune d'arborer un blason particulier.
[modifier] Les communes dans les zones bi- ou tri-lingues
Les communes de la région autonome de la Vallée d'Aoste ont un nom unique en français (abandon de la traduction en italien des anciens noms intervenue sous le régime fasciste) y compris dans les actes officiels en langue italienne (dans lesquels elles sont désignées comme « comune di » et comme « commune de »). La commune d'Aoste jouit de l'appellation de ville et représente la seule commune de la région ayant une variante de son nom en italien aussi : « Città di Aosta » - « Ville d'Aoste ».
Les trois communes walser germanophones de la haute vallée du Lys, Gressoney-Saint-Jean, Gressoney-La-Trinité et Issime, bénéficient d'une triple appellation, en raison du statut officiel que l'allemand jouit au niveau municipal. Les deux Gressoney peuvent être définis « Comune », « Commune » et « Gemeinde », tandis que pour Issime est prévu la dénomination « Gemeindeverwaltung » (en français, Municipalité). La seule variante officielle des noms de ces trois communes est celle en français.
Les communes de la province autonome de Bolzano ont une double appellation, en allemand et en italien, outre celle en ladin dans le cas où cette dernière langue est également prévue. Commune se traduit en ladino par « chemun », en allemand par « Gemeinde » (ou « Stadtgemeinde » pour celle qui ont le titre de ville et « Marktgemeinde » pour celles qui bénéficiaient déjà du titre de « Markt » avant le rattachement du Haut-Adige à l'Italie en 1919.
[modifier] Des communes aux caractéristiques très disparates
Les communes italiennes présentent des disparités sensibles bien qu'elles soient plus de quatre fois moins nombreuses que les communes françaises. Par exemple, la superficie de la commune de Rome est de 1,285.30 km² et sa population est de 2.546.804 habitants ; elle est la plus vaste, la plus peuplée et la plus densément peuplée d'Italie. La commune la plus petite est celle de Fiera di Primiero (Trentin-Haut-Adige) avec 0,15 km². La moins peuplée est celle de Pedesina (Lombardie) avec 33 habitants.
La densité de la population des communes varie également de manière sensible : dans la Province de Bari, la densité moyenne est de 32.000 habitants par commune alors que dans le Val d'Aoste elle est de 1.630.
La faible taille de certaines communes entraine des incapacités à agir ainsi que des pertes d'efficacité. De ce fait, un souhait d'optimiser la taille des communes, en fusionnant les plus petites, est apparu depuis plusieurs années. Toutefois, cette volonté se heurte aux résistances locales dues à l'histoire - souvent ancienne - de certaines communes ainsi qu'à la volonté des élus de conserver leurs fonctions.
[modifier] Liste des communes de plus de 100 000 habitants
| Pos. | Commune | Région | Prov. | Habitants |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Rome | Latium | RM | 2 705 603 |
| 2 | Milan | Lombardie | MI | 1 303 693 |
| 3 | Naples | Campanie | NA | 1 004 500 |
| 4 | Turin | Piémont | TO | 857 433 |
| 5 | Palerme | Sicile | PA | 652 640 |
| 6 | Gênes | Ligurie | GE | 603 560 |
| 7 | Bologne | Émilie-Romagne | BO | 369 955 |
| 8 | Florence | Toscane | FI | 352 227 |
| 9 | Bari | Pouilles | BA | 312 452 |
| 10 | Catane | Sicile | CT | 306 464 |
| 11 | Venise | Vénétie | VE | 266 181 |
| 12 | Vérone | Vénétie | VR | 243 474 |
| 13 | Messine | Sicile | ME | 236 621 |
| 14 | Trieste | Frioul-Vénétie julienne | TS | 209 520 |
| 15 | Padoue | Vénétie | PD | 203 350 |
| 16 | Tarente | Pouilles | TA | 201 349 |
| 17 | Brescia | Lombardie | BS | 187 865 |
| 18 | Reggio de Calabre | Calabre | RC | 179 384 |
| 19 | Modène | Émilie-Romagne | MO | 175 442 |
| 20 | Prato | Toscane | PO | 170 388 |
| 21 | Cagliari | Sardaigne | CA | 158 351 |
| 22 | Parme | Émilie-Romagne | PR | 156 172 |
| 23 | Pérouse | Ombrie | PG | 148 575 |
| 24 | Livourne | Toscane | LI | 148 143 |
| 25 | Foggia | Pouilles | FG | 146 072 |
| 26 | Salerne | Campanie | SA | 144 078 |
| 27 | Reggio d'Émilie | Émilie-Romagne | RE | 141 383 |
| 28 | Ravenne | Émilie-Romagne | RA | 138 204 |
| 29 | Ferrare | Émilie-Romagne | FE | 130 461 |
| 30 | Rimini | Émilie-Romagne | RN | 128 301 |
| 31 | Syracuse | Sicile | SR | 121 000 |
| 32 | Monza | Lombardie | MB | 117 068 |
| 33 | Pescara | Abruzzes | PE | 115 197 |
| 34 | Sassari | Sardaigne | SS | 112 959 |
| 35 | Bergame | Lombardie | BG | 110 691 |
| 36 | Latina | Latium | LT | 108 711 |
| 37 | Forlì | Émilie-Romagne | FC | 108 363 |
| 38 | Vicence | Vénétie | VI | 106 069 |
| 39 | Trente | Trentin-Haut-Adige | TN | 104 844 |
| 40 | Terni | Ombrie | TR | 103 964 |
| 41 | Novare | Piémont | NO | 101 921 |
| 42 | Ancône | Marches | AN | 100 402 |