Plobannalec-Lesconil

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Plobannalec-Lesconil
Les canots dans le port de Lesconil, en 2005.
Les canots dans le port de Lesconil, en 2005.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Guilvinec
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Frédéric Le Loc'h
2014-2020
Code postal 29740
Code commune 29165
Démographie
Gentilé Plobannalécois et Lesconilois
Population
municipale
3 400 hab. (2012)
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ N 4° 13′ O / 47.81, -4.2147° 49′ Nord 4° 13′ Ouest / 47.81, -4.21  
Altitude Min. 0 m – Max. 27 m
Superficie 18,17 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plobannalec-Lesconil [plobanalɛk lɛskɔnil] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Située tout au sud de l'entité de tradition du Pays Bigouden, la commune est constituée de deux agglomérations :

  • le bourg initial de Plobannalec, à l'intérieur des terres, de tradition rurale et conservatrice ;
  • du port de pêche de Lesconil, plus au sud, de tradition maritime et d'opinion plus à gauche, qui commença à se développer au milieu du XIXe siècle, qui déclina à partir des années 1970, et dont l'activité de pêche au chalut disparaît dans les premières années du XXIe siècle.

À présent, la commune est essentiellement résidentielle. Elle se concentre sur le développement du tourisme, proposant son port, ses rochers, son littoral, les plages proches, les mégalithes, le patrimoine religieux…

Du fait de l'historique de la commune, deux gentilés sont utilisés : Plobannalécois et Lesconilois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Plobannalec-Lesconil

Plobannalec-Lesconil est une commune du Pays Bigouden située en bordure de l'Océan Atlantique et proche de la ville de Pont-l'Abbé. Le territoire de la commune forme un vaste plan incliné vers l'océan et, de presque tous les points, la mer apparaît à l'horizon[1]. La ria du Ster[2] , un petit fleuve côtier qui a sa source dans la commune voisine de Plomeur, traverse la partie orientale de la commune, et séparait par le passé la paroisse de Plobannalec-Lesconil de celle de Plonivel, dont une bonne partie du territoire a été annexé par Plobannalec-Lesconil.

En 2005, la commune compte 3 221 habitants[3], répartis principalement entre deux villages : Plobannalec, village rural historique situé à l'intérieur des terres ; et, plus au sud, distant de trois kilomètres, Lesconil, port situé dans une anse rocheuse, face à la mer.

La partie littorale de la commune est, en dehors du port, assez étroite, comprenant essentiellement le rocher Goudoul et quelques autres rochers aux formes pittoresques. La plage des Sables Blancs à l'est, face à l'Anse de Lesconil, appartient à la commune de Loctudy, et les plages de Kersauz et Squividan, à l'ouest, à celle de Treffiagat.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plomeur Pont l'Abbé Rose des vents
Treffiagat-Léchiagat N Loctudy
O    Plobannalec-Lesconil    E
S
Océan Atlantique

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Plobannalec-Lesconil : la ria du Ster près de Kerhoas

Le village de Lesconil est sur une zone granitique, qui affleure sur toute la surface.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le port est longé à l'est par une ria, le Ster (« rivière », en breton), qui remonte jusqu'à Plonivel, à toucher Plobannalec. Sur la rive droite, le Ster comporte une anse, le Ster Nibilik, qui fut le port originel de Lesconil.

De l'autre côté du port actuel, à l'ouest, la côte est une alternance d'avancées rocheuses, parfois imposantes, et de criques. À l'est du rocher Karreg Kreiz (« rocher du milieu »), se trouve une crique de galets, Porz ar Feunteun. Des suintements d'eau douce y ont donné naissance à une fontaine et à un premier lavoir rustique, délimité seulement par de gros galets. Un muret entourant le « trou d'eau douce » primitif est édifié vers 1920. Aux grandes marées, le lavoir est submergé. Il sert encore jusque dans années 1950.

À l'est, le long du Ster, se trouve la fontaine Pomp loch. À Menez Roz, est construit un lavoir. D'autres ruisseaux alimentaient des lavoirs, comme celui de Kerloc'h et celui du Ster Nibilik, un bras du Ster. Une partie du Ster Nibilik est maintenant comblée, de même que le lavoir.

L'ensemble du territoire reste proche du niveau de la mer, malgré les noms de certains quartiers comme le Menez Veil (« la colline du moulin ») à Lesconil, qui culmine à 27 mètres[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Plobannalec-Lesconil, soumis comme tout le département du Finistère à un climat océanique, profite d'écarts de température modérés entre l'hiver et l'été grâce au rôle de thermorégulateur de l'océan Atlantique. Les précipitations sont relativement limitées par rapport à la région, avec entre 800 et 900 millimètres par an en moyenne, contre environ 1 200 à Quimper, ou plus de 1 400 à l'intérieur des terres[5],[6]. La neige est rare dans le département.

Relevé météorologique
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,9 6,3 7,6 8,2 12,8 13,5 15,1 15,6 12,8 11,2 12,8 5,2 10,75
Température moyenne (°C) 9,5 8,65 9,45 10,5 15,15 16,1 16,8 17,15 15,7 13,1 15,2 7,4 13,71
Température maximale moyenne (°C) 11,1 11 11,3 12,8 17,5 18,7 18,5 18,7 18,6 15 18,6 9,6 16,67
Précipitations (mm) 120 48,4 110,6 74 68 18,6 49 64,6 23,8 57,8 26,8 49 709,6
Source : Climatologie mensuelle en 2008 - Pointe de Penmarch. France


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

  • La gare de Quimper est à 23 kilomètres de Plobannalec et à 26 kilomètres de Lesconil.
  • L'aéroport de Quimper Cornouaille est à 19 kilomètres de Plobannalec et à 22 kilomètres de Lesconil.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'un environnement littoral significativement dégradé par l'urbanisation et la périurbanisation. Elle compte une association de « Défense de l'environnement bigouden »[7].

À partir de 1977, elle est choisie, avec quelques autres villes européennes (Skruv en Suède et Bissingen en Allemagne), pour les travaux analytiques des « paysages sonores urbains » de R. Murray Schafer[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton actuel de la commune est Pornaleg-Leskonil.

Le nom de la localité est attesté sous la formes Ploebanazloc vers 1330[9], Ploe Banazleuc en 1368, Ploevanazleuc en 1372, Plobanalec au XVe siècle, Ploebanazlec en 1426 et en 1533, Ploubalanec en 1610[10] et Plobannalech, au XIXe siècle[4].

Dans la tradition orale, le nom du bourg est Pornalec. Dans la tradition écrite, le nom est Plobannalec, formé de ploue (« paroisse ») et de balaneg (« champ de genêt »)[11] : le nom veut donc dire « la paroisse plantée de genêts »[HL 1].

La première forme connue de Lesconil est, en 1545, Lescoulyn[HPL 1]. Le nom utilisé localement est Leskon.

Le premier élément Les- représente l'appellatif toponymique Lez (Les- devant consonne). Il est issu de l'ancien breton les, lis « habitation enclose » proche parent du gallois llys et du cornique lys qui signifient « manoir, cour »[12]. Il recouvre deux réalités distinctes en toponymie : une lisière, bordure ou bien une cour de justice et résidence seigneuriale, servant éventuellement de refuge en cas de danger[13]. En revanche, l'élément -conil n'est pas identifié avec certitude, peut-être s'agit-il du nom d’un personnage influent. Toujours est-il que la forme primitive semble être -coulyn devenue -conil par métathèse. Coulyn a été rapproché du gallois colyn « pointe, épi »[14] (un hameau portant le même nom, Lesconil, existe aussi à Poullan-sur-Mer, près de Douarnenez).

Le 1er février 2001, la commune prend officiellement son nom actuel[15]. Composé des noms des deux localités, il indique leur importance équivalente.

Histoire[modifier | modifier le code]

La zone de la commune a dû connaître une activité humaine au néolithique, puisque le dolmen du Menez Veil et le site du Quélarn datent de cette période. Il n'existe pas d'autres traces précises.

L'histoire du village n'est pas très fournie, Plobannalec ayant été un petit bourg agricole semblable à ses voisins. C'est le développement industriel et touristique de son hameau côtier, Lesconil, qui a laissé le plus de traces.

Histoire de Plobannalec[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le menhir-autel de Kerdavel installé par Paul du Châtellier devant le château de Kernuz en Pont-l'Abbé
Le menhir-autel de Kernuz (trouvé à Kerdavel en Plobannalec par Paul du Chatellier)

Selon Paul du Chatellier, la commune de Plobannalec-Lesconil est, de toutes les communes de l'arrondissement de Quimper, celle qui possède le plus grand nombre de monuments mégalithiques. « Les villages de Quélarn, du Moustoir, de Kerviniou, de Kerfeuns et de Kervadel n'ont pas loin de vingt à trente dolmens ou menhirs et celui de Lesconil renferme un espace de dix à douze hectares tout couvert d'une vaste nécropole dans laquelle on remarque plusieurs dolmens et allées couvertes, avec ou sans tumulus, donnant accès à de nombreuses chambres funéraires à ciel ouvert, telles que celles que j'ai exploré à Kervilloc et à Pen-ar-Menez, en Treffiagat»[16].

La nécropole de Lesconil comprend « plus de 15 groupes importants de sépultures, galeries couvertes, tumulus, coffres funéraires, dans lesquels Paul du Chatellier a trouvé de nombreux restes incinérés, des charbons, des cendres. (...) Les objets recueillis dans ces fouilles sont des vases et écuelles en terre, des fragments de poterie grossière, des éclats de silex, des grattoirs, des haches polies dont une en diorite et une en silex, un polissoir en grès ; des objets en bronze, haches à ailerons, à talon, à bords droits, fragments d'épées, lames de poignards, poinçons en os, enfin des lamelles plates d'ambre percées de trous (...) prouv[ant] que ces populations primitives faisaient des échanges avec des habitants de contrées fort éloignées. Cette vaste nécropole a donné des sépultures de la fin de l'âge de la pierre polie et du commencement du bronze. Elle a servi de champ de repos à des populations dont le mode d'inhumation usité était l'incinération. (...) À l'époque préhistorique, [ce plateau] a dû être habité par une population considérable. Aujourd'hui encore, il est occupé par de nombreux marins qui vivent de la pêche comme leurs devanciers. Malheureusement les pêcheurs modernes ont ravagé les monuments préhistoriques pour en utiliser les matériaux nécessaires à leurs constructions »[17].

Le menhir de Kervintic (dessiné en 1881 par Paul du Chatellier) désormais disparu

Le mégalithe le plus remarquable était le menhir-autel de Kerdavel, qui était situé dans un champ dénommé Cornic Saint-Alour en breton ("Parcelle de Saint-Alour") et trouvé couché et enfoui à 800 mètres environ des ruines de l'ancienne chapelle Saint-Alour (saint Alour est d'ailleurs le saint protecteur de la paroisse de Plobannalec et il est probable que ce saint évangélisateur soit le responsable de cet enfouissement et renversement). En 1878, lorsqu'il fut découvert par Paul du Chatellier, le paysan propriétaire de la parcelle s'apprêtait à faire éclater par un carrier cette pierre qui gênait son travail agricole en plein milieu de la parcelle ; Paul du Chatellier l'acheta et le fit déplacer et remonter dans sa propriété de Kernuz : il est d'ailleurs désormais connu sous le nom de "menhir-autel de Kernuz"[16]. Sur le pourtour de ce cône tronqué de 3 mètres de long sont sculptées sept figures (5 personnages principaux, un enfant et un animal) d'une hauteur moyenne de 1,30 mètre. Tous sont nus et représentés de face sauf la femme vêtue et vue de profil. Sans doute s'agit-il d'un menhir transformé en lieu de culte consacré à Mercure à l'époque gallo-romaine, avant d'être détruit lors de la christianisation[18].

Le tumulus de Quélarn (Kéléarn), haut de 4 mètres pour un diamètre variant de 16 à 52 mètres, possédait 27 chambres funéraires. Un dolmen et plusieurs menhirs se trouvaient à proximité, ainsi que trois autres dolmens dans le village voisin de Tronval, situé à environ 150 mètres de là[19]. Selon des fouilles menées plus récemment par l'archéologue Pierre-Roland Giot, il s'agissait initialement d'un cairn de 50 mètres de long, contenant 6 dolmens, menant à une chambre funéraire géante de 8 mètres sur 8 mètres. Il subsiste encore sur place deux dolmens et un menhir d'à peu près 2 mètres de haut[20].

Le menhir de Kervintic a été décrit en 1888 (il était haut de 3,9 mètres, large de 1,8 mètre et était penché), mais il a été détruit depuis[21]. D'autres mégalithes subsistent : le menhir couché de Kerdalaë à Plonivel et le dolmen de Kervignon[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plobannalec est fondé entre le Ve et le VIe siècle et fait partie des paroisses de l'Armorique primitive[HL 1]. La paroisse, qui englobe alors Treffiagat et une partie du territoire actuel de Pont-l'Abbé, appartient à la seigneurie de Quéménet[23], dit encore Quéménet-Even, à l'origine du nom de la commune de Quéménéven (car il aurait appartenu à Even, comte de Léon au Xe siècle, puis à sa descendance)[24], châtellenie des vicomtes du Léon enclavée dans le comté de Cornouaille au XIIe siècle qui s'étendait à l'origine dans les deux pagi (« pays ») du Cap Sizun et du Cap Caval[25], enclavée dans le comté de Cornouaille au Xe siècle, mais qui au XIIIe siècle ne se composait plus que d'une douzaine de paroisses au sud-ouest et à l'ouest de Quimper[HPB 1]. En 1328, la sergenterie de Plobannalec est réunie à la baronnie du Pont à la suite du mariage d'Hervé IV du Pont-l'Abbé avec Mahaud de Léon[26]. En 1362 est construite (dans la partie de la paroisse qui appartient désormais à Pont-l'Abbé à proximité de l'actuelle Place Gambetta) la chapelle Saint-Yves[27], où les seigneurs de Kerbleustre[28] avaient droit de prééminence.

Le 3 janvier 1464, Jean Régnier est nommé curé de Plobannalec et "dispensé d'idiome" (c'est-à-dire bien qu'il ne parle pas le breton, seule langue parlée par les paroissiens) par le pape Pie II[29].

La montre de l'évêché de Saint-Brieuc organisée en 1469 cite un certain François Geslin, « archer pour Plobannalec »[30] et, selon Jean-Baptiste Ogée, la famille Geslin possédait des fourches patibulaires à Plobannalec.

En 1481, un seigneur de Kernuz (Kernuz dépendait alors de Plobannalec ainsi qu'une partie du territoire de l'actuelle ville de Pont-l'Abbé) est présent à la montre de Cornouaille. La famille de Kernuz se fondit[31] ensuite dans celle de Plœuc, puis de Riou, puis d'Esclabissac[32], une famille originaire d'Auvergne[33].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La famille des Rohan, héritière de la seigneurie de Plobannalec, la vend en 1655. Celle-ci forme alors, avec le territoire de Plonéour et de Plovan, la châtellenie de Lesnarvor. Le seigneur de Plobannalec a droit de haute justice.

Plobannalec participe, comme toute la région, à la révolte des Bonnets rouges en 1675. En juillet 1675, « quelques mutins et gents soulevés dans les paroisses de Plomeur et de Treffiagat (...) dévastèrent le manoir de Lestrédiagat, paroisse de Treffiagat, et le manoir de Brénauvec, trève de Plobannalec, appartenant à Messire René du Haffon, seigneur de Lestrédiégat. Ils en arrachèrent jusqu'aux ardoises des toits »[34].

Le fief de Plobannalec est cédé en 1689 à la baronnie du Pont, une des plus importantes de Basse-Bretagne (son territoire englobe le bourg de Pont-l'Abbé et une dizaine de paroisses avoisinantes[35],[36]). En 1731, un aveu des seigneurs de Pont-Croix, la famille de Rosmadec, indique qu'ils disposent des droits seigneuriaux sur les terres de l'ancienne seigneurie de Quéménet, comprenant les manoirs de Kerullut, Le Cosquer, Sequer, Kerloc'h, Kertallec, Trebechoret, Kerollain, Kerlaouenan, Potvellec, Kerfeuntenic, etc[10].

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Plobannalec perd une dizaine de hameaux attribués à Pont-l'Abbé.

En 1778, Jean-Baptiste Ogée indique que la paroisse de Plobannalec compte 2 200 communiants, que « les terres y sont fertiles en toutes sortes de grains ; mais il y en a bien d'incultes pour la mauvaise qualité du sol »[37].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sébastien Biger fut député de Plobannalec à l'assemblée électorale de la sénéchaussée de Quimper pour les États généraux de 1789[38].

En 1790 la paroisse de Plonivel disparaît au profit des paroisses de Plobannalec et de Loctudy, qui se partagent son territoire, et qui deviennent des communes. L'église paroissiale Saint-Brieuc est maintenant une chapelle[39]. La commune de Plobannalec englobe le hameau de Lesconil et annexe une dizaine de hameaux qui appartenaient à Loctudy et deux qui dépendaient de Plomeur[10].

Article détaillé : Plonivel.

La loi du 12 septembre 1791 transforma même momentanément la paroisse de Treffiagat en une succursale de celle de Plobannalec[40].

Marie-Hyacinthe de Geslin[41] est né le 3 juillet 1768 au château de Kerlut en Plobannalec. Il fut réputé être, selon un rapport de gendarmerie, « un des plus cruels parmi les chouans qu'il commandait. Il a dirigé une grande partie des assassinats qui ont eu lieu dans le Finistère ». Il est mort le 1er novembre 1832 à Quimperlé[42].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Plobannalec au milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et Pierre Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée décrivent Plobannalec en 1853 : pour une superficie totale de 1782 ha, la commune possédait alors 1102 ha de terres labourables, 154 ha de prés et pâtures, 15 ha de bois, 8 ha d'étangs, 447 ha de landes et incultes, ainsi que 6 moulins dont ceux à vent de Kerhoas, Kesper et Blanc et celui à eau de Kerhoas. Les auteurs citent deux manoirs, celui de Kerlut, qui remonte au XVIIe siècle, et celui de Kerfeuntenic, qui semble remonter au XVe siècle et qui appartenait à la famille du Marhallac'h, alors tous deux inhabitables. Ils ajoutent que « Plobannalec est généralement bien cultivé, et produit assez de froment, d'orge, d'avoine et de pommes de terre pour qu'on en exporte. (...) Le cultivateur est doux et laborieux ; peu préoccupé d'idées politiques, il se dévoue tout entier aux soins de son exploitation. La propreté et l'aisance semblent régner dans toutes les fermes, et l'eau-de-vie, si recherchée des paysans bretons, n'a pas en cette commune un grand débit »[43].

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle les cultures légumières, principalement de haricots verts et de petits pois, liée aux conserveries proches, fut importante.

Les épidémies de choléra[modifier | modifier le code]

Dans le courant du XIXe siècle, Plobannalec fut touchée au moins à trois reprises par des épidémies de choléra en 1849 (8 cas dont deux décès), 1854 (40 cas et 18 décès en 22 jours entre le 4 décembre 1854 et le 26 décembre 1854) et 1885 (7 cas recensés à Lesconil, Les Quatre-vents, Kerdraon et Brézéhan, dont 4 décès, trois à Lesconil, un à Kerdraon, entre le 11 octobre 1885 et le 28 octobre 1885)[44].

En 1885, l'état sanitaire de la commune est ainsi décrit : « Au bourg, tous les habitants boivent l'eau de puits. Il en existe six, dont quatre dépendent de fermes, et deux appartenant à la commune. L'un de ces deux puits est muni d'une pompe. Quant à l'autre, il ne sert que pour abreuver le bétail, à cause de sa proximité du cimetière. L'(eau d ces différents puits est à une profondeur de 5 mètres environ. À Lesconil, il existe quatre puits, deux citernes et une source. Sur les quatre puits, il en existe deux dont l'eau est potable. (...) La source de Lesconil est située en dehors de l'agglomération de Lesconil, près et au fond d'une petite anse. À Quelarn, deux puits, dont un contenant de l'eau potable, à 7 mètres en contre-bas du sol. La source jaillit en dehors de l'agglomération. (...) Contre la source de Quélarn, les habitants de ce village ont creusé le sol de façon à former une mare pour abreuver les bestiaux. (...) En hiver, quand la source est abondante, la mare et la source ne forment qu'une seule nappe d'eau. (...) Dans aucune de ces agglomérations, il n'existe de tuyaux pour amener les eaux. (...) Quelques maisons seulement ont des cabinets d'aisance avec baquets. Partout ailleurs, les matières fécales sont déposées, le plus généralement sur des tas de fumier à proximité des étables. (...) Ces tas de fumiers sont enlevés tous les trois mois environ. Ils sont employés pour fumer les champs. (...) Le linge se lave, en général, le long des ruisseaux. Le lavage se fait entièrement au savon. (...) Dans la commune, il n'y a ni rue, ni place. Peu de maisons ont des cours intérieures. Les résidus ou autres immondices se jettent sur les tas de fumier (...) »[45].

La reconstruction de l'église paroissiale[modifier | modifier le code]
L'église paroissiale Saint-Alour de Plobannalec en 1910

L'église de Plobannalec est construite de 1875 à 1879, en remplacement de l'église du XIIe siècle[46]. Elle est nommée Saint-Alour, du nom du troisième évêque de Cornouaille, patron de la paroisse[HPB 2]. Un cantique, dont le texte peut être consulté[47], fut créé pour l'inauguration de l'église.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le raz de marée de 1904[modifier | modifier le code]

Le 5 février 1904 « les digues ont été rompues entre Treffiagat et Plobannalec, et la mer recouvre les belles prairies qui avaient coûté tant d'efforts et de dépenses aux fermiers et aux propriétaires riverains »[48].

La gare du train Birinik[modifier | modifier le code]

Le bourg a une petite gare durant le XXe siècle, sur la ligne du train Birinik (dit « le Transbigouden ») des Chemins de fer départementaux du Finistère (la concession date du 3 mai 1902[49]), qui relie la capitale Pont-l'Abbé à Saint-Guénolé. La ligne sert principalement au transport de la production des conserveries (principale industrie de la région), mais aussi au transport des paysans. Concurrencée par la route, mal adaptée, elle est abandonnée en 1939. Réutilisée pendant la guerre, elle disparaît définitivement en 1963[HPB 3].

Les querelles liées à la laïcité au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

En janvier 1903, l'école congréganiste des filles de Plobannalec est laïcisée par arrêté du Préfet du Finistère[50].

La querelle des inventaires entraîna plusieurs incidents à Plobannalec : le 5 mai 1907, le curé et le vicaire de la paroisse de Plobannalec sont, à la demande du conseil municipal, expulsés manu militari de leur presbytère[51] ; « le recteur et ses deux vicaires refusant de sortir, les gendarmes les saisirent et les mirent dehors. À ce moment il se produisit une vive effervescence dans la foule. Pendant que sonnait le tocsin, des cris étaient poussés et des pierres lancées contre les gendarmes »[52]. Les prêtres durent s'installer temporairement à Pont-l'Abbé ; en représailles l'évêque de Quimper, Mgr Dubillard interdit les sonneries de cloches dans la commune, sauf pour célébrer la messe, et seules trois messes basses, dont une le dimanche, célébrées chaque semaine[53]. L'instituteur public, Deschennes, fut installé dans le presbytère. Dans la nuit du 20 mai 1907 des inconnus tirèrent des coups de feu en direction de la chambre à coucher du nouvel occupant, brisant des vitres[54]. Le journal La Croix du 12 novembre 1907 indique que les prêtres de la paroisse de Plobannalec vont rentrer incessamment dans leur nouveau presbytère construit « par la générosité des bons catholiques »[55].

En 1910, une école privée de filles ouvre au bourg de Plobannalec[56].

Une vie politique parfois agitée[modifier | modifier le code]
Un habitant de Plonivel vers 1910

L'opposition entre les "Blancs", majoritaires parmi les électeurs ruraux de Plobannalec, et les "Rouges", majoritaires parmi les marins de Lesconil, fut longtemps très forte : les élections municipales du 1er mai 1904 donnèrent lieu à des incidents sanglants, de nombreux cultivateurs de Plobannalec étant violemment empêchés de voter par des marins de Lesconil, plusieurs étant même assommés ; l'élection de la liste du maire républicain Jean Souron fut invalidée ; le nouveau scrutin organisé le 17 septembre 1905 donna également lieu à des incidents. « À mesure qu'ils [des marins] avaient voté à Lesconil, ils venaient en troupes monter la garde, munis de bâtons armés de crochets de fer, autour de la salle de scrutin. Les paysans qui, malgré la leçon de l'an dernier, et croyant peut-être à l'existence de mesures d'ordre, osèrent se présenter à partir de 9 heures ½ du matin, n'eurent ainsi qu'à choisir entre un bulletin de la liste blocarde [républicaine] à déposer dans l'urne ou des coups de trique à récolter. Plusieurs furent frappés et durent prendre la fuite (...). Les deux pauvres gendarmes qu'on avait envoyé par dérision avaient évidemment pour consigne de ne rien voir de ces brutalités »[57].

En 1906, au bureau de vote de Lesconil, lors ds élections législatives, le résultat fut éloquent : Georges Le Bail, candidat radical, obtint 231 voix et Henri De Servigny, le candidat conservateur, aucune voix car « aucun des cultivateurs inscrits à Lesconil ne put s'approcher de la salle de vote de cette section» et « au bourg, dès le matin, une bande de pêcheurs venus de Lesconil s'empara de la salle de vote et chassa les cultivateurs paisibles qui arrivaient isolément pour voter » indique une pétition de 150 électeurs d la commune adressé au Préfet du Finistère[58].

En 1910, le marquis de L'Estourbeillon, député royaliste, dénonce les incidents survenus lors des élections législatives dans la deuxième circonscription de Quimper : « ce furent les voies d'accès aux salles de vote et même aux bourgs gardés par des groupes d'individus menaçant et frappant les électeurs ruraux qui venaient voter comme à Treffiagat, Peumerit et Plozévet ; des bureaux et des urnes pris violemment et gardés par des bandes de marins étrangers aux sections de vote, comme à Plobannalec, pour empêcher le vote des cultivateurs »[59]. Le candidat conservateur De Servigny, battu par le radical Édouard Plouzané lors de cette élection déclare que « 250 cultivateurs n'ont pas pu voter à la section du bourg et que 44 n'ont pu voter à celle de Lesconil, par suite des violences exercées sur eux par des marins, groupés en bandes à l'entrée des salles de vote ». Un électeur, De Carfort, capitaine de vaisseau en retraite à Loctudy expose que « la mairie de Plobannalec a été envahie dès six heures et demie du matin par une bande de 150 marins venus de Lesconil pour empêcher les électeurs cultivateurs de voter »[60].

Le journal L'Aurore dans son édition du 24 avril 1910 écrit : « Des incidents se sont produits dans la deuxième circonscription, notamment dans les communes de Plozévet, Treffiagat, Peumerit, Plovan et Plobannalec. Des rixes se sont produites. Plusieurs électeurs ont été blessés »[61]. Un procès est ensuite intenté par l'abbé Jegou, curé de la paroisse, contre le maire Jean Souron car ce dernier « fit à deux reprises sonner les cloches de la paroisse pour célébrer la victoire de son parti »[62].

En 1914, lors du deuxième tour des élections législatives qui donnent de justesse la victoire à Georges Le Bail, de tendance radicale, sur son concurrent conservateur, Derrien, « le maire de la commune de Plobannalec aurait provoqué des troubles pendant le dépouillement du scrutin et n'aurait rien fait pour empêcher des gens sans aveu d se livrer à des actes de violence sur les scrutateurs désignés par M. Derrien. Il paraît certain que des scènes regrettables se sont produites à Plobannalec au moment du dépouillement du scrutin et que la police de la salle de vote a été mal faite »[63].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 20 octobre 1914, un convoi de réfugiés belges arriva en gare de Plobannalec ; une vingtaine de personnes descendirent (les autres continuant sur Penmarc'h) et furent conduites à Lesconil où elles furent hébergées[64].

Le monument aux morts de Plobannalec-Lesconil porte les noms de 113 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux certains sont morts sur le front belge lors de la Course à la mer comme Pierre Queffelec[65] et Charles Volant[66], d'autres sont morts en Turquie (Hervé Autret[67]) lors de l'Expédition des Dardanelles ou dans les Balkans comme Sébastien Autret[68], Henri Biger[69] et Sébastien Stéphan[70], car ils étaient membres de l'Armée française d'Orient, mais la plupart sont décédés sur le sol français. Plusieurs marins sont disparus en mer comme Noël Bargain[71], Vincent Coïc[72], Sébastien Cossec[73], Eugène Maréchal[74].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1927 un rapport de l'inspecteur d'académie de Quimper est élogieux pour l'enseignement de l'hygiène dans l'école de Lesconil, indiquant notamment que 'école possède un lavavbo modèle, que « les élèves y sont conduits régulièrement avant huit heures », que « tous les samedis soirs, après la classe, les élèves prennent des bains de pieds dans des seaux individuels » et que « presque tous les élèves possèdent une brosse à dents »[75].

Au début du mois de janvier 1936, d'importantes inondations frappent la région de Pont-l'Abbé. « Le chemin vicinal de Loctudy à Plobannalec est coupé sur près de 150 mètres, les attelages seuls y passent dans près de 30 cm d'eau. Le chemin vicinal dit de Plonivel est également coupé en différents endroits dans sa partie voisine du Ster »[76].

En 1937, plusieurs colonies de vacances étaient organisées dans la commune : deux à Lesconil (une de 35 enfants, une autre de 80 enfants) et une à Plobannalec dans le château de Kerlut[77]. Cette dernière, organisée pendant plusieurs années, recevait 70 enfants et était organisée par la duchesse de Guise[78].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Stèle commémorant les 15 résistants de Lesconil fusillés par les Allemands près de la Pointe de la Torche les 15 et 23 juin 1944

De nombreux marins de Lesconil s'engagèrent à partir surtout de 1942 dans des actions de résistance, en particulier en allant récupérer des conteneurs d'armes mouillés dans les parages de l'archipel des Glénan. Le 6 juin 1944, obéissant aux mots d'ordre d'insurrection générale lancés parallèlement au débarquement de Normandie, des jeunes de Lesconil capturent quatre soldats allemands qu'ils séquestrent dans l'ancien presbytère de Plonivel. Les soldats de la Wehrmacht opèrent alors une rafle le 9 juin 1944 dans la ferme de Brézéan et y arrêtent les résistants présents (Joseph Trebern, Georges Donnart, Corentin Béchennec, Corentin Durand, Emile Stephan, Lucien Dréau et Louis Larnicol[79]), qui sont emprisonnés à Saint-Gabriel, en Pont-l'Abbé. L'après-midi du même jour, les soldats allemands cernent l'ancien presbytère de Plonivel, tuent Antoine et Yves Volant, deux frères, qui cherchaient à s'échapper (seul Pierre Cossec put s'enfuir), et font prisonniers les jeunes résistants présents (Ange Trébern, Pierre Quéméner, Pierre Daniel, Yves Biger, Jean-Marie Cadiou), parvenant à libérer les quatre soldats allemands[80].

Le 12 juin 1944, en guise de représailles après cette opération des jeunes résistants de la commune, l'armée allemande rafle pour interrogatoire tous les hommes de Plobannalec-Lesconil âgés de 16 à 50 ans, retenus dans l'usine Maingourd. Certains sont envoyés en camp de travail. Quinze résistants, condamnés à mort par une cour martiale allemande, sont fusillés dans les dunes de La Torche[HPB 4] les 15 juin 1944 (Corentin Béchennec, Pierre Quémeneur, Jean-Marie Cadiou, Yves Biger, Pierre Daniel, Georges Donnart, Lucien Durand, Ange Trebern, Joseph Trebern) et 23 juin 1944 (Julien Faou, Étienne Cariou, Corentin Divanach, Armand Primot, Albert Larzul, Prosper Quémeneur)[81], où une stèle rappelle cet épisode dramatique. Les tombes de ces jeunes martyrs, âgés de 17 à 42 ans, sont regroupées au cimetière de Lesconil.

D'autres plobannalecois ont été déportés, par exemple Alain Le Lay[82] et Corentin Béchennec[83]. Roger Fleury[84], un autre grand résistant qui a vécu après la guerre à Lesconil (mais ses activités de résistance furent en Isère), arrêté le 4 février 1944 à Saint-Egrève (Isère), fut déporté le 6 avril 1944 depuis Compiègne[85] vers le camp de concentration de Mauthausen, puis de Gusen, et fut élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur[86].

Colette Noll[87], résistante parisienne qui survécut à sa déportation, ayant une résidence secondaire à Lesconil, fut après la Seconde Guerre mondiale présidente d'honneur de l'ANACR du Pays Bigouden.

Histoire de Lesconil[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La paroisse initiale de Lesconil aurait été créée lors de l’immigration bretonne en Armorique vers le Ve siècle ou VIe siècle comme de nombreuses autres paroisses bretonnes.

Naissance du port[modifier | modifier le code]

Le Ster Nibilik, abri initial des bateaux de Lesconil. Depuis, le fond de l'anse a été terrassé.

En 1792 Lesconil et Le Guilvinec n'avaient qu'une chaloupe, Sainte-Marine 3, Treffiagat et Kérity 4 chacun, L'Île-Tudy 8, Concarneau 250 et Douarnenez 275 environ[88]. Vers 1800, Lesconil est un hameau côtier de 80 feus[HL 1], dont une soixantaine de paysans, les autres des pêcheurs . Le premier événement marquant est la création, entre 1804 et 1806, d'un sémaphore sur la côte, à environ 600 mètres à l'ouest du port. Ce bâtiment fait partie d'un réseau de signaux sémaphoriques dont la mise en place est décidée au début du XIXe siècle par ordre du vice-amiral Decrès[HPL 2]. Il est équipé d'un téléphone, d'un télégraphe et de mâts avec bras utilisés pour la communication par sémaphore, ou pour donner des informations météorologiques aux marins en mer. En cas de naufrage, il peut alerter le canot de sauvetage du port (construit plus tard) à l'aide d'un petit canon. Un canon lance-amarres est utilisé pour établir un va-et-vient avec les bateaux échoués.

Au XIXe siècle, le port initial de Lesconil n’est alors qu'un port d'échouage dans une petite crique naturelle n’offrant qu’un abri précaire par beau temps seulement aux bateaux, qui doivent par gros temps se réfugier dans le ‘’Ster Nibilic’', petit bras de la ria du Ster (aujourd'hui encore utilisé pour les petits bateaux), ou, pour les plus gros, à Loctudy. La pêche pratiquée n'est d'abord qu'une activité accessoire, mais qui se développe à partir de 1870. Mais, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les paysans de Plobannalec commencent à préférer la pêche à l'agriculture, moins lucrative dans ces terres sablonneuses.

Le port actuel est créé de l'autre côté de l'avancée de terre, dans une anse rocheuse appelée Pors Carn, pour l'heure ouverte à la mer. Le coup d'envoi de sa fondation est, en août 1878, la décision de la SCSN de construire une station de bateau de sauvetage[HPL 2]. Ce canot est le second du Pays Bigouden, après celui de Kerity (1868)[HPL 3]. Un terrain est offert. Il jouxte la petite maison en pierre de la douane, aujourd'hui détruite. En 1879, l'abri et la cale sont terminés. Ils peuvent accueillir le canot de sauvetage Foubert de Bizy (du nom du donateur), un canot « redressable » de 10,10 mètres de long[89].

Le port compte en 1879 36 bateaux et une centaine de marins. L'activité des plus grosses unités se concentre sur le maquereau et la sardine, tandis que les petits canots pêchent au casier (le homard et la langouste) et au trémail (le poisson de fond)[90]. La cale du canot de sauvetage permet aux bateaux de décharger plus facilement par beau temps, mais l'orientation de la baie, face à la mer, ne permet pas son utilisation par mauvais temps. Les premières digues sont construites entre la fin du XIXe siècle[HPB 5] et le début du XXe. Mais le port reste exposé aux houles du large, et n'est équipé d'aucun quai. Le déchargement des bateaux se fait souvent au canot. La roche est présente partout dans l'anse lors des marées basses, et le déroctage du port reste un souci pendant plusieurs décennies. Les femmes des pêcheurs pratiquant la pêche côtière vont vendre les poissons à pied, en poussant une charrette (plus tard, en car), jusqu'à Pont-l’Abbé, mais des commerçants de cette localité se déplacent aussi à Lesconil en char à bancs pour venir en acheter.

Développement du port et naissance de l'industrie des conserveries[modifier | modifier le code]

La grande rue de Lesconil en 1915
Église de Lesconil.

L'année 1895 est une importante étape dans l'essor du port : un mareyeur, Pierre-Marie Richard, s'y installe et crée des viviers. Parallèlement, des "friteries" [conserveries] (usine Jacquiers fils en 1895, reprise par René Maingourd en 1907, puis usine J. Dumagnan et Cie en 1900, reprise par Billet-Lemy en 1910) s'implantent[HPB 6], donnant de plus en plus d'importance économique au hameau. Au début du siècle, il y a 47 bateaux à Lesconil, qui débarquent de 200 à 250 tonnes par an. Si les petits canots pratiquent la pêche aux crustacés, des chaloupes et des grands canots pratiquant la pêche hauturière de la sardine et du maquereau, vendus dans les ports voisins du Pays Bigouden. Les petits pêchent au filet la raie, la vieille et le rouget[91].

Lesconil, comme les autres ports du Pays Bigouden, a été très touché par la crise de la sardine des premières années du XXe siècle (elle commence en 1902), le travail du picot[Quoi ?] bigouden sauvant alors les familles des pêcheurs de la famine. On délaisse alors les gros bateaux pour les petits. L'activité passe de la pêche à la sardine et au maquereau à celle aux crustacés (homards et langoustes) et au filet[91]. Quelques thoniers sont armés. En 1905, Alain Le Cœur, menuisier ébéniste, crée le premier chantier naval de Lesconil, dans la rue Principale[92]. En 1905, un feu (marchant au pétrole) est construit sur l'îlot du Men ar Groaz, à l'entrée est du port. Auparavant, les marins rentrant de nuit devaient se repèrer à la lueur du phare d'Eckmühl, distant de 14 kilomètres, et au bruit du ressac…[93]. Un môle-abri, long de 33 mètres, est construit entre 1907 et 1914. À l'initiative de la municipalité, une école de pêche voit le jour en 1908. Elle est confiée à Corentin Rougier, instituteur, qui avait auparavant créé l'école de pêche de l'Île-Tudy. Vers 1910, 120 bateaux de pêche sont recensés : une quinzaine de gros bateaux et une centaine de petits canots[91]. Vers 1910, 120 bateaux de pêche sont recensés.

Le lavoir de Pors-ar-Feunteun et les rochers de Karreck Creiz vers 1920
Lesconil : classe des filles à l'école communale avant la Première guerre mondiale(institutrice Marie-Joséphine Rougier)

Après la Première Guerre mondiale, 8 grands sloops pratiquent la pêche à la langouste. Le premier d’entre eux, le ‘’Patouillard’’ fut construit en 1911 ; il est en 1919 le premier bateau du port à pratiquer la pêche au chalut[94].

En 1926, Henri Kerhom est le premier à équiper d'un moteur son canot à voile, le Nous arrivons[95]. En 1931, Henri Kerhom introduit dans le port la première pinasse arcachonaise, le Henri Jean. Ce type d'embarcation est vite adopté par les autres pêcheurs, car il permet presque tous les types de pêche, et notamment le chalut à perche[95]. En 1935, Joseph Trébern est le premier à équiper sa pinasse d'un chalut à panneaux[95]. Lui aussi est vite imité. La pêche au moteur remplace la pêche à la voile.

Depuis 1907, le volume de pêche n'a cessé de progresser. Les deux usines de poisson ferment aux alentours de la Seconde Guerre mondiale : l’usine Maingourd fut occupée par les Allemands et ne rouvrit jamais ses portes ; l’usine Billet-Lémy, construite vers 1900, ferma après la guerre. En 1948, la production annuelle se stabilise autour de 900 tonnes débarquées[95]. En 1982, 1 894 tonnes, principalement par de petits chalutiers et des caseyeurs . Les quelques gros chalutiers de Lesconil vont alors vendre leur poisson au Guilvinec. Lesconil est alors le 4e port de pêche du Pays Bigouden.Certains arment pour la pêche au thon[96]. Les derniers sloops langoustiers disparaissent[97]. En 1949, on pêche surtout des crustacés et, en priorité, la langoustine[98]. Le port ne compte encore que neuf chalutiers[99] mais, dans les années 1950, leur nombre ne va cesser de croître[95].

Rivalités religieuses et luttes syndicales[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Anne de Lesconil vers 1915

La chapelle Sainte-Anne est construite en 1903, mais le catholicisme a beaucoup de difficultés à pénétrer à Lesconil[100]. Le pardon de Notre-Dame-de-la-mer était organisé chaque dernier dimanche d'août[101]. Le protestantisme s'implante à Lesconil, grâce aux efforts de William-Jenkyn Jones, pasteur gallois de la Welsh Calvinistic Methodist Foreign Mission[102]. Un temple méthodiste est inauguré le 18 août 1912[HPL 4].

Déjà, dans la première partie du XXe siècle, les deux parties de la commune se trouvent souvent opposées : le port de Lesconil, « rouge », laïque, d'une part ; et le bourg de Plobannalec, peuplé d'agriculteurs « blancs », conservateurs, d'autre part. Le 1er mai 1904, lors d'un scrutin municipal, des marins de Lesconil empêchent les paysans du bourg d'entrer dans le bureau de vote de Plobannalec[Lesco 1]. La liste « de gauche » est élue, mais le 1er juillet, le conseil de préfecture annule le vote pour cause d'irrégularités et de pressions, et demande de nouvelles élections. Elles ont lieu le 17 septembre 1905[Lesco 1]. Un second bureau est ouvert à Lesconil. À nouveau, les cultivateurs sont repoussés. La liste « de gauche » est une nouvelle fois élue…

Chaloupe sardinière dans le Ster.

Lors des élections législatives du 6 mai 1906, le résultat des votes au bureau de Lesconil est de 232 voix pour le député radical-socialiste Albert Le Bail, et aucune pour son adversaire[Lesco 1]. Il ne semble pas qu'il y ait eu d'intimidations cette fois-ci, mais les cultivateurs proches du port semblent avoir préféré ne pas voter[Lesco 1]. Le problème se repose en 1910 : le recteur du bourg écrit au préfet qu'il n'a pu entrer dans le bureau qu'avec l'aide d'un gendarme, et qu'il a été insulté par le président du bureau lui-même[Lesco 1].

Après la Première Guerre mondiale, les pêcheurs se tournent plus que jamais vers les crustacés. Le port compte huit grands sloops pêchant la langouste. L'un d'eux, Le Patouillard, est en 1919 le premier bateau du port à pratiquer la pêche au chalut[94].

Le 15 août 1924, une paroisse catholique est créée à Lesconil. La chapelle Sainte-Anne devient église Notre-Dame-des-Flots. Le premier recteur, l'abbé Le Mel, va devoir mener un dur combat pour tenter de s'imposer[103].

Manifestation des ouvrières de Lesconil parties défiler au Guilvinec, drapeau rouge en tête, le 31 juillet 1926.

Le 26 juillet 1926, les ouvrières des conserveries de Lesconil démarrent une grève, entraînant les ouvrières de certaines autres usines du Pays Bigouden. Leur revendication, une augmentation de 1,25 franc de l'heure[Note 1], est accordée petit à petit par les patrons des usines, sauf par ceux de Lesconil. En guise de représailles, les deux conserveries du port ferment pour un an. Elles peuvent se le permettre car, à la différence de certaines petites conserveries familiales des environs, elles sont simple portion des biens de propriétaires parisiens. La famine venant, les ouvrières cèdent aux conditions des propriétaires d'usine. Le responsable de la conserverie Maingourd peut écrire au préfet : « Nous avons maintenant des assurances par ailleurs qui font que nous nous moquons complètement de Lesconil et que nous pouvons nous en passer complètement. Si donc les ouvrières veulent travailler, c'est à elles de faire le premier pas[HPB 7]. » À la réouverture des usines, le 7, puis le 9 juin 1927, les femmes syndiquées sont licenciées, et aucun avantage n'est acquis, alors que le port est à l'origine des avancées sociales dans les entreprises voisines[HPL 5].

Les pêcheurs de la région se mettent en grève à leur tour fin juin 1927, réclamant de meilleurs prix d'achat pour leur pêche. À nouveau, les conserveries campent sur leurs positions, et l'on doit reprendre le travail pour éviter la famine. Dans cette atmosphère, les idéologies communistes sont largement partagées par les familles de pêcheurs. En témoignent les noms des bateaux : Stalingrad, Exploité de la mer, Karl Marx, Esclave du riche[Lesco 2], entre autres. À cette époque, le Parti communiste récolte de nombreuses voix : il passe de 20 à 41 % à Lesconil, aux élections législatives de 1928[HPB 8]. Pour autant, Plobannalec reste plus conservateur, et l'opposition entre le port « rouge » et le bourg d'agriculteurs « blancs » est parfois rude.

Dans un article paru le 20 janvier 1933 et intitulé La grande misère des pêcheurs des côtes bretonnes, le journal Ouest-Éclair décrit la grande misère des pêcheurs du Guilvinec et de Penmarch contraints d'émigrer ou de s'engager dans la Marine nationale et ajoute : « Il faut ajouter aux deux ports précédemment cités ceux de Lesconil, l'Île-Tudy et Sainte-Marine, qui ne sont pas mieux partagés tant s'en faut ».

En 1930, l'église de Lesconil est modifiée : on ajoute deux clochetons, un porche et un muret[104]. La même année, on construit à côté du sémaphore un amer en béton. Il sert de point de repère pour des essais de vitesse de bateaux, parmi lesquels le Normandie et, 30 ans plus tard, le France[HPL 6].

En 1937, le nombre des estivants à Lesconil, séjournant tant à l'hôtel que chez l'habitant, est estimé à 5 à 6000 personnes[105].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le sémaphore est désaffecté[106]. Les conserveries ferment une dizaine d'années plus tard.

Depuis 1907, le volume de pêche n'a cessé de progresser. En 1948, la production annuelle se stabilise autour de 900 tonnes débarquées[95]. Certains arment pour la pêche au thon[96]. Les derniers sloops langoustiers disparaissent[97]. En 1949, on pêche surtout des crustacés et, en priorité, la langoustine[98]. Le port ne compte encore que neuf chalutiers[99] mais, dans les années 1950, leur nombre ne va cesser de croître[95].

L'aménagement du port moderne[modifier | modifier le code]

Lesconil : la tourelle de Men ar groaz à l'entrée du port
La langoustine vivante, espèce phare de Lesconil à la fin du XXe siècle.

De 1948 à 1980, le port est totalement aménagé. En mars 1949, on rehausse et on électrifie le feu du Men Ar Groaz, pour le rendre plus puissant[Note 2]. Entre 1948 et 1951, un brise-lame long de 125 mètres et la cale du vivier, longue de 55 mètres, sont construits et le môle-abri prolongé ; d’autres travaux d’aménagement, en particulier de dragage et de déroctage, ont lieu les années suivantes ; la digue de Men ar Groaz est édifiée pendant la décennie 1960 (ce qui fait disparaître l'ancien ilôt de marée) ainsi qu’un second quai. Les travaux de remblaiement du Steir Nibilic font aussi disparaître le menhir de Men Rouz. Entre 1951 et 1954[HPB 5],[HL 1], les digues et quais actuels sont construits[Note 3]. Sur le flanc est du port, entre 1959 et 1961, on bâtit une plate-forme[HL 1]. Un autre terre-plein est élevé au milieu du port, de 1962 à 1964[HL 1].

Sur la plate-forme est, en 1965-1966, on construit la criée[92]. L'abri du canot de sauvetage, qui sert de criée depuis les années 1950[Lesco 3], est détruit en 1966 (sa cale existe toujours). Des rallongements de digues, quais et dragages du port sont faits dans les décennies suivantes : l'anse naturelle d'autrefois, ouverte au large, est désormais totalement protégée et aménagée.

De la fin des années 1960 à 1974, les pêcheurs français produisent de plus en plus de langoustine[107]. Trop exigu pour accueillir les hauturiers[HPB 9] (un chalutier hauturier mesure une vingtaine de mètres, un chalutier de petite pêche 14 mètres), le port de Lesconil pratique ce que l'on appelle à partir de 1973 la petite pêche : des marées de moins de 24 heures[108]. Il se spécialise donc dans la langoustine vivante, espèce d'un excellent rapport qui représente, en valeur, la première espèce débarquée (67 % de la valeur, en 2004[109]). Les chalutiers rentrent chaque soir, un peu avant 17 heures, et la vente sous criée a lieu aussitôt. À Lesconil, il n'y a pas une vente supplémentaire le matin. Au début des années 1970, le port compte 53 malamoks[Note 4] (chalutiers).

Le déclin[modifier | modifier le code]

Mais les années 1980 marquent un tournant. Le régime d'aide à la construction des navires hauturiers s'est amélioré. Jeunes patrons et jeunes matelots sont attirés par cette activité mieux rémunérée. La flottille hauturière bigoudène se renouvelle. Pendant ce temps, l'âge moyen des patrons de la petite pêche s'élève. L'âge moyen de leurs bateaux également, du fait des difficultés rencontrées pour rentabiliser les entreprises[110]. L'effort de pêche est contrôlé. Des plans de casse des vieux navires vont se succéder.

En 1982, la flottille des chalutiers de petite pêche compte 29 navires, et la production est de 1 894 tonnes. Cinq unités de pêche au large sont également rattachées à Lesconil, mais vendent dans d'autres ports[111]. Cependant, au quartier des Affaires maritimes, on note : « Ce port verra sa physionomie changer dans les années à venir par la cessation d'activité de navires et patrons âgés et le déclassement de navires anciens, tandis que le renouvellement de cette flottille de petite pêche est pratiquement impossible dans le contexte économique actuel[111]. »

Dans les années 1990, la production de langoustine vivante décroît fortement à Lesconil : les volumes débarqués sont divisés par deux entre 1992 (plus de 300 tonnes) et 1999 (à peine plus de 150 tonnes). Elle se stabilise au début des années 2000[109].

En 2001, il ne reste qu'une quinzaine de chalutiers, une cinquantaine de marins, et la production totale du port est de 648 tonnes[HPB 10]. En 2005, il reste dix chalutiers à la vente ; en 2006, sept chalutiers. La production est de 537 tonnes (285 tonnes sous criée, 252 hors criée)[112]. Le 29 février 2008, la criée ferme[113]. On décide de continuer de débarquer la pêche à Lesconil, et de la transporter par camion au Guilvinec pour la vente sous criée[114]. En septembre 2011, il reste trois chalutiers[115] : An Dy Ven, L'Odyssée et Ynizan[116]. En 2012, Ynizan est vendu, et quitte le port[117].

Les goémoniers[modifier | modifier le code]

Four à goémon restauré, à Lesconil.

Les habitants de Lesconil ramassaient aussi le goémon, surtout du côté de Port Riagat. Le goémon, arraché aux fonds marins par les tempêtes d'hiver, vient s'échouer en grande quantité sur la côte. Il était jadis ramassé par les habitants pour être vendu comme engrais aux agriculteurs de l'arrière-pays, ou utilisé comme combustible pour l'hiver, ou encore brûlé dans les fours à goémon[Note 5]. La « récolte » se fait sur les berges où les algues ont été rejetées, mais elle se pratique également sur les rochers immergés de pleine mer, ou à marée basse sur les côtes.

Cette pratique était strictement réglementée : le ramassage ne pouvait se faire qu'entre le lever et le coucher du soleil, et jamais les dimanches et jours fériés[HPL 7].

Au début des années 1960, presque 20 % de la production bretonne de goémon provient du Pays Bigouden[HPB 11]. Mais l'activité s'éteint rapidement, remplacée par la pêche.

Naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]

Les canots de sauvetage[modifier | modifier le code]

Le premier canot de sauvetage, le « Foubert de Bizy »[118] à rames et à voiles[119], date de septembre 1879 (la station reçut un certain nombre de dons dont un legs de 10 000 francs de Mlle Foubert de Bizy[120] et un autre du comte de Chatauvillard mais celui-ci étant contesté par la baronne du Port, sœur du comte de Chatauvillard, il ne fut jamais remis à la station[121]). Construit au Havre, sa mise à l’eau s’effectuait grâce à un chariot de circulant sur rails.

Le second, l’ « Amiral Maigret », un canot insubmersible de 9,80 mètres de long, à rames également, armé par douze marins: un patron et un sous-patron et dix canotiers surnommés "les galériens", inauguré[122] le 9 juillet 1911 par la comtesse de Maigret, belle-sœur de l’amiral Edgard de Maigret, fut en service jusqu'à près la Seconde Guerre mondiale ; le bâtiment servant d’abri au canot de sauvetage servit alors d’hangar à criée jusqu'en 1966, date de sa destruction après la construction d’un hangar à poisson.

Les naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]

Plusieurs naufrages ont lieu sur la côte proche de Lesconil. Certains équipages sont sauvés par le canot de sauvetage de la commune. Ceux listés ici sont les plus importants, et dont il reste une trace. De nombreux drames concernent les familles des pêcheurs de la commune, mais ils ne sont pas forcément connus, la taille des barques de pêche étant trop petite pour que les naufrages soient consignés. Ainsi, en cinq mois, lors de l'année 1885, quatorze pêcheurs périssent en mer[Lesco 4].

C'est parfois l'occasion pour les habitants de la côte de piller les épaves, ou de récolter les biens échoués après dérive. Il n'y a toutefois pas de trace de naufrageurs dans la région.

  • 1750 : naufrage du Les Deux Frères, d'Amsterdam. Des perquisitions permettent de découvrir des barriques de vin récupérées par les habitants, et cachées à Plobannalec[TNPB 1].
  • 1er janvier 1866 : le Bannière, sloop de 40 tonneaux, s'échoue près de Lesconil. Le bateau et sa cargaison sont perdus, mais l'équipage est sauvé[TNPB 2].
  • Les 29 et 30 juin 1872 : le William Connals, un vapeur de 289 tonneaux s'échoue près du sémaphore. Grâce au beau temps, la cargaison de vin peut être déchargée. Le bateau, désensablé, est rechargé au port voisin de Loctudy[TNPB 2].
  • 16 janvier 1874 : le Monato, chaloupe de pêche du port de Lesconil, sombre après le passage d'une lame. Quatre des six hommes périssent, dont le patron, les deux survivants ayant pu saisir l’un un aviron, l’autre le mât, pour se maintenir sur l’eau jusqu’à l’arrivée des secours[TNPB 2].
  • 6 décembre 1881 : le cotre Le Coq de l'Île de Ré, se rendant à Pont-l'Abbé, démâte près des rochers d'Inizan, dérivant dangereusement vers les roches de Larvor. Il est secouru par le Foubert de Bizy, dont c'est le premier sauvetage[121].
  • 24 novembre 1885 : le Saint Chamond, caboteur à vapeur de 1 600 tonneaux de La Rochelle, touche une roche en face du Goudoul, qui ouvre une voie d'eau. L'équipage quitte le navire, qui s'échoue sur les roches de Goudoul, près de Lesconil[121]. Un pêcheur alerte le canot de sauvetage du port, qui récupère les 18 hommes[TNPB 2].
  • 10 janvier 1889 : le trois-mâts barque Bolivar, de Bordeaux, venant de Newportsmouth avec une cargaison de charbon, talonne une roche, ce qui ouvre une voie d'eau, difficilement colmatée avec l'aide des canotiers du Foubert de Bizy qui escortent le Bolivar jusqu'à Concarneau[121].
  • 19 novembre 1889 : le Comte de Hainaut, un vapeur, s'échoue sur la roche "Men Du" en face du sémaphore. Le canot de sauvetage du port, prévenu par le sémaphore, sauve les 16 hommes d'équipage et la cargaison[TNPB 2].
  • 28 octobre 1892 : le vapeur Le Louvre, venant de Bordeaux rempli de fûts de vin, se rendant au Havre, se fracassa sur "Ar Guisty" ("Les putains") en face de Léchiagat. Ce naufrage fut 13 morts parmi les 16 hommes de l'équipage. Le Foubert de Bizy sortit en vain, ne parvenant à en sauver aucun.
  • Dans la nuit du 6 au 7 mai 1896, le vapeur Raoul Godard s’éventre sur la roche "La Charrette" à un demi-mille au sud de Men-Du[123]; le 8 juin des marins de Douarnenez commencent à boire le vin des barriques échappées du navire éventré et à se battre à plusieurs reprises avec les gardes maritimes qui tentaient de les en empêcher.
  • 25 septembre 1896 : une tempête disperse les chaloupes de pêche des ports environnants. Le canot de Lesconil arrive à remorquer cinq d'entre elles et à les ramener au port[TNPB 2],[Note 6].
  • 4 février 1897 : le Pasajes, un vapeur de 415 tonneaux, touche une roche près du Goudoul, se couche et prend feu. Le canot de Lesconil sauve 17 hommes d'équipage. Des barriques de vin se dispersent le long de la côte, que des chaloupes des ports alentour récupèrent. Des procès-verbaux sont dressés à plusieurs marins s'étant fait prendre[TNPB 2].
  • 20 mars 1897 : le canot Clovis, de Lesconil, coule ; les deux hommes à bord sont noyés.
  • 16 octobre 1903 : le Rigoletto, un canot de pêche de Lesconil, est coulé par une lame. Cinq des six marins périssent[TNPB 3].
  • 26 octobre 1909 : le canot de pêche Courage petit chavire près de "Men an Ed" ; les trois marins à bord sont sauvés par un autre bateau de pêche, Athos.
  • novembre 1910 : le Saint-Paul, un canot de pêche de Lesconil, chavire. Les trois hommes d'équipage périssent[TNPB 3].
  • Le Journal des débats politiques et littéraires du 3 février 1911 écrit : « La gendarmerie maritime de Brest, saisie d'une plainte du représentant du Lloyd's, assureur du vapeur anglais Arden, coulé dans le Raz de Sein, s'est livrée à une enquête pour retrouver les pillard du bâtiment naufragé. Une dizaine de procès-verbaux ont été dressés contre des habitants de Plogoff ; de nombreux procès-verbaux ont été également établis contre des pêcheurs de Lesconil qui s'approprièrent des épaves sans les déclarer à l'inscription maritime et les vendirent à des habitants de l'Île-Tudy. Tous seront poursuivis devant le tribunal correctionnel de Quimper »[124].
  • 11 juin 1911 : le canot Martin Pêcheur chavire à l’entrée du port de Lesconil, le patron seul à bord est sauvé par un autre canot se trouvant à proximité, le Japonais.
  • 31 mai 1913 : le canot Vieux Fayol, de Lesconil, démâte près des roches de Men ar Groaz. Son patron est sauvé par l'Amiral Maigret, dont c'est le premier sauvetage[121].
  • Le 28 juin 1924, Jean Péron, pêcheur originaire de Loctudy, mais seul à bord du Scrogneu, du Guilvinec, tombé à l'eau, à un mille au sud de la tourelle Men Du qui borde la sortie du chenal de Bénodet, est repêché par Armel Mariel et Yves Jaouen, deux pêcheurs de Lesconil, à bord du bateau de pêche Le nom est changé[125].
  • Le 8 août 1927, le canot de pêche Petite-Maria, de Lesconil, chavire sous voile près des rochers d'Inizan. Son patron est sauvé par le Jean et le canot renfloué par l'Amiral Maigret[126].
  • Le 17 septembre 1927, un misainier se brise sur les rochers Ar Guisty : les deux hommes d'équipage sont sauvés par un autre misainier qui relevait ses casiers à proximité, le Laffaux[121].
  • Le 27 septembre 1927, le vapeur anglais Bramhall, venant de Bilbao chargé de minerai, s'échoue sur "Les Fourches" entre Lesconil et Guilvinec. Les 14 hommes à bord sont secourus par des pêcheurs de Lesconil[121].
  • Le 7 août 1948, le langoustier Ursifan, de Concarneau, en panne de moteur, heurte une roche en entrant sous voiles dans le port de Lesconil et s'échoue sur la plage des Sables Blancs.
  • 21 janvier 1950 : le Korrigan, un chalutier de Lesconil, parti du port de Concarneau pour rentrer à son port d'attache, s'échoue de nuit sur la roche "Men Du" après avoir dépassé Loctudy. Sur la côte, il passe inaperçu. La houle disloque le navire, et l'équipage doit se jeter à l'eau. Les six hommes d'équipage périssent[TNPB 3].
  • Les 15 et 16 octobre 1987 : un ouragan s'abat sur la Bretagne. À Lesconil, les chalutiers Duchesse Anne et Château Saint-Clair sont drossés contre les rochers de la digue est du port. Plusieurs caseyeurs coulent[TNPB 3].

La chanson Les martyrs de Lesconil (qui se chante sur l'air de Le vieux voyou) évoque le naufrage du Rigoletto en octobre 1903. Son texte intégral peut être consulté dans le journal Ouest-Éclair du 25 mars 1906[127]. En voici les deux premières strophes :

C'est un naufrage lamentable
Marine, que je viens vous chanter
Des agonies épouvantables
Luttes et cris désespérés ;
D'abord cinq hommes qui périrent
Après quatre heures de martyre...
Et, toute la nuit, par gros temps
L'homme et le mousse qui dérivèrent
Sur un coffre à filets, pendant
Dix-sept heures de mortelles misères

Le cinq octobre l'année dernière
Sept pauvr's pêcheurs de Lesconil
Cherchant la sardine (O chimère !)
Partaient, sans souci du péril
Vers Lorient, ils allaient en quête
Du « sprat ».. Or, il ventait tempête !..
Quand, sous l'vent de l'Île-aux-Moutons
Une rafale irrésistible
Chavira les pauvres Bretons
Alors ce fut un drame horrible...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2008, le budget municipal principal totalise 3 161 000 euros de produit de fonctionnement et 2 266 000 euros de charges fonctionnement[128].

La taxe d'habitation est en 2009 de 13,59 %, chiffre élevé en comparaison du niveau départemental, qui est au même moment de 8,40 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1799 Hervé Floch    
1799 1799 Yves Biger    
1799 1800 André Morvan    
1800 1809 Guillaume Breton    
1809 1813 Henri Bleis    
1813 1821  ??? Tanneau    
1821 1831 Mathieu Nedelec    
1831 1867 Pierre Toulemont    
1867 1884 François Guirriec    
1884 1904 Laurent Toulemont Conservateur Propriétaire-agriculteur. Battu lors des élections de 1904
1904 1912 Jean Souron Républicain Élection invalidée, mais réélu le 17 septembre 1905[57]
1912 1929 Guillaume Calvez    
1929 1944 Hervé Guirriec    
1944 1945 Pierre Le Moigne    
1945 1971 Jacques Cariou    
1971 1977 Louis Le Pape DVD Artisan peintre
1977 1995 Jean Folgoas PS Marin-pêcheur
1995 2008 Yannick Le Moigne DVD Cadre administratif
2008 2014 Alain Lucas MoDem Retraité Gendarmerie
2014 en cours Frédéric Le Loch PS Professeur de lycée

Jumelages[modifier | modifier le code]

Plobannalec-Lesconil est jumelée :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 400 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 518 1 218 1 285 1 556 1 531 1 676 1 728 1 865 1 880
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 866 1 910 1 979 2 011 2 167 2 208 2 313 2 289 2 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 565 2 716 2 922 2 832 2 822 2 910 2 878 2 784 2 765
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 916 2 831 2 835 2 844 3 022 3 007 3 221 3 240 3 332
2012 - - - - - - - -
3 400 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[129] puis Insee à partir de 2004[130].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune a depuis les années 1920 une vocation touristique. Les logements en location et les campings sont nombreux. En 1999, 29,4 % des 1 909 habitations sont des résidences secondaires[131]. Durant l'été 2006, du fait de la venue des estivants, la population de la commune double.

L'âge de la population locale est assez bien réparti, y compris dans la tranche de 60 à 74 ans, les retraités représentant 30,4 %[132] de la population locale ; la commune accueille environ 30 %[131] de plus de personnes de cette tranche que dans le reste du département.

Répartition de la population par âge[131]
0-14 ans 15-29 ans 30-44 ans 45-59 ans 60-74 ans 75-89 ans
15,4 % 15 % 19,8 % 18,45 % 22,1 % 9,15 %

Enseignement[modifier | modifier le code]

Classe des filles à l'école communale de Lesconil, avant la Première Guerre mondiale.

La commune dispose de deux écoles élémentaires (maternelle et primaire) : celle du Docteur-Fleming, publique, à Lesconil ; et celle de Saint-Joseph, privée, à Plobannalec[Note 9]. Au-delà de ce niveau élémentaire, il faut se rendre à Pont-l'Abbé, à 5 kilomètres de Plobannalec et à 8 kilomètres de Lesconil, pour trouver collèges et lycées. Au-delà, les universités et établissements de troisième cycle se situent à Quimper, Brest, Lorient

Services[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux bureaux de poste, l'un à Plobannalec, l'autre à Lesconil. Elle compte plusieurs campings, hôtels et restaurants, et des bureaux de banque.

Associations[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreuses associations : à but culturel, à but caritatif et social (comme le Secours catholique et le Secours populaire), ou à vocation sportive…

Un Comité de jumelage organise les relations avec La Léchère et Broadclyst.

Certains événements festifs, par exemple la Fête de la langoustine, sont organisés par des associations comme le Comité des fêtes, ou Tout An Dud[133].

L'association Lire à Plobannalec gère bénévolement la bibliothèque de la commune[134], en assurant entre autres la permanence les mercredis, samedis et dimanches.

La commune compte aussi des associations à but écologique ou tournées vers la mer, comme l'Association pour la défense et la réhabilitation du Ster, qui alerte sur l'envasement du Ster[135] ; et Bag Leskon, association pour le patrimoine maritime et local de Lesconil.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Durant l'été, de nombreuses animations ont lieu (festou-noz, kermesses, concerts). Les manifestations les plus importantes sont la Fête de la langoustine et la Fête des vieux métiers.

La Fête de la langoustine a lieu tous les ans, le deuxième samedi du mois d'août. Elle rassemble environ 15 000 visiteurs[136], qui peuvent déguster les produits locaux, visiter des chalutiers ou faire un tour en mer.

La Fête des vieux métiers, au manoir de Kerhoas, en juillet, rassemble des artisans et des machines anciennes, au son des bombardes et binious. La culture et le patrimoine locaux y sont présentés : production alimentaire, artisanat, musique…

Santé[modifier | modifier le code]

La commune compte des médecins, un kinésithérapeute, des services de soins infirmiers et une pharmacie. L'hôpital le plus proche se trouve à Pont-l'Abbé, à 5 kilomètres de Plobannalec et à 8 kilomètres de Lesconil. La maternité la plus proche se trouve à Quimper, à 22 kilomètres de Plobannalec et à 25 kilomètres de Lesconil.

Sports[modifier | modifier le code]

Les activités sportives sont organisées par des associations variées : football, volley, badminton, tir à l'arc, galoche bigoudène. Le port accueille un Centre nautique, pour l'apprentissage de la navigation en dériveur, planche à voile, kayak de mer…

Cultes[modifier | modifier le code]

Un culte est assuré dans deux églises catholiques et dans un temple protestant.

Économie[modifier | modifier le code]

Le port de Lesconil désert, en septembre 2008, quelques mois après la fermeture de la criée.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est en constant recul depuis 1930. En 1950, la commune compte encore 544 actifs agricoles. En 2000, il n'en reste plus qu'une trentaine[137].

Pêche[modifier | modifier le code]

Lesconil compta jusqu'à 53 malamoks à la vente. Quarante ans plus tard, il n'y a plus de criée. La pêche au chalut a quasiment disparu du port. En 2013, il reste deux chalutiers et trois canots.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La plupart des hôtels d'aujourd'hui ont été créés entre 1920 et 1933[Lesco 5]. Le tourisme estival représente donc une activité importante pour la commune, et ce, depuis les années 1920, bien avant les congés payés.

Il n'y a que deux petites plages sur le territoire même de la commune (l'une au pied du sémaphore, l'autre de création artificielle, entre le port et le Ster). Mais les plus fréquentées sont les Sables blancs (à l'est du Ster, plage longue d'un kilomètre, sur le territoire de Loctudy) et la Grande Plage (à l'ouest, sur le territoire de Treffiagat.

Depuis la fin des années 1990 et le recul de la pêche, le nautisme de loisir est de plus en plus présent. De 1997 à 2000, en vue du Vendée Globe 2000, le skipper Bernard Stamm construit un monocoque de 60 pieds, Superbigou.

La volonté de la municipalité, depuis 2008, est de populariser Lesconil comme port d'escale pour les plaisanciers — avec une centaine de places de ponton envisagées[143].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kerhoas, ancienne demeure seigneuriale bigoudène du XVe siècle
  • Le manoir de Kerhoas, entre le Ster et Plonivel, présente l'organisation typique de la demeure seigneuriale bigoudène du XVe siècle, qui est en même temps une ferme. Pourvu d'une fontaine et d'un four à pain, le manoir semble n'avoir subi que peu de modifications depuis sa construction. Il a longtemps appartenu à la famille Du Haffond (connue pour avoir eu maille à partir avec les Bonnets rouges en 1675). Inscrit aux monuments historiques depuis 1992[144], résidence privée de la famille Aymer de La Chevalerie, le manoir s'ouvre à l'occasion de la fête des vieux métiers et du patrimoine[145].
  • * La chapelle Saint-Brieuc de Plonivel, ancienne église paroissiale jusqu'à la Révolution française[10]. De l'église de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle, de style gothique flamboyant, ne subsiste que les deux travées de la nef avec ses piliers cylindriques sans chapiteaux, deux d'entre eux, massifs, supportant l'ancien clocher désormais disparu. Tout le reste de l'édifice date du remaniement de 1774, en particulier le chœur, le chevet polygonal, le clocher actuel, le porche (refait en partie dès 1758), la sacristie, les fonts baptismaux. Le maître-autel, de style baroque et la chaire à prêcher datent aussi de la fin du XVIIIe siècle. Parmi les statues se trouvent une pietà et une statue de saint Benoît qui datent du XVIe siècle, une Vierge à l'Enfant[146], un Christ en croix et une statue de sainte Marguerite[Laquelle ?] du XVIIe siècle, deux statues de saint Brieuc et de la Vierge situées dans le chœur, etc.. Une statue de saint Mélar provient d'une ancienne chapelle ruinée située à proximité. Des vitraux en dalle de verre provenant de l'atelier Le Bihan[147] ont été installés en 1978[148].

Le placître entourant la chapelle correspond à l'ancien cimetière ; son mur d'enceinte contient dans sa partie ouest une croix pattée datant du Moyen Âge[149] et dans l'angle sud-est une croix monolithique de section octogonale[150]. L'ancien presbytère est situé à proximité. Le pardon est célébré le premier dimanche de mai.

L'ensemble est soit classé, soit inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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  • Le manoir de Kerlut est un petit château sur le Ster, en granit taillé. Il est édifié de 1896 à 1898 par le comte Arthur Janvier de La Motte[151]. Un camping occupe maintenant le domaine[152].
  • L'église paroissiale Saint-Alour[153], dédiée à saint Alour, construite entre 1876 et 1889 par l'architecte diocésain Joseph Bigot et son fils Gustave Bigot, est de style néogothique et a un plan en forme de croix latine ; son gros œuvre est en granite ; l'église est flanquée de deux porches au sud et au nord ; sa chambre de cloches est entourée d'une galerie surmontée d'une flèche octogonale encadrée de quatre frontons ajourés surmontés de pinacles ; sa sacristie est flanquée d'une tour d'angle abritant un escalier à vis. L'église possède un vitrail aux morts de la Première guerre mondiale, dû au maître-verrier bordelais G.P. Dagrant et édifié à l'initiative du chanoine Jézégou, recteur de la paroisse de 1907 à 1946. Ce vitrail représente le corps d'un fantassin en uniforme bleu horizon, gisant entre ses parents représentés en costume bigouden ; une fillette, sœur du soldat, est réconfortée par une religieuse de la Congrégation des Filles du Saint-Esprit, présente dans la paroisse depuis 1862 ; le vitrail contient aussi des représentations d'un prêtre, de Clemenceau, du Sacré-Cœur, de saint Louis, de Jeanne d'Arc et du curé d'Ars[154].
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  • La commune est parsemée de nombreuses croix[155] :
    • La croix des amoureux, à Lesconil, face à la mer, date du Moyen Âge. D'environ deux mètres de haut pour une base carrée de trente centimètres, taillée dans un bloc de granit, elle est brisée en 1925, et restaurée dans les années 1990. Le socle, restitué par les anciens propriétaires fonciers, est d'origine. Selon la légende, les fiancés qui se rendent au pied de la croix, faisant le serment d'être fidèles, y échangent leur premier baiser.
    • La croix Arthur de Witkowski, à Plobannalec, au bord de la route de Penmarc'h. Arthur, né en 1842 à Issoire, meurt accidentellement près du bourg le 14 juillet 1898. Une croix métallique est érigée sur le lieu de sa mort.
    • La croix de Kerandraon, du Moyen Âge.
    • La croix de Kerdalaé-Plonivel, du XVIe siècle.
    • La croix de Kerfulou, du XIXe siècle.
    • La croix de Kerlouargat, de 1741.
    • La croix de Kerstaloff, du Moyen Âge[9].
    • La croix de Kervignon, de quatre mètres de haut, construite au Moyen Âge[156].
    • La croix de l'église de Lesconil, du XIXe siècle.
    • La croix de l'église de Plobannalec, du XIXe siècle.
    • La croix du parking de Plobannalec, des XVIe et XIXe siècles.
    • La croix encastrée dans le mur ouest de la chapelle de Plonivel, du haut Moyen Âge.
    • La croix de l'enclos de Plonivel, du XVIe siècle[9].
Le menhir de Men Rouz, malheureusement en partie sous les remblais d'un parking et incrusté dans un mur de soutènement

La commune compte aussi plusieurs dolmens, stèles et menhirs.

  • Au sommet du Menez Veil, à Lesconil, se trouve un dolmen datant du néolithique. Le site a été classé monument historique par arrêté du 10 novembre 1921.
  • Le site du Quélarn, près de Plobannalec, contient un dolmen et de nombreux mégalithes couchés. Ce site est ce qui reste d'un cairn long de 50 mètres, autrefois composé de six dolmens[156].
  • Plusieurs autres dolmens (Kerfuns, Kervadol, Kervignon, Tronval) et menhirs (Men Rouz, Kerdalaë-Plonivel, Kerloc'h) sont dispersés dans la commune. Men Rouz, qui s'élevait au milieu du Ster Nibilik, est particulièrement remarquable. Les eaux atteignaient son sommet aux plus grandes marées. Lorsque l'on a comblé la partie ouest du bras de mer et construit un bureau de poste, le menhir a été incrusté dans une muraille de soutènement du terre-plein[HPL 8]. Il est encore visible. Il doit son nom, Men Rouz, « la Pierre rousse », au manteau de goémon qui le recouvrait.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Portion du Ster à marée basse.
Lesconil : le rocher Goudoul
  • Le Ster, ou ster de Lesconil, est un lieu très apprécié, tant des pêcheurs à pied que des scientifiques. C'est une rivière dont l'eau est de bonne qualité[157]. Avant de se jeter dans la mer à l'est de Lesconil, elle devient une ria de 36 hectares dont la variété biologique est très grande. Riche en plancton, le Ster « joue un rôle important dans le renouvellement des espèces de poisson[157] ».

À partir de 1950, des travaux d'aménagement y sont entrepris (un pont-digue vient notamment l'enjamber, en 1968). L'équilibre naturel est alors perturbé « au niveau de la dynamique sédimentaire du site[157] ». Le Ster devient peu à peu un marais maritime, et va finir par se fermer. De plus, le pont-digue bloque le sable de la dérive littorale : des bancs se forment. Toute la zone (port, dune, plage) est modifiée[157].

Début 2013, des travaux de réestuarisation commencent. Le petit passage d'eau existant (6 m) est élargi de 7,50 m, et le pont-digue est ouvert sur une longueur de 12 m. Le total des ouvertures représente donc maintenant 25,50 m. Le 15 juin, les travaux prennent fin et le Ster est remis en eau[158].

  • En bord de mer, les restes du lavoir de Pors-ar-Feunteun, dont subsiste le mur de protection érigé en 1928[159] et plusieurs rochers pittoresques dont le rocher Goudoul.
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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Galoche à Lesconil.

La commune fait partie du Pays Bigouden. Ses habitantes ont donc longtemps porté le costume traditionnel. Au début du XXe siècle, la taille de la coiffe augmente pour atteindre sa hauteur maximale (33 centimètres) dans les années 1950[HPB 12]. Cette coiffe est en tulle brodé et empesé. Elle forme une mitre, assortie d'une jugulaire et accompagnée de deux rubans. Longue et difficile à mettre en place, peu pratique à porter, elle a, au XXIe siècle, quasiment disparu, en dehors des fêtes folkloriques.

Le jeu traditionnel pour les hommes est la galoche bigoudène, une forme de jeu de palets complexe : le but est, à l'aide de palets en fer de 850 grammes (ar pezhioù), de faire tomber une petite pièce (al liper) perchée sur un petit cylindre en bois (ar galochenn)[160].

Tableaux représentant Plobannalec ou Lesconil[modifier | modifier le code]

  • André Dauchez : Les dunes à Lesconil (huile sur panneau)[161] ; Lesconil (eau-forte, 1909, Bibliothèque nationale de France) ; Les pins de Lesconil (1910)[162] ; Rivière de Lesconil (eau-forte, 1910, Bibliothèque nationale de France) ; Le moulin de Lesconil (eau-forte, 1904, Bibliothèque nationale de France).
  • Tsugouharu Foujita : Paysage de Lesconil[163] ; L'église, près de Lesconil (1950)[164] ; Lesconil, paysage de Bretagne (1950, aquarelle et mine de plomb sur papier) ; L'arrière-cour (1950, située à Lesconil)[165] ; Les volets bleus (1950, aquarelle, encre et mine de plomb sur papier)[166] ; Marée basse, à Lesconil (1950)[167] ; etc..

« Un long séjour en Bretagne,pendant les deux mois d'été [1950] les [le couple Foujita] remet en forme. La tranquillité du petit port de Lesconil incite Foujita à réaliser quelques paysages où il décrit avec une grande pureté les maisons basses et les plages. Sur la toile « glacée », le lavis façonne les toits d'ardoise alors qu'un blanc crayeux habille les murs de pierre et que de timides teintes remplissent les ciels et la plage[168]. »

Légendes et coutumes[modifier | modifier le code]

  • La légende de Men ar Groaz: le nom Men ar Groaz proviendrait d'une ancienne croix de mission, disparue, qui aurait été implantée sur cet ilôt de marée lors d'une mission prêchée par le prédicateur Julien Maunoir ; le nom aurait au fil du temps été transformé en Men ar gwaz (la "Roche aux fées") ou Maen ar Gwrac'hed, la "Roche des sorcières". Les femmes venaient, la nuit tombée, y faire des incantations païennes afin de pouvoir procréer. Ces pratiques avaient été favorisées par la présence à proximité du complexe mégalithique de la nécropole de Lesconil[169].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Leur cri sera « Pemp real a vo », c'est-à-dire « Cinq reals nous aurons » (l'ordre des mots est typiquement breton), un real valant un quart de franc.
  2. La lueur de l'ancien feu à pétrole était trop faible, et la suie opacifiait la lanterne, rendant le feu aussi peu visible que les lumières des habitations environnantes
  3. , voire reconstruits, un des môles ayant été mis à terre par une tempête en 1951
  4. Le malamok est le chalutier employé jusqu'aux années 1990. Ce nom vient de celui d'un oiseau de mer réputé pour son art de la navigation et sa robustesse, le fulmar boréal (mallemok, en frison). Le chalutier malamok pêche latéralement. Il est remplacé à partir des années 1980 par le « pêche arrière ».
  5. pour obtenir de la soude (les pains de soude étaient portés à l’usine de Langoz en Loctudy). Un de ces fours a été remis en état à l'ouest du port
  6. Trois autres barques arrivent à atteindre le Ster. Deux autres s'échouent sur la côte, à proximité.
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. On retrouve dans ces deux écoles l'opposition historique entre l'école privée des « conservateurs » et celle, publique, de la « république », même si cette distinction n'existe plus aujourd'hui.

Références[modifier | modifier le code]

  • Association Mouez ar Vro, Hier Lesconil, Plomeur,‎ 1983
  1. a, b, c, d, e et f Hier, Lesconil
  • Roland Chatain, Tempêtes et naufrages en pays Bigouden, Plomeur, éditions Roland Chatain, coll. « mémoire »,‎ 1994
  • Roland Chatain et Raymond Cariou, Hier Plobannalec Lesconil, Plomeur, éditions Roland Chatain, coll. « mémoire »,‎ 1994
  1. a, b, c, d et e Lesconil, p. 18-19
  2. Lesconil, p. 46
  3. Lesconil, p. 49
  4. Lesconil, p. 14
  5. Lesconil, p. 47
  • Serge Duigou, Jean Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, éditions Palantines,‎ 2002
  • Autres références
  1. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", C. Thèse, Rochefort, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f324.image.r=Plobannalec.langFR
  2. Ne pas confondre le Ster avec le Steïr, qui est un affluent de l'Odet
  3. « Site de la commune, page de présentation » (consulté le 10 mai 2009)
  4. a et b Notice communale sur Cassini.
  5. [PDF] « Précipitations annuelles en Bretagne sur bretagne-environnement.org » (consulté le 23 mai 2009)
  6. « Précipations annuelles en Bretagne sur eaubretagne » (consulté le 23 mai 2009)
  7. répertoire DIREN
  8. Présentation d'un Atelier Bruit thématique “Paysages sonores urbains” (d'avril 2009)
  9. a, b et c « Commune de Plobannalec », sur croix-finistere.com.
  10. a, b, c et d « Étymologie et histoire de Plobannalec », sur infobretagne.com.
  11. Émile Ernault, Gériardurig brezonek-gallek, Saint-Brieuc, Prud'homme, 1927, p. 36 et 474.
  12. Site de KerOfis : étude du toponyme Leskatouarn
  13. ibidem
  14. Site de KerOfis : étude du toponyme Lesconil
  15. Par décret du 1er février 2001, la commune de Plobannalec prend le nom de Plobannalec-Lesconil Légifrance
  16. a et b Paul du Chatellier, Le menhir-autel de Kernuz en Pont-l'Abbé (Finistère), découvert à Kerdavel en Plobannalec le 20 juillet 1878 , "Bulletins et mémoires - Société d'émulation des Côtes-du-Nord", 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207819j/f195.image
  17. Paul du Châtellier, Exploration de quelques sépultures de l'époque du bronze, "Revue d'anthropologie", 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442569b/f687.image.r=Plobannalec.langFR
  18. G. Guenin, Le menhir de Kernuz, "Annales de Bretagne", 1909, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1909_num_25_3_1333
  19. Armand René du Châtellier, Note de M. du Chatellier sur le monument druidique de Kéléarn (Finistère), "Bulletin monumental", 1851, consultable https://archive.org/stream/bulletinmonumen05arcgoog/bulletinmonumen05arcgoog_djvu.txt
  20. http://www.plobannalec-lesconil.com/?02-La%20Commune/22-Patrimoine/hidden/223-Patrimoine%20arch%C3%A9logique
  21. Paul du Chatellier, Fouilles au pied des menhirs du canton de Pont-l'Abbé, "Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme : revue mensuelle illustrée", 1881, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4453295/f56.image.r=Plobannalec.langFR
  22. http://fr.topic-topos.com/dolmen-de-kervignon-plobannalec
  23. Le mot breton quéménet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine vice-royauté ou par extension "fief", "châtellenie" et est à l'origine de plusieurs toponymes bretons comme ceux des communes de Guémené-sur-Scorff (Morbihan), Guémené-Penfao (Loire-Atlantique), ou de l'archidiaconé de Quéménet-Ily, dont le siège se trouvait à Trégarantec ; le Kemenet-Héboé était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes, voir Albert Le Grand, La vie des Saints de la Bretagne-Armorique http://books.google.fr/books?id=YSvBi_0z3gsC&pg=PA215&lpg=PA215&dq=Qu%C3%A9m%C3%A9net&source=bl&ots=H0kkNe8gNE&sig=r2Xqa8Iwx9GYfOTz1vE7jo1E2MY&hl=fr&sa=X&ei=BhnEUOrzMIiJ0AWQj4HwBA&ved=0CC8Q6AEwAA#v=onepage&q=Qu%C3%A9m%C3%A9net&f=false
  24. http://www.infobretagne.com/pluguffan.htm
  25. http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/terre/fief/Q/Le_Quemenet.htm
  26. Armand René du Châtellier, La baronnie du Pont (Pont-l'Abbé), "Revue des provinces de l'Ouest (Nantes)", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f640.image.r=Plobannalec
  27. Vendue comme bien national pendant la Révolution française, elle a désormais disparu
  28. Kerbleustre était une petite seigneurie située près de Saint-Guénolé ; le manoir de Kerbleust se trouve désormais dans la commune de Saint-Jean-Trolimon
  29. Barthélemy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé, La règle d'idiome en Bretagne au XVe siècle, "Mélanges bretons et celtiques offerts à M. J. Loth", 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1153314/f256.image.r=Plobannalec.langFR
  30. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 16,GER-GOUR", J. Plihon et L. Hervé, Rennes, 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5835417z/f18.image.r=Plobannalec.langFR
  31. Par mariage d'une héritière, faute d'héritier mâle
  32. Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne", tome 2, 1862, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f54.image.r=Plobannalec.langFR
  33. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 12-13,ENA-EVE", J. Plihon et L. Hervé, Rennes, 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58167704/f67.image.r=Plobannalec.langFR
  34. Daniel Bernard, La révolte du papier timbré au pays Bigouden. Nouveaux documents inédits, "Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne", 1962
  35. Archives du Finistère : Cognec Plonéour Lanvern p. 155-156 (cote A37) cité par H Bourde de la Rogerie
  36. Archives de la Loire Inférieure : Réformation du Domaine Royal (1678-1682) (cote B44) cité par H Bourde de la Rogerie
  37. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/stream/dictionnairehist03og#page/376/mode/2up/search/Plobannalec
  38. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 3,BER-BLI ", J. Plihon et L. Hervé, Rennes, 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816668q/f217.image.r=Plobannalec.langFR
  39. J.-L. Le Floc'h, « Les luttes d'une paroisse pour conserver son identité », Les Cahiers de l'Iroise, vol. 34, n° 3, p. 118-126 (notes), Brest, Société d'études de Brest et du Léon, 1987, ISSN 0007-9898
  40. Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale, tome 12, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f411.image.r=Plobannalec.langFR
  41. Fils de Jean-Marie de Geslin et de Malouine-Josèphe du Breil de Névet
  42. Daniel Bernard, "Recherches sur la chouannerie dans le Finistère", revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f109.image.r=Plobannalec.langFR
  43. Jean-Baptiste Ogée, A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de Bretagne", tome II, 1853, consultable https://books.google.fr/books?id=oUA-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de&hl=fr&sa=X&ei=ckW3VKe4CIuuUZTvgKAH&ved=0CCEQ6wEwAA#v=onepage&q=Plobannalec&f=false
  44. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, C. Delagrave, Paris, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f37.image.r=Plobannalec.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f265.image.r=Plobannalec.langFR
  45. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, C. Delagrave, Paris, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f265.image.r=Plobannalec.langFR
  46. Gabriel Puig de Ritalongi, cité par Roland Chatain, Raymond Cariou, Hier Plobannalec-Lesconil, coll. « Mémoire », Plomeur, Roland Chatain, 1994, p. 11.
  47. "Nouveau cantique de l'église de Plobannalec (20 mai 1879)", revue "Annales de Bretagne", 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115333w/f334.image.r=Plobannalec.langFR
  48. Journal Ouest-Éclair no 1631 du 6 février 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6402405/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  49. "Bulletin des lois de la République française", juillet 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k215283h/f1322.image.r=Plobannalec.langFR
  50. Journal Le Radical no 30 du 30 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7606946t/f1.image.r=Plobannalec.langFR
  51. Journal Ouest-Éclair no 3036 du 6 mai 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6414258/f4.image.r=Plobannalec.langFR
  52. Journal La Lanterne no 10973 du 9 mai 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7508819z/f2.zoom.r=Plobannalec.langES
  53. Journal La Croix no 7416 du 4 juin 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k256773z/f5.image.r=Plobannalec.langFR
  54. Journal Le Petit Parisien no 11163 du 22 mai 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k562518x/f3.image.r=Plobannalec.langFR
  55. Journal La Croix no 7552 du 12 novembre 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2569082/f3.image.r=Plobannalec.langFR
  56. Journal Ouest-Éclair no 4031 du 5 février 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642431c/f4.image.r=Plobannalec.langFR
  57. a et b Journal Ouest-Éclair no 3122 du 26 septembre 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640838q/f4.image.r=Plobannalec.langFR
  58. Journal La Croix no 8308 du 23 avril 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k257666q/f6.zoom.r=Plobannalec.langFR
  59. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", séance du 23 juin 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65530867/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  60. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", séance du 21 juin 1910, consultable gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6553085t/f17.image.r=Plobannalec.langFR
  61. Journal L'Aurore n° 4554 du 25 avril 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7522439/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  62. Journal Le Temps no 18298 du 7 août 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2405709/f5.zoom.r=Plobannalec.langFR
  63. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", séance du 11 juin 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6384817d/f3.image.r=Plobannalec.langFR
  64. Journal Ouest-Éclair no 5556 du 28 octobre 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k644157z/f3.image.r=Plobannalec.langFR
  65. Pierre Queffelec, né le 30 mars 1891 à Plobannalec, soldat au 118e régiment d'infanterie, disparu le 22 août 1914 à Maissin (Belgique)
  66. Charles Volant, né le 3 avril 183 à Plobannalec, matelot (fusilier marin probablement), tué le 2 décembre 1914 à Dixmude (Belgique)
  67. Hervé Autret, né le 7 février 1879 à Plobannalec, marsouin au 56e régiment d'infanterie coloniale, tué à l'ennemi le 21 juin 1915 à Achibaba dans la Presqu'île de Gallipoli (Turquie)
  68. Sébastien Autret, né le 9 juin 1884 à Plobannalec, marsouin au 56e régiment d'infanterie coloniale, tué à l'ennemi le 26 novembre 1916 à Dobromir (Serbie)
  69. Henri Biger, né le 17 février 1892 à Pont-l'Abbé, matelot, mort le 31 octobre 1918 d'une maladie contractée en service à Salonique (Grèce)
  70. Sébastien Stéphan, né le 16 avril 1893 à Plobannalec, soldat au 148e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le 8 mai 1917 à Mayadag (Grèce)
  71. Noël Bargain, né le 19 mars 1887 à Plobannalec, quartier-maître chauffeur-graisseur à bord du contre-torpilleur Catapulte coulé accidentellement lors de l'abordage avec un cargo anglais le 18 mai 1918 devant Bizerte
  72. Vincent Coïc, né le 13 novembre 1896 à Plobannalec, matelot à bord du Jeanne Conseil (un cargo à vapeur), mort lors du naufrage de ce bateau torpillé en mer par UB-59 le 28 novembre 1917 au sud-ouest de Belle-Île-en-Mer
  73. Sébastien Cossec, né le 10 décembre 1876 à Plobannalec, matelot du dépôt des équipages à Brest, mourut accidentellement lors du renflouage du vapeur anglais Memling le 24 décembre 1917 en mer
  74. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29165&dpt=29&idsource=12031&table=bp02
  75. L'école de Lesconil, "L'Hygiène par l'exemple (Paris)", 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6584483h/f38.image.r=Plobannalec.langFR
  76. Journal Ouest-Éclair no 14303 du 4 janvier 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660396z/f6.image.r=Plobannalec.langFR
  77. Journal Ouest-Éclair no 14924 du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6308161/f4.image.r=Plobannalec.langFR
  78. Journal Le Figaro no 245 du 2 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4096004/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  79. Louis Larnicol, instituteur, fut massacré dans la nuit du 10 au 11 juin 1944 par ses geôliers à la prison Saint-Gabriel de Pont-l'Abbé car il se serait rebellé ; son corps n'a jamais été retrouvé
  80. http://pcbigouden.over-blog.com/2014/06/retour-sur-la-commemoration-du-21-juin-a-lesconil.html
  81. http://www.lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/sites/lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/IMG/pdf/heros_et_martyrs_de_la_liberation.pdf
  82. Alain Le Lay, né le 22 septembre 1909 à Plobannalec, militant communiste vivant à Concarneau (secrétaire de la section du Parti communiste de Concarneau-ville entre 1936 et 1939, anime localement le Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France à la fin de 1940 et au début de 1941, mais il fut arrêté à Auray le 11 juin 1941, transféré au camp de Royallieu et déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz ; il meurt d’épuisement à Birkenau le 4 octobre 1942, voir http://old.memoirevive.org/spip.php?article1093 et http://politique-auschwitz.blogspot.fr/2012/07/le-lay-alain.html
  83. Corentin Béchennec, né le 6 janvier 1922 à Lesconil, déporté de Pantin le 15 août 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald, puis ceux de Dora et Ellrich, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-l.htm
  84. Roger Fleury, né le 21 octobre 1910 à Gisors (Eure), décédé le 29 décembre 2014 à Plobannalec-Lesconil
  85. Roger Fleury a livré son témoignage sur ce convoi de déportés, voir http://www.cndp.fr/cnrd/selection/nojs/3843
  86. Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 21612 du 30 décembre 2014 et Ouest-France du 2 janvier 2015
  87. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/leguilvinec/plobannalecles/necrologie-colette-noll-grande-resistante-et-deportee-08-10-2013-2260622.php
  88. Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, Palantines, 2002
  89. Il est remplacé en 1911 par l’Amiral de Maigret, un « inchavirable » de 9,80 mètres. Ce dernier, obsolète, car sans moteur, cesse d'être utilisé en 1948. Il est revendu en 1952 aux îles des Glénan. Motorisé et renommé La Diligence, il fait la navette avec le continent. Il n'est pas utilisé très longtemps. Il est incendié volontairement en 1960.
  90. Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 4.
  91. a, b et c Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 6.
  92. a et b « Historique du port », sur plobannalec-lesconil.com ».
  93. Violent retour des vagues sur elles-mêmes lorsqu'elles ont frappé un obstacle
  94. a et b Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 6 et 7.
  95. a, b, c, d, e, f et g Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 7.
  96. a et b Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 137 et 138.
  97. a et b Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 106.
  98. a et b Serge Duigou, Lesconil, op. cit., p. 49.
  99. a et b Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 128.
  100. Serge Duigou, Lesconil, Quimper, Ressac, 1996, p. 38-39.
  101. Journal Le Figaro no 237 du 25 août 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2944892/f4.image.r=Plobannalec.langFR
  102. Serge Duigou, Lesconil, op. cit., p. 31-35.
  103. Serge Duigou, Lesconil, op. cit., p. 37-44.
  104. Roland Chatain, Raymond Cariou, op. cit., p. 49.
  105. Contre un millier à Pont-l'Abbé, 5 à 6000 à Loctudy, 500 à Penmarch, autant à l'Île-Tudy, 200 à Sainte-Marine, 100 au Guilvinec, selon le journal Ouest-Éclair no 14924 du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5012018/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  106. Il est un temps loué à l'amiral Max Henri Jacques Douguet (1903-1989), peintre de la Marine, puis racheté par la commune (qui a lancé une souscription) pour y installer son office du tourisme.
  107. « Les débarquements et effort de pêche », sur telemer.com, p. 21.
  108. Avant 1973, on distingue pêche côtière et pêche hauturière. À partir de 1973, la petite pêche désigne les marées les plus courtes (moins de 24 heures), la pêche côtière les marées de 24 à 96 heures et la pêche hauturière les marées de plus de 96 heures. Joseph Coïc, La Flottille guilviniste : cent cinquante ans d'histoire, Treffiagat, Empreintes, 2012, p. 191.
  109. a et b « Lesconil », sur telemer.com, p. 25 et 26.
  110. Joseph Coïc, op. cit., p. 193.
  111. a et b Monographie des pêches maritimes 1982, Quartier des Affaires maritimes du Guilvinec. Cité par Kelaouen ar Mor (organe du Comité local des pêches), n° 8, avril 1983, p. 8 et 9.
  112. « Bilan année 2006 », sur quimper.cci.fr.
  113. Jean Le Borgne, « Criée de Lesconil : Les pêcheurs jettent l'éponge », sur magnautic.com, Le Télégramme, 23 février 2008.
  114. « Lesconil. première vente au Guilvinec », sur magnautic.com, Le Télégramme, 4 mars 2008.
  115. « Transport de la pêche. Les patrons sollicités ? » sur letelegramme.com, 12 septembre 2011.
  116. « An Dyven », sur bateauxdepeche.net.
  117. « Le côtier Bellatrix IV opérationnel », Le Marin, 3 mai 2013, p. 18.
  118. Probablement Jean Baptiste Louis Bruno Foubert de Bizy, né le 24 février 1785 à Dunkerque et décédé le 23 avril 1851 à Versailles, officier d'infanterie, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, chevalier de la Légion d'honneur, fils de Bruno Nicolas Foubert de Bizy (1733-1818), lieutenant général, ingénieur du Roi
  119. C’était un canot "type anglais" à redressement de 9,15 m avec deux voiles et dix avirons
  120. Probablement Julie Foubert de Bizy, fille de Jean Baptiste Louis Bruno Foubert de Bizy (1785-1851) et de Azelie Mirthé Constance Dumesnil (1796-1877)
  121. a, b, c, d, e, f et g https://lesconilquideau.wordpress.com/tag/foubert-de-bisy/
  122. L'« Amiral de Maigret » à Lesconil (Finistère), "Annales du sauvetage maritime", 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802738d/f98.image.r=Plobannalec.langEN
  123. Journal Le Petit Parisien n° 7144 du 19 mai 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k517823g/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  124. Journal des débats politiques et littéraires n° 33 du 3 février 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4840707/f3.image.r=Plogoff.langFR
  125. "Annales du sauvetage maritime", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766642m/f60.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  126. Journal Le Matin no 15848 du 10 août 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5758809/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  127. Journal Ouest-Éclair n°3304 du 25 mars 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641018t.r=Martyre.langFR
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  130. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  131. a, b et c « Données INSEE » (consulté le 11 mai 2009)
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  160. La galoche bigoudène, Skol Vreizh,‎ 1983
  161. http://www.brugal-antiquites.com/galerie-tableaux.html et http://www.audiovisit.com/visites-audio/22/foujita-le-maitre-japonais-de-montparnasse-au-palais-des-arts-et-du-festival-a-dinard.html
  162. Émile Dacier, Peintres-graveurs contemporains", "La revue de l'art ancien et moderne", janvier 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4325481/f30.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  163. Arbousse-Bastide Tristan, 1994- Le peintre Tsuguharu Foujita (1886-1968) à Lesconil Finistère, in : Delouche D. (dir), 1994 - Regards d'artistes en Bretagne, col Rivage, Presses de l'Université de Rennes 2, p. 13-21 et http://tori.e-monsite.com/pages/culture-du-japon/le-peintre-tsuguharu-foujita-1886-1968-a-lesconil-finistere.html
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  167. http://www.artnet.fr/artists/l%C3%A9onard+tsuguharu-foujita/marre-basse-%C3%A0-lesconil-preparatory-study-Za0CvDCt4dCMyGO5AHwS8g2
  168. Sylvie Buisson : Léonard-Tsugouharu Foujita, ACR éditions, 2001 [ISBN 2-86770-145-7], consultable http://books.google.fr/books?id=pHVWpD_KHrcC&pg=PA394&lpg=PA394&dq=Foujita+Lesconil&source=bl&ots=m8P5U8SrCI&sig=DCPYIjZXCttaexRKWFRPLJQ5WmM&hl=fr&sa=X&ei=f9eSUv7xKM-shQe25oH4Cg&ved=0CFAQ6AEwBw#v=onepage&q=Lesconil&f=fals
  169. http://www.plobannalec-lesconil.com/?02-La%20Commune/23-Tranches%20d%27histoire/hidden/231-La%20l%C3%A9gende%20de%20Men%20Ar%20Groas
  170. Alain Paire, « La dispersion de la bibliothèque de Gabriel Bounoure », sur poezibao.typepad.com, 21 décembre 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Chatain, Raymond Cariou, Hier Plobannalec Lesconil, coll. « Mémoire », Plomeur, Roland Chatain, 1994.
  • Marcellin Caillon, Guy Riou, À la découverte du Pays Bigouden, Pont-l'Abbé, Marcellin Caillon, 1980.
  • Serge Duigou, Quand nous prenions le train birinik, Quimper, Ressac, 1983 (le petit train qui desservait Plobannalec).
  • Serge Duigou, Manoirs bigoudens, Ressac, 1995 (histoire du manoir de Kerhoas et de ses seigneurs).
  • Françoise Boiteux-Colin, Françoise Le Bris-Aubé, Michel Thersiquel (phot.), Le Monde des Bigoudènes, Le Télégramme, 1999 (ethnologie, récits, portraits).

Documents audiovisuels[modifier | modifier le code]

  • Frédérique Mathieu, Lesconil, pêche fraîche et amour du clocher INA, vidéo [1], France 3 Ouest, 1996.
  • André Espern, Pêcheur de langoustines, Bretagne-video.fr (vidéo d'une journée de pêche à bord de l’Ynizan, chalutier de Lesconil) [2].
  • Lesconil et ses habitants figurent dans le film Les Naufrageurs (1959) de Charles Brabant [3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]