Combrit

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Combrit
L'Abri du Marin à Sainte-Marine
L'Abri du Marin à Sainte-Marine
Blason de Combrit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Pont L'Abbé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Jacques Beaufils
2014-2020
Code postal 29120
Code commune 29037
Démographie
Gentilé Combritois
Population
municipale
3 620 hab. (2011)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 16″ N 4° 09′ 32″ O / 47.887778, -4.158889 ()47° 53′ 16″ Nord 4° 09′ 32″ Ouest / 47.887778, -4.158889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 62 m
Superficie 24,13 km2
Localisation

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Liens
Site web combrit-saintemarine.fr

Combrit[1] [kɔ̃bʁit], également nommée localement Combrit Sainte-Marine, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

localisation de la commune de Combrit dans le Finistère

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 413 hectares ; son altitude varie entre 0 et 62 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'embouchure de l'Odet.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sainte-Marine (Combrit).

La commune est constituée du bourg et du hameau Sainte-Marine, port et station balnéaire.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 2 707, alors qu'il était de 2 251 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 50,7 % étaient des résidences principales, 40,1 % des résidences secondaires et 3,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,7 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 85,6 %, en hausse par rapport à 1999 (81,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) a diminué, passant de 3,8 % à 3,2 %[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Combrit proviendrait du vieux mot français Combre, qui signifie "confluent" ou "pêcherie"[3]. Le nom de la paroisse s'est écrit Combrit (en 1223 et en 1368), Combrictum (en 1284), Combric (vers 1330)[4].

En breton la commune se nomme Kombrid.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Cette commune abrite des vestiges néolithiques et gallo-romains. La présence de groupes de population est attestée sur le territoire de la Commune depuis la Préhistoire. Les premières traces humaines recensées datent de l’époque Néolithique, soit vers 4 500 av. J.C. Il s’agit de d’objets utilitaires (tessons de poteries et pièces de bronze retrouvés à Kérobistin et pointes de flèches à Bonèze) et de menhirs (au Treustel-Nevez, à Kerdousten et de Seiz Feuteun à Pen Menez). A l’Age de Bronze (vers 2 000 av. J.C.), l’usage de la métallurgie se développe. De cette époque, des armes en bronze ont été trouvées (poignards et haches trouvés à Quilien, Ti Robin, Toul Ar Sarpent en Menez Boutin et Ker Omnès). Des tumulus, sépultures de pierres recouvertes de terre ont également été découverts sur le territoire communal (à Quilien où l’on a retrouvé deux vases, deux haches et un polissoir et à Ker Omnès où l’on a découvert une urne à cendres, deux perles de verre et une bague en bronze). L’Age de Fer, vers 300 av. J.C., est marqué par la présence des Celtes et des Armoricains dans la région. Ils nous ont laissé des traces de leur installation à travers des stèles, parfois sculptées (au Léoc, à Kerneac’h et à Kélen). Les traces gauloises et gallo-romaines[5] sont particulièrement nombreuses, notamment un atelier de fabrication du garum à Kerobestin[6], un cimetière à Kergadec[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est une ancienne paroisse, probablement née au VIe siècle et faisant partie des paroisses de l'Armorique primitive, dont dépendaient les deux trèves de l'Île-Tudy et de Lambour. Elle pourrait avoir englobé aussi la paroisse voisine de Tréméoc[8]. Au Moyen Âge, cette paroisse est presque entièrement incluse dans la seigneurie devenue vers 1493 baronnie de Pont-l'Abbé. Elle était l'une des cinq plus peuplées de Cornouaille lors du recensement connu sous le nom de Réformation des Fouages de 1426[9].

L'église de Combrit, ainsi que celles de ces deux trèves précitées, fut donnée en 1223 par l'évêque de Cornouaille Rainaud comme prébende au chapitre de chanoines de Quimper, et le resta jusqu'à la Révolution française[10]. L'église paroissiale actuelle date en partie du XIVe siècle, mais surtout des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Combrit fait partie des nombreuses paroisses dont les habitants se plaignent des exactions subies entre 1592 et 1599 pendant les guerres de la Ligue et qui concernent alors tout l'évêché de Cornouaille[11].

L'église Saint-Tugdual de Combrit fut en Pays Bigouden le point de départ de la Révolte des Bonnets rouges le , les paroissiens s'en prenant au seigneur du Cosquer. Son église fut alors découronnée et ne retrouva son clocher qu'un siècle plus tard, grâce à Jean-François Euzenou de Kersalaun, l'un des meneurs de la résistance du Parlement de Bretagne sous le procureur général La Chalotais, contre le roi Louis XV. On a émis l'hypothèse que la prononciation en langue bretonne du nom de l'architecte de ce clocher, nommé Bigot, serait à l'origine du mot bigouden.

La seigneurie du Cosquer[modifier | modifier le code]

Cette seigneurie est originellement la "sergentise féodée" de la seigneurie de Pont-l'Abbé dans la paroisse. Son premier titulaire connu est Jacob du Cozkaer en 1427[12][13]. Elle est attestée lors de la montre de 1481 de l'évêché de Cornouaille où est présent « Jehan du Cozquer, en brigandine et pertuisanne ». Ses armoiries sont "d'argent à six alias sept feuilles de houx d'azur"[14]. Une de ses branches cadettes a donné, en Artois, le duc de la Vieuville[15], surintendant des finances lors de la minorité de Louis XIII.

En 1596, pendant les troubles de la Guerre de la Ligue, Christophe d'Arradon[16], surnommé "Le baron de Camors", à la fois ligueur (il avait par exemple participé à la reprise de Blavet, alors tenue par les huguenots, le ) et brigand, après avoir dévasté les ports d'Audierne et de Pont-Croix, s'installe au château du Cosquer et, de là, opère des raids dans la région de l'embouchure de l'Odet, rançonnant les marchands de Pont-l'Abbé et l'Île-Tudy[17]. Les troupes fidèles au roi Henri IV finissent par le chasser de là. 106 paroisses de l'évêché de Cornouaille, dont la paroisse de Combrit et sa trève de l'Île-Tudy, adressent une requête au Roi en janvier 1599 pour demander une exonération d'impôts compte-tenu des dommages qu'elles ont subi, ce qu'elles obtiennent (remise des impôts impayés jusqu'en 1604 et réduction de la dîme des deux-tiers pour les années 1604 à 1606[18].

En octobre 1625, Julienne de Kerlazrec, dame du Cosquer, épouse Alain Euzénou, fils de Louis Euzénou, seigneur de Kersalaün en Leuhan. Leurs enfants furent seigneurs à la fois de Kersalaün et du Cosquer : c'est le cas de leur fils Nicolas Euzénou, marié en février 1630 avec Claude Guégant de Querpiguet, puis de leur petit-fils Jean Euzénou, marié avec Anne-Corentine Le Lagadec. Leur arrière-petit-fils Jean-Joseph Euzénou, né vers 1687, seigneur de Kersalaün et du Cosquer, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, fut major général garde-côtes à Concarneau ; marié avec Marie de la Pierre, il est décédé le à Quimper, paroisse de Saint-Mathieu. Leur propre fils, Jean-François Euzénou, né au château du Cosquer le , fut pourvu le d'un office au Parlement de Bretagne; marié avec Catherine de la Pierre, il décéda au château du Cosquer le [19].

En 1668, Nicolas Euzénou, chevalier, capitaine garde-côte de Bénodet et de l'Île-Tudy, seigneur de Kersalun et du Cosquer, demeurant au manoir du Cosquer, marié avec Claude Guégant de Querpiguet, demande, tant pour lui que pour ses héritiers dont René Euzenou, chevalier, seigneur de la Vieuville, son fils aîné à être reconnus comme « nobles, issus d'ancienne chevalerie et extraction noble », à être reconnu par le registre de réformation de la noblesse de Bretagne comme « noble et de vieille extraction chevaleresque », cette reconnaissance valant pour ses descendants[20]. C'est lui qui fut pendu le à une fenêtre de son château du Cosquer par des paysans révoltés lors de la révolte du papier timbré. Sauvé momentanément par un paysan de Combrit, Mathieu Mendez, il mourut le à Pont-l'Abbé des suites de ses blessures.

La révolte du papier timbré[modifier | modifier le code]

Le , des paroissiens se révoltent dans l'église de Combrit et molestent le seigneur du Cosquer Nicolas Euzenou. C'est le début de la révolte du papier timbré en Pays bigouden. Le duc de Chaulnes, alors gouverneur de la Bretagne, fit pendre 14 paysans de Combrit à un même chêne et en envoya d'autres aux galères[21].

En représailles, le duc de Chaulnes fit raser le clocher de l'église paroissiale de Combrit, ainsi que cinq autres clochers[22]. Toutefois, à la différence des autres églises décapitées du Pays bigouden, dont les clochers sont restés rasés (« défense de les reconstruire jamais »), celui de l'église paroisse de Combrit fut reconstruit vers 1770 grâce à une permission royale, à la suite d'une requête des paroissiens de Combrit, appuyée par un petit-fils de Nicolas Euzenou.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du précise que hors la ville, les paroisses du district de Quimper sont réduites à 18. Parmi elles, « Combrit, qui aura pour succursale l'Île-Tudy »[23]. Ce découpage ne fut que provisoire et non repris lors de la création des communes par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ().

Combrit perd à cette époque la trève de Lambour, alors rattachée à Pont-l'Abbé, et en 1826 l'ancienne trève de l'Île-Tudy, qui devient une commune indépendante[24].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Description du château du Cosquer au milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le château du Cosquer (collection Villard)

Édouard Vallin décrit ainsi le château du Cosquer au milieu du XIXe siècle :

« Voici déjà le château du Cosquer, avec ses tours, ses fossés, ses machicoulis et ses gargouilles bizarres, qui attestent un édifice de la fin du quinzième siècle ; mais, si toute médaille a un revers, un château a aussi deux façades qui ne se ressemblent pas toujours. Le château du Cosquer a été en effet reconstruit à une époque assez peu éloignée, et l'étrange variété de son ensemble serait capable de troubler le cerveau de quelque touriste sous l'empire de nos merveilleuses légendes bretonnes, et voyageant, à la nuit close, dans ces paisibles contrées[25]. »

Le mauvais état des routes[modifier | modifier le code]

En 1861, la route reliant Pont-l'Abbé à Fouesnant est classéeChemin de grande communication (sauf le passage dans le bourg de Combrit, sanctionné car en trop mauvais état). Les communes de Pont-l'Abbé, Combrit, Perguet (Bénodet) et Fouesnant sont désignées pour pourvoir à son entretien[26].

Lors d'une longue discussion à propos du projet de création d'un nouveau bac charretier entre Bénodet et Sainte-Marine, le Conseil général du Finistère évoque en 1872 le mauvais état de la route reliant Combrit à Pont-l'Abbé :

« La commune de Combrit est accidentée à certains endroits ; un vallon profond la sépare de la commune de Pont-l'Abbé. Pour passer d'une commune à l'autre, jadis il fallait traverser une chaussée étroite où la circulation était très difficile. Le chemin vicinal de Combrit traversait des terres humides, toujours détrempées en hiver. Pendant de longues années, il y avait nécessité de faire un long détour, d'emprunter le chemin du bourg [de Combrit] à Quimper, pour ensuite rejoindre la route départementale, c'est-à-dire d'effectuer un trajet de 12 kilomètres, quand aujourd'hui on n'a plus à faire que 7 ou 8 kilomètres. Le seul passage difficile se trouve aux abords de Sainte-Marine, et c'est pour faire cesser cette lacune qu'une subvention a été réclamée cette année [en 1872][27]. »

Les pêcheries de Kermor[modifier | modifier le code]

Portrait de Théodore Gudin (photographie, vers 1865, musée d'Orsay)

En 1871, le peintre Théodore Gudin, qui est aussi propriétaire des marais de Kermor, confie à Eugène de Toulgoët, un armateur de Loctudy, la direction de la "Société des pêcheries de Kermor" qui se lance dans la pisciculture[28] dans des bassins créés en arrière de la digue, mais l'expérience tourne court[29]. Selon une proposition de vente datant de 1900, les Pêcheries de Kermor, implantées sur le territoire de Combrit, mais situées à seulement 600 mètres du bourg de l'Île-Tudy, étaient constituées de trois bassins murés, dont un à crustacés, d'une superficie de 500 m², de quatre grands réservoirs, dont un d'eau douce et la superficie totale des pêcheries, alimentées par une prise d'eau dans l'Anse du Pouldon, était de 60 hectares. Cette proposition de vente indique aussi que ces pêcheries sont protégées par une digue de 500 mètres de long, dont 398 mètres ont été refaits en 1897, que « la main-d'œuvre est à bas prix dans le pays » et inclut deux métairies, celle de Pendiry (59 hectares) et celle de Beg-ar-Fritz (35 hectares) « bordée d'une grande plage de beau sable blanc de plusieurs kilomètres ; on pourrait, comme spéculation, vendre des terrains pour construire des villas »[30].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les traditions à la chapelle de la Clarté au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

« La Clarté ! Lieu touchant de pèlerinage d'où montent vers le Ciel les ferventes prières de ceux que menace la cécité ; d'où s'élèvent les poignantes supplications de ceux qui, privés de la vue, veulent voir à nouveau. La Clarté ! On y rencontre aussi les filles à marier, jeunes ou vieilles, belles ou laides ; les chastes et naïves mœurs de la Bretagne bretonnante ne sauraient être offusquées de cette foire à l'épousaille[31]. »

La persistance de la concentration de la propriété foncière[modifier | modifier le code]

À Combrit, entre les deux guerres mondiales, trois propriétaires (la marquise de Mortemart, le docteur Chauvel et maître Queinnec, notaire à Pont-l'Abbé et sénateur, possèdent les trois-quarts des terres, la marquise de Mortemart ayant à elle seule de 30 à 40 fermes[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Henri Chauvel 1875-1885

Borrelly de Kervelegan, vers 1900,

Ferdinand dit Fernand Chauvel (libéral) 1924-1946

Jean Richard (PS) 1977-1983

Henri Pérennou 1983-2001

Gérard Cariou (UMP) 2001-2008

Jean-Claude Dupré (PS) 2008-2014 (ne se représente pas)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 620 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 145 1 392 1 340 1 516 1 617 1 640 1 623 1 696 1 616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 650 1 778 1 836 1 870 2 108 2 354 2 390 2 421 2 553
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 630 2 641 2 760 2 730 2 628 2 574 2 442 2 479 2 292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 262 2 233 2 302 2 495 2 673 3 165 3 364 3 394 3 521
2011 - - - - - - - -
3 620 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le bagad et le cercle celtique de Combrit sont régulièrement primés au Festival de Lorient et dans d'autres manifestations culturelles.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Combrit est l'un des sites où se pratique la galoche bigoudène.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Outre l'église paroissiale, placée sous l'invocation de Saint Tugdual, la paroisse compte deux chapelles actives, l'une dédiée à Sainte Marine, l'autre à Notre-Dame de la Clarté.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 220 €, ce qui plaçait Combrit au 10 371e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[36].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 055 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,2 % d'actifs dont 63,6 % ayant un emploi et 5,6 % de chômeurs[Insee 4].

On comptait 738 emplois dans la zone d'emploi, contre 594 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 312, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 56,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'un peu plus d'un emploi emplois pour deux habitants actifs[Insee 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Combrit comptait 300 établissements : 28 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 16 dans l'industrie, 43 dans la construction, 167 dans le commerce-transports-services divers et 46 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 6].

En 2011, 23 entreprises ont été créées à Combrit[Insee 7], dont 12 par des autoentrepreneurs[Insee 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[37] et aucun lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[38] :

Par ailleurs, elle compte deux objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[41] et aucun objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[42] :

  • une garniture d'autel composée d'une croix et six chandeliers, en cuivre argenté, daté de l'époque Louis XIV, classée depuis le 23 février 1960[43] ;
  • une sculpture représentant la Tinité, inscrite depuis le 14 juin 1973[44].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut citer également :

Le port[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance, Sainte-Marine est situé à l'embouchure de l'Odet, sur la rive opposée à celle abritant le port de Bénodet.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 29 mai 2008.

Combrit et le cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film L'honneur d'un capitaine, le mariage du capitaine Caron est célébré dans l'église Saint-Tugdual et beaucoup de figurants sont des habitants de Combrit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucien Simon (1861-1945) est un peintre, aquarelliste, dessinateur et lithographe français. Il acquit un ancien sémaphore de la Marine nationale et y installa son atelier où il travailla durant de longues années, rayonnant de là pour observer et peindre les réalités villageoises et côtières de son époque. Alfred Marzin (1880-1943) peignit aussi abondamment la région.
  • André Dauchez (1870-1948), peintre de la Marine, qui a peint notamment L'anse de Combrit et l'estuaire de l'Odet.
  • Jacques de Thézac (1862 - 1936) yachtman, ethnologue, photographe et philanthrope français, fondateur de l'Œuvre des Abris du marin, il fut à l'initiative de celui de Sainte Marine.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anonyme, Balades traversières au pays de Combrit-Sainte Marine, dix balades commentées, histoires et légendes pour tout connaître de Combrit. Éditions L. Ecrire, Concarneau, mai 2007.
  • Anonyme, Marins du Finistère, Jacques de Thézac et l'œuvre des abris du marin, Musée départemental breton, Quimper, 1998.
  • Serge Duigou, Sainte-Marine, Éditions Ressac, 1984.
  • Serge Duigou, Châteaux et manoirs en pays bigouden (sur le manoir du Cosquer), Ressac, 1988.
  • Serge Duigou, La révolte des Bonnets Rouges en Pays bigouden, Ressac, 1989.
  • Serge Duigou, La révolte des pêcheurs bigoudens sous Louis XIV (comment les paroissiens de Combrit ont lutté contre les droits de pêcherie réclamés par le baron de Pont-l'Abbé), Ressac, 2006.
  • Serge Duigou, L'Odet, Éditions Palantines, Plomelin, 2007.
  • Jacqueline Favreau, Pilhaouer et bonnet rouge, Liv'éditions, 1998.
  • Émile-Paul Frères, Le livre de l'Emeraude, André Suarès, 1919.
  • Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, Peintres des Côtes de Bretagne, de la rade de Brest au pays Bigouden , éditions Chasse-Marée, 2005.
  • Marry Kerveillant, En c'temps-là, Sainte-Marine, Pont-l'Abbé, 1984.
  • Hervé Torchet, Combrit-Sainte-Marine, L'Île-Tudy et Lambour au moyen Âge, Paris, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Combrit dans le Code officiel géographique
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Bernard Tanguy, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1986.
  4. http://www.infobretagne.com/combrit.htm
  5. Patrick Galliou, Carte archéologique de la gaule romaine, article Combrit
  6. Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1899.
  7. Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1885.
  8. René Couffon, Répertoire des églises du diocèse de Quimper et de Léon, 1951, article Combrit.
  9. Hervé Torchet, Combrit-Sainte-Marine, L'ïle-Tudy et Lambour au Moyen Âge, La Pérenne, 2013.
  10. http://www.infobretagne.com/combrit.htm
  11. Anatole de Barthélémy, Choix de documents inédits sur l'histoire de la Ligue en Bretagne, Société des Bibliophiles bretons, 1880, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110009t/f235.image.r=Combrit.langFR
  12. Hervé Torchet, Combrit-Sainte-Marine, L'ïle-Tudy et Lambour au Moyen Âge, La Pérenne, 2013.
  13. Hervé et Yann Torchet, La Réformation des Fouages de 1426 (ancien diocèse de Cornouaille), préface de Jean Kerhervé, La Pérenne, 2001, article Combrit et notice sur la lignée du Cosquer.
  14. Pierre tombale sculptée dans l'église de Combrit.
  15. Coz Ker signifie Vieille Ville en langue bretonne.
  16. Christophe d'Arradon, quatrième des cinq fils de René d'Arradon, seigneur de Kerdréan, Qinipily, Camors, Botblezven, La Grandville, chevalier du roi et de Claude de Guého, capitaine de 50 hommes d'armes, frère de René d'Arradon et de Georges d'Arradon
  17. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f123.image.r=Tudy.langFR
  18. http://www.combrit-saintemarine.fr/histoire-epoque-moderne/
  19. J. Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790), tome 2, H. Champion, Paris, 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5829130r/f109.image.r=Combrit.langFR
  20. Comte de Rosmorduc, La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse, tome 3, 1896-1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5586686v/f308.image.r=Combrit.langFR
  21. Yvon Garlan, Claude Nières, Les Révoltes bretonnes de 1675 : papier timbré et bonnets rouges, Éditions sociales, 1975, p. 83.
  22. Ceux de la chapelle de Languivoa, de la chapelle Saint-Philibert de Lanvern, de l'église tréviale Saint-Honoré de Lanvern, de l'église tréviale de Pont-l'Abbé et de l'église paroissiale de Tréguennec, le tout étant appelé "églises décapitées du Pays bigouden"
  23. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f410.image.r=Perguet.langFR
  24. http://www.infobretagne.com/combrit.htm
  25. Édouard Vallin, Voyage en Bretagne, Finistère : précédé d'une notice sur la Bretagne au XIXe siècle, Comptoir de la Librairie de Province, 1859, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5652145c/f282.image.r=Combrit.langFR
  26. Chemins de grande communication : nouveaux classements, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562885b/f231.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  27. Projet d'installation d'un bac charretier à Bénodet, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f439.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  28. élevage de turbots, bars et autres poissons de luxe.
  29. Serge Duigou, L'Odet, plus belle rivière de France, éditions Palantines, 2010 [ISBN 978-2-35678-026-3]
  30. "L'Avenir commercial. Journal spécial de publicité" du 18 mars 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57068506/f9.image.r=Tudy.langFR
  31. Pierre Souvestre, En Basse Bretagne. Guide illustré de l'Odet, Oberthur, 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35381f/f18.image.r=Combrit.langFR
  32. Geneviève d'Haucourt, Dentellières et brodeuses dans le Sud-Finistère selon une enquête d'octobre-novembre 1941, revue "Les Études sociales", Paris, mai 1973, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62833656/f13.image.r=loctudy.langFR
  33. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  36. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  37. « Liste des monuments historiques de la commune de Combrit », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Liste des lieux et monuments de la commune de Combrit à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Abri du marin de Sainte-Marine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Stèle protohistorique », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. « Liste des objets historiques de la commune de Combrit », base Palissy, ministère français de la Culture.
  42. « Liste des objets de la commune de Combrit à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  43. « Garniture d'autel : croix et 6 chandeliers », base Palissy, ministère français de la Culture.
  44. « groupe sculpté : La Trinité », base Palissy, ministère français de la Culture.