Tréguennec
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| Tréguennec | ||
Eglise paroissiale Notre-Dame de Pitié |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Quimper | |
| Canton | Pont-l'Abbé | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Bigouden Sud | |
| Maire Mandat |
Claude Boucher 2008-2014 |
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| Code postal | 29720 | |
| Code commune | 29292 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Tréguennécois | |
| Population municipale |
340 hab. (2010) | |
| Densité | 35 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 53 m | |
| Superficie | 9,61 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | treguennec.fr | |
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Tréguennec [tʁegɛnɛk] (en breton : Tregenec) est une commune riveraine de la baie d'Audierne, dans le département du Finistère et la région Bretagne, en France. Ses habitants sont appelés les Tréguennécois.
Sur le territoire de la commune se trouvent les vestiges de l'usine de concassage de galets de Tréguennec, maillon important de l'Organisation Todt, datant de la Seconde Guerre mondiale.
Sommaire
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Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Tréguennec fait partie de l'entité de tradition dite pays Bigouden (autrefois Cap Caval), célèbre par la haute coiffe que ses femmes portent jusqu'aux premières années du XXIe siècle.
Le bourg de Tréguennec est à trois kilomètres du rivage, à onze kilomètres de Pont-l'Abbé et à une vingtaine de kilomètres de Quimper.
Communes limitrophes [modifier]
Tréguennec jouxte les communes de :
- Tréogat, au nord-ouest ;
- Plonéour-Lanvern, à l'est et au sud ;
- Saint-Jean-Trolimon, au sud-ouest.
Répartition de l'habitat [modifier]
La commune se caractérise par un habitat dispersé (34 lieux-dits habités sont répertoriés dans le finage communal) : Ar Haël ; Balanou ; Chapelle Saint-Vio ; Cleu Braz ; Cosquer ; Croaz an Dour ; Croaz Poull Cariou ; Kerbasquet ; Kerbastanet ; Kergadaouen ; Kergaradec ; Kergoz ; Kerguellec ; Kerguéoc ; Kerguiffinec ; Kerguz ; Kerlan ; Kerlaz ; Kermabec ; Kersaux ; Kersugal ; Kersugal Bihan ; Kervaillant ; Kervillic ; Mesmeur ; Palud de Kerguellec ; Palud de Kersugal ; Prat ar Hastel ; Quélornet ; Roslan ; Roz ar Hastel ; Saint-Vio ; Treffy ; Tréguennec ; Ty Meïl[1].
Géographie physique [modifier]
La commune est située dans une zone de galets et de paluds[2]. Elle est baignée à l'ouest par l'océan Atlantique. Site naturel protégé, la baie d'Audierne est connue pour ses courants. La navigation y est dangereuse.
Climat [modifier]
Le climat est océanique, c'est-à-dire tempéré. L'hiver est doux, humide et très venté. L'été ignore les fortes chaleurs.
Écologie [modifier]
Faune marine [modifier]
Dans la baie, les eaux océaniques butent contre les courants plus froids venant de la Manche. Aussi la zone est-elle très poissonneuse.
Ornithologie [modifier]
Quatre-vingt-dix-sept espèces d'oiseaux sont repérées sur le site de Tréguennec[3].
Voies de communication et transport [modifier]
- Venant de Quimper, la voie express D 785 mène à la D 156. Celle-ci traverse Plonéour-Lanvern, puis le bourg de Tréguennec, et conduit jusqu'à la plage de Kermabec.
- La gare de Quimper est à 21 kilomètres du bourg.
- L'aéroport de Quimper Cornouaille est à 16 kilomètres du bourg.
Histoire [modifier]
Toponymie et origines [modifier]
On trouve l'orthographe Tregaenoc vers 1330, Treffguaennec en 1368, Treguenec au XVe siècle et en 1574. Le nom est formé du mot breton trev (trève), qui signifie « quartier[4] » ; de ken (beau) ; et du suffixe augmentatif -eg[5]. Une autre hypothèse existe : le toponyme de Tréguennec serait un composé formé avec le vieux-breton treb (« village ») et saint Guenuc ou Guenoc, considéré comme le deuxième évêque de Quimper.
La paroisse de Tréguennec se constitue au XIVe siècle, au détriment des paroisses primitives de l'ancienne Armorique de Plonéour et de Beuzec-Cap-Caval[5] (aujourd'hui disparue). L’enclave de Gorre-Beuzec « Le Haut de Beuzec », dépendant de Saint-Jean-Trolimon, s’expliquerait mieux ainsi.
La Révolte des Bonnets Rouges [modifier]
La paroisse de Tréguennec fut impliquée dans la révolte des Bonnets rouges, en 1675. Lors de la terrible répression qui suit, les troupes du duc de Chaulnes abattent en Cap Caval six clochers, dont celui de Tréguennec[6]. On ignore lequel : celui de la modeste église du Vieux-Bourg (alors église paroissiale, aujourd'hui disparue) ? ou celui de la « chapelle neuve » (actuelle église paroissiale Notre-Dame-de-Pitié) ? On penche plutôt pour le clocher de cette dernière. On voit d'ailleurs, posé au pied du pignon, un bloc de granit taillé en cône tronqué. Il pourrait s'agir de la pointe de l'ancien clocher[7].
Le XXe siècle [modifier]
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
L'usine de concassage de galets [modifier]
La gare de Tréguennec est mitraillée par un appareil inconnu (un mort et deux blessés) le 21 mai 1944[8].
Politique et administration [modifier]
Administration municipale [modifier]
La commune fait partie du canton de Pont-l'Abbé, l'un des trois cantons bigoudens. Elle se rattache à la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud.
Liste des maires [modifier]
Jumelages [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 340 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Tréguennec est située dans l'académie de Rennes.
L'école publique prend, le 12 mai 2012, le nom d'école des Trois Galets[14]. Elle compte deux enseignantes. Un accueil périscolaire y est assuré le matin et le soir. À la rentrée 2012, elle reçoit 34 élèves[15].
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Santé [modifier]
Sports [modifier]
Une école de surf est basée en été sur la plage de Kermabec[16].
Économie [modifier]
Tréguennec est une commune de tradition rurale.
Elle se tourne également vers le tourisme[2]. Elle est équipée de deux campings[17] et d'un gîte communal. Des particuliers proposent gîtes et chambres d'hôte[18].
Culture locale et patrimoine [modifier]
Vie culturelle [modifier]
Depuis février 2013, la commune dispose d'une bibliothèque, à l'étage de la salle polyvalente[19].
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Maison de la baie d'Audierne [modifier]
Située sur la « Route du vent solaire » (circuit de découverte de la baie d'Audierne[20]), non loin de l'étang de Saint-Vio, la Maison de la baie d'Audierne sensibilise à la protection de l'environnement et ouvre aux richesses du milieu naturel (dunes, pelouses dunaires, marais littoraux, faune[21]).
Au bord de l'étang, un observatoire permet la découverte des oiseaux[3].
Cimetière préhistorique [modifier]
Le cimetière préhistorique de Prat-ar-Hastel, dominant la baie, se trouve dans la palud de Tréguennec[22].
Chapelle, menhir christianisé et fontaine Saint-Alor [modifier]
Saint Alar, connu aussi sous les noms d'Alor, ou Alour, est un ancien évêque de Quimper honoré en Pays Bigouden. La chapelle Saint-Alor est construite en 1878, sur l'emplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Alor, tombée en ruine durant la Révolution française[23].L’ancien centre paroissial se trouvait au Vieux-Bourg jusqu’à la Révolution française, époque à laquelle la ruine de l’église Saint-Alour entraîna le transfert du culte dans la chapelle Notre-Dame de Pitié.
Sur la façade sud de la chapelle on peut lire une inscription en breton : « Savet gant ar barressionis e plas an illis koz. 1878 » (« Érigée par les paroissiens à la place de la vieille église. 1878 »)[24]. La chapelle abrite un groupe sculpté polychrome Saint Yves entre le riche et le pauvre[25], daté de la fin XVIe siècle ou du début XVIIe siècle, des fonts baptismaux, des statues (Pieta, moine, Vierge entre saint Jean et une sainte femme, etc.) ainsi qu'une verrière représentant des scènes de la Passion et de la Crucifixion[26], classés par les Monuments historiques en 1994.
Le placître de la chapelle abrite un menhir christianisé (le menhir date de l'âge du fer), une tête de mort est gravée sur sa face avant.
La fontaine Saint-Alor est située à Nao-Hero, près de Kermabec et les paysans venaient de temps en temps y puiser de l'eau pour abreuver leurs chevaux car saint Alor est considéré comme le saint protecteur des chevaux[27].
Chapelle, stèle et fontaine de Saint-Vio [modifier]
La chapelle Saint-Vio est la plus petite des chapelles bigoudènes[28]. Elle est dédiée à un ermite, saint Vio (dit aussi saint Nonna ou saint Vougay), qui, selon La Vie des saincts de la Bretaigne armorique d'Albert Le Grand, serait venu d'Irlande au VIe siècle, naviguant sur un vaisseau de pierre[29] (une stèle hémisphérique à cupules de l’âge du fer, posée à une cinquantaine de mètres de l'enclos de la chapelle[30]). Le saint aurait édifié un ermitage à cet endroit. On peut dater la chapelle du XVe siècle. En 1985, une association est créée pour veiller à sa sauvegarde. En 1988, on y met en place un vitrail de Pierre Toulhoat, évoquant la vie de saint Vio[31]. Le pardon a lieu le troisième dimanche de juin[28].
Le reliquaire de saint Vio, qui en fait ne contient pas de reliques, est placé sur un brancard pour être promené en procession le jour du pardon qui a lieu le troisième dimanche de juin[32].
Non loin de là, se trouve une fontaine du XVIe siècle, réputée miraculeuse.
Église paroissiale Notre-Dame-de-Pitié [modifier]
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié, ou « chapelle neuve », est fondée en 1537, peut-être sur les vestiges d'une chapelle plus ancienne. Devenue bien national au cours de la Révolution, elle est vendue à un particulier en 1794. Un groupe de paroissiens la rachète en 1802. Elle devient alors église paroissiale, en remplacement de l'église ruinée du Vieux-Bourg. Le clocher date de 1864. Elle continue jusque dans les années 1950 d'être appelée ar chapel (« la chapelle »)[7].
Patrimoine naturel [modifier]
La plage de sable de Kermabec est située le long d'un cordon de dunes et de galets. Le surf s'y pratique. Un poste de secours y est ouvert durant l'été[33].
Patrimoine culturel et historique [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Paul Quéré (1931 - 1993), peintre et poète, repose au cimetière de Tréguennec.
Héraldique, logotype et devise [modifier]
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Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : ... |
Selon le descriptif officiel des armoiries de Tréguennec, le rouge et l'or symbolisent une commune du pays Bigouden. Elle est « protégée par de précieux galets (les besants d'or) des méfaits possibles de la mer (représentée par la couleur bleue)[14] ».
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- http://www.planete-genealogie.fr/genehist5329/ascendance_moullec-monique/fiche/lieu/?LieuID=3660
- Claude Boucher, « Tréguennec : Nature et Mer », sur treguennec.fr.
- « L’observatoire des oiseaux », sur treguennec.fr, 21 octobre 2008.
- Albert Deshayes, Dictionnaire des noms de lieux bretons, Douarnenez, Chasse-Marée / Ar Men, 1999.
- « Les origines de Tréguennec », sur treguennec.fr, 3 octobre 2008.
- Serge Duigou, La Révolte des bonnets rouges en pays bigouden, Quimper, Ressac, 1989, p. 18. L'auteur précise qu'il s'agit du clocher de l'« église paroissiale de Tréguennec ».
- « Église Notre-Dame-de-Pitié », sur treguennec.fr, 27 septembre 2008.
- Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
- « Tréguennec 2001 », sur arbannour.free.fr.
- Jean Le Borgne, « Élections sous tension à Tréguennec », sur elections.letelegramme.com, 4 janvier 2008.
- annickleloch2012.parti-socialiste.fr/2012/06/05/nos-soutiens/
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Magazine de la communauté de communes du Pays Bigouden Sud, no 3, juillet 2012, p. 12.
- Stéphane Morel, « École des Trois Galets : nouvelle rentrée et nouvelle ATSEM », sur treguennec.fr.
- « L’école de surf », sur treguennec.fr. Hors-saison, l'école se déplace le long de la baie d'Audierne, en fonction des conditions météo.
- « Campings », sur treguennec.fr.
- « Hébergement », sur treguennec.fr.
- Le Télégramme, 28 février 2013, p. 8.
- « La route du vent solaire », sur locagem.com.
- « Maison de la baie d’Audierne », sur treguennec.fr, 20 octobre 2008.
- « Cimetière préhistorique de Prat-ar-Hastel », sur annuaire-mairie.fr.
- « Inventaire du patrimoine communal », sur treguennec.fr, 5 août 2008.
- http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-alor-treguennec
- http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PM29001175
- http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PM29001176
- http://fr.topic-topos.com/fontaine-de-saint-alor-treguennec
- « La chapelle de Saint-Vio », sur treguennec.fr, 3 octobre 2008.
- De telles croyances sont courantes à l'époque, saint Conogan par exemple lui aussi aurait traversé la Manche sur un vaisseau de pierre dont la tradition affirme qu'il se trouve à Beuzec-Cap-Sizun au nord de la chapelle Saint-Conogan
- « La pierre de saint Vio ou la barque de saint Vio », sur ethnologie.culture.gouv.fr.
- « Sant Vouga », sur grandterrier.net.
- http://fr.topic-topos.com/reliquaire-de-saint-vio-treguennec
- « La plage », sur treguennec.fr, 26 septembre 2008.
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Per Pérennou, Marig et autres moments de vie à Tréguennec, chez l'auteur, 2009, diff. Coop Breizh.
