Jean Rigaud (peintre)

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Jean Rigaud

Nom de naissance Jean Rigaud
Naissance 15 juin 1912
Bordeaux
Décès 7 février 1999
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Artiste-peintre
Formation École nationale supérieure des beaux-arts.
Maîtres Pierre-Gaston Rigaud, André Devambez
Élèves Michel Bernard
Mouvement artistique impressionnisme

Œuvres réputées

Ile d'Yeu, Tolède, Ile de Sein...

Jean Rigaud (Jean Charles François Rigaud), né le 15 juin 1912 à Bordeaux et mort le 7 février 1999 à Paris, est un peintre de la Marine française[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre-Gaston Rigaud, lui-même artiste peintre, filleul de Charles Tournemire, il est élève à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Il se marie en 1936 avec une sœur de André Caza et donne des cours de peinture dans son atelier parisien.

En 1937, il peint une fresque avec son père pour le pavillon de Guyenne et de Gascogne de l'exposition Universelle et ils reçoivent une médaille d'or. A Paris, en 1938, il réalise des toiles marouflées pour l'Église Sainte-Eugénie de Pontonx-sur-l'Adour, on trouve au revers du clocher, Jésus ressuscité apparaissant à Marie-Madeleine et Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob. Les huit autres, qui occupent les écoinçons des cinq grandes arcades, avec chacune deux figures, auraient été peintes à Urt. Dans une disposition manifestement hiérarchique en avançant vers le chœur, elles représentent douze saints et saintes, dont plusieurs landais, puis quatre figures de la Vierge à l'Enfant, avec en arrière-plan un édifice qui aide à l'identification, et quatre anges. On reconnaît le père Louis-Édouard Cestac, apparenté à la famille de son épouse, saint Vincent de Paul, saint Michel Garicoïts, saint Dominique et saint François, saint Louis et sainte Jeanne d'Arc.

Prisonnier de guerre, au Stalag VIIA de Moosburg en 1940, il y réalise de nombreux dessins sensibles. À la fin de la guerre, il participe avec Rose Valland, à la commission de récupération artistique.

Amateur de voyages et de mer, il est nommé peintre de la Marine le 1er janvier 1956 puis titulaire le 1er juin 1979. Toute son œuvre est consacrée aux paysages et à des natures mortes aux couleurs chaudes. Comme les autres peintres de la Marine, sa signature est suivie d'une ancre qui indique sa qualité de Peintre de la Marine.

Il peint de nombreuses toiles à L'Île-d'Yeu, le port, l'école de voile, qu'il découvre dans les années 1950 et où il vit jusqu'à la fin de sa vie. Il participe au 210e anniversaire de la déclaration de l'indépendance des États-Unis en 1986, invité sur la Jeanne d'Arc (porte-hélicoptères) puis à l'Armada de Rouen en 1989. Il se rend fréquemment à Venise. Il expose dans de nombreuses galeries Paul Durand-Ruel, galerie Carré, à Brie-Comte-Robert et est apprécié aux États-Unis. Il prépare en 1998 une grande exposition rétrospective de son œuvre au Musée national de la Marine mais meurt peu avant l'inauguration, en février 1999. L'ile d'Yeu lui rend hommage en 2012 pour le centenaire de sa naissance.

Les Salons parisiens

Jean Rigaud exposait chaque année une œuvre dans la plupart des grands salons parisiens, notamment celui de la Société Nationale des Beaux-Arts, du comité de laquelle il était membre. Il exposait aussi régulièrement dans le groupe de Maurice Boitel au salon "Comparaisons".

Toiles acquises par l'État français[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ref[2]:

Détail du tableau Sauzon Belle-Île Les maisons 1975

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.netmarine.net/tradi/pom/textes/listepomdcd.pdf
  2. Sources (Jean Rigaud édition limitée No XLIX "Jeunes et fils éditeurs"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Rigaud, Musée de la Marine, 1999.
  • Bernard, Michel: Un peintre de Marine Jean Rigaud (1912-1999). L'instinct de la peinture ou la peinture d'instinct. Neptunia Vol. 54, Paris, 1999. p. 214:53-58, ill.

Lien externe[modifier | modifier le code]