Méloir

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Méloir ou Mélar (dit saint Méloir ou saint Mélar) (524, † 544) est le fils de la reine Haurille (Aurélie de Vannes, fille du roi de Domnonée) et de Saint Miliau[1]. Il est fêté le 1er octobre

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Sa vie est racontée dans la Vita S. Melori, écrite probablement par Omnès, évêque du Léon dans la seconde moitié du XIe siècle, découverte à Meaux par Dom Plaine et provenant de l'abbaye Notre-Dame de Châge. En 531, alors qu'il est âgé de sept ans, son père est tué par son oncle Rivod[2] .

Une tentative d'empoisonnement par certains de ses gouverneurs, alliés à Rivod, fut un échec ; en effet Mélar, très pieux, fit le signe de la Croix sur les mets servis, ce qui aurait éradiqué le poison. Sur ce fait, les conspirateurs avouèrent, à genoux, et furent pardonnés par le prince.

Plus tard, Rivod fit envoyer une troupe pour tuer Mélar. Le capitaine, voyant la reine Haurille prête à tout pour la survie de son fils, fit couper la main droite et le pied gauche du jeune prince, ceci afin qu'il ne puisse plus guerroyer et que cette mutilation fasse de Rivod le roi légitime du royaume. Par cet acte, Rivod fut décrit comme étant un ignoble tyran, mais il réussit à se faire reconnaître en faisant exécuter les soldats impliqués.

Rivod demanda la garde de son neveu, mais l'action fut rejetée par « l'assemblée nationale de Cornouaille » ; Mélar fut alors confié à l'évêque Corisopitum et emmené dans un monastère fondé par saint Corentin. Le Gouverneur Kerialtant (dit Kyoltant-Kioltanus), devint son précepteur. On dit qu'après sa guérison, les amis de son défunt père lui firent adapter une main d'argent et un pied d'airain, lesquels se seraient mus comme s'ils étaient des membres à part entière, ce qui lui valut une certaine habileté.

Rivod, sachant cela, fit un pacte avec Kérialtant : la mort du jeune prince contre des terres. Rarisis, la femme de Kerialtant, approuvant le fait, fut prise de remords et emmena l'enfant en Domnomée, chez son oncle le prince Conomor. Mécontent de cette trahison, Kerialtant partit en Domnomée, suivi de son fils Justan, et se justifia d'avoir agi sous la contrainte de Rivod. Mélar, heureux de les revoir accepta de se promener avec eux. À Lanmeur (Lan Meur-Melaer), ils prirent repas dans une hôtellerie. Mélar y fut assassiné et décapité par Justan (544), selon la tradition au lieu-dit Douvezou Sant Mélar en Locquénolé.

La tradition rapporte qu'un jour, saint Mélar, qui cheminait sur la route allant de Carhaix à Lanmeur (ancienne voie romaine) près de la ferme de Guerlavrec entre Botsorhel et Plouigneau, non loin de la chapelle Saint-Éloy, aperçut deux cavaliers ennemis qui le poursuivaient. Le saint se recommanda aux soins de la Providence et se coucha par terre, au bord du chemin : miracle, la terre s'enfonça sous lui, formant une fosse proportionnelle à sa taille, les herbes et les fleurs se rejoignirent par-dessus de sorte que les assassins passèrent sans le voir. Cet endroit est appelé Guélé Sant-Mélar ("Le lit de saint Mélar") est situé dans l'enceinte de la chapelle[3].

Curia Monialum (« la cour des moniales »), endroit où s'arrêta Rivod, l'assassin de saint Mélar, d'après la « Vie de saint Mélar », récit hagiographique, et où une source jaillit à l'endroit où Rivod, fatigué, planta son bâton, est probablement à Lannéanou la source du ruisseau de Tromorgant, dénommé dans un texte de 1485 Dour Melar ("eau de saint Mélar")[4].

Lors de leur fuite Justan fit une chute mortelle. Kerialtant apporta la tête de Mélar à Rivod, qui tint sa parole ; c'est alors que Kieraltant se rendit sur le mont Scoci pour y voir son royaume, il ferma les yeux et, lorsqu'il les rouvrit, ne vit rien : il devint subitement aveugle puis mourut. Rivod épouvanté par les remords décéda peu de temps après.

Après le trépas du jeune saint, son meurtrier porta la tête de la victime en Cornouaille où l'évêque de Quimper la fit mettre comme relique dans sa cathédrale. « Mais les habitants de la Domnonée ne cessant de la réclamer, on finit par convenir que Cornouaillais et Domnonéens, nu pieds, se rendraient sur la montagne d'Arez (Monts d'Arrée), à la limite des deux provinces, les uns avec le corps, les autres avec la tête, afin de mettre en face ces deux parties vénérables (....). À la vue de tous, la tête se mit en mouvement d'elle-même et alla rejoindre le corps »[5].

Son oncle, le prince Conomor, fit alors embaumer le corps de saint Mélar et le conduisit près de ses ancêtres à Léxobie (non loin de Lannion, puis détruite par les Normands). Malgré toutes les tentatives pour les faire aller au bon endroit les chevaux tirant le char funéraire se dirigèrent vers Lanmeur. Sur la grande place le chariot se brisa, dans l'impossibilité de déplacer le défunt, on dit que Dieu aurait décidé qu'il serait inhumé en ces lieux. Saint Samson, évêque de Dol, le fit donc inhumer à l'endroit même de l'incident [6].

Les moines de Saint Samson édifièrent un monument dédié à Mélar ; c'est sur cette crypte que fut édifiée une église dédiée à saint Méloir et saint Samson. Par la suite il sera consacré Saint martyr[7]. La crypte subsiste toujours ; jusqu'en 1902, les restes de l'ancienne église y étaient présents, puis en 1905 fut terminée la nouvelle église Saint-Méloir. Ses reliques ont été conservées à l'Abbaye de Redon.

A Lomener (Locmelar au XIIe siècle), une fontaine lui est dédiée à l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (détruite à la Révolution), celle-ci a été rénovée et est toujours sur place[8].

Des reliques de saint Méloir auraient été apportées dans l'Eglise de Sainte-Marie - Saint-Mélor [9] à Amesbury (Wiltshire, Angleterre).

Certains[Qui ?] disent que saint Méloir ne serait pas le fils de Miliau mais d'un missionnaire du Ve ou VIe siècle[10]. Certains écrits[réf. nécessaire] donne son année de naissance en 505, mais en 531, il devient roi à l'âge de 7 ans, année du décès de son père[11].

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Étymologie[modifier | modifier le code]

Statue de saint Mélar avec sa main coupée (à Lannéanou)

Icone[modifier | modifier le code]

Il est représenté couronné tenant sa main droite coupée dans sa main d'argent ainsi qu'un sceptre dans sa main gauche[12]

Eponymie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source: Généalogie Dupuis [1]
  2. À noter : Certains écrits donne son année de naissance en 505, mais en 531, il devient roi à l'âge de 7 ans, année du décès de son père.(ndr)
  3. Vicomte H. de Gourvello, "Vie de saint Méloir, prince de Cornouaille", Revue historique de l'Ouest, 1887, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67183p/f114.image.r=Botsorhel.langFR
  4. http://marikavel.org/bretagne/lanneanou/accueil.htm
  5. Pondaven et Abgrall, "Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et Léon : Locmélar", Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f69.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  6. Source: Vie de saint Mélar-Récit d'Albert Le Grand publié en 1636 [2] et Saint-Méloir-des-Ondes: légende de St Méloir [3]
  7. Source: Diocèse de Quimper et Léon [4]
  8. Source: Histoire de l'île de Groix[5]
  9. Source: (en) Histoire de l'Eglise d'Amesbury [6]
  10. source: Infobretagne [7]
  11. Denis-Bernard Grémont, "Recherches sur saint Mélar, Mélor ou Méloir", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1973
  12. a et b Source: Grand Terrier
  13. a, b, c, d et e Source: Wikipédia Anglais Melor
  14. http://marikavel.org/bretagne/guimaec/accueil.htm
  15. Source: Vincnet1.9online.fr [8]
  16. http://www.tudchentil.org/spip.php?article737