Dixmude

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Dixmude
L’hôtel de ville
L’hôtel de ville
Blason de Dixmude
Héraldique
Drapeau de Dixmude
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale
Arrondissement Dixmude
Bourgmestre Lies Laridon (CD&V) (2013-18)
Majorité CD&V, Sp.a (2013-18)
Sièges
CD&V
N-VA
sp.a-Open
Idee2006
25 (2013-18)
9
7
5
4
Section Code postal
Diksmuide
Beerst
Esen
Kaaskerke
Keiem
Lampernisse
Leke
Nieuwkapelle
Oostkerke
Oudekapelle
Pervijze
Sint-Jacobskapelle
Stuivekenskerke
Vladslo
Woumen
8600
8600
8600
8600
8600
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8600
8600
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8600
8600
8600
8600
Code INS 32003
Zone téléphonique 051
Démographie
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
16 466 (1er janvier 2014)
49,75 %
50,25 %
110 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
20,65 %
60,21 %
19,14 %
Étrangers 0,96 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 4,52 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 726 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 51° 01′ N 2° 51′ E / 51.017, 2.8551° 01′ Nord 2° 51′ Est / 51.017, 2.85  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
149,40 km2 (2005)
89,31 %
0,43 %
8,19 %
2,08 %
Localisation
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Dixmude et de la province de Flandre-Occidentale
Situation de la ville au sein de l'arrondissement
de Dixmude et de la province de Flandre-Occidentale

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Dixmude

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Dixmude
Liens
Site officiel www.diksmuide.be

Dixmude (en néerlandais Diksmuide) est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande, chef-lieu d'arrondissement en province de Flandre-Occidentale.

Le 1er janvier 2008, elle comptait 15 998 habitants.

La ville située sur l'Yser a été l'objet d'affrontements sanglants lors de la bataille du Front de l'Yser en 1914 lors de la Première Guerre mondiale, elle a subi de graves dommages et elle a dû être entièrement reconstruite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines médiévales[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, une colonie de Frisons nommée Dicasmutha était installée à l'embouchure d'un ruisseau près de l'Yser. Les incursions des Vikings venus du Danemark y ont fait des ravages. Au Xe siècle, une chapelle et une place du marché étaient présentes. La charte de la cité fut proclamée deux siècles plus tard, et une fortification construite en 1270. L'économie était déjà basée sur l'agriculture, notamment les produits laitiers et le lin. Du XVe siècle à la Révolution française, Dixmude fut marquée par les guerres entre les Pays-Bas, la France, l'Espagne et l'Autriche, et connut un déclin de son activité. Le XIXe siècle fut plus paisible et prospère.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, les troupes allemandes traversèrent la frontière belge près de Arlon, en traversèrent rapidement le pays afin de sécuriser les ports français de Calais et Dunkerque. Lorsque l'armée allemande arriva aux environs de Dixmude en octobre 1914, les Belges avaient inondé la région en ouvrant les écluses de l'Yser. La rivière devint une ligne de front. La ville fut attaquée une première fois le 16 octobre 1914, ce qui marqua le début de la bataille de l'Yser. Le colonel Alphonse Jacques dirigea les troupes qui empêchèrent la prise de la ville. Ultérieurement ce militaire a été anobli, Baron Alphonse Jacques de Dixmude. À la fin des combats, la ville était en ruine. Elle fut reconstruite durant les années 1920.

Géographie[modifier | modifier le code]

À la fin du IVe siècle se produisit la deuxième transgression dunkerquienne, submersion marine de la zone côtière. La mer pénétra à l'intérieur du pays, principalement par l'embouchure de l'Yser, jusqu'à Dicasmutha, future Dixmude, où se sont développés alors de petits îlots humains[1].

Aujourd'hui en pleine campagne, dans la région du Westhoek, Dixmude se situe à une vingtaine de kilomètres de la côte.

La ville de Dixmude est composée de 15 communes fusionnées, ce qui en fait la plus grande commune de Flandre-Occidentale. Après un doublement de sa superficie en 1924 avec l'annexion d'une partie de Esen, une première fusion en 1965 intégra les communes de Kaaskerke et Esen à Dixmude. Les agglomérations de Kaaskerke et Dixmude forment un ensemble continu, et le centre de Dixmude s'étend également sur le territoire de Esen. Une nouvelle vague fusionna plusieurs communes environnantes : Keiem fut annexée par Beerst, Pervijze intégra Lampernisse, Oostkerke et Stuivekenskerke, et Oudekapelle, Nieuwkapelle et Sint-Jacobskapelle formèrent une nouvelle commune nommée Driekapellen. Woumen dut céder Jonkershove à Houthulst. Enfin, en 1977, les six communes de Beerst, Driekapellen, Leke, Vladslo, Woumen et Pervijze devinrent des sections de Dixmude.

Le centre de Dixmude se trouve au bord de l'Yser et est la section la plus étendue de la commune. Les autres villages sont répartis sur le large territoire de la commune.

# Nom Superficie
(km²)
Population
(01/01/2007)
I Diksmuide 2,12 5.180
II Esen 17,53 1.854
III Kaaskerke 8,73 458
IV Beerst 11,66 1.127
V Vladslo 17,33 1.239
VI Leke 10,73 1.124
VII Keiem 12,92 1.298
VIII Stuivekenskerke 7,34 160
IX Pervijze 12,23 886
X Lampernisse 13,62 198
XI Oostkerke 3,77 285
XII Oudekapelle 6,51 135
XIII Sint-Jacobskapelle 3,25 96
XIV Nieuwkapelle 7,85 406
XV Woumen 13,83 1.307

Source : www.westhoek.be

La commune de Diksmuide jouxte les villages et communes suivants :

Dixmude, sections et communes voisines. Les zones en jaune représentent les agglomérations.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Source : NIS - Remarques : de 1806 à 1970=population au 31 décembre ; à partir de 1977= population au 1er janvier

  • 1924 : annexion d'une partie de Esen (+300 habitants)
  • Fusion de 1965 : annexion de Esen et Kaaskerke (+2 423 habitants)
  • Fusion de 1977 : annexion de Beerst, Driekapellen, Leke, Pervijze, Vladslo et Woumen ; cession d'une partie de Woumen à Houthulst (+8 625 habitants)

Curiosités[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Saint-Nicolas, derrière l’hôtel de ville
  • La première pierre de l'hôtel de ville, sur la place du marché, fut posée en 1428. En 1567 et 1572, de grands travaux y furent menés. Sur une toile de Hacke de 1716, on distingue une cour intérieure et un petit clocher. La construction du troisième hôtel de ville dans un style néogothique se déroula entre 1875 et 1880 selon les plans de l'architecte brugeois Louis de la Censerie, mais pour la reconstruction (1923) après la Première Guerre mondiale, les architectes se basèrent sur les caractéristiques architecturales de la Renaissance flamande. Le nouveau beffroi, symbole flamand et médiéval de la liberté de la commune, fut érigé dans la cour.


La Pietà de l’église Saint-Nicolas
  • L’église Saint-Nicolas (Sint-Niklaaskerk) est une église gothique située au centre de la ville, derrière l'hôtel de ville. Elle fut détruite pendant la Première Guerre mondiale, puis reconstruite dans un style gothique primitif selon un plan du XIVe siècle. La flèche du clocher, du XVIIIe siècle, retrouva également sa forme originelle. En mai 1940, l'église fut à nouveau détruite par un incendie. Le bâtiment actuel est donc le résultat de la restauration de 1945. À cause de ces différentes destructions, l'église possède un intérieur sobre mais riche d'œuvres récentes respectant le style ancien. Ainsi la Pietà (ou Nood God) est l'œuvre d'art la plus expressive de l'église. La Mater Dolorosa agenouillée, un voile noir sur la tête, serre contre elle le corps sans vie de son fils. L'artiste O. Sinia n'a pas choisi un thème nouveau. Le motif est très ancien et l'un des plus courants de la fin du Moyen Âge. Le bronze est l'œuvre des frères Minne de Gand. Derrière la Pietà de bronze, sept toiles, réalisées à l'huile par le père gantois Andreas Bosteels, représentent les douleurs de Marie.
Le béguinage de Dixmude
  • Le béguinage de Dixmude (XIIIe siècle) est l'un trois béguinages de Flandre-Occidentale, avec ceux de Bruges et Courtrai. À la construction des fortifications, il se trouva à l'intérieur des murs. Le canal d'Handzame (Handzamevaart) permit aux béguines de gagner leur vie par des activités de lavage, de blanchissage et la réalisation d'ouvrages de laine, de lin et de draps. Elles apportaient également des soins aux malades et réalisaient des dentelles aux fuseaux. Sous l'administration française, une partie du béguinage fut aménagée en caserne de gendarmerie. En 1914, le Béguinage sombra devant la violence de la guerre et ses habitants disparurent définitivement. Le site fut reconstruit dans son style originel. Il reçut un rôle social, d'abord comme maison de repos, et depuis 1990 comme habitat pour personnes mentalement handicapées. La cour intérieure donne sur la chapelle reconstruite et son vitrail réalisé à l'atelier de A. Mestdagh de Gand, en collaboration avec le concepteur Harold Van de Perre.
Le Boyau de la Mort, et son monument aux morts


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eric Vanneufville, Histoire de Flandre, Editions Yoran Embanner, 2011, p.16

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]