Ergué-Gabéric

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Ergué-Gabéric
Mairie d'Ergué-Gabéric.
Mairie d'Ergué-Gabéric.
Blason de Ergué-Gabéric
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimper-2
Intercommunalité Quimper Communauté
Maire
Mandat
Hervé Herry
2014-2020
Code postal 29500
Code commune 29051
Démographie
Gentilé Gabéricois
Population
municipale
8 144 hab. (2011)
Densité 204 hab./km2
Population
aire urbaine
86 162 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 49″ N 4° 01′ 15″ O / 47.996944, -4.02083347° 59′ 49″ Nord 4° 01′ 15″ Ouest / 47.996944, -4.020833  
Altitude 63 m (min. : 4 m) (max. : 140 m)
Superficie 39,87 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Ergué-Gabéric [ɛʁge gabeʁik] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, dans le nord-ouest de la France. Elle est située à quelques kilomètres à l'est de Quimper, appartient à l'arrondissement de Quimper et au canton de Quimper-2.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entourée par les communes de Quimper, Briec, Landudal, Elliant, Saint-Yvi et Saint-Évarzec, Ergué-Gabéric est située à 5 km au nord-est de Quimper, la plus grande ville des environs. Le fleuve Odet et son affluent le Jet sont les principaux cours d'eau qui délimitent la commune.

La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ergué-Gabéric[modifier | modifier le code]

Son nom breton est An Erge Vras signifiant Le Grand Ergué. La première mention écrite du nom date de 1160 sous la forme Arke qui laisse supposer une forme plus ancienne Arkae . À l'origine le terme Erge en vieux-breton se décompose en ar signifiant aux abords de, en avant de, et kae pour haie, talus défensif. Le territoire d'Erge a été divisé en deux au XIIe siècle : le suffixe Gabéric est probablement issu du patronyme Cabellic, dont un représentant Guy Cabellic fut évêque de Cornouaille de 1267 à 1280[1].

Villages[modifier | modifier le code]

  • En 1843 le Dictionnaire historique et géographique de Bretagne indique la présence de trois manoirs : Lezergué, Cleuyou et Kerjenny et cite onze villages : Quélennec, Squividan, Kerourvoas, Salverte, Quilinec (Mélenec), Lostaguiret (Lostarguillec), Kerellou, Kerdilès, Kervéguen, Kerfor, Kerlariou (Kerlaviou). Dans son étude sur les noms de lieux d'Ergué-Gabéric, publiée en breton en 1977, Bernez Rouz indique avoir travaillé sur un corpus de 205 lieux-dits.
  • Keranroux (dérivé de Ker an Roux, en breton « Le village de le Roux ») est situé, au bout de la route provenant de Tréodet, près d'un promontoire qui permet de contrôler l'accès aux gorges du Stangala Le hameaux serait ancien, il remonterait à Saint-Guénolé, deuxième abbé de Landevennec. Certains documents plus récents mentionnent son existence autour de 1750. Le hameau est composé de deux corps d'habitations, l'un assez récent 1800, l'autre très ancien mais rénové, il possède un puits, une fontaine et un four à pain imposant[2].
  • Tréodet (étymologie obscure, soit de tref, "lieu habité et cultivé", soit de treb, "trêve ou église succursale", soit de traon, "colline", soit de treiz, "passage") est situé au début de la belle vallée du Stangala. Le site est maintenant traversé par une route nationale[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

C'est à Ergué-Gabéric que fut fondé par Nicolas Le Marié en 1822, les papeteries d'Odet situées dans le village de Lestonan, au nord-est du bourg. Ces papeteries, dirigé par Jean-René Bolloré dès 1861 feront, depuis, la fortune de la famille Bolloré[4],[5].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La mine d'antimoine de Kerdévot[modifier | modifier le code]

Des paysans découvrirent forfuitement au printemps 1911 le gisement d'antimoine de Kerdévot en défrichant des broussailles, en particulier de la stibine. La "Compagnie des mines de La Lucette" obtint en 1913 une concession de 120 ha, à cheval sur les communes d'Ergué-Gabéric et Elliant, creusa 3 puits et un kilomètre de galeries de mines, les plus profondes descendant jusqu'à une cinquantaine de mètres, employant jusqu'à 54 ouvriers en 1915, le minerai étant expédié à la fonderie du Genest (Mayenne). En 1916, la société arrêta l'exploitation sur ce site et entreprit le démontage des installations, puis reprit des recherches en contrebas de Niverrot en 1927, ce qui provoqua une reprise éphémère de l'exploitation qui cessa définitivement le 1er novembre 1928[6].

Le Bureau de recherches géologiques et minières a effectué un travail de prospection dans la décennie 1970, trouvant plusieurs gisements, mais de trop faible teneur en minerai pour être économiquement exploitables.

La "mine de Kerdévot" fait l'objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope en date du 6 octobre 1998 « afin de garantir la protection du biotope nécessaire à la reproduction, au repos et à la survie des chauves-souris », attendu que cette mine abrite diverses espèces animales protégées dont le grand rhinolophe, le grand murin, le vespertilion à moustaches, le vespertilion de Daubenton et l'oreillard roux. « La pénétration des personnes dans les parties souterraines de la zone de protection est interdite »[7].

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Ergué-Gabéric porte les noms de 123 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, deux ont été décorés : Corentin Le Gall[8] et René Le Gall[9]. Deux au moins (Corentin Le Failler[10] et Louis Bacon[11]) sont morts alors qu'ils étaient membres de l'Armée d'Orient, deux alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne (Mathias Espern et Jean Jaouen), d'autres sur le front belge comme Simon Himidy[12] et François Gourmelen, certains sont disparus en mer comme Guénolé Le Meur[13] et Jean Le Grand[14], la plupart des autres étant décédés sur le sol français[15].

Étienne Le Grand, né le 9 février 1885 à Lestonan en Ergué-Gabéric, qui était employé chez le photographe Joseph-Marie Villard (fils de Joseph Villard) avant la guerre, soldat mobilisé d'abord au 318e régiment d'infanterie, troqua rapidement son fusil contre un appareil photo à la demande des autorités militaires, et son fonds photographique contient environ 700 photos illustrant la Première guerre mondiale dont 200 sont reproduites dans le livre "Étienne Le Grand. Un regard breton dans la Grande Guerre"[16].

La papeterie Bolloré à Odet-Lestonan[modifier | modifier le code]

La papeterie a été créée par Nicolas Le Marié[17] en 1822 sur les bords de l'Odet, puis développée par plusieurs générations de Bolloré ; la marque « OCB », acronyme de « Odet-Cascadec-Bolloré », est une marque française de papier à rouler (ou papier à cigarette) fondée en 1918, qui dépendait du groupe Bolloré.

Article détaillé : OCB (entreprise).

La Cité de Keranna, construite dès 1917 par l'architecte nantais René Ménard pour le compte de la famille Bolloré, était destinée à loger les ouvriers et ingénieurs qui travaillaient à la papeterie toute proche au village de Lestonan[18],[19].

Henri Le Gars, ancien ouvrier de cette papeterie entre 1939 et 1941, date de l'arrêt momentané de l'usine, puis à nouveau de janvier 1947, date de la réouverture de la papeterie, à 1981, a décrit ses souvenirs sur un site Internet[20].

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La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Ergué-Gabéric porte les noms de 21 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[15]. Six soldats (Corentin Youinou, Jean Lazou, Jérôme Daoudal, Auguste Tanguy, François Gourmelen, Hervé Laurent) sont décédés pendant la Campagne de France en 1940 ou de ses suites ; deux (Hervé Péron[21] et Eugène Laurent[22]) sont morts hors de France alors qu'ils étaient membres des Forces françaises libres et un autre français libre, Jean Berri, fut tué peu après le débarquement de Normandie le 7 août 1944 à Ducey (Manche) ; un (Michel Le Cam[23]) est décédé en mer ; un (Alain Le Grand)est mort alors qu'il était en captivité en Allemagne. Trois gabéricois (François Louet, Jacques Le Mouel, Jean-Louis Le Meur) sont des civils victimes des combats lors de la Libération en 1944[24].

François Balès, né le 25 mars 1921 à Ergué-Gabéric, devint malgré son jeune âge responsable du groupe d'Ergué-Gabéric du mouvement de résistance Libération-Nord ; il participa, en compagnie d'autres résistants gabéricois (Hervé Bénéat, Jean Le Corre, Pierre Le Moigne et Pierre Germaine), ainsi que de résistants quimpérois dont Antoine Le Bris, au vol des dossiers du STO à Quimper le 14 janvier 1944 ; il fut tué le 29 août 1944 près de Plomodiern lors des combats de libération de la presqu'île de Crozon[25].

Hervé Bénéat[26], fut le plus jeune des gabéricois à avoir participé au coup de main contre les archives du STO à Quimper ; arrêté le 17 janvier 1944 et déporté au camp de concentration de Neuengamme, mort en déportation le 24 avril 1945 au camp de concentration de Wöbbelin (Allemagne)[24].

Yves Benoit[27], résistant FFI, qui participait aux combats dans la presqu'île de Crozon, fut tué le 3 septembre 1944 à Telgruc-sur-Mer lors d'un bombardement allié effectué par erreur, les aviateurs croyant ce bourg encore occupé par les Allemands[24].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats (Yves Rouat[28] et René Le Roux[29]) originaires d'Ergué-Gabéric sont morts pendant la guerre d'Indochine et un ( Louis Le Roux[30]) pendant la guerre d'Algérie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries officielles : de gueules à la croix potencée d'argent, cantonnée de quatre croisettes de même ; au chef danché d'argent chargé de trois mouchetures d'hermines de sable [31]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1795 Jérôme Kergourlay   agriculteur, de Squividan
1795 1797 Jean Riou   agriculteur, de Tréodet
1797 1800 François Laurans   agriculteur, de Squividan
1800 1807 Jean Le Jour   cultivateur, de Boden
1807 1808 François Caugant   cultivateur, de Congallic
1808 1812 François Salomon Bréhier   avocat, de Quimper
1812 1820 Jérôme Crédou   cultivateur, de Crec'h Ergué
1820 1824 Hervé Lozac'h   cultivateur, de La Salle Verte
1824 1832 René Laurent   cultivateur, de Squividan
1832 1832 Nicolas Le Marié   entrepreneur, d'Odet
1832 1846 René Laurent   cultivateur, de Squividan
1846 1855 Pierre Nedellec   cultivateur, de Kergoant
1855 1862 Michel Feunteun   cultivateur, de Congallic
1862 1881 Joseph Le Roux   cultivateur, de Lezouanac'h
1881 1882 Jean Mahé conservateur cultivateur, du Bourg
1882 1906 Hervé Le Roux conservateur cultivateur, de Mélennec
1906 1925 Louis Le Roux conservateur cultivateur, de Kerellou
1925 1929 Jean-Louis Le Roux Radical cultivateur, de Lezouanac'h
1929 1945 Pierre Tanguy   cultivateur, de Kerhellou
1945 1947 Jean Le Menn Radical cultivateur, de Kerourvois
1947 1953 Corentin Signour MRP cultivateur, de Kermoysan
1953 1959 Jean Le Menn Radical cultivateur, de Kerourvois
1959 1977 Jean-Marie Puech RPR cultivateur, de Kerhellou
1977 1983 Pierre Faucher PS enseignant, de Lezebel
1983 1989 Jean Le Reste DVD haut fonctionnaire, du Bourg
1989 2001 Pierre Faucher PS enseignant, du Bourg
2001 2008 Jean-Pierre Huitric PS cadre infirmier, de Kerourvois
2008 2014 Hervé Herry DVD restaurateur, de Stang-Venn

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2011, Ergué-Gabéric compte 8144 habitants. La commune occupait le 1 258e rang au niveau national en 2008, alors qu'elle était au 1 317e en 1999, et le 18e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Ergué-Gabéric depuis 1793. Elle a atteint les 2000 habitants en 1830 pour augmenter progressivement jusqu'à 2828 habitants avant la Grande Guerre. La guerre 14-18 (123 morts) mais surtout l'émigration et l'exode rural ont fait diminuer la population jusqu'en 1968. Ergué-Gabéric a alors profité du mouvement de rurbanisation notamment dans le quartier du Rouillen : en quarante ans la population a été multipliée par trois.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 612 1 781 1 813 1 873 2 012 2 025 2 042 2 097 2 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 263 2 255 2 286 2 190 2 358 2 319 2 580 2 637 2 529
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 642 2 737 2 828 2 690 2 792 2 684 2 602 2 583 2 610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 584 2 821 3 950 5 679 6 517 6 925 7 500 7 655 8 144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2004[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 18 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 20,3 %).
Pyramide des âges à Ergué-Gabéric en 2007 en pourcentage[34]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,7 
4,0 
75 à 89 ans
5,9 
13,9 
60 à 74 ans
13,7 
25,3 
45 à 59 ans
24,2 
21,4 
30 à 44 ans
22,4 
13,6 
15 à 29 ans
13,4 
21,7 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[35]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Patrimoine culturel et vie associative[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 4 juin 2012.

À la rentrée 2013, 68 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue de l'école publique de Lestonan (soit 8,4 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[36].

L'association Brezhonegerien Leston'n œuvre depuis 1984 pour faire vivre la culture bretonne au travers d'activités hebdomadaires de danse, de chant et de cours de langue bretonne[37].

Promotion du patrimoine local[modifier | modifier le code]

L'association Arkae (Association pour la promotion du patrimoine d'Ergué-Gabéric)[38], a constitué depuis 1990 une documentation sur la commune, publié plusieurs dossiers et ouvrages[39].

Le site Internet GrandTerrier.net - surnom communal et allitération du Grand-Ergué par les cartographes Cassini - propose des thèmes de recherches détaillées sur le patrimoine, l'histoire et la mémoire locale.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Chapelle Notre-Dame de Kerdévot.
  • L'Église Saint-Guinal (dédiée à saint Gwenaël, dit aussi Saint-Guénal ou Saint-Guinial ou Guinal) date du XVIe siècle ; elle a été construite sur les ruines d’un ancien sanctuaire datant du XIIIe siècle et comprend une nef avec des bas-côtés formés de cinq travées d'inégales longueurs et des chapelles dans ses ailes. Le maître-autel possède deux niches contenant des statues de saint Gwenaël et de la Trinité. L'église possède dans des chapelles adjacentes deux retables du XVIIe siècle, un groupe statuaire représentant un Christ en croix entre la Vierge et saint Jean et de nombreuses autres statues représentant sainte Marguerite, saint Michel, sainte Apolline, etc.. La maîtresse-vitre du chœur, qui représente la Passion, divisée en douze panneaux retraçant les scènes de la vie et de la mort de Jésus-Christ, date de 1516 et a été restaurée en 1728 ; des armoiries, dont celles de Jean Autret et Marie de Coatanezre, de Jean de Coatanezre et Catherine de Lescus, couronnent le vitrail. Un autre vitrail, situé sur une petite fenêtre, représente saint François d'Assise présentant le donateur François Liziart, seigneur de Kergonan ou Kercouan, agenouillé et couvert d'une armure, ainsi que sa femme présentée par sainte Marguerite. L'église possède un orgue construit vers 1680 par le facteur Thomas Dallam et orné de peintures figurant des anges musiciens ; il a été restauré en 1845 par François Bardouil d'Arzano . L'église est entourée d'un enclos paroissial contenant un ossuaire du XVIIe siècle.
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  • Les autres chapelles :
    • La chapelle Saint-André : de plan rectangulaire, sa construction a commencé le 27 juillet 1603, comme l'indique une inscription située sur la porte sud-est, la chapelle est terminée en 1630. À l'intérieur, le retable de l'autel est en pierre blanche sculptée et peinte ainsi que les statues de saint André et saint Paul. La maîtresse vitre montre un évêque en mitre et chape datée de 1614. La chapelle possède aussi un oculus de pierre formée d'une spirale à quatre feuilles. Parmi les statues, on trouve un crucifix entre la Vierge et saint Jean, saint André (en pierre), saint Paul (en pierre), saint Marc, saint Luc, saint Mathieu, et sainte Barbe.
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Cette chapelle était celle d'une trève qui englobait les deux anciennes trèves de Kergonan et Quillihouarn ; située dans le quart nord-est de la commune d'Ergué-Gabéric, elle comprenait le menhir et la ferme de Kergonan, un tumulus signalé au début du XXe siècle par Paul du Chatellier sous lequel se trouve un caveau fouillé en 1961 contenant un vase en terre cuite et daté de l'âge du bronze moyen, la fontaine Saint-Jacques[40].

    • La chapelle Saint-Guénolé : elle date du XVIe siècle. Elle fut édifiée par les seigneurs de Kerfors au village du Quélennec, qui dépendait de l'abbaye de Landévennec. De plan rectangulaire et toute en pierres de taille, elle possède des contreforts et sa façade sud possède trois fenêtres de style flamboyant surmontées de pignons aigus, une nef avec un bas-côté nord formé de cinq travées séparées par un arc d'un chœur lui-même composé de deux travées avec bas côtés et chevet droit. Le lambris du plafond date de 1679, les sablières sculptées sont de style Renaissance. La chapelle a été restaurée en 1975, sauf le clocher (qui avait été abattu par la foudre en 1911), qui a été restauré en 2000 et est situé sur le pignon ouest, qui possède aussi à sa base une porte en anse de panier. Le maître-autel contient quatre statues en bois polychrome datant du XVIe siècle représentant saint Guénolé, saint Corentin, saint Herbot, et saint Maudez. Dans les bas-côtés se trouvent des statues de saint Guénolé et saint Michel. Le calvaire du placitre a été en partie détruit en 1793 ; il n'en subsiste que deux statues géminées en mauvais état. Son pardon se déroule le premier dimanche de juillet.
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    • La chapelle Saint-René : c'est un édifice rectangulaire datant de 1922, situé à la Papeterie de l'Odet, et également appelé pour cette raison "chapelle d'Odet" ; elle est dédiée à Notre-Dame. Son clocheton, plat, possède trois chambres de cloches. Les vitraux représentent saint René, saint Michel,saint Joseph, saint Gwenaël, Notre-Dame, sainte Anne, saint Jacques, sainte Madeleine et sainte Jeanne d'Arc. Trois statues du XVIe siècle représentant saint Pierre, saint Jean, saint Guillaume se trouvent dans sa nef.
    • Trois anciennes chapelles ont disparu : la chapelle Sainte-Apolline (déjà en ruine en 1804), la chapelle Saint-Joachim (construite en 1650 par Guy Autret, seigneur de Lezergué, près de son manoir) et la chapelle Saint-Gildas (située à Loqueltas, elle était déjà en ruine à la fin du XVIIIe siècle).
  • Les gorges creusées par l'Odet : c'est un lieu de randonnées pédestres parcouru par le GR 38 ; sa partie amont entre Stang Luzigou et Coat Piriou longe l'ancien canal de dérivation desservant la papeterie Bolloré et permet de voir le calvaire de Stang Luzigou dont l'origine reste énigmatique[41] ainsi qu'une végétation remarquable ; sa partie aval forme les Gorges du Stangala (Stangala vient de Stang Alar, vallée de saint Alar), vallée très encaissée et site touristique très fréquenté par les Quimpérois. L'éperon barré de Griffonès, situé sur la rive convexe d'un méandre très accentué et très encaissé de l'Odet est un site naturel classé[42].
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Plan de la façade du château de Lézergué vers 1800 peu après sa reconstruction entre 1751 et 1772 par François Louis de la Marche, seigneur de Botmeur.

« Plus important[45] était le château de Lézergué à un kilomètre au nord du bourg, massive construction du XVIIIe siècle, aujourd'hui convertie en ferme et en partie découverte. Sa sévère façade de granit, à laquelle des lichens verdâtres donnent une patine de bronze, est relevée aux extrémités de deux pavillons décorés d'un fronton courbe offrant à son tympan les armoiries de la famille de La Marche : de gueules au chef d'argent. L'escalier de pierre, au fond du large vestibule, monte au palier dallé du premier étage en formant une voûte plate des plus hardies ... Ce noble château, fier encore dans sa ruine, fut construit sous Louis XIV par les de La Marche, qui habitaient précédemment le manoir voisin de Kerfors[46]. »

  • Le manoir de Pennarun[47] date du XVIIIe siècle dans son état actuel, mais un manoir antérieur fut construit en 1661 comme en témoigne un linteau gravé situé au-dessus de la porte d'entrée. Une légende, Le trésor de Pennarun, le concerne :

« Au Bourg donc, on parlait encore du seigneur de Pennarun, lequel avait mauvaise réputation. Le seigneur ? Quel seigneur ? Son nom s'était perdu dans la nuit des temps si son souvenir était resté vivace. S'agissait-il d'un seigneur en particulier, d'une lignée de seigneurs ? On ne le savait plus. C'était " le " Seigneur de Pennarun ! On disait qu'il était méchant, qu'il avait opprimé les paysans, qu'il pendait à Lenhesq ceux qui ne lui plaisaient pas. Il était si mauvais que la Justice Divine se devait de lui réserver un châtiment exemplaire ! Et c'est ainsi que l'on racontait toujours, vers 1950, que le Seigneur de Pennarun était condamné à réapparaître tous les ans, sous un chêne de l'ale Goz où il remuait éternellement l'or de son trésor enfoui. Cela, le dimanche des Rameaux, pendant la lecture particulièrement longue de l'Évangile de la Passion du Christ selon St Matthieu. La personne qui le trouverait et accepterait son or, le délivrerait de sa malédiction... mais perdrait ipso facto son âme ! En ce temps-là, manquer la messe du dimanche était un péché mortel [48]! »

Personnalités[modifier | modifier le code]

Célébrités ayant vécu à Ergué-Gabéric[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Ergué-Gabéric[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bernez Rouz, Les noms de lieux d'Ergué-Gabéric, Ergué-Gabéric, Arkae,‎ 2007, 82 p. (ISBN 978-2-9520223-9-2), pp 11-13
  2. http://arkaevraz.net/wiki/index.php?title=Hameau_de_Kerrous_ou_Keranroux
  3. http://arkaevraz.net/wiki/index.php?title=Village_de_Tr%C3%A9odet
  4. Index chronologique de l'histoire de la papeterie d'Odet - Historial du Grand Terrier.
  5. Ergué-Gabéric : le berceau des papeteries Bolloré - Historial du Grand Terrier.
  6. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Antimoine_%C3%A0_Kerd%C3%A9vot/Niverrot_en_Ergu%C3%A9-_Gab%C3%A9ric
  7. http://inpn.mnhn.fr/docs/apb/FR380049319981006.pdf
  8. Corentin Le Gall, né le 12 février 1893 à Ergé-Gabéric, soldat au 116e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le 25 septembre 1915 à Perthes-lès-Hurlus (Marne), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre
  9. René Le Gall, né le 26 février 1895 à Ergué-Gabéric, soldat au 19e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le 4 novembre 1916 à Vaux (Meuse)
  10. Corentin Le Failler, né le 13 mai 1880 à Tréguennec, soldat au 148e régiment d'infanterie, mort de maladie le 8 septembre 1916 à Salonique (Grèce)
  11. Louis Bacon, né le 11 juin 1884 à Ergué-Gabéric, tué à l'ennemi le 22 février 1918 à Monastir (Macédoine), alors en Serbie
  12. Simon Himidy, né le 6 septembre 1889 à Ergué-Gabéric, mort des suites de ses blessures le 22 août 1914 à Maissin Belgique
  13. Guénolé Le Meur, né le 11 août 1893 à Ergué-Gabéric, matelot canonnier à bord du Suffren, torpillé en mer au large de Lisbonne le 26 novembre 1916
  14. Jean Le Grand, né le 1er décembre 1890 à Ergué-Gabéric, matelot boulanger sur l' Amérique, un chalutier reconverti en patrouilleur auxiliaire, qui sauta sur une mine allemande le 24 mars 1917 devant Penmarch
  15. a et b http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29051&pays=France&dpt=29&idsource=14780&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  16. Jean-François Douguet, "Étienne Le Grand. Un regard breton dans la Grande Guerre", Les cahiers d'Arkae, no 10, 2008, [ISBN 978-2-917877-01-2]
  17. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Nicolas_Le_Mari%C3%A9_%281797-1870%29%2C_maire_et_entrepreneur
  18. Une cité d'ingénieurs et ouvriers du 20e siècle à Keranna-Odet - Historial du Grand Terrier.
  19. L'histoire de la cité de Keranna par Henri Le Gars - Historial du Grand Terrier.
  20. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Henri_Le_Gars%2C_employ%C3%A9_aux_usines_Bollor%C3%A9_en_novembre_1939
  21. Hervé Péron, décédé le 11 septembre 1943 à Dakar (Sénégal)
  22. Eugène Laurent, décédé le 13 octobre 1943 dans un accident d'avion au Liban
  23. Michel Le Cam, décédé en mer le 2 avril 1945 à bord du vapeur Paul de Rouziers, voir http://uim.marine.free.fr/hisnav/archives/carpass/paul_de_rousiers.htm
  24. a, b et c http://www.arkae.fr/index.php/tresors-darchives/239
  25. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Fran%C3%A7ois_Bal%C3%A8s%2C_r%C3%A9sistant_(1921-1944)
  26. Hervé Bénéat, né le 4 mars 1923 à Ergué-Gabéric
  27. Yves Benoit, né le 20 janvier 1921 à Landudal (Finistère)
  28. Yves Rouat, né le 4 mars 1923 à Ergué-Gabéric, soldat au Groupement blindé du Tonkin, tué à l'ennemi le 30 novembre 1946 à Lang Son (Tonkin)
  29. René Le Roux, né le 15 avril 1912 à Ergué-Gabéric, sergent au 4e bataillon de marche d'Extrême-Orient, tué au combat le 19 décembre 1947 à Đồng Xoài (Viet-Nam)
  30. Louis Le Roux, décédé le 12 mai 1961 à Bohars
  31. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=1980_-_Choix_d%27un_blason_communal
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  34. « Évolution et structure de la population à Ergué-Gabéric en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  35. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  36. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  37. http://bl29500.canalblog.com/archives/2012/10/13/25326639.html
  38. Site de l'association Arkae/
  39. Publications de l'association Arkae
  40. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=La_chapelle_de_Saint-Andr%C3%A9_et_la_fontaine_Saint-Jacques
  41. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Le_calvaire_de_Stang-Luzigou
  42. http://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=54CF4FE39A5DFE8FD99F9FA8D1F25353.tpdjo16v_2?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104572&ordre=CROISSANT&nature=&g=ls
  43. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Le_manoir_de_Lezergu%C3%A9
  44. http://www.arkae.fr/index.php/ergue-gaberic/11
  45. Par comparaison avec le manoir de Pennarun
  46. Louis Le Guennec, Article paru en 1927 dans le journal Ouest-Éclair et cité dans "Histoire de Quimper Corentin et son canton", Les amis de Louis Le Guennec, Quimper, 1984, [ISBN 2-901-935-04-4]
  47. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Le_manoir_de_Pennarun
  48. Suzanne Lozach, Le trésor du seigneur de Pennarun, revue "Kelier Arkae" n° 15, http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Keleier_15#Le_tr.C3.A9sor_du_seigneur_de_Pennarun

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Déguignet, Mémoires d'un paysan bas-breton, Ergué-Gabéric, Arkae,‎ 2008 (ISBN 978-2-917-87700-5)
  • Jean-Marie Déguignet, Histoire de ma vie : texte intégral des "Mémoires d'un paysan bas-breton, Ar Releg-Kerhuon Le Relecq-Kerhuon Ergué-Gabéric (29500, An Here Association Arkae,‎ 2001 (ISBN 2-868-43226-3)
  • Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, Cap-Sizun : Au pays de la pointe du Raz et de l'île de Sein, Plomelin, Palantines,‎ 2005 (ISBN 2-911-43445-5)
  • Bernez Rouz, Les noms de lieux d'Ergué-Gabéric, Ergué-Gabéric, Assoc. Arkae,‎ 2007 (ISBN 978-2-952-02239-2)
  • Bernez Rouz, Alain Dumoulin : un recteur breton dans la tourmente révolutionnaire, Ergué-Gabéric, Éd. Arkae, coll. « Les cahiers d'Arkae » (no 14),‎ 2011 (ISBN 978-2-917-87706-7)
  • Fañch Morvannou, Saint Guénaël : études et documents, Brest Landévennec, Centre de recherche bretonne et celtique Centre de recherche et de documentation sur le monachisme celtique,‎ 1997 (ISBN 2-901-73725-0)
  • Alain Le Grand, La mine d'antimoine de Kerdévot en Ergué Gabéric dans "Quimper Corentin en Cornouaille", Récits et anecdotes, Éditions de la Cité, Rennes, 1968, pages 167-170.