Loctudy

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Loctudy
Image illustrative de l'article Loctudy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Guilvinec
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Christine Zamuner
2014-2020
Code postal 29750
Code commune 29135
Démographie
Gentilé Loctudiste
Population
municipale
4 069 hab. (2011)
Densité 320 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 04″ N 4° 10′ 05″ O / 47.834444, -4.16805647° 50′ 04″ Nord 4° 10′ 05″ Ouest / 47.834444, -4.168056  
Altitude Min. 0 m – Max. 17 m
Superficie 12,73 km2
Localisation

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Liens
Site web www.loctudy.fr

Loctudy [lɔktydi] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Son activité se partage entre la pêche, la navigation de plaisance et le tourisme.

Ses habitants s'appellent les Loctudistes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cette commune se situe sur la côte au sud-ouest du département dans les environs de la pointe de Penmarc'h.

Les deux communes limitrophes sont Pont-l'Abbé (Pont-'n-Abad) et Plobannalec-Lesconil (Pornaleg Leskon). La commune de l'Île-Tudy (Enez Tudi), ancienne île devenue presqu'île se trouve en vis-à-vis, de l'autre côté de l'estuaire. Loctudy fait partie du Pays Bigouden.

Le port est situé dans l'embouchure de la rivière de Pont-l'Abbé et il est protégé des vents dominants d'ouest.

Les Vasières de la Rivière de Pont-l'Abbé[1], qui font partie du domaine public maritime et situées à cheval sur le territoire des communes de Pont-l'Abbé et de Loctudy, constituées de vasières et schorres, sont une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de 208 ha, réserve de chasse et de faune sauvage, servant en particulier de zone d'hivernage à de nombreuses espèces d'oiseaux[2].

La forêt sous-marine de Loctudy[modifier | modifier le code]

Carte de la "forêt sous-marine de Loctudy" (par Camille Vallaux).

Le géographe Camille Vallaux, qui a trouvé des arbres enlisés[3] sur la plage de Kervilzic, décrit ainsi la "forêt sous-marine de Loctudy" en 1906 :

« J'ai trouvé, à quelques mètres de la laisse de basse mer, un tronc de chêne qui ne s'élevait que de quelques cm au-dessus du sable ; (...) la décomposition de la matière ligneuse était fort avancée. À 100 m de ce tronc, vers la côte, et tout près de la laisse de haute mer, il y avait un dépôt plus important qui consistait ce jour-là en quatre masses noirâtres émergeant un peu au-dessus du sable. (...) Quelques coups de pioche que j'ai pu donner ont mis au jour, sous l'enduit décomposé de la surface, du bois de chêne en bon état de conservation dont j'ai rapporté un fragment. Les arbres sont couchés (...). À 300 m au nord du dépôt de Kervilzic, (...) un dépôt tourbeux [est une autre trace] (...) de la forêt sous-marine de Loctudy. J'ai continué mon enquête auprès des goémoniers. L'un d'eux m'a affirmé que le gisement avait été assez fort pour être exploité (...) mais tout le monde (...) m'a assuré que l'exploitation avait cessé depuis longtemps. Des dépôts de tourbe existent aussi à Laudonnec, à Kérizur près de Lesconil, (...) et au Guilvinec. (...) Kervilzic a été le théâtre d'un empiètement local de la mer(...) aux dépens des terres basses qui existaient à l'emplacement actuel de la grève et qui étaient protégées par des dunes. (...) Les dunes, en avançant vers l'intérieur, ensablèrent les arbres, dont les eaux de mer affouillèrent les racines. Les arbres dépérirent et tombèrent (...), puis la ligne des dunes, en avançant toujours, dépassa la masse végétale, qui fut recouverte deux fois par jour par la marée et qui s'enlisa dans les sables marins[4] »

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom vient de saint Tudy. L'équivalence entre saint Tudy et saint Tugdual a été proposée.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Il existe assez peu de documents sur les origines de Loctudy. »[5]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les sources historiques sur le Loctudy antique ou Loctudy avant Loctudy sont absentes. Néanmoins, une stèle gauloise du Ier millénaire avant J.-C. (Ve siècle av. J.-C. ?) est visible au chevet de l'église Saint-Tudy, preuve au moins d'un culte à cet endroit, en lien peut-être avec la mer ou à la fertilité. Cette stèle, cannelée, est christianisée par Tudy en même temps que le site au début du Moyen Âge. Une croix est donc apposée en son sommet, où elle est toujours visible aujourd'hui.

Cette stèle, déplacée sur le devant de l'église paroissiale, en lieu et place de la croix de mission de 1896 installée dans le nouveau cimetière en 1979 [6], retrouve sa place à la fin des travaux de réhabilitation de l'enclos, au cours des années 2000.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

« Une tradition légendaire dit que saint Tudi édifia un monastère à Enez Tudi, île qui se trouve à l'entrée de la rivière de Pont-l'Abbé. À sa mort le monastère aurait été transféré au lieu où se trouve actuellement l'église de Loctudy. Lorsque l'on sait la prédilection des premiers moines irlandais ou bretons, choisissant de préférence des îles à l'entrée de baies ou de rivières pour s'y établir lors de leur arrivée en Armorique, tels saint Cado à Belz, saint Gildas à Rhuys, saint Pol Aurélien à l'île de Batz, on peut penser que la légende recouvre peut-être un fond de vérité. »[5]

Article détaillé : Tudy (saint).
Article détaillé : Église Saint-Tudy de Loctudy.

Le 12 janvier 1291, le pape Nicolas IV « accorde une indulgence d'un an et de 40 jours à ceux qui visiteront l'église de Sant-Tudi (sic) de Cap-Caval, du diocèse de Quimper. »[7]

En 1482-1483, le registre de la "comptablie", qui perçoit les taxes à l'entrée du port de Bordeaux enregistre 12 navires venant de Loctudy[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les miracles de la fontaine Saint-Côme[modifier | modifier le code]

Le 20 septembre 1676, le recteur de Tréoultré, Alain Le Faucheux, et un de ses confrères, se rendent à la fontaine Saint-Côme, située dans le hameau de Langougou, à l'époque situé dans la paroisse de Loctudy, mais désormais rattaché à la commune de Plomeur, pour ouvrir une enquête canonique à la demande du curé de Loctudy et sur ordre de l'évêque de Quimper, Mgr François de Coëtlogon, à la suite des pouvoirs miraculeux attribués à cette fontaine par la population locale. Cette fontaine a été découverte quelques mois plus tôt sous une ancienne chapelle, et tous ceux qui s'y seraient lavés auraient vu leurs maux disparaître. Sur place, les prêtres constatent la taille modeste de la fontaine (deux bassins d'un mètre cinquante de côté chacun et trente centimètres de profondeur) et reçoivent les dépositions des miraculés, enregistrant une cinquantaine de témoignages de guérison.

L'évêque de Quimper, convaincu par le rapport d'enquête, authentifie les miracles et décide d'organiser le culte pour l'avenir : les fidèles qui se rendront à la fontaine en procession le troisième dimanche de septembre, jour des fêtes de saint Côme et saint Damien, seront gratifiés de quarante jours d'indulgences[9].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

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Vie portuaire et maritime[modifier | modifier le code]

Le 15 janvier 1869, la Marie-Louise, une chaloupe de pêche, coule entre Loctudy et Lesconil : trois des quatre marins à bord périssent noyés[10].

Pendant l'été 1896, des troubles éclatent au port de Pont-l'Abbé ainsi qu'à la cale de Loctudy en raison du mécontentement des paysans producteurs de pommes de terre en raison de l'effondrement du prix de vente de ce tubercule, les marchands anglais les achetant à moins de 3 francs le sac de 50 kg, alors que le prix habituel était de 5 francs[11].

La baleine de Karafédé[modifier | modifier le code]

Le dépeçage de la baleine sur la plage de Karafédé.

Dans la nuit du 10 janvier 1894, une énorme baleine vint s'échouer sur la plage de Karafédé près de Loctudy. Le cétacé, une baleine bleue, mesura un peu plus de 20 m de long et son agonie dura plus de cinq heures, l'animal poussant des mugissements épouvantables et frappant puissamment le sable de la grève. Le Muséum d'histoire naturelle de Paris fit par de son intérêt, envoya un assistant sur place pour diriger les opérations de dépeçage de l'animal afin de pouvoir ramener à Paris sa tête, pesant plus de 1500 kilogrammes, et ses fanons. Pour séparer la tête du tronc, on découpa le tronc par tranches de 2 ou trois vertèbres après qu'un mareyeur du Guilvinec ait prélevé le lard et les viscères. Il fallut, après maintes tentatives et ruptures d'attelages, cinq chevaux pour traîner la tête de la baleine et la mettre en caisse, puis huit chevaux pour tirer cette caisse que l'on fit flotter sur la rivière de Pont-l'Abbé grâce à huit barriques disposées pour soutenir la précieuse cargaison (car il était inenvisageable de la transporter par voie terrestre en raison des mauvais chemins existant alors entre Loctudy et Pont-l'Abbé) jusqu'à la cale de ce port, ce qui prit toute une nuit ; on parvint à la charger sur un camion et cette caisse, accompagnée d'autres caisses contenant le reste du squelette et des prélèvements des viscères, parvint au Muséum le 4 février 1894[12].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]

En décembre 1909, le canot de pêche Marguerite, de Loctudy, chavire en baie de Bénodet sous la violence du vent alors qu'il revenait de la pêche à la crevette. Les trois hommes à bord sont sauvés par un autre bateau, le Saint-Antoine[13].

Le 21 février 1911, le canot de pêche Carmen, de Loctudy, est jeté par la tempête sur la grève de Penmorvan en Bénodet ; le patron, Caoudal, seul à bord, est noyé[14].

Le 1er décembre 1909, le bateau de pêche Marguerite, de Loctudy, chavire à la suite d'un coup de vent entre Bénodet et l'Île-Tudy ; les trois marins naufragés, exténués de froid, furent recueillis par un bateau de pêche de l'Île-Tudy, commandé par Jean-Yves Guinvarch, et ramenés à Loctudy[15].

Le 28 juin 1924, Jean Péron, pêcheur originaire de Loctudy, mais seul à bord du Scrogneu, du Guilvinec, tombé à l'eau, à un mille au sud de la tourelle Men Du qui borde la sortie du chenal de Bénodet, est repêché par Armel Mariel et Yves Jaouen, deux pêcheurs de Lesconil, à bord du bateau de pêche Le nom est changé[16].

Le 23 mai 1924, la chaloupe Jeanne Augustine, de Loctudy, s'échoue sur la roche Vérez à l'entrée de Bénodet. L'Augustin Carré, bateau de sauvetage de l'Île-Tudy, vient la secourir en dépit du gros temps, mais ne trouve que quelques épaves, la chaloupe venant de disparaître. Son équipage s'était sauvé au moyen d'une petite embarcation[17].

Le 17 novembre 1940, un canot de pêche coule face à la plage de Bénodet, à environ 3 milles de la côte : le pêcheur à bord, de Loctudy, est sauvé par deux marins de Sainte-Marine[18].

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

La conserverie Vallière de Loctudy en 1906.

La région de Loctudy exportait au début du XXe siècle des pommes de terre. Par exemple, le journal Ouest-Éclair du 20 juin 1903 indique que le 18 juin 1903 « Mr Moysan, négociant à Pont-l'Abbé, vient faire à la cale de Loctudy le premier chargement de pommes de terre. Les prix varient entre 7 et 8 francs les 50 kilos. Les gelées du mois de mai ayant occasionné de grands dégâts dans la commune de Loctudy, celle-ci, réputée pour ses primeurs, s'est vue obligée de retarder de près d'un mois ses expéditions. C'est principalement les paysans de Treffiagat qui ont fourni les premières pommes de terre du canton pour l'exportation »[19].

Au début du XXe siècle, la conserverie de sardines Vallière employait près de 60 ouvrières. Le 22 septembre 1909, le journal L'Aurore écrit que « les friteuses de l'usine Vallière se sont mises en grève, réclamant 20 centimes de l'heure à partir de l'instant où elles arrivent à l'usine, qu'il y ait ou non du poisson à mettre en boîtes »[20].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

À la suite d'une fondation créée par Joseph-Georges Astor (fils de Joseph Astor) avant son décès survenu en 1928[21], une école de broderie (un atelier de tapis ouvrit aussi, mais ce fut un échec) ouvre en 1931 dans le domaine de Kerazan, dépendant de l'Institut de France, afin de procurer un gagne-pain aux jeunes filles du pays[22].

En 1937, le nombre des estivants à Loctudy, séjournant tant à l'hôtel que chez l'habitant, est estimé à 5 à 6000 personnes[23].

La Seconde Guerre Mondiale à Loctudy[modifier | modifier le code]

Pendant la drôle de guerre, près de deux mille réfugiés, du Nord de la France pour la plupart, sont logés à Loctudy.

Au cours de la campagne de France, quatorze Loctudistes trouvèrent la mort. Cent neuf combattants de l'armée de Terre furent prisonniers en Allemagne. La Marine nationale étant maintenu malgré les clauses drastiques de l'armistice du 24 juin 1940, les marins furent généralement démobilisés. Trois Loctudistes gagnèrent les rangs de la France libre. Six Loctudistes maintenus en service subirent, le 3 juillet 1940, l'attaque anglaise de Mers-El-Kébir, jetant la population locale dans l'incompréhension, le Royaume-Uni étant considérée par beaucoup, malgré l'armistice, l'allié de la France.

Le 20 juin 1940, les Loctudistes virent le premier détachement allemand pénétrer dans la commune, réquisitionner plusieurs hôtels et installer sa kommandantur au château de Langoz. Étant donné l'étendue littorale du territoire communal, les conditions de circulation furent limitées et un Ausweiz indispensable pour qui voulait en sortir, la pêche fut limitée à certains secteurs et rendue encore plus difficile du fait du manque de carburant.

Le 10 juillet 1940, le député de la circonscription de Loctudy, Albert Le Bail, refuse d'accorder les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain[24].

Deux résistants originaires de Loctudy portent le même nom, Corentin Cariou : l'un, Corentin Cariou, né le 13 décembre 1898 à Loctudy, militant syndical CGTU et conseiller municipal communiste du 19e arrondissement de Paris pendant l'Entre-deux-guerres, est arrêté en 1940, transféré au camp de Châteaubriant, puis en février 1942 au camp de Royallieu à Compiègne et fusillé le 7 mars 1942 ; son homonyme, Corentin Marie Cariou, né à Loctudy le 21 décembre 1922, est arrêté comme résistant, il est déporté de Compiègne-Royallieu le 14 décembre 1943. Il arrive à Buchenwald le 16. Il meurt peu après, le 25 janvier 1944, à 21 ans, au camp de concentration de Dora[25].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre 1945 et 1960, après la destruction de Brest, l’École nationale des mousses et maistranciers s'est installée dans le domaine du Dourdy sur les bords de la rivière de Pont-l'Abbé. Quelque 8000 jeunes y ont été formés aux métiers du pont.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Pierre Alain Denis    
1790 1791 Yves Le Brun    
1791 1792 Jean Le Roux    
1792 1795 Michel Le Coader    
1795 1795 Jean Péron    
1795 1797 Michel Le Coader    
1797 1799 Michel Le Corre    
1799 1800 Jacques Daniel    
1800 1823 Jean René Furic de Kerguiffinan    
1823 1839 Pierre Jean Le Cléac'h    
1839 1843 Guillaume Le Cléac'h    
1843 1852 Alphonse de Penfentenyo    
1853 1861 Corentin Monfort    
1861 1869 Aimé Briant de Laubrière    
1869 1871 Louis Toulemont    
1871 1875 Aimé Briant de Laubrière    
1875 1876 Laurent Le Cléac'h    
1876 1911 Louis Toulemont    
1911 1925 Marcel Derrien DVD  
1925 1926 Pierre Biger DVG  
1926 1935 François Bargain DVG  
1935 1950 Charles Jehan de Penfentenyo DVD  
1950 1983 Sébastien Guiziou DVD  
1983 1995 Joël Andro RPR  
1995 2001 Gustave Jourdren DVD  
2001 2014 Joël Piété DVD  
2014 en cours Christine Zamuner    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
999 1 060 1 103 1 222 1 330 1 455 1 538 1 600 1 672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 789 1 865 1 910 1 954 2 040 2 154 2 322 2 154 2 348
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 550 2 722 2 903 2 950 3 036 3 157 3 017 3 667 4 021
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 238 3 410 3 544 3 560 3 622 3 659 4 045 4 101 4 069
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École le Klaxon rouge pour les métiers de l'animation et géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille comme le port.

Sports[modifier | modifier le code]

Le club nautique organise annuellement des régates de niveau national voire mondial dans des catégories dériveur.

Économie[modifier | modifier le code]

Pêche[modifier | modifier le code]

La Demoiselle de Loctudy.jpg
Chalutiers devant la criée.

Loctudy est un port de pêche artisanale qui a pour produit phare la langoustine, baptisée « La demoiselle de Loctudy ».

Il était le port d'attache du Bugaled Breizh, chalutier qui a coulé en mer dans des circonstances controversées en janvier 2004.

De 2006 à 2012, la valeur des ventes sous criée passe de 31,2 à 10 millions €, soit une baisse de 67,9 %[28]. En 2012, Loctudy se situe en valeur à la 21e place des ports français. La production de l'année représente 2 992 t (- 4 % par rapport à 2011) pour une valeur de 10 millions € (- 13 %) et un prix moyen au kilo de 3,35 € (-10 %)[29].

En 2012, les principales espèces vendues en criée sont :

  • l'églefin (541 t, pour une valeur de 0,6 million €, à un cours moyen de 1,16 €) ;
  • le cabillaud (527 t, pour une valeur de 1,5 million €, à un cours moyen de 2,89 €) ;
  • la lotte (413 t, pour une valeur de millions €, à un cours moyen de 4,92 €) ;
  • la langoustine sud (230 t, pour une valeur de 2,1 millions €, à un cours moyen de 9,32 €) ;
  • la raie (205 t, pour une valeur de 0,4 million €, à un cours moyen de 1,99 €)[30].
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Plaisance[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance existe depuis 1991 et a été agrandi en 1998. Sa capacité d'accueil est de 585 places sur pontons et 76 sur bouées.

C'est le port de plaisance le plus à l'ouest de la côte sud de la Bretagne. Pour passer sur la côte ouest du Finistère, le navigateur doit passer la pointe de Penmarc'h puis le Raz de Sein. Le dernier port au sud de la Pointe du Raz est celui d'Audierne, en le passant on peut atteindre Camaret-sur-Mer ou Douarnenez. En longeant la côte vers l'est on atteint Bénodet et Concarneau (Konkerne) ; en partant au sud on approche les îles de Glénan.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme représente une forte activité économique et Loctudy affirme son statut de station balnéaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Tudy de Loctudy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : église Saint-Tudy de Loctudy.

« Saint-Tudy est l'une des rares églises romanes à déambulatoire et chapelles rayonnantes qui subsiste en Bretagne, et c'est de loin celle qui nous est parvenue dans le meilleur état de conservation. A l'exception de la façade occidentale, reconstruite au XVIIIe siècle, elle n'a pas subi de modifications majeures (...). »[31]

Cette église romane du XIe siècle à trois nefs sans transept offre une élévation à deux étages, arcades et fenêtres hautes. Les chapiteaux et les bases des colonnes présentent des décors sculptés variés. Le chœur, le déambulatoire et les chapelles sont voûtés en pierre, tandis que les nefs ont des charpentes de bois soutenues par des arcs-diaphragmes en pierre[32].

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Chapelle Saint-Quido.

L'enclos paroissial[modifier | modifier le code]

Même s'il ne ressemble en rien aux magnifiques enclos paroissiaux que l'on rencontre dans le nord du Finistère notamment, il n'est pas erroné d'employer ce vocable s'agissant de Loctudy. En effet, nombre des éléments nécessaires pour qualifier un lieu d'enclos sont présents sur le placitre :

  • l'église ;
  • le mur d'enceinte ;
  • la porte triomphale - quoique fort modeste - avec de part et d'autre un échalier, à l'ouest ;
  • l'ossuaire, au sud-ouest de l'enclos - bien que désaffecté ;
  • le calvaire, une simple croix de mission en réalité, déplacée dans le nouveau cimetière[6] au cours des années 1970 ;
  • le cimetière autour de l'église, réaménagé suite au projet voté par la municipalité le 6 juin 1997[33].
  • On peut aussi évoquer la chapelle de Porz Bihan, dans le placitre, mais rien n'indique qu'elle soit une chapelle reliquaire comme on peut en rencontrer dans les enclos plus majestueux.

Le projet de réaménagement du cimetière prévoit que simplement trois îlots de tombes demeurent dans le cimetière :

  • Les tombes des ecclésiastiques de Loctudy qui y sont décédés, au sud de l'église (à l'exception de la tombe d'un prêtre du XIXe siècle originaire du Massif Central, honoré par les paroissiens d'une tombe en pierre de Volvic, difficilement déplaçable, et de celle d'un prêtre du XVe siècle, tombe située quasi parfaitement dans l'alignement centrale de l'église, en son chevet ; le choix de cet emplacement étant certainement symbolique et honorifique). Une imposante dalle de schiste placée sur le mur d'enceinte sud dresse la listes des vicaires, prêtres et curés de Loctudy depuis 1669.
  • Au chevet de l'église, les tombes de personnalités marquantes de l'histoire de Loctudy (certains maires, Gustave Moussion, à l'origine du château du Dourdy, Maurice de Laubrière, yachtman de la Belle Époque...).
  • Au nord-ouest de l'église, près le monument aux morts, les tombes des victimes de guerres.

À proximité de l'ossuaire est visible la tombe mausolée de la famille Astor, dernière famille propriétaire du manoir de Kérazan, dont hérita l'institut de France en 1928.

La Première Guerre mondiale faisant 102 victimes (sur 2900 habitants avant 1914) sur Loctudy, la municipalité dirigée par Marcel Derrien décide par la délibération du 18 mai 1919, de la construction d'un monument honorant ses soldats morts pour la France. L'architecte quimpérois Charles Chaussepied fut responsable du projet et confia la construction du monument au sculpteur parisien Emile Bickel, installé au Suler, et ayant lui-même perdu un enfant au cours de ce conflit. À sa demande, il fut inhumé derrière son monument, situé au nord-ouest de l'enclos, à son décès en 1937.

Les chapelles[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Notre Dame de Pors Bihan (petit port en breton) à proximité de l'église Saint-Tudy, dans l'enclos paroissial. (XIVe siècle, modifiée au XXe siècle.)[34]
  • La chapelle Saint-Quido, à Tréguido (XVIIe siècle)
  • La chapelle Saint-Oual, à Lodonnec (XVIIe siècle)
  • La chapelle contemporaine de La Porte Ouverte, à Lodonnec (1965)
  • La chapelle Notre-Dame-des-Croix (du Croiziou) au lieu-dit Le Croiziou (entrée de Loctudy) (XIVe siècle, puis agrandissement au XVIIe siècle, en 1649)

Les manoirs[modifier | modifier le code]

De nombreux manoirs, dont le plus connu est celui de Kerazan.

Article détaillé : Manoir de Kerazan.

Autres manoirs :

  • le manoir de Coadigou
  • le château de Kerpaul (appelé château par tradition locale)
  • le manoir de Kerenez
  • le manoir de Kervéréguen, un des plus anciens édifice civils du Pays Bigouden, construit entre 1242 et 1272. Il est toujours habité par des membres de la famille qui en est à l'origine, les Penfentenyo.
  • le château rose, en Langoz
  • le manoir de Moor Braz (Grande Mer), en Langoz, propriété de la famille Montgolfier (depuis le mariage de Berthe de Montgolfier (1905-2004), arrière petite fille d'Étienne, en 1934), et lieu réquisitionné pour faire office de kommandantur de 1940 à 1944.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dans cette commune habitent encore quelques femmes qui portent la coiffe typique du Pays Bigouden. Ce pays, rappelons-le, regroupe trois cantons : Le Guilvinec, Pont-l'Abbé et Plogastel-Saint-Germain, c'est-à-dire une vingtaine de communes. Ce sont ces femmes que l'on peut voir médiatisées, à tort ou à raison, pour des produits commerciaux divers.

Cette coiffe bigoudène est un élément traditionnel qui ne sera plus porté dans les futures années que par les danseuses de groupe folklorique car aucune bigoudène portant régulièrement cette coiffe n'a moins de 80 ans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste de Penfentenyo (1837-1906), amiral, né à Loctudy, fils d'Alphonse de Penfentenyo, maire de Loctudy.
  • Marie de Kerstrat (1841-1920), pionnière du tourisme dans l'anse de Pénanveur (propriété du Suler) et pionnière de l'exploitation cinématographique au Canada et aux États-Unis
  • Maurice de Laubrière (1854-1928), yatchman de la Belle Époque habitant la propriété de Roz-an-Had à Loctudy, qui, avec Arthur de Coëtlogon[35], créa la "Société des régates de l'Île-Tudy-Loctudy" en 1884.
  • Joseph Astor et son fils Joseph-Georges Astor, propriétaires du manoir de Kérazan.
  • Corentin Cariou, né le 13 décembre 1898 à Loctudy, élu du 19e arrondissement de Paris, exécuté par les Allemands dans la forêt de Carlepont le 7 mars 1942.
  • Corentin Cariou, né le 21 décembre 1922 à Loctudy, résistant mort en déportation au camp de concentration de Dora le 25 janvier 1944[36]. Une rue de Loctudy porte son nom.
  • Daniel Hillion, écrivain maritime, journaliste.
  • La chanteuse de Kan ha Diskan Louise Ebrel a vécu à Loctudy dans les années 1980 et 1990.
  • Nathalie Baye confie avoir passé ses étés d'enfance à Loctudy, dans le numéro d'Empreintes qui lui fut consacré en 2007.
  • Berthe Jaouen et Jeanne Guéguen, deux bigoudènes portant la coiffe quotidiennement, deviennent des célébrités locales après leur apparition dans une publicité pour des produits de la marque Tipiak. Par la suite, elles tourneront brièvement dans le film Elisa, de Jean Becker (1995), seront reçues par Michel Drucker pour son émission Studio Gabriel, aux côtés du journaliste Léon Zitrone, et apparaîtront dans un épisode de la série télévisé Joséphine, ange gardien, tourné à Guilvinec (La part du doute, 1999).
  • Vincent Riou, vainqueur du tour sur monde à la voile en solitaire 2004 (Vendée Globe Challenge), réside à Larvor.

Un notable qui a marqué l'histoire de la commune[modifier | modifier le code]

L’existence d’Alphonse de Penfentenyo[37] est particulièrement intéressante, car il s’agit de la vie d’un homme né sous l’Ancien Régime (le 21 janvier 1788) et décédé à l’aube de la Troisième République (14 février 1874).
Son père, lieutenant de vaisseau, ayant émigré en 1791, il vécut à la ferme de Kerhervé jusqu’en 1800, caché et hébergé par la famille Quiniou. Au retour de ses parents, il ne parlait que le breton.
Une myopie extrêmement forte l’empêche d’embrasser la carrière de son père. Il devient commissaire de marine et occupe divers postes à terre comme en mer. Bien qu’affichant des opinions favorables aux Bourbons, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1831 durant la monarchie de Juillet. L’attribution de cette distinction à un partisan de Charles X suscite à Brest un véritable charivari. De plus, en 1832, à l’âge de 44 ans, il est placé en position de retraite et habite avec sa famille le manoir de Kervariguen.
Après avoir été élu conseiller municipal, il est nommé maire le 14 novembre 1843 par le préfet du Finistère ; il a pour premier adjoint, Corentin Monfort, commerçant au bourg qui lui succédera en 1852. À l’époque, la commune, essentiellement agricole, compte 1 600 habitants : aucun d’entre eux n’exerce la profession de marin-pêcheur.
Les grandes lignes de son action à la tête de la municipalité sont retracées dans la lettre, en forme de testament, qu’il a rédigée au moment de sa démission. Il a obtenu le classement de l’église comme monument historique et y a fait exécuter des travaux à hauteur de 7 455 francs pour la conforter. Il a créé la route rejoignant le bourg à Poulavillec en réalisant une chaussée dans l’anse de Pors-Bihan. Il s’honore d’être en 1848, à l’origine de l’édification de la première cale qui selon ses prévisions deviendra un port important. Le but recherché était alors de faciliter l’embarquement des pommes de terre, culture propagée par Edouard Le Normant, et véritable richesse de la contrée. Il rappelle qu’il a ouvert et fait procéder à l’entretien de vingt-cinq kilomètres de chemins vicinaux. etc. Par contre, son projet de démolition de la chapelle de Pors Bihan, initié pour permettre l’élargissement de la route est rejeté par le préfet. Il estime alors en 1846 qu’on regrettera plus tard d’avoir conservé un édifice onéreux et sans grande utilité. À noter que ce point de vue n’a pas été partagé par son petit-fils, le général de Penfentenyo qui mènera une campagne active en 1935 pour le maintien de cette chapelle.
Alphonse de Penfentenyo était estimé de son conseil, car celui-ci a attribué le 8 novembre 1850 une concession perpétuelle à une famille qui habite la commune depuis l’an 1500 et qui a toujours été utile au pays.
La cause de sa démission réside dans son opposition totale au coup d’état perpétré le 2 décembre 1851 par Louis Napoléon qui se proclame en un premier temps, président à vie, puis empereur. S’il s’oppose à lui, ce n’est pas par conviction républicaine mais par attachement à la monarchie légitime et institutionnelle des Bourbons. Cependant il entretient d’excellentes relations avec Joseph Astor, notable républicain dont il est témoin de mariage en 1855. En 1852, il se retire dans son manoir, sur le terrain duquel, l'un des bancs, situé près de l’étang, était appelé « la mairie annexe » car il s’y entretenait fréquemment avec ses administrés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://inpn.mnhn.fr/carto/metropole/znieff/530007478/1
  2. http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/530007478
  3. Des faits analogues ont été trouvés ailleurs, par exemple sur la plage de Berheaume, à Tréompan, dans la baie de Goulven ou encore dans la baie du Mont-Saint-Michel
  4. Camille Vallaux, La forêt sous-marine de Loctudy, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f60.image
  5. a et b Louise-Marie Tilliet, Bretagne Romane, éditions Zodiaque, 1982, p. 211.
  6. a et b http://www.croix-finistere.com/commune/loctudy/loctudy.html
  7. Abbé Péron, Actes du Saint-Siège concernant les évêchés de Quimper et de Léon, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper, 1915, p. 11 et 12.
  8. Il enregistre aussi 27 navires venant de Penmarch, 10 d'Audierne, 6 de Quimper, 4 de Bénodet, 2 de Blavet, voir Daniel Tanguy, Le cabotage sur les côtes méridionales de la Bretagne à la fin du XVème siècle, "Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1966, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430324f/f250.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  9. "Journal de la Bretagne des origines à nos jours", Larousse, 2001, [ISBN 2-03-575097-0]
  10. Journal Le Gaulois, n° du 21 janvier 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k519337b/f3.image.r=Tudy.langFR
  11. Louis Tiercelin, "La Nouvelle Revue", novembre 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36011p/f178.image.r=Tudy.langFR
  12. Revue "La Nature", 1er semestre 1894, consultable http://cnum.cnam.fr/ILL/4KY28.42.html et journal La Justice no 5136 du 6 février 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7743818/f2.zoom.r=Tudy.langFR
  13. Journal Ouest-Éclair n° 3968 du 3 décembre 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642367c/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  14. Journal La Croix n° 8566 du 22 févier 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k257924h/f6.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et journal Ouest-Éclair n° 4413 du 21 février 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6428129/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  15. "Annales du sauvetage maritime", 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58027125/f91.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  16. "Annales du sauvetage maritime", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766642m/f60.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  17. "Annales du sauvetage maritime", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766638q/f85.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  18. Journal Ouest-Éclair n° 16068 du 23 novembre 1940, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k662168m/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  19. Journal Ouest-Éclair n° 1401 du 20 juin 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640009k/f2.image.r=tudy.langFR
  20. Journal L'Aurore no 4343 du 22 septembre 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7412008/f3.zoom.r=tudy.langFR
  21. Aux termes de son testament, Joseph-Georges Astor légait sa fortune à l'Institut de France, à charge pour lui « de créer dans ce domaine [de Kerazan], sous la forme de cours ou sous tout autre, pour des jeunes filles, un enseignement d'art appliqué et industriel, et affecter à son paiement les revenus de biens composant la succession du testateur ou acquis en remploi », voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62833656/f45.image.r=Astor.langFR
  22. Geneviève d'Haucourt, Dentellières et brodeuses dans le Sud-Finistère selon une enquête d'octobre-novembre 1941 revue "Études sociales", mai 1973, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62833656.image.r=Astor.f9.langFR
  23. Contre un millier à Pont-l'Abbé, 5 à 6 000 à Lesconil, 500 à Penmarch, autant à l'Île-Tudy, 200 à Sainte-Marine, 100 au Guilvinec, selon le journal Ouest-Éclair no 14924 du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5012018/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  24. Les maires de Loctudy de 1790 à nos jours, L’estran, Revue municipale de Loctudy, no 31, novembre 2004, p. 16 à 18.
  25. http://totenbuch.dora.de/names/list/letter/c/lang/fr/page/2 « Les morts du camp de Mittelbau-Dora 1943-1945 », sur totenbuch.dora.de et http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-c.htm « Liste de déportés politiques nés ou arrêtés dans le département du Finistère », sur memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr »
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  28. « Évolution de la valeur des ventes déclarées en halle à marée de 2003 à 2012 », sur franceagrimer.fr, Données de vente déclarées en halles à marée en 2012, avril 2013, p. 86.
  29. « Ventes annuelles déclarées en halle à marée - 2012/2011 », sur franceagrimer.fr, op. cit., p. 1.
  30. Cornouaille Port de Pêche, Rapport d'activité 2012, CCI Quimper Cornouaille, p. 25.
  31. Eliane Vergnolle, "Loctudy, l'église Saint-Tudy", article de l'ouvrage Monuments du Finistère, société Française d'archéologie, 2009, p. 191 et 192.
  32. « La France romane », Notre Histoire, no 146,‎ juillet 1997 (ISSN 0761.8638)
  33. Jacques BALANEC, Si Loctudy m'était conté... "Histoire, patrimoine et anecdotes", imprimerie de l'Atlantique, Concarneau, 2013, p. 105.
  34. Jacques BALANEC, Si Loctudy m'était conté... "Histoire, patrimoine et anecdotes", imprimerie de l'Atlantique, Concarneau, 2013, 120 pages.
  35. Arthur Alain Constant de Coëtlogon, né le 13 mai 1849 à Paris, décédé le 26 mars 1893 à Paris ; sa famille est originaire de Ploudaniel (Finistère)
  36. « Les morts du camp de Mittelbau-Dora 1943-1945 », sur totenbuch.dora.de. « Liste de déportés politiques nés ou arrêtés dans le département du Finistère », sur memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr ». « Tri par lieu de naissance des personnes mortes en déportation », sur mortsdanslescamps.com. « Base des Déportés 1939-1945 », sur memorial-genweb.org.
  37. Une très ancienne famille de Bretagne par Valentine de Penfentenyo; Loctudy par Serge Duigou (Edtions du Ressac); Hier Loctudy par Mouezh ar Vro; Bulletin municipal 1970 – no 1 (partie historique rédigée par Louis Sébastien Guiziou)).

Annexes[modifier | modifier le code]

Langoz et le phare de Langoz

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Bretagne romane, Marc Déceneux, Éditions Ouest-France, 1998.
  • L'Appel de la mer, Youenn Kervennic, France-Empire, 2000.
  • Le manoir de Kerazan, André Cariou, Hors-série Beaux-Arts, 1994.
  • Loctudy, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1984.
  • Loctudy à la Belle Époque, Serge Duigou, Ressac, 1991.
  • Le Dourdy en Loctudy, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1996. [sur l'école des mousses et maistranciers].
  • Manoirs bigoudens, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1995.[l'histoire du manoir de La Forêt et de ses seigneurs]
  • La rivière sans nom, la rivière de Pont-l'Abbé, texte de Serge Duigou, toiles de Jacques Godin, photos d'Olivier Garros, Éditions Les îles du désert, Pont-l'Abbé, 2008.
  • André Dauchez, du vent sur les toiles, Annick Fleitour, Bretagne Magazine, no 27. [le peintre paysagiste qui s'installa à la palud du Cosquer sur le rivage de Loctudy en 1904]
  • Si Loctudy m'était conté... "Histoire, patrimoine et anecdotes", Jacques Balanec, imprimerie de l'Atlantique, Concarneau, 2013, 120 pages. (ISBN 978-27466-6030-4)
  • Bretagne Romane, Louise-Marie Tillet, éditions Zodiaque, 1982, 370 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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