Vendée Globe
Vendée Globe
Logo du Vendée globe
| Type | Solitaire, sans escale et sans assistance |
|---|---|
| Lieu | Les Sables-d'Olonne, Vendée (départ et arrivée) |
| Parcours | Tour du monde |
| Bateaux | Monocoques Open 60 pieds |
| Création | 1989 |
| Organisateur | SAEM Vendée |
| Proch. édition | 11 novembre 2016 (Date théorique) |
| Record | 78 j 2 h 16 min 40 s, le 27 janvier 2013 par François Gabart |
Le Vendée Globe est une course à la voile, autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance, sur des voiliers monocoques. Cette course réputée en France se déroule tous les quatre ans, le départ ayant lieu au mois de novembre aux Sables-d'Olonne en Vendée (France). D'après une idée originale de Titouan Lamazou, elle a été créée par le navigateur Philippe Jeantot et la première édition a eu lieu en 1989. Étant la seule course à la voile autour du monde en solitaire et sans escale, la Velux 5 Oceans se réalisant par étapes, le Vendée Globe est une épreuve d'endurance d'un tel niveau de difficultés qu'elle est surnommée « L'Everest de la mer » ou « L’Everest des mers ».
Sommaire |
Parcours[modifier]
La ligne de départ et celle d'arrivée sont situées aux larges des Sables-d'Olonne en France. Le parcours consiste à faire le tour de l'Antarctique en laissant sur bâbord (à gauche) les trois caps que sont le cap de Bonne-Espérance, le cap Leeuwin et le cap Horn. Au cours des différentes éditions, des bouées de passage ou des portes virtuelles, ont été placées soit pour créer un parcours côtier devant les Sables-d'Olonne, soit pour obliger les concurrents à ne pas descendre trop au sud dans leur tour de l'Antarctique avec le risque de percuter des icebergs ou growlers (petits morceaux d'iceberg à peine visibles).
Histoire et enjeux[modifier]
Le Vendée Globe est créé en 1989 à l'initiative de Philippe Jeantot, aussi organisateur de l'évènement, avec le soutien de Philippe de Villiers, président du Conseil général de la Vendée. Cette course au large est inspirée du Golden Globe Challenge de 1968, et du BOC Challenge (depuis 1973) auquel participa Philippe Jeantot. Le départ de la course est donné des Sables d'Olonne, à une date choisie au mois de novembre pour les conditions météorologiques du Grand Sud (été austral), un dimanche pour la couverture médiatique.
Le Vendée Globe répond à un engouement particulier en France à partir des années 1960 (Tabarly, Moitessier), autour de l'exploit solitaire et de la « voile spectacle »[1], avec des bateaux open, de très grande taille, coûteux et construits spécialement pour ces courses. Ce type d'évènement sportif étant plus adapté à la médiatisation et au sponsoring en France, au contraire des courses internationales les plus célèbres (séries internationales et olympiques, Coupe de l'America, RORC, Velux…) [1].
Au fil des années, les implications de l'industrie nautique française deviennent de plus en plus importantes, suivies d'importants financement par les sponsors (banques, assurances, industrie alimentaire). Le Vendée Globe représente ainsi d'énormes enjeux économiques pour la région, l'industrie nautique (soit 6 à 10 % de l'industrie vendéenne), le port et la ville des Sables d'Olonne (attractivité et tourisme)[2].
Boudé par les participants d'autres nations, le Vendée Globe reste la course la plus médiatisée en France, où elle apparait comme l'évènement majeur de la voile sportive, auprès des passionnés de voile et du grand-public[3]. Les retombées médiatiques sont ainsi analysées comme importantes et bénéfiques pour les principaux sponsors[2], qui investissent de 2 à 4 millions d'euros pour chaque participant (budget sur 3 ans, pour le bateau, l'équipe et la communication). Le Vendée Globe est ainsi très populaire en France et véhicule des valeurs jugées positives, se démarquant d'autres compétitions de voile (Coupe de l'America, voile olympique) ignorées des Français. Le Vendée Globe est ainsi suivi par des milliers de journalistes, et donne lieu en France à des centaines d'heures de télévision et radio, et des milliers d'articles dans la presse[2].
L'impact technique du Vendée Globe est plus difficile à analyser. Mais l'implication des architectes et de l'industrie nautique française dans la conception de bateaux destinés à la course autour du monde a créé un indéniable savoir-faire technique pour les classes open.
En 2004, la société de Philippe Jeantot est placée en liquidation judiciaire. Le Vendée globe est menacé. Les Vendéens, emmenés par Philippe de Villiers, se battent pour sa survie et parviennent à éviter un arrêt de la course[4]. Depuis, la course est gérée par une SEM, dont le capital est majoritairement contrôlé par le département, auquel sont associées les principales entreprises vendéennes, la ville des Sables-d'Olonne, le conseil régional et la chambre de commerce et d'industrie.
Règlement[modifier]
Le Vendée Globe est une course en solitaire, sans escale et sans assistance. Ces termes sont définis par le règlement de l’organisation[5] :
- en solitaire : le concurrent ne peut embarquer aucune autre personne sur le bateau, sauf en cas d'urgence avérée, par exemple le naufrage d'un autre concurrent. Lors de la troisième édition, Pete Goss a sauvé Raphaël Dinelli en l'accueillant à son bord et en le déposant à Hobart. De même durant la sixième édition, Vincent Riou a secouru Jean Le Cam, chaviré non loin du cap Horn ;
- sans escale : les concurrents ne peuvent mettre pied à terre au-delà de la limite de la plus grande marée haute. Lors du Vendée Globe 2000, Yves Parlier a effectué une réparation de son bateau en s'abritant dans une crique. Il a pu rejoindre la terre sans dépasser la limite des plus hautes marées afin de déséchouer son bateau et de pêcher des moules géantes. Après avoir remâté, il est reparti en course. Il est toutefois possible pour un concurrent connaissant une avarie de retourner aux Sables d'Olonne et de refranchir la ligne de départ, dans une limite de 10 jours après le départ officiel. Ainsi lors de l'édition 2008, Michel Desjoyeaux était revenu réparer un problème électrique et de ballast avant de repartir avec 40 heures de retard, ce qui ne l'empêcha pas de remporter l'épreuve ;
- sans assistance :
- l’assistance médicale ne peut prendre la forme que d'un conseil à distance pour aider un concurrent à se soigner : lors de l'édition de 1992, Bertrand de Broc s'est recousu la langue à l'aide d'un miroir et avec les conseils du docteur Chauve, médecin de la course. L'intervention directe d'un médecin à bord est interdite, de même que tous les conseils à distance qui visent à améliorer les performances d'un skipper. En cas d'urgence, cependant, un concurrent peut être autorisé à recevoir des médicaments d'une tierce personne,
- l’assistance matérielle ou technique est strictement interdite. Les concurrents ne peuvent accoster d'autres navires ou se faire ravitailler (sauf aux Sables d'Olonne dans les conditions détaillées plus haut). Les communications sur des problèmes techniques sont néanmoins autorisées avec l'architecte naval, le maitre-voilier ou l'informaticien,
- le routage est interdit. La direction de course transmet chaque jour aux concurrents un bulletin météo et des fichiers numériques de champs de vent, ainsi qu'une analyse (images satellites + fronts) deux fois par jour[6]. Les skippers peuvent également accéder à des informations complémentaires, gratuites ou payantes, dans la mesure où celles-ci sont accessibles à tous les concurrents et ne comportent pas d'analyse ou de conseils personnalisés.
Palmarès[modifier]
Le record de durée a été battu à presque toutes les éditions. À ce jour, seul le vainqueur de la deuxième édition n'a pas établi de record.
| Édition | Année | Vainqueur | Nationalité | Nom du bateau | Temps |
|---|---|---|---|---|---|
| 1re | 1989-1990 | Titouan Lamazou | Écureuil d'Aquitaine II | 109 j 8 h 47 min 55 s | |
| 2e | 1992-1993 | Alain Gautier | Bagages Superior | 110 j 17 h 20 min 8 s | |
| 3e | 1996-1997 | Christophe Auguin | Geodis | 105 j 20 h 31 min | |
| 4e | 2000-2001 | Michel Desjoyeaux | PRB | 93 j 3 h 57 min 32 s | |
| 5e | 2004-2005 | Vincent Riou | PRB | 87 j 10 h 47 min 55 s | |
| 6e | 2008-2009 | Michel Desjoyeaux | Foncia | 84 j 3 h 9 min 8 s[7] | |
| 7e | 2012-2013 | François Gabart | Macif | 78 j 2 h 16 min 40 s[8] (record) |
Records[modifier]
Records du Vendée Globe toutes éditions confondues[modifier]
| Place | Skipper | Temps de course | Edition |
|---|---|---|---|
| 1 | François Gabart | 78 j 2 h 16 min 40 s | 7e |
| 2 | Armel le Cléac'h | 78 j 5 h 33 min 52 s | 7e |
| 3 | Alex Thomson | 80 j 19 h 23 min 43 s | 7e |
| 4 | Michel Desjoyeaux | 84 j 3 h 9 min 8 s | 6e |
| 5 | Jean-Pierre Dick | 86 j 3 h 3 min 40 s | 7e |
| 6 | Vincent Riou | 87 j 10 h 47 min 55 s | 5e |
| 7 | Jean Le Cam | 87 j 17 h 20 min 8 s | 5e |
| 8 | Jean Le Cam | 88 j 0 h 12 min 58 s | 7e |
| 9 | Mike Golding | 88 j 6 h 36 min 26 s | 7e |
| 10 | Mike Golding | 88 j 15 h 15 min 13 s | 5e |
Meilleurs temps intermédiaires[modifier]
- Des Sables-d'Olonne à l'équateur : Jean Le Cam en 10 jours, 11 heures et 28 minutes
- Des Sables-d'Olonne au cap de Bonne-Espérance : Armel Le Cléac'h en 22 jours, 23 heures et 46 minutes
- Des Sables-d'Olonne au cap Leeuwin : François Gabart en 34 jours, 10 heures et 23 minutes
- Des Sables-d'Olonne au cap Horn : François Gabart en 52 jours, 6 heures et 18 minutes
- Des Sables-d'Olonne à l'équateur (deuxième passage) : François Gabart en 66 jours, 1 heure et 39 minutes
- Des Sables-d'Olonne aux Sables-d'Olonne (tour du monde) : François Gabart en 78 jours, 2 heures et 18 minutes
Records divers[modifier]
- Record de participation : édition 2008-2009 (30 bateaux)
- Record d'abandon : édition 2008-2009 (19 abandons)
- Record du plus jeune participant : Ellen MacArthur en 2000-2001 (24 ans)
- Record du plus vieux participant : Jose de Ugarte en 1992-1993 (62 ans)
Historique des différentes éditions[modifier]
Le Vendée Globe 1989-1990[modifier]
- Départ le 26 novembre 1989.
- Treize bateaux au départ, sept à l'arrivée (soit 54 %).
- Arrivée de Titouan Lamazou aux Sables-d'Olonne le 15 mars 1990.
| Place | Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Titouan Lamazou | Ecureuil d'Aquitaine II | 109 j 08 h 48 min 50 s | |
| 2 | Loïck Peyron | Lada Poch | 110 j 1 h 18 min 6 s | |
| 3 | Jean-Luc Van Den Heede | 36.15 MET | 112 j 1 h 14 min 0 s | |
| 4 | Philippe Jeantot | Crédit Agricole IV | 113 j 23 h 47 min 47 s | |
| 5 | Pierre Follenfant | TBS-Charente Maritime | 114 j 21 h 9 min 6 s | |
| 6 | Alain Gautier | Generali Concorde | 132 j 13 h 1 min 48 s | |
| 7 | Jean-François Coste | Cacharel (Pen Duick III) | 163 j 1 h 19 min 20 s |
| Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Raison de l'abandon | Lieu |
|---|---|---|---|---|
| Patrice Carpentier | Le Nouvel Observateur | avarie pilote automatique | Malouines | |
| Mike Plant | Duracell | reçoit assistance à l'île Campbell | Nouvelle-Zélande | |
| Bertie Reed | Grinaker | avarie de safran | ||
| Jean-Yves Terlain | UAP | démâtage | ||
| Philippe Poupon | Fleury Michon X | pour cause de chavirage | ||
| Guy Bernardin | O-Kay | victime d'une rage de dents |
- Événements marquants :
- Le premier événement de cette première édition est le sauvetage de Philippe Poupon par Loïck Peyron qui a filmé toute la scène[9]. Couché par une vague, le bateau de Philippe Poupon était resté bloqué à 90 degrés. Loïck Peyron a alors pris le bateau en remorque et, après que Philippe Poupon eut largué le mât d'artimon, celui-ci a réussi à se redresser.
- Jean-Yves Terlain démâte au sud de Cape Town.
- Guy Bernardin est contraint d'abandonner suite à un problème dentaire.
Le Vendée Globe 1992-1993[modifier]
- Départ le 22 novembre 1992.
- Quinze bateaux au départ, sept à l'arrivée (soit 47 %).
- Arrivée d'Alain Gautier aux Sables-d'Olonne le 12 mars 1993 à 16 h 24.
| Place | Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Alain Gautier | Bagages Superior | 110 j 2 h 22 min 35 s | |
| 2 | Jean-Luc Van Den Heede | Groupe Sofap-Helvim | 116 j 15 h 1 min 11 s | |
| 3 | Philippe Poupon | Fleury-Michon X | 117 j 3 h 34 min 24 s | |
| 4 | Yves Parlier | Cacolac d'Aquitaine | 125 j 2 h 42 min 24 s | |
| 5 | Nándor Fa | K&H Banque Matav | 128 j 16 h 5 min 4 s | |
| 6 | José de Ugarte | Euskadi Europ 93 BBK | 134 j 5 h 4 min 0 s | |
| 7 | Jean-Yves Hasselin | PRB/Solo Nantes | 153 j 5 h 14 min 0 s |
| Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Raison de l'abandon | Lieu |
|---|---|---|---|---|
| Bernard Gallay | Vuarnet Watches | 2 escales problèmes pilote et structure du gréement | ||
| Vittorio Mallingri | Everlast Neil Pryde Sails | perte d'un safran | ||
| Bertrand de Broc | Groupe LG | problème de quille | Nouvelle-Zélande | |
| Alan Wynne-Thomas | Cardiff Discovery | pour raison médicale | Hobart | |
| Loïck Peyron | Fujicolor III | pour délaminage | Les Sables-d'Olonne | |
| Thierry Arnaud | Maître Coq/Le Monde | pour manque de préparation | Les Sables-d'Olonne | |
| Nigel Burgess | Nigel Burgess Yachts | retrouvé noyé[10] | golfe de Gascogne | |
| Mike Plant | Duracell | absent au départ (bateau retrouvé abandonné pendant la course) |
- Événements marquants :
- Mike Plant, de retour pour un deuxième tour, disparaît en mer alors qu'il ralliait les Sables-d'Olonne. La coque de son Coyote retourné est repérée le jour du départ.
- La disparition de Nigel Burgess lors de la première nuit de la course au large du golfe de Gascogne[10].
- Bertrand de Broc se recoud la langue à la suite d'une blessure.
- Démâtage de Philippe Poupon le 11 mars, il terminera la course sous gréement de fortune.
- Autour de la course :
- C'est la première fois qu'un voilier dessiné par le groupe Finot-Conq remporte le Vendée Globe, ce qui est également le cas lors des éditions 1996-1997, 2000-2001 et 2004-2005.
Le Vendée Globe 1996-1997[modifier]
- Départ le 3 novembre 1996.
- 15 bateaux au départ plus Raphaël Dinelli (Algimouss, en course mais non classé à cause d'une qualification tardive), 6 à l'arrivée (soit 40 %).
- Arrivée de Christophe Auguin aux Sables-d'Olonne le 17 février 1997.
| Place | Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Christophe Auguin | Geodis | 105 j 20 h 31 min (nouveau record) | |
| 2 | Marc Thiercelin | Crédit immobilier de France | 113 j 8 h 26 min | |
| 3 | Hervé Laurent | Groupe LG-Traitmat | 114 j 16 h 43 min | |
| 4 | Éric Dumont | Café Legal-Le Goût | 116 j 16 h 43 min | |
| 5 | Pete Goss | Aqua Quorum | 126 j 21 h 25 min | |
| 6 | Catherine Chabaud | Whirlpool-Europe 2 | 140 j 4 h 38 min |
| Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Raison de l'abandon |
|---|---|---|---|
| Isabelle Autissier | PRB | safran cassé | |
| Yves Parlier | Aquitaine Innovations | safran cassé | |
| Bertrand de Broc | Votre nom autour du monde | chavirage | |
| Tony Bullimore | Exide Challenger | chavirage | |
| Thierry Dubois | Amnesty International | safran cassé, puis chavirage | |
| Nándor Fa | Budapest | collision | |
| Didier Munduteguy | Club 60e Sud | dématage | |
| Patrick de Radiguès | Afibel | chavirage | |
| Gerry Roufs | Groupe LG2 | disparu en mer |
- Evénements marquants :
- Naufrage de Raphaël Dinelli : le 25 décembre 1996, Algimouss chavire et perd son mât dans l'Océan Indien, au Sud de l'Australie. Le bateau, abîmé, se remplit progressivement d'eau et commence à couler. Raphaël Dinelli, debout sur le pont de son bateau, lutte 36 heures durant dans une eau à 3 degrés. L'anglais Pete Goss, concurrent le plus proche, se déroute et navigue contre le vent dans une mer épouvantable avant de récupérer Dinelli le 27 décembre.
- Chavirage de Thierry Dubois et de Tony Bullimore : le dimanche 5 janvier 1997, Thierry Dubois et Tony Bullimore naviguent à 15 milles de distance par , à 2 500 kilomètres au Sud de l'Australie, dans une mer énorme et 65 à 70 nœuds de vent[11]. La goélette Exide Challenger chavire et reste à l'envers ; son skipper, Tony Bullimore, actionne le signal de détresse de sa balise Argos et trouve refuge dans une poche d'air de son bateau, sans lumière ni vivres. Thierry Dubois, hors-course suite à un arrêt technique en Afrique du Sud 15 jours auparavant, chavire également et démâte, mais le bateau parvient à se redresser ; il actionne alors sa balise en position « alerte ». Ce n'est que le lundi 6 janvier qu'Amnesty International est retourné par une vague et demeure à l'envers. Thierry Dubois sort de son bateau et est repéré par un avion de la marine australienne qui lui largue un radeau de survie, le sien n'ayant pas fonctionné. Le bateau de Bullimore est également repéré, sans signe de vie. Les deux navigateurs sont secourus le 9 janvier par la frégate Adelaïde qui les ramène à Fremantle[12].
- Disparition de Gerry Roufs : le 7 janvier 1997, la balise Argos de Gerry Roufs, alors deuxième derrière Christophe Auguin, cesse d'émettre. Une terrible tempête fait rage sur le Pacifique (dernière position connue : ). Le dernier message de Gerry témoigne de la violence des éléments : « Les vagues ne sont plus des vagues, elles sont hautes comme les Alpes »[13]. Isabelle Autissier, hors-course après avoir été contrainte à faire escale à Capetown pour réparer son safran endommagé, navigue dans la même zone. Les deux navigateurs échangent des messages de soutien, jusqu'à ce que Gerry Roufs cesse de répondre : « C'est la guerre... Mer énorme... Gerry introuvable... Je crains un chavirage pour Gerry... »[14]. Isabelle Autissier entame des recherches sur zone, et son bateau chavire à plusieurs reprises dans des vents atteignants 80 nœuds ; affaiblie, elle doit se résoudre à reprendre sa route - ce qui fait malheureusement polémique[15]. Des cargos sont déroutés et Marc Thiercelin et Hervé Laurent quadrillent eux aussi la zone, sans succès. La coque retournée de Groupe LG 2 est retrouvée le 16 juillet 1997 et formellement identifiée le 29 août au large du Chili. Des morceaux de l'épave du voilier ont été retrouvés sur l'île Atalaya, située au sud du Chili.
- Autour de la course :
- Yves Parlier sur Aquitaine Innovations est le premier navigateur à utiliser un mât-aile profilé sur un monocoque 60 pieds open[16]. Cette innovation, inspirée des multicoques fera école et de nombreux 60 pieds IMOCA utilisent aujourd'hui ce type de mâts.
- C'est également la première fois que les quilles pendulaires font leur apparition sur le Vendée Globe, PRB, le voilier d'Isabelle Autissier, étant le premier à avoir expérimenté cette technologie.
- Cette édition marque la suprématie des plans Finot-Conq puisqu'outre Geodis, le vainqueur, cinq voiliers issus du même cabinet prennent le départ : Crédit immobilier de France (2e), Café Legal-Le Goût (4e), PRB, Aquitaine Innovations (éliminés), et Groupe LG 2 (perdu en mer).
- En terminant sixième, Catherine Chabaud devient la première femme à réaliser un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance en course.
- Suite à cette édition endeuillie, de nouvelles règles de sécurité seront progressivement adoptées. Les appendices du bateau (quille, safrans) ainsi qu'une partie de la coque devront être peints de couleur fluorescente. Les bateaux devront êtes capables de se redresser après un chavirage. Enfin, des marques de parcours seront instaurées afin d'éviter que les concurrents atteignent des latitudes trop dangereuses. L'édition 1996-1997 du Vendée Globe est donc la dernière dont le parcours consistait simplement à laisser les 3 caps à bâbord.
Le Vendée Globe 2000-2001[modifier]
- Départ le 5 novembre 2000 après un report de quatre jours dû au mauvais temps.
- 24 bateaux au départ, 15 à l'arrivée (soit 62 %).
- Arrivée de Michel Desjoyeaux aux Sables-d'Olonne le 6 février 2001.
| Place | Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Michel Desjoyeaux | PRB | 93 j 3 h 57 min (nouveau record) | |
| 2 | Ellen MacArthur | Kingfisher | 94 j 4 h 25 min | |
| 3 | Roland Jourdain | Sill Matines La potagère | 96 j 1 h 2 min | |
| 4 | Marc Thiercelin | Active Wear | 102 j 20 h 37 min | |
| 5 | Dominique Wavre | Union bancaire privée | 105 j 2 h 45 min | |
| 6 | Thomas Coville | Sodebo | 105 j 7 h 24 min | |
| 7 | Mike Golding | Team Group 4 | 110 j 16 h 22 min | |
| 8 | Bernard Gallay | Voila.fr | 111 j 16 h 7 min | |
| 9 | Josh Hall | Gartmore | 111 j 19 h 48 min | |
| 10 | Joé Seeten | Nord-pas-de-Calais/chocolats du Monde | 115 j 16 h 46 min | |
| 11 | Patrice Carpentier | VM Matériaux | 116 j 0 h 32 min | |
| 12 | Simone Bianchetti | Aquarelle.com | 121 j 1 h 28 min | |
| 13 | Yves Parlier | Aquitaine Innovations | 126 j 23 h 36 min | |
| 14 | Didier Munduteguy | DDP/60e Sud | 135 j 15 h 17 min | |
| 15 | Pasquale de Gregorio | Wind Telecommunicazioni | 158 j 2 h 37 min |
| Nom du concurrent | Nom du bateau | Nationalité | Raison de l'abandon |
|---|---|---|---|
| Catherine Chabaud | Whirlpool | démâtage | |
| Thierry Dubois | Solidaires | problèmes électroniques | |
| Raphaël Dinelli | Sogal Extenso | avarie de safran | |
| Fedor Konioukhov | Modern Univ./Humanities' | abandon | |
| Javier Sansó | Old Spice | abandon | |
| Éric Dumont | Euroka Services | avarie de safran | |
| Richard Tolkien | This Time - Argos - Help For Autistic Children | avarie de gréement | |
| Bernard Stamm | Armor-Lux/foies Gras | avarie barre et pilote automatique | |
| Patrick de Radiguès | Libre Belgique | échouage côtes portugaises |
- Événement marquant :
- Yves Parlier, dans le trio de tête au passage de la Nouvelle-Zélande, casse son mât. Il est obligé de s'arrêter une dizaine de jours pour réparer, seul, son bateau et terminera la course sous gréement de fortune, arrivant 33 jours après le vainqueur.
Le Vendée Globe 2004-2005[modifier]
- Départ le 7 novembre 2004.
- 20 bateaux au départ, 13 à l'arrivée (soit 65 %) .
- Arrivée de Vincent Riou aux Sables-d'Olonne le 2 février 2005 à 22 h 49.
| Place | Nom du concurrent | Nationalité | Nom du bateau | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Vincent Riou | PRB | 87 j 10 h 47 min 55 s (nouveau record) | |
| 2 | Jean Le Cam | Bonduelle | 87 j 17 h 20 min 8 s | |
| 3 | Mike Golding | Ecover | 88 j 15 h 15 min 13 s | |
| 4 | Dominique Wavre | Temenos | 92 j 17 h 13 min 20 s | |
| 5 | Sébastien Josse | VMI | 93 j 0 h 2 min 10 s | |
| 6 | Jean-Pierre Dick | Virbac-Paprec | 98 j 3 h 49 min 38 s | |
| 7 | Conrad Humphreys | Hellomoto | 104 j 14 h 32 min 24 s | |
| 8 | Joe Seeten | Arcelor-Dunkerque | 104 j 23 h 2 min 45 s | |
| 9 | Bruce Schwab | Ocean Planet | 109 j 19 h 58 min 57 s | |
| 10 | Benoît Parnaudeau | Max Havelaar / Best Western | 116 j 1 h 6 min 54 s | |
| 11 | Anne Liardet | Roxy | 119 j 5 h 28 min 40 s | |
| 12 | Raphaël Dinelli | Akena Verandas | 125 j 4 h 7 min 14 s | |
| 13 | Karen Leibovici | Benefic | 126 j 8 h 2 min 20 s |
| Nom du concurrent | Nationalité | Nom du bateau | Raison de l'abandon | Lieu |
|---|---|---|---|---|
| Alex Thomson | Hugo Boss | Fixation de bôme arrachée | Cap de Bonne Espérance | |
| Marc Thiercelin | Pro Form | Avarie de mât | Nouvelle-Zélande | |
| Roland Jourdain | Sill et Veolia | Fixation de quille fendue | ||
| Norbert Sedlacek | Brother | Fixation de quille cassée | Cap de Bonne Espérance | |
| Patrice Carpentier | VM Matériaux | Bôme cassé | ||
| Nick Moloney | Skandia | Fixation de quille cassée | Atlantique Sud (en fin de course) | |
| Hervé Laurent | UUDS | Avarie de safran | Atlantique Sud (en début de course) |
- Événement marquant :
- Lors de la remontée de l'Atlantique vers les Sables-d'Olonne, Nick Moloney constate que la quille de son bateau, fragilisée par les conditions éprouvantes de l'Océan Indien et du Pacifique Sud, est à la limite de la rupture. Il doit abandonner, et se déroute vers le Brésil, où il laisse son bateau en réparation. Plusieurs mois passent, puis il revient chercher son bateau réparé, reprend la mer seul à bord, et rejoint Les Sables-d'Olonne un an après en être parti, bouclant ainsi son tour du monde en solitaire.
- Suite à un différend avec le propriétaire de son bateau, Charles Hedrich part sans rallier le port des Sables-d'Olonne[17]. Hors-course, il termine son tour du monde en 122 jours, sans escale.
Le Vendée Globe 2008-2009[modifier]
- Départ le 9 novembre 2008 à 13 h 02.
- 30 bateaux au départ, 11 à l'arrivée (soit 37%).
- Arrivée de Michel Desjoyeaux aux Sables-d'Olonne le 1er février 2009 à 16 h 11
| Place | Nom du concurrent | Nationalité | Nom du bateau | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Michel Desjoyeaux | Foncia | 84 j 3 h 9 min 8 s (nouveau record) | |
| 2 | Armel Le Cléac’h | Brit Air | 89 j 9 h 39 min 35 s | |
| 3 | Marc Guillemot | Safran | 95 j 3 h 19 min 36 s | |
| 3[18] | Vincent Riou | PRB | Démâtage le 7 janvier après le sauvetage de Jean Le Cam, reclassement en 3e position | |
| 4 | Samantha Davies | Roxy | 95 j 4 h 39 min 1 s | |
| 5 | Brian Thompson | Bahrain Team Pindar | 98 j 20 h 29 min 55 s | |
| 6 | Dee Caffari | Aviva | 99 j 1 h 10 min 57 s | |
| 7 | Arnaud Boissières | Akena Vérandas | 105 j 2 h 33 min 50 s | |
| 8 | Steve White | Toe In The Water | 109 j 36 min 55 s | |
| 9 | Rich Wilson | Great America III | 121 j 41 min 19 s | |
| 10 | Raphaël Dinelli | Fondation Océan Vital | 125 j 2 h 32 min 34 s | |
| 11 | Norbert Sedlacek | Nauticsport Kapsch | 126 j 5 h 31 min 56 s |
Le Vendée Globe 2012-2013[modifier]
- Le départ est donné le samedi 10 novembre 2012 aux Sables-d'Olonne.
- Le 27 janvier 2013, l'écart d'un peu plus de 3 heures entre le vainqueur François Gabart et le deuxième Armel Le Cléac'h est le plus faible de l'histoire de la course.
- le 22 février 2013, la course se conclut avec l'arrivée d'Alessandro Di Benedetto 11e, 26 jours et 17 minutes après François Gabart, ce qui constitue également le plus faible écart entre le premier et le dernier.
- 20 bateaux au départ, 11 à l’arrivée (soit 55 %).
| Place | Nom du concurrent | Nationalité | Nom du bateau | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | François Gabart | Macif | 78 j 2 h 16 min 40 s (nouveau record)[19] | |
| 2 | Armel Le Cléac’h | Banque populaire | 78 j 5 h 33 min 52 s [20] | |
| 3 | Alex Thomson | Hugo Boss | 80 j 19 h 23 min 43 s [21] | |
| 4 | Jean-Pierre Dick | Virbac-Paprec 3 | 86 j 3 h 3 min 40 s[22] | |
| 5 | Jean Le Cam | SynerCiel | 88 j 00 h 12 min 58 s[23] | |
| 6 | Mike Golding | Gamesa | 88 j 06 h 36 min 26 s[24] | |
| 7 | Dominique Wavre | Mirabaud | 90 j 03 h 14 min 42 s[25] | |
| 8 | Arnaud Boissières | Akena Vérandas | 91 j 02 h 09 min 02 s[26] | |
| 9 | Bertrand de Broc | Votre Nom autour du Monde | 92 j 17 h 10 min 14 s[27] | |
| 10 | Tanguy de Lamotte | Initiatives-Cœur | 98 j 21 h 56 min 10 s[28] | |
| 11 | Alessandro Di Benedetto | Team Plastique | 104 j 02 h 34 min 30 s |
| Concurrent | Nationalité | Participations précédentes |
Nom du bateau | Architecte | Chantier | Année de lancement |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Jérémie Beyou | Abandon en 2008-2009 | Maître Coq | Farr Yacht Design | CDK Technologies[29] | 2007 | |
| Arnaud Boissières | 7e en 2008-2009 | Akena Vérandas | Farr Yacht Design | CDK Technologies[29] | 2006 | |
| Louis Burton | Bureau Vallée | Farr Yacht Design | JMV Industries | 2006 | ||
| Samantha Davies[30] | 4e en 2008-2009 | Savéol[Note 1] | Lombard | JMV Industries[31] | 2004 | |
| Bertrand de Broc | Abandon en 1992-1993, abandon en 1996-1997 |
Votre Nom autour du Monde | Finot-Conq [32] | Multiplast[33] | 2007 | |
| Alessandro Di Benedetto | Team Plastique[Note 2] | Finot-Conq [34] | Kirié | 1998 | ||
| Jean-Pierre Dick | 6e en 2004-2005, abandon en 2008-2009 |
Virbac Paprec 3 | VPLP-Verdier | Cookson Boats | 2010[35] | |
| François Gabart | Macif | VPLP-Verdier | CDK Technologies[29]/Mer Agitée[36] | 2011[37] | ||
| Mike Golding | 7e en 2000-2001, 3e en 2004-2005, abandon en 2008-2009 |
Gamesa | Owen Clarke Design Group | Hakes Marine[38] | 2007 | |
| Marc Guillemot | 3e en 2008-2009 | Safran | VPLP-Verdier | Larros – Thierry Eluère | 2007[39] | |
| Tanguy de Lamotte | Initiatives-Cœur | Lombard | Mag F | 1998 | ||
| Jean Le Cam | 2e en 2004-2005, abandon en 2008-2009 |
SynerCiel | Farr Yacht Design | Southern Ocean Marine[40] | 2007 | |
| Armel Le Cléac'h | 2e en 2008-2009 | Banque populaire | VPLP-Verdier | CDK Technologies[29] | 2010[41] | |
| Kito de Pavant | Abandon en 2008-2009 | Groupe Bel | VPLP-Verdier | Indiana Yachting[42] | 2007[43] | |
| Vincent Riou | 1er en 2004-2005, 3e en 2008-2009 |
PRB | VPLP-Verdier | CDK Technologies[29] | 2010 | |
| Javier Sansó | Abandon en 2000-2001 | Acciona | Owen Clarke Design Group | Southern Ocean Marine | 2011 | |
| Bernard Stamm | Abandon en 2000-2001, abandon en 2008-2009 |
Cheminées Poujoulat | Juan Kouyoumdjian | Chantier Décision SA[44] | 2011[45] | |
| Zbigniew Gutkowski | Energa | Finot-Conq | Neville Hutton | 2007 | ||
| Alex Thomson | Abandon en 2004-2005, abandon en 2008-2009 |
Hugo Boss | Farr Yacht Design | Offshore Challenges | 2007 | |
| Dominique Wavre | 5e en 2000-2001, 4e en 2004-2005, abandon en 2008-2009 |
Mirabaud | Owen Clarke Design Group | Southern Ocean Marine[46] | 2006[47] |
| Nom du concurrent | Nationalité | Nom du bateau | Raison de l'abandon | Lieu |
|---|---|---|---|---|
| Marc Guillemot | Safran | Rupture de quille | 55 milles des Sables d'Olonne (en début de course) | |
| Kito de Pavant | Groupe Bel | Outrigger babord détruit, bout dehors arraché lors d'une collision avec un chalutier | Au large du Portugal | |
| Louis Burton | Bureau Vallée | Abandon après ne pas avoir pu rejoindre les Sables d'Olonne suite à l'arrachage d'un hauban lors d'une collision avec un chalutier | Atlantique Nord | |
| Samantha Davies | Savéol | Démâtage n'ayant pas pu être réparé | Centaine de kilomètre à l'ouest de Madère | |
| Jérémie Beyou | Maitre CoQ | Bris de la tête de vérin de quille probablement dû à un choc de la quille avec un OFNI. | 200 km au NW du Cap-Vert | |
| Zbigniew Gutkowski | Energa | Défaillances électroniques (pilote automatique) n'ayant pu être résolues | Entre Madère et les Canaries | |
| Vincent Riou | PRB | Brêche dans la coque tribord et outrigger tribord endommagé à la suite d'une collision avec une bouée métallique à la dérive | À 500 milles de Salvador de Bahia (après 14 jours de course) | |
| Bernard Stamm | Cheminées Poujoulat | Disqualifié par le jury en raison d’une aide extérieure survenue lors de la réparation de ses hydrogénérateurs | Près des îles Auckland | |
| Javier Sansó | Acciona 100% Ecopowered | Chavirage (rupture de quille) | Remontée de l'Atlantique nord (sud des Açores) |
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Ex-Sill (2004), ex-Sill et Véolia (2004-2005), ex-Veolia Environnement (2006-2009), ex-Neutrogena (2010)
- Ex-Sodebo, VMI, puis Akena Vérandas n’en est pas à son coup d’essai dans le Vendée Globe. Thomas Coville (6e en 2000-2001), Sébastien Josse (5e en 2004-2005) et Arnaud Boissières (7e en 2008-2009) l'ont barré.
Références[modifier]
- Olivier Le Carre, La Voile : Idées reçues
- Marie-Madeleine Damien, « Le Vendée Globe, or bleu de la Vendée et des Sables d'Olonne ? » dans L'évaluation de l'événementiel touristique, 2009. ISBN:978-2-296-10239-2
- D'après sondage et bilan médias 2012-2013 (?)
- http://www.lexpress.fr/actualite/sport/le-vendee-globe-entame-une-nouvelle-vie-avec-cette-7e-edition_1183316.html
- Avis de course du Vendée Globe 2012, sur Vendée Globe. Consulté le 9 décembre 2012
- Instructions de course du Vendée Globe 2012, sur Vendée Globe. Consulté le 9 décembre 2012
- Record établi malgré une route plus longue que les précédentes éditions.
- François Gabart, Macif, vainqueur du Vendée Globe 2012-2013, sur vendeeglobe.org. Consulté le 28 janvier 2013.
- Le Vendée Globe de Loïck Peyron, sur INA. Consulté le 9 décembre 2012
- [vidéo] Philippe Jeantot depuis le PC de la course, sur ina.fr, 19/20, 26 novembre 1992
- Récit du naufrage de Thierry Dubois. Consulté le 9 décembre 2012
- Retour des deux navigateurs en Australie, sur Libération. Consulté le 9 décembre 2012
- Marie Wielfaert, « Les drames du Vendée Globe », sport24.com, 11 septembre 2008. Consulté le 9 décembre 2012
- La série noire du Vendée Globe, sur INA. Consulté le 9 décembre 2012
- Polémique suite à l'arrêt des recherches par Isabelle Autissier, sur Libération. Consulté le 9 décembre 2012
- Inoovations d'Yves Parlier, sur Yves Parlier. Consulté le 9 décembre 2012
- Vendée Globe : Charles Hedrich serait parti en pirate, SeaSailSurf, 20 octobre 2004. Consulté le 14 février 2012
- Pierre-Yves Lautrou, « There’s no business like show business », Au large, 14 janvier 2009
- [1] vendeeglobe.org
- [2] lequipe.fr
- [3] vendeeglobe.org
- [4] vendeeglobe.org
- « Jean Le Cam, SynerCiel, cinquième du Vendée Globe 2012-2013 »
- « Mike Golding, Gamesa, sixième du Vendée Globe 2012-2013 », sur vendeeglobe.org, 4 février 2013.
- «Dominique Wavre est arrivé» sur 20min.ch/ro, 8 février 2013
- « Arnaud Boissières, AKENA Vérandas, huitième du Vendée Globe 2012-2013 », sur vendeeglobe.org, 9 février 2013.
- « Bertrand de Broc, Votre Nom autour du Monde, 9e du Vendée Globe », sur vendeeglobe.org, 10 février 2013.
- « 10ème postition pour Tanguy de Lamotte », sur vendeeglobe.org, 17 février 2013.
- Réalisations composites - Monocoques, sur le site de CDK Technologies. Consulté le 6 juin 2012
- Samantha Davies en sera, sur l'Équipe, 2 décembre 2011. Consulté le 2 décembre 2011
- Sill 2 - Open 60, sur le site de JMV Industries. Consulté le 6 juin 2012
- 2007 Brit'Air Armel Le Cléac'h, sur le site de Finot-Conq. Consulté le 12 juin 2012
- Brit Air réalisé par Multiplast, champion du monde !, sur le site de Multiplast, 31 mars 2009. Consulté le 12 juin 2012
- 2007 Akena Veranda Arnaud Boissières, sur le site de Finot-Conq. Consulté le 12 juin 2012
- Virbac Paprec 3, sur le site de l'IMOCA. Consulté le 29 octobre 2011
- Course au large, sur le site de Mer Agitée. Consulté le 6 juin 2012
- François Gabart et Macif, sur le site du Vendée Globe. Consulté le 31 octobre 2011
- (en) Building of Ecover 3 Open 60 by Hakes Marine Ltd sur YouTube [vidéo].
- Marc Guillemot et Safran, sur le site du Vendée Globe. Consulté le 31 octobre 2011
- Gitana 80 / W Hotels, sur le site de Southern Ocean Marine. Consulté le 6 juin 2012
- Armel Le Cléac'h et Banque Populaire VI, sur le site du Vendée Globe. Consulté le 31 octobre 2011
- IMOCA 60 Groupe Bel, sur le site d'Indiana Yachting. Consulté le 6 juin 2012
- Groupe Bel, sur le site de l'IMOCA. Consulté le 29 octobre 2011
- IMOCA 60' Cheminées Poujoulat, sur le site de Décision SA. Consulté le 6 juin 2012
- Bernard Stamm et Cheminées Poujoulat, sur le site du Vendée Globe. Consulté le 31 octobre 2011
- Temenos / Mirabaud, sur le site de Southern Ocean Marine. Consulté le 6 juin 2012
- Mirabaud, sur le site de l'IMOCA. Consulté le 29 octobre 2011
Pour approfondir[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site officiel
- Vendée Globe - vidéos sur ina.fr