Loctudy
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| Loctudy | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bretagne |
| Département | Finistère |
| Arrondissement | Quimper |
| Canton | Guilvinec |
| Code commune | 29135 |
| Code postal | 29750 |
| Maire Mandat en cours |
Joël Piété 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Bigouden Sud |
| Site web | www.loctudy.fr |
| Démographie | |
| Population | 4 161 hab. (2008[1]) |
| Densité | 327 hab./km2 |
| Gentilé | Loctudiste |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 17 m |
| Superficie | 12,73 km2 |
Loctudy, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Cette commune se situe sur la côte au sud-ouest du département dans les environs de la pointe de Penmarc'h.
Les deux communes limitrophes sont Pont-l'Abbé (Pont-'n-Abad) et Plobannalec-Lesconil (Pornaleg Leskon). La commune de l'Île-Tudy (Enez Tudi), ancienne île devenue presqu'île se trouve en vis-à-vis, de l'autre côté de l'estuaire. Loctudy fait partie du Pays Bigouden.
Le dernier recensement, réalisé en 2007, dénombre 4 101 habitants.
Les habitants de Loctudy s'appellent les Loctudistes.
Sommaire |
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1790 | 1790 | Pierre Alain Denis | ||
| 1790 | 1791 | Yves Le Brun | ||
| 1791 | 1792 | Jean Le Roux | ||
| 1792 | 1795 | Michel Le Coader | ||
| 1795 | 1795 | Jean Péron | ||
| 1795 | 1797 | Michel Le Coader | ||
| 1797 | 1799 | Michel Le Corre | ||
| 1799 | 1800 | Jacques Daniel | ||
| 1800 | 1823 | Jean René Furic de Kerguiffinan | ||
| 1823 | 1839 | Pierre Jean Le Cléac'h | ||
| 1839 | 1843 | Guillaume Le Cléac'h | ||
| 1843 | 1852 | Alphonse de Penfentenyo | ||
| 1853 | 1861 | Corentin Monfort | ||
| 1861 | 1869 | Aimé Briant de Laubrière | ||
| 1869 | 1871 | Louis Toulemont | ||
| 1871 | 1875 | Aimé Briant de Laubrière | ||
| 1875 | 1876 | Laurent Le Cléac'h | ||
| 1876 | 1911 | Louis Toulemont | ||
| 1911 | 1925 | Marcel Derrien | Divers droite | |
| 1925 | 1926 | Pierre Biger | Divers gauche | |
| 1926 | 1935 | François Bargain | Divers gauche | |
| 1935 | 1950 | Charles Jehan de Penfentenyo | Divers droite | |
| 1950 | 1983 | Sébastien Guiziou | Divers droite | |
| 1983 | 1995 | Joël Andro | Divers droite | |
| 1995 | 2001 | Gustave Jourdren | Divers droite | |
| 2001 | En cours | Joël Piété | Divers droite | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Saints
Le patron catholique de Loctudy est Saint Tudy mais l'équivalence entre Saint Tudy et Saint Tugdual a été proposée.
[modifier] Lieux et monuments
- L'église Saint Tudy. Cette église romane du XIe siècle à trois nefs sans transept offre une élévation à deux étages, arcades et fenêtres hautes. Les chapiteaux et les bases des colonnes présentent des décors sculptés variés. Le chœur, le déambulatoire et les chapelles sont voûtés en pierre, tandis que les nefs ont des charpentes de bois soutenues par des arcs-diaphragmes en pierre[2].
[modifier] Économie
- Ecole le Klaxon rouge pour les métiers de l'animation et géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille comme le port.
[modifier] Port
Le port est situé dans l'embouchure de la rivière de Pont-l'Abbé et il est protégé des vents dominants d'ouest.
C'est un port de pêche artisanale très actif, le septième port français en volume de pêche (2003). Sa spécialité est la langoustine baptisée "La demoiselle de Loctudy".
Le port de plaisance existe depuis 1991 et a été agrandi en 1998. Sa capacité d'accueil est de 585 places sur pontons et 76 sur bouées.
C'est le port de plaisance le plus à l'ouest de la côte sud de la Bretagne. Pour passer sur la côte ouest du Finistère, le navigateur doit passer la pointe de Penmarc'h puis le Raz de Sein. Le dernier port au sud de la Pointe du Raz est celui d'Audierne, en le passant on peut atteindre Camaret-sur-Mer ou Douarnenez. En longeant la côte vers l'est on atteint Bénodet et Concarneau (Konkerne) ; en partant au sud on approche les îles de Glénan.
Ce port était le port d'attache du bateau le Bugaled Breizh, bateau qui a coulé en mer dans des circonstances dramatiques en janvier 2004.
[modifier] Tourisme
Le tourisme représente une forte activité économique et affirme son statut de station balnéaire.
[modifier] Événements
Entre 1945 et 1960, après la destruction de Brest, l'Ecole nationale des mousses et maistranciers s'est installée dans le domaine du Dourdy sur les bords de la rivière de Pont-l'Abbé. Quelque 8000 jeunes y ont été formés aux métiers du pont.
Le club nautique organise annuellement des régates de niveau national voire mondial dans des catégories dériveur.
[modifier] Particularité
Dans cette commune habitent encore quelques femmes qui portent la coiffe typique du Pays Bigouden. Ce pays, rappelons-le, regroupe trois cantons : Le Guilvinec, Pont-l'Abbé et Plogastel-Saint-Germain, c'est-à-dire une vingtaine de communes. Ce sont ces femmes que l'on peut voir médiatisées, à tort ou à raison, pour des produits commerciaux divers.
Cette coiffe bigoudène est un élément traditionnel qui ne sera plus porté dans les futures années que par les danseuses de groupe folklorique car aucune bigoudène portant régulièrement cette coiffe n'a moins de 80 ans.
[modifier] Jumelage
[modifier] Un notable qui a marqué l'histoire de la commune
- Alphonse de Penfentenyo (1788-1874) :
L’existence d’Alphonse de Penfentenyo[3] est particulièrement intéressante, car il s’agit de la vie d’un homme né sous l’Ancien Régime (le 21 janvier 1788) et décédé à l’aube de la IIIe république (14 février 1874).
Son père, lieutenant de vaisseau, ayant émigré en 1791, il vécut à la ferme de Kerhervé jusqu’en 1800, caché et hébergé par la famille Quiniou. Au retour de ses parents, il ne parlait que le breton.
Une myopie extrêmement forte l’empêche d’embrasser la carrière de son père. Il devient commissaire de marine et occupe divers postes à terre comme en mer. Bien qu’affichant des opinions favorables aux Bourbon, il est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en 1831 durant la monarchie de Juillet. L’attribution de cette distinction à un partisan de Charles X suscite à Brest un véritable charivari. De plus, en 1832, à l’âge de 44 ans, il est placé en position de retraite et habite avec sa famille le manoir de Kervariguen.
Après avoir été élu conseiller municipal, il est nommé maire le 14 novembre 1843 par le préfet du Finistère ; il a pour premier adjoint, Corentin Monfort, commerçant au bourg qui lui succèdera en 1852. À l’époque, la commune, essentiellement agricole, compte 1 600 habitants : aucun d’entre eux n’exerce la profession de marin-pêcheur.
Les grandes lignes de son action à la tête de la municipalité sont retracées dans la lettre, en forme de testament, qu’il a rédigée au moment de sa démission. Il a obtenu le classement de l’église comme monument historique et y a fait exécuter des travaux à hauteur de 7 455 francs pour la conforter. Il a créé la route rejoignant le bourg à Poulavillec en réalisant une chaussée dans l’anse de Pors-Bihan. Il s’honore d’être en 1848, à l’origine de l’édification de la première cale qui selon ses prévisions deviendra un port important. Le but recherché était alors de faciliter l’embarquement des pommes de terre, culture propagée par Edouard Le Normant, et véritable richesse de la contrée. Il rappelle qu’il a ouvert et fait procéder à l’entretien de vingt-cinq kilomètres de chemins vicinaux. etc ... Par contre, son projet de démolition de la chapelle de Pors Bihan, initié pour permettre l’élargissement de la route est rejeté par le préfet. Il estime alors en 1846 qu’on regrettera plus tard d’avoir conservé un édifice onéreux et sans grande utilité. À noter que ce point de vue n’a pas été partagé par son petit-fils, le général de Penfentenyo qui mènera une campagne active en 1935 pour le maintien de cette chapelle.
Alphonse de Penfentenyo était estimé de son conseil, car celui-ci a attribué le 8 novembre 1850 une concession perpétuelle à une famille qui habite la commune depuis l’an 1500 et qui a toujours été utile au pays.
La cause de sa démission réside dans son opposition totale au coup d’état perpétré le 2 décembre 1851 par Louis Napoléon qui se proclame en un premier temps, président à vie, puis empereur. S’il s’oppose à lui, ce n’est pas par conviction républicaine mais par attachement à la monarchie légitime et institutionnelle des Bourbons. Cependant il entretient d’excellentes relations avec Joseph Astor, notable républicain dont il est témoin de mariage en 1855. En 1852, il se retire dans son manoir, sur le terrain duquel, l'un des bancs, situé près de l’étang, était appelé « la mairie annexe » car il s’y entretenait fréquemment avec ses administrés.
[modifier] Célébrités
- Auguste de Penfentenyo (1837-1906), amiral, né à Loctudy, fils d'Alphonse de Penfentenyo, maire de Loctudy
- Marie de Kerstrat (1841-1920), pionnière du tourisme dans l'anse de Pénanveur (propriété du Suler) et pionnière de l'exploitation cinématographique au Canada et aux États-Unis
- Corentin Cariou, né le 13 décembre 1898 à Loctudy, élu du 19e arrondissement de Paris, exécuté par les Allemands dans la forêt de Carlepont le 7 mars 1942.
- Corentin Cariou, né le 21 décembre 1922 à Loctudy, résistant mort en déportation au camp de concentration de Dora le 25 janvier 1944[4]. Une rue de Loctudy porte son nom.
- Daniel Hillion, écrivain maritime, journaliste.
- Vincent Riou, vainqueur du tour sur monde à la voile en solitaire 2004 (Vendée Globe Challenge).
[modifier] Voir aussi
[modifier] Pour en savoir plus
- La Bretagne romane, Marc Déceneux, Éditions Ouest-France, 1998.
- L'Appel de la mer, Youenn Kervennic, France-Empire, 2000.
- Le manoir de Kerazan, André Cariou, Hors-série Beaux-Arts, 1994.
- Loctudy, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1984.
- Loctudy à la Belle Epoque, Serge Duigou, Ressac, 1991.
- Le Dourdy en Loctudy, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1996. [sur l'école des mousses et maistranciers].
- Manoirs bigoudens, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1995.[l'histoire du manoir de La Forêt et de ses seigneurs]
- La rivière sans nom, la rivière de Pont-l'Abbé, texte de Serge Duigou, toiles de Jacques Godin, photos d'Olivier Garros, Éditions Les îles du désert, Pont-l'Abbé, 2008.
- André Dauchez, du vent sur les toiles, Annick Fleitour, Bretagne Magazine, n° 27. [le peintre paysagiste qui s'installa à la palud du Cosquer sur le rivage de Loctudy en 1904]
[modifier] Liens internes
- Bugaled Breizh
- Côte atlantique française
- Communes du Finistère
- Glénan
- Manoir de Kerazan
- Pays Bigouden
- Vincent Riou
[modifier] Notes et Références
- Populations légales 2008 de la commune : Loctudy sur le site de l'Insee
- « La France romane », dans Notre Histoire, no 146, juillet 1997 (ISSN 0761.8638)
- Une très ancienne famille de Bretagne par Valentine de Penfentenyo; Loctudy par Serge Duigou (Edtions du Ressac); Hier Loctudy par Mouezh ar Vro; Bulletin municipal 1970 – n°1 (partie historique rédigée par Louis Sébastien Guiziou)).
- « Les morts du camp de Mittelbau-Dora 1943-1945 », sur totenbuch.dora.de. « Liste de déportés politiques nés ou arrêtés dans le département du Finistère », sur memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr ». « Tri par lieu de naissance des personnes mortes en déportation », sur mortsdanslescamps.com. « Base des Déportés 1939-1945 », sur memorial-genweb.org.
[modifier] Liens externes
| Canton du Guilvinec | |
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