Plonéour-Lanvern

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Plonéour-Lanvern
Centre de la commune.
Centre de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Plogastel-Saint-Germain
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Pays Bigouden
Maire
Mandat
Michel Canévet
2014-2020
Code postal 29720
Code commune 29174
Démographie
Gentilé Plonéouriste
Population
municipale
5 929 hab. (2011)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ N 4° 17′ O / 47.9, -4.28 ()47° 54′ Nord 4° 17′ Ouest / 47.9, -4.28 ()  
Superficie 48,91 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Plonéour-Lanvern (prononcé [ploneuʁ lɑ̃vɛʁn]) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. C'est la commune la plus étendue du pays Bigouden.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Ploneour-Lanwern.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la révolte des Bonnets rouges en 1675.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1899, Plonéour-Lanvern fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 72 adhérents, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[1].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le journal La Croix du 3 janvier 1904 annonce la fermeture de l'école congréganiste de Plonéour-Lanvern, qui était tenue antérieurement par les Filles de Jésus, sur décision du gouvernement d'Émile Combes[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Plonéour-Lanvern Blason Coupé : au premier d'or aux deux têtes de lion arrachées de gueules, lampassées d'azur, rangées en fasce, au second de gueules à la gerbe de blé d'or, liée d'hermine.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1959 Louis Diquélou nc  
1959 1965 Louis Canévet nc  
1965 1977 Alfred Jolivet Socialiste  
1977 1992 Armand Pavec Centre  
1992 en cours Michel Canévet MoDem, AC puis UDI  

Monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Philibert.
Chapelle de Languivoa.
L'église paroissiale Saint-Énéour

Chapelle Saint-Philibert de Lanvern[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle St-Philibert.

La chapelle de Lanvern, aussi appelée Saint-Philibert fut construite au XIe siècle par des moines de l'abbaye de Landévennec. Cette paroisse est dédiée à saint Philibert. Lors de la révolte des Bonnets rouges en 1675 le clocher de la chapelle fut décapité sur ordre du duc de Chaulnes, alors gouverneur de la Bretagne[3]. L'édifice avait été restauré en 1658, quelques années avant que le clocher ne soit démonté à la suite de la révolte.

La toiture s'est effondrée il y a de nombreuses années. Les statues, sauf celle de Saint Guénolé (à Landévennec), ont été déposées au presbytère et à l'église paroissiale, ainsi que le retable du maître-autel.

Chapelle Notre-Dame de Languivoa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle Notre-Dame de Languivoa.

La chapelle fut construite à la fin du XIIIe siècle sur la commune de Plonéour-Lanvern en France. L'architecture est un mélange des styles roman et gothique avec des influences locales (École de Pont-Croix). La chapelle subit dès le XIVe siècle des dommages liés aux guerres de successions du duché de Bretagne. Elle fut agrandie et réaménagée, avec des influences de style classique, au XVIIe siècle par le recteur L'Honoré de Plonéour. Elle fait partie des six églises et chapelles à avoir subi la décapitation de leur clocher pendant la répression du duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, contre les Bonnets rouges[4]. Elle abrite l'une des statues les plus anciennes de Cornouaille, datant de la fin du XIIIe siècle, en albâtre polychrome, qui représente Notre-Dame de Languivoa.

Denis Ménardeau, un professeur de Nantes, a commencé à s'y intéresser pendant l'été 1967 puis, avec ses élèves durant les vacances d'été, année après année, il va sauver le monument de la ruine. Le prix Chefs-d'œuvre en péril lui est décerné deux fois. Le Président de la République, Georges Pompidou, vient personnellement en visite à Languivoa et fait un don conséquent. En 1983, le conseil général du Finistère et la commune de Plonéour-Lanvern décident de la restauration totale de la chapelle, charpente, couverture, menuiseries et vitraux, et en confient la maîtrise d’œuvre à Rémi Le Berre, architecte DPLG à Douarnenez. Jean-François Malthête, maître-charpentier à Douarnenez débute les travaux de charpente en février 1983 ; ils dureront 11 mois et 1/2[5]. Il réalisera également les menuiseries. Son travail lui vaudra la « une » de Ouest-France du 3 mai 1983.

Église paroissiale Saint-Enéour[modifier | modifier le code]

L'église est consacrée à saint Enéour ; la bénédiction de la première pierre a eu lieu le 2 mai 1847, la consécration de l'édifice le 2 janvier 1848, tandis que le clocher à trois galeries de cloches ne fut achevé qu'en 1877.

Événements[modifier | modifier le code]

Fête
  • Fête de la Crêpe, une fois par an, à la "Halle Raphalen"
Les pardons

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune de Plonéour-Lanvern dispose de deux écoles. L'école Publique Élémentaire et Maternelle puis l'école Notre-dame-de-bon-secours. Au-delà de ce niveau élémentaire, il faut se rendre à Pont l'Abbé, à 6 kilomètres du centre du bourg, Pouldreuzic ou Quimper pour trouver collèges et lycées.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 56 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 9,9% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [6].

Naissances et décès[modifier | modifier le code]

Année 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Nombre de naissances 58 51 41 44 47 38 37 39 37 47 50 43 51 50 50 61 56 59 59
Nombre de Décès 41 46 64 56 65 67 -- 71 62 76 -- -- -- -- -- 78 67 55 69
Nombres retenus à partir de 1988. Source : Bulletins d'informations municipaux

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2010, Plonéour-Lanvern compte 5 825 habitants (soit une augmentation de 21 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 786e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 950e en 1999, et le 30e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Plonéour-Lanvern depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2010 avec 5 825 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 897 1 968 2 009 2 054 2 892 3 025 3 193 3 200 3 033
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 101 3 238 3 308 3 147 3 360 3 420 3 717 3 780 3 860
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 770 3 925 4 103 4 247 4 536 4 375 4 281 4 130 4 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 208 4 087 4 364 4 508 4 619 4 800 5 265 5 395 5 825
2011 - - - - - - - -
5 929 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 23,1 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 30,5 %).
Pyramide des âges à Plonéour-Lanvern en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
7,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
17,4 
20,4 
45 à 59 ans
17,9 
23,1 
30 à 44 ans
21,0 
13,7 
15 à 29 ans
13,5 
19,9 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • À la découverte du pays Bigouden, Marcellin Caillon, Pont-l'Abbé, 1980. [sur le patrimoine de la commune]
  • Quand s'essoufflait le train carottes, Serge Duigou, Ressac, 1984. [historique de la petite ligne à voie étroite qui desservait Plonéour-Lanvern entre 1912 et 1935]
  • La Révolte des Bonnets rouges en pays Bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1989. [sur les clochers décapités de Languivoa et Lanvern]
  • Châteaux et manoirs en pays Bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1988.[sur Trévilit et Kerneizan, deux manoirs de la commune]
  • Au pays du Cheval d'orgueil, Pierre-Jakez Hélias, Editions Palantines, Paru en 2004. [Livre sur les communes du pays Bigouden avec de nombreuses photos de qualité.]
  • Manoirs et châteaux du Finistère, Serge Duigou, photos de Yannick Le Gall, Palantines, 2008. [sur le manoir de Trévilit]
Vue panoramique de Plonéour-Lanvern depuis la route de "Tréogat"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Compte-rendu et procès verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
  2. Journal La Croix n° 6360 du 3 janvier 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220217g/f3.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  3. Histoire de la chapelle de Lanvern
  4. Article sur la chapelle de Languivoa
  5. photos du chantier de la chapelle de Languivoa
  6. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Plonéour-Lanvern en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)