Quéménéven

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Quéménéven
Mairie de Quéménéven.
Mairie de Quéménéven.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteaulin
Intercommunalité Communauté de Communes du Pays de Châteaulin et du Porzay
Maire
Mandat
Alain Le Quellec
2014-2020
Code postal 29180
Code commune 29229
Démographie
Gentilé Quéménévenois, Quéménévenoise
Population
municipale
1 141 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 53″ N 4° 07′ 14″ O / 48.114722, -4.120556 ()48° 06′ 53″ Nord 4° 07′ 14″ Ouest / 48.114722, -4.120556 ()  
Superficie 28,21 km2
Localisation

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Liens
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Quéménéven [kemenevɛ̃] (en breton : Kemeneven) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Quéménéven fait historiquement partie du Pays Glazik, et plus localement du Porzay.

La commune est constituée de 3 parties distinctes :

  • le Bourg, au centre de la commune ;
  • la gare de Quéménéven, située à 3 km du Bourg, constituée autour du développement des chemins de fer dans les années 1860, après la construction de la ligne Quimper-Brest ;
  • Kergoat, hameau situé à l'ouest de la commune, entre Locronan et Cast, à 4 km à l'ouest du Bourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de Cornouaille, elle est située dans le triangle Quimper (15 km) - Douarnenez (18 km) - Châteaulin (12 km). Elle est entourée de collines et s'ouvre sur la baie de Douarnenez. Située en contrebas de la partie Est de la montagne de Locronan (280 m), aux abords du Bois du Duc, la commune compte une superficie de 2821 hectares pour un peu plus de 1100 habitants.

De nombreuses rivières, dont le bassin hydrographique alimente le Steïr, prennent leur source dans la commune. Le Steïr, lui-même affluent de l'Odet à Quimper, traverse le territoire de Quéménéven en formant, dans son cours supérieur, une frontière naturelle avec la commune de Cast. Les prairies humides, parfois marécageuses, résultants de cette profusion de petites rivières, sont favorables aux pâturages. Si l'élevage bénéficie de ces prairies abondantes l'agriculture n'est pas en reste avec la culture de céréales, pommes de terre, maïs et autres légumineuses.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cast Rose des vents
Plonévez-Porzay N Landrévarzec
O    Quéménéven    E
S
Locronan Plogonnec

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom de la paroisse de Quéménéven est noté Kemenetmaen en 1267[1].

Le mot breton kemenet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine « recommandation, faire-valoir ». Le terme désigne par extension la subdivision territoriale dont le commandement est confié à un vassal. C'est par exemple le cas pour la commune de Guémené-sur-Scorff (Morbihan), pour l'archidiaconé de Quéménet-Ily en

Léon ou pour le Kemenet-Héboé, qui était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes[1].

Le suffixe -maen est quant à lui un nom de personne[1]. Par la suite, la paroisse de Quéménéven serait née d'un démembrement de celle de Plonévez-Porzay, intervenu avant le XIIIe siècle.

Le territoire de Quéménéven est habité et cultivé depuis des millénaires, comme le prouve quelques vestiges archéologiques, telle cette tombe de l'Âge du Bronze découverte à Kérimenton en 1953, ou encore un menhir enfoui retrouvé sur les terres de Kerhuon en 1965 et datant du Néolithique. La toponymie garde parfois le souvenir de ces monuments mégalithiques. Ainsi le village de Lezlia, qui signifie "la cour ou la résidence du dolmen (lia)".

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

Laurent Le Quéau, meunier de Coat-Squiriou (près du bourg), fut l'un des meneurs de cette révolte en 1675. En compagnie d'Alain Le Moign de Briec, il mobilisa 2000 paysans à Briec pour assaillir le manoir de la Boissière (maintenant sur la commune d'Edern)[2]. Il fut exécuté à Quimper après avoir été soumis à la question.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1891, le peintre Jules Breton immortalise le Pardon de Kergoat et sa magnifique chapelle (Musée des beaux-arts de Quimper).

Le manoir de Tréfry, situé sur la commune, est flanqué d’une tourelle provenant de l’ancien château du XVe siècle. Il fut construit par l’architecte quimpérois Joseph Bigot pour Césaire de Poulpiquet. Il s’élève dans un grand parc planté d’arbres d’essences diverses.

Les vieilles maisons rurales datant du XIXe siècle : Bohars, Kerguéban, Kergrignouz. Longues bâtisses en pierre avec grange attenante, elles s’ouvrent en façade par quatre fenêtres à l’étage et trois au rez-de-chaussée ; le puits est toujours dans la cour. Le manoir de Pont-Guen est une grande bâtisse carrée de la fin du XIXe siècle.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le manoir de Tréfry a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale en étant un point de relais d'une filière d’évasion d’aviateurs alliés. Les propriétaires Césaire et Geneviève de Poulpiquet faisaient partie du réseau Pat Line.

L'église Saint-Ouen au Bourg[modifier | modifier le code]

L'église est reconstruite en 1860-1861, à l'exception du clocher à flèche, qui date de 1786, et du porche du XVIIe siècle. Elle comprend une nef à trois travées avec bas-côtés, un transept et un chœur à chevet plat. Elle est éclairée par un très beau vitrail du XVIe siècle relatant la passion du Christ. Dans l'enclos paroissial, un haut calvaire en kersanton.

Un pardon y est célébré tous les ans le deuxième dimanche de septembre.

La chapelle Notre-Dame de Kergoat[modifier | modifier le code]

Cette chapelle de pèlerinage a profité des dons des pèlerins mais aussi des foires qui avaient lieu à cet endroit. L'ancienne flèche du clocher, abattue par la foudre en 1740, a été remplacée par un clocher à dôme et lanternon. Les travaux s'étendent de 1742 à 1764 sous la direction de Guillaume Salaun, architecte à Pleyben. La chapelle conserve son cimetière, au milieu duquel s'élève un calvaire mutilé sculpté d'une pietà[3].

Un grand pardon se déroule à Kergoat tous les ans, le dimanche suivant le 15 août. Il est réputé dans toute la Cornouaille depuis le Moyen Âge. Les pèlerins y venaient pour obtenir la guérison d'hémorragies ou de maladies liées au sang. Il est également réputé contre les incendies[4].

Le peintre Jules Breton (1867-1906), qui séjourne à Douarnenez depuis 1865, assiste au pardon de l'été 1890. Il a choisi de représenter le moment où, après les vêpres, la grande procession fait le tour de la chapelle monumentale, entourée de cordons de cire, pour y rentrer. Des mendiants se sont rassemblés le long du parcours au milieu des tombes. Les miraculés marchent en tête[3].

Les vitraux de la nef de la chapelle datent du XVIe siècle.

Une fontaine dédiée à Notre-Dame de Kergoat se trouve au pied de la montagne de Locronan, à quelques centaines de mètres de la chapelle. C'est aux abords et sur cette montagne que se déroule la troménie, pèlerinage qui se déroule tous les six ans, sur le modèle du calendrier celtique. Cette troménie, qui attire des milliers de pèlerins, passe d'ailleurs sur une partie de la commune de Quéménéven, à l'ouest de Kergoat.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

  • Alfred Marie Hervieu, maire en 1869, toujours maire en 1887, il était notaire.
  • Bernard Crouan, 2001-2008, fils de Jean Crouan.
  • Jean Crouan, député-maire.
  • Louis Pennec, né 1923.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'enclos paroissial, partiellement inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, avec sa porte triomphale, son calvaire et l'église Saint-Ouen.
  • La chapelle Notre-Dame de Kergoat : entretenue par une association dévouée (l'association Evit Buez ar Chapel Kergoat).
  • Fontaine de Kergoat  : éloignée de la chapelle, la fontaine se trouve à l'orée du Bois-du-Duc. La date gravée de 1781 correspond à une restauration. Sainte Anne, représentée dans la niche, est semblable à la statue de la chapelle Notre-Dame à Châteaulin[3].

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • En football, l'US Quéménéven évolue en Promotion d'Honneur pour la saison 2013-2014 pour la première fois de son histoire.
  • En tennis de table, l'US Quéménéven.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 300 1 219 1 159 1 256 1 301 1 320 1 266 1 316 1 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 284 1 356 1 453 1 501 1 590 1 561 1 679 1 670 1 709
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 767 1 836 1 875 1 700 1 710 1 564 1 482 1 512 1 523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 407 1 323 1 208 1 155 1 151 1 132 1 152 1 149 1 137
2011 - - - - - - - -
1 141 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lien externe[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Christine Bonneton Éditeur,‎ 2004, 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 173
  2. S.-B. Ribière « Plogoneg – Plogonnec. Histoire-Coutumes-Traditions » 1995
  3. a, b et c Tigris / Flohic Éditions, œuvre collective
  4. http://fr.topic-topos.com/le-pardon-de-kergoat-quemeneven
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011