Treffiagat

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Treffiagat
Monument aux morts 1914-1918
Monument aux morts 1914-1918
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Guilvinec
Maire
Mandat
David Chevrier
2014-2020
Code postal 29730
Code commune 29284
Démographie
Gentilé Treffiagatiste
Population
municipale
2 413 hab. (2011)
Densité 298 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 16″ N 4° 15′ 43″ O / 47.804444, -4.26194447° 48′ 16″ Nord 4° 15′ 43″ Ouest / 47.804444, -4.261944  
Superficie 8,10 km2
Localisation

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Liens
Site web Mairie de Treffiagat

Treffiagat [tʁefjagat] ou Treffiagat-Léchiagat ou Tréffiagat-Léchiagat [tʁefjagat leʃjagat] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Face au port du Guilvinec, la commune est divisée en deux : la partie maritime (Léchiagat) et la partie rurale (Treffiagat).

Le port est équipé d'un élévateur de bateaux, et d'un large terrassement accueillant les chalutiers en réparation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Triagad.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 2003 Albert Henot PCF  
juin 2003 mars 2008 Sébastien Mélennec DVG  
mars 2008 en cours David Chevrier PS[1]  
Les données manquantes sont à compléter.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Treffiagat vient du breton treb (village) et de Riagat. Saint Riagat (du vieux breton ri, roi et cat, combat) est un abbé irlandais du Ve siècle qui quitte sa patrie et vient aborder en Cornouaille, dans le petit port de Léchiagat[2]. Il est fêté le 29 mai.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paroisse dès le XIVe siècle, Treffiagat, qui dépendait jadis de l'évêché de Cornouaille est un démembrement de la paroisse primitive de Plobannalec. Treffiagat a vu se créer sur son territoire, le 23 août 1949, la paroisse de Léchiagat (notée Lesriagat en 1428 et, en 1442, puis Leschiagat en 1634. On rencontre les appellations suivantes : Trefriagat (vers 1330), Treffriagat (en 1351, en 1405 et en 1535), Treffiagat (en 1659).

Le port de Treffiagat-Léchiagat fait face à celui du Guilvinec.

Cette commune est citée pour avoir participé à la révolte des Bonnets rouges survenue en 1675.

En 1792 Lesconil et Le Guilvinec n'avaient qu'une chaloupe, Sainte-Marine 3, Treffiagat et Kérity 4 chacun, L'Île-Tudy 8, Concarneau 250 et Douarnenez 275 environ[3].

Le môle du port, long de 90 mètres, est construit au début du XXe siècle[4], et deux cales sont ajoutées dans les années 1920. Le môle du Guilvinec, placé sur l'autre rive du bassin, a été construit avant 1900, fermant et abritant le bras de mer.

L'arrière-port, situé au nord du pont de Léchiagat, construit en 1951, fait face au lycée maritime.

La digue de Léchiagat, longue de 320 m, a été réalisée entre 1930 et 1932.

Jean Baudry, né le 14 mars 1901 à Treffiagat, marin, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), fut fusillé le 5 avril 1944 au Mont-Valérien[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 535 494 597 678 702 745 785 771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780 800 885 899 1 009 1 038 1 205 1 358 1 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 819 2 042 2 252 2 293 2 333 2 373 2 321 2 447 2 574
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 603 2 449 2 484 2 360 2 333 2 168 2 241 2 413 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Lestrédiagat, propriété de la famille Le Gouvello de la Porte
  • Le menhir de Lehan, de quatre mètres de haut[8], est mouillé au milieu d'un étang derrière le cordon dunaire. Il est classé au titre de monument historique depuis 1923[9].
  • Le menhir de Squividan ou de Reun, classé au titre de monument historique en 1975[10].
  • Le menhir de Quélarn, classé au titre de monument historique depuis 1923[11].
  • L'église Notre-Dame-des-Flots à Léchiagat, dont le clocher, auparavant sur l'ancienne chapelle Saint-Jean de Leuhan, a été démonté puis remonté sur le porche de l'église neuve. Il est inscrit au titre de monument historique depuis 1926[12].
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Serge Duigou, Jean Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, éditions Palantines,‎ 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcellin Caillon, À la découverte du pays bigouden, Pont-l'Abbé, 1980
  • Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes du Finistère, Chasse-Marée - Armen, 1990
  • Quand nous prenions le train birinik, Serge Duigou, éditions Ressac, Quimper, 1983
    Historique de la petite ligne de chemin de fer à voie métrique qui desservait Treffiagat de 1907 à 1963.
  • La Révolte des Bonnets rouges en pays bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1989
    Treffiagat fut au cœur de la révolte.
  • Châteaux et manoirs en pays bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1988
    Sur le manoir de Lestrédiagat.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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