Pays Bigouden
Le pays Bigouden (en breton, Ar Vro Vigoudenn, prononcé ['vro vi'gudn]), anciennement Cap Caval, est une aire culturelle du sud-ouest du Finistère, en Bretagne. Il est connu par la haute coiffe que portent ses habitantes jusqu'aux premières années du XXIe siècle, et par Le Cheval d'orgueil, le best-seller de Pierre-Jakez Hélias. L'activité de la pêche joue un grand rôle dans son économie.
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Géographie [modifier]
Le pays Bigouden, qui compte environ 50 000 habitants, n'a pas de réalité administrative. Il est un bro, c'est-à-dire un pays, un terroir où un groupe social se distingue de ses voisins par ses traditions : costume, danses, chants, musique, parler, économie, croyances, coutumes, usages du quotidien, architecture, gastronomie[1], etc. Il est baigné à l'ouest et au sud par l'océan Atlantique, au sud-est par l'embouchure de l'Odet et l'anse de Combrit. Au nord, la frontière est moins précise[2]. Elle n'apparaît nettement qu'à Pors Poulhan, où une statue de Quillivic représentant une Bigoudène annonce : Amañ echu ar Vro Vigoudenn (« Ici finit le pays Bigouden »)[3]. C'est notamment le port de la coiffe au XXe siècle qui permet de fixer les limites actuelles du pays Bigouden culturel. Les communes de Gourlizon, de Guiler-sur-Goyen et de Plonéis n'en font pas partie[1],[4], même si administrativement elles sont englobées dans le canton de Plogastel-Saint-Germain.
Les 20 communes du pays Bigouden[5] se répartissent sur trois cantons. Ce sont :
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Ces 20 communes se partagent par ailleurs entre communauté de communes du Pays Bigouden Sud et communauté de communes du Haut Pays Bigouden (cette dernière comptant, en plus, deux communes non bigoudènes : Gourlizon et Guiler-sur-Goyen).
Toponymie [modifier]
Cap Caval, l'ancien nom du pays Bigouden, est une latinisation (caput caballi) par les religieux chrétiens du nom breton Pen Marc'h (« tête de cheval »)[6].
On n'a aucune certitude concernant l'origine du mot bigouden. Il serait apparu dans les années 1830, pour désigner la pointe de la coiffe locale[7]. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que l'usage devient courant d'appeler Bigoudens et Bigoudènes les habitants de la contrée. Quant au nom de pays Bigouden, il ne s'impose qu'au début du XXe siècle[8].
Histoire [modifier]
L'origine de cet ensemble remonte peut-être fort loin dans le temps, mais on n'en trouve pas trace avant le XIIe siècle. On ignore s'il a constitué un fief[9].
Le doyenné du Cap Caval [modifier]
La plus ancienne entité que l'on connaisse est, au XIIe siècle, le doyenné du Cap Caval. Il a pour siège Beuzec-Cap-Caval. Le doyen (le recteur de Beuzec) exerce une fonction assez importante, puisqu'il juge les causes matrimoniales et testamentaires de toutes les paroisses du doyenné[10] (on aurait compté quatre notaires à Beuzec[11]). Mais l'évêque de Cornouaille affirme son autorité : il obtient la démission du doyen et, le 19 octobre 1286, il annule définitivement le doyenné, qui devient archidiaconé[10].
Un compte établi en 1368 par l'archevêché de Tours donne la composition pour cette année-là de l'archidiaconé du Cap Caval : 22 paroisses, couvrant un territoire plus vaste que celui du pays Bigouden d'aujourd'hui. Il comprend, en plus :
- au nord-ouest, les paroisses de Plouhinec et de Mahalon (et sa trève de Guiler) ;
- à l'est, les paroisses de Plomelin et de Pluguffan[10],[12].
Dans l'archidiaconé, Beuzec-Cap-Caval devient simple paroisse. Elle est supprimée en 1801, au moment du Concordat[10]. Le bourg de Beuzec-Cap-Caval fait maintenant partie de la commune de Plomeur.
Les églises décapitées du pays Bigouden [modifier]
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Chapelle Notre-Dame de Languivoa.
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Ancienne église paroissiale Saint-Philibert de Lanvern.
La révolte antifiscale du papier timbré agite d'abord les villes. Elle commence à Bordeaux en mars 1675 et gagne la Bretagne (notamment Rennes et Nantes en avril, puis en mai). Elle s'étend à partir du 9 juin aux campagnes de Basse-Bretagne[13]. Le mouvement propre aux campagnes est connu sous le nom de révolte des Bonnets rouges[14].
Le 23 juin 1675, un groupe de paroissiens se révolte en l'église de Combrit et moleste Nicolas Euzénou de Kersalaün, le seigneur du Cosquer[15]. Il meurt le 1er juillet, des suites de ses blessures. Fin juin et début juillet, les habitants du Cap Caval détruisent les actes consignant les privilèges seigneuriaux, et couchent par écrit leurs revendications. Le « Règlement des quatorze paroisses[16] », établi le 2 juillet, probablement en la chapelle Notre-Dame de Tréminou[17], est le plus connu des différents « codes paysans » édictés à cette période. En Cap Caval, si les revendications fiscales envers le pouvoir central sont bien présentes, la colère populaire trouve aussi un aliment dans les innombrables abus des seigneurs locaux, des hommes de loi, des prêtres et des négociants[18]. Les trois principaux propriétaires fonciers de la contrée sont particulièrement visés…
- Les carmes du Pont (Pont-l'Abbé). Ils sont contraints par 8 000 hommes de renoncer aux corvées qui leur sont dues en signant le « Code breton »[19].
- Armand Jean de Vignerot du Plessis, baron du Pont. Le 24 juin, son château est dévasté, incendié, ses archives sont dispersées, brûlées, les maisons de son receveur et de son greffier sont brûlées[20].
- René du Haffont. Ses manoirs de Lestrediagat (en Treffiagat) et de Brénanvec (en Plonéour) sont saccagés, pillés, en partie incendiés[15].
Au nom du roi Louis XIV, le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, mène début septembre[21] une féroce répression. Il est à la tête de plus de 6 000 hommes, parmi lesquels :
- 350 mousquetaires ;
- des compagnies du régiment des Gardes Françaises et du régiment des gardes suisses ;
- les régiments d'infanterie de la Couronne et de Navailles ;
- huit compagnies d'infanterie des garnisons de l'île de Ré, de l'île d'Oléron et de Brouage ;
- le régiment de Tessé dragons ;
- des archers de la maréchaussée[22].
Des insurgés sont pendus (à Combrit, quatorze paysans auraient été pendus au même chêne[23]). D'autres sont envoyés aux galères. Les cloches qui ont sonné le tocsin pour mobiliser les paysans sont descendues, par exemple à Languivoa, en Plonéour. Les clochers de six édifices religieux sont même décoiffés à coups de canon :
- à Tréguennec, où l'on ignore s'il s'agit du clocher de l'ancienne église paroissiale (détruite au XIXe siècle) ou de celui de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (actuelle église paroissiale), située à l'extérieur du bourg[24] ;
- celui de la chapelle Notre-Dame de Languivoa, dans la paroisse de Plonéour ;
- celui de l'église paroissiale Saint-Philibert de Lanvern ;
- celui de l'église tréviale Saint-Honoré (trève de Lanvern) ;
- celui de l'église paroissiale de Combrit ;
- celui de l'église tréviale de Lambour (trève de Combrit)[25].
Environnement [modifier]
Climat [modifier]
Le climat est océanique avec un hiver doux mais humide et très venté, et un été sans chaleur excessive (voir aussi climat du Finistère). Le site naturel de la baie d’Audierne est protégé, célèbre par ses courants et sa navigation dangereuse, c'est aussi une zone très poissonneuse par la rencontre des eaux océaniques qui viennent buter contre le courant plus froid venant de la manche.
Faune marine de la baie d'Audierne [modifier]
Le site recueille sur ses côtes de nombreuses espèces marines qui y trouvent refuge entre la côte continentale et les îles du Ponant finistérien dont l’île de Sein qu'on rattache souvent aussi au pays Bigouden.
Bien que le pays Bigouden soit de tradition plutôt terrienne, les femmes de Sein partageaient souvent les mêmes traditions et activités que les Bigoudens du continent, ou bien vivaient sur le continent durant l’hiver difficile à Sein, certaines familles sénanes y possédant aussi des potagers car les cultures maraîchères étaient difficiles et insuffisantes sur l’île, et les pêcheurs sénans apportaient l’essentiel de leur pêche en port de Loctudy avant de rentrer sur l’île ou de cultiver leur potager en pays Bigouden ou acheter les provisions de bouche avant de rentrer sur l’île avec leur panier de pêche.
De fait la pêche en baie d’Audierne était très fructueuse et guettée par de nombreux oiseaux (mouettes, fous de Bassan, et depuis quelques années des macareux revenus de la Manche) qui suivaient les pêcheurs pour collecter les espèces non conservées. Les eaux sont riches aussi en poissons de grande taille dont le bar.
De plus, la baie d’Audierne offre un plateau continental favorable à l’élevage des langoustes et homards en paniers, et les eaux sont aussi riches en langoustines, galatées et petites crevettes grises ; son fond est également habité par des espèces très charnues de crabes marins.
Des baleines y étaient observées. On voit toujours des dauphins et petits requins appelés des « peau bleue » qui étaient capturés autrefois pour leur viande, mais le plus souvent parce qu'ils se retrouvaient au milieu des filets, attirés par les riches bancs de poissons de la baie et de la mer d'Iroise. On en trouve encore en criée de Loctudy.
Bien que la pêche soit toujours importante, la diminution des bancs de poissons et crustacés reste un problème et a conduit à limiter l'effort de pêche pour préserver la ressource. Autre problème : la pollution marine (dont les dégâts causés par les marées noires et dégazages sauvages des navires croisant au large de la Bretagne) qui a marqué toute la région et appauvri les espèces aviaires.
La baie de Pont-l’Abbé et les abers [modifier]
Grâce aux efforts de préservation, de dépollution des effluents urbains et de protection des berges, les populations de saumons sauvages sont revenues et ont colonisé les abers et petites rivières aux eaux cristallines et abondantes qui débouchent à Pont-l'Abbé dans son petit port.
Drapeau [modifier]
Le drapeau est dessiné par Bernard Le Brun, à la demande de l'Association de promotion du pays Bigouden. Adopté en 1992, il est composé de trois parties. La moitié gauche est semée d’hermines, représentant les 20 communes bigoudènes (autrefois 22), le fond doré représente la broderie, art dominant de la région. Les trois bandes orange de la partie droite rappellent les trois cantons du pays[26].
Le costume, la coiffe et la broderie bigoudens [modifier]
Le particularisme de l’habit bigouden [modifier]
Bien avant la Révolution française, l’habit du pays Bigouden s’était déjà différencié du reste de la Bretagne. Mais c’est au cours du XIXe siècle que les ornementations font leur apparition et occupent une surface de plus en plus importante, principalement sur le gilet masculin et sur le plastron féminin. Présent dans les collections du musée départemental breton à Quimper, le plus ancien costume daté connu affiche artistiquement, dans les broderies d’une encolure de plastron masculin, son acte de création : 1814.
À compter de cette époque, la spécificité bigoudène s’exprime dans l’évolution et l’interprétation des motifs, tels la plume de paon ou la corne de bélier, ainsi que dans les couleurs vives (jaune, rouge, orangé) sur un fond noir de drap ou de velours, pour former les costumes et coiffes que confectionnaient pendant des années les femmes et filles de pêcheurs.
Chez les femmes, les jupes superposées cèdent leur place aux volants étagés, puis à une jupe recouverte d’un tablier qui lui aussi va se couvrir de broderies. Les gilets se métamorphosent également : les manches sont de plus en plus longues, faites de drap, puis de velours totalement recouvert de broderies. Le plastron devient une véritable carapace brodée s’étalant sur toute la poitrine.
Les bragou-braz masculins sont progressivement remplacés par un large pantalon de drap, surmonté d’une veste aux doubles bords brodés, tout comme le large plastron.
L’envol de la coiffe est, quant à lui, plus récent. La légende veut que la hauteur des coiffes eût été une réponse bravache des femmes à la décapitation des clochers bigoudens, en 1675. En réalité, la coiffe n’a commencé à monter qu’au début du XXe siècle. D’un bonnet ne couvrant que le sommet du crâne à un triangle de toile posé sur un édifice d’étoffes brodées ou tissées de fleurs, de velours ou d’argent, la coiffe prend la forme, autour de 1900, d’un petit pain de sucre.
Dans les années 1925-1930, elle mesure 15 à 20 centimètres ; elle atteint son apogée peu après la seconde guerre mondiale. Jusqu’à l’an 2000, cette coiffe a oscillé entre 30 et 35 centimètres pour 12 à 14 centimètres de large à la base[27]. Initialement en toile rustique, qui s'est ensuite affinée, la coiffe est maintenant en dentelle brodée, de même que les deux rubans qui se sont, eux aussi, couverts de broderies.
La coiffe, qui se porte avec des cheveux longs noués en chignon au sommet de la tête, est constituée de trois parties[27] :
- la coiffe frontale, appelée bigoudenn, qui tient à la verticale grâce à de l'empois ;
- la base, appelée taledenn ;
- les rubans, fixés le long de la coiffe et qui se nouent sous l'oreille gauche, appelés lasenoù.
À partir des années 1970-1980 le nombre de porteuses de coiffe a très régulièrement et irrémédiablement baissé dans les communes du pays Bigouden et en 2008 on ne porte plus la coiffe, si ce n'est dans le cadre de manifestations folkloriques. En 2011, il ne restait qu'une seule femme, Maria Le Maréchal, dite Maria Lambour, née le 2 septembre 1911, à porter la coiffe quotidiennement[28].
An Dennerien-neud, les tireurs de fil, et les broderies bigouden [modifier]
Répartis dans tout le pays, les brodeurs étaient au départ des tailleurs ; ils formaient, avec les tisserands, une corporation extrêmement importante au XIXe siècle. Les professionnels exerçaient chez eux ou au domicile de leur client. Ils n’eurent « pignon sur rue » qu’à partir du milieu du XIXe siècle. Admirés pour leur savoir-faire autant que redoutés pour leur rôle social, ils appartenaient à une communauté très soudée. Ils jouaient également le rôle de conteurs aux veillées, d’informateurs, voire de facteurs.
Il faut attendre la création d’ateliers de broderies, où figuraient sur les registres les termes spécifiques de « brodeurs » et « brodeuses », pour parvenir à chiffrer – et ainsi mesurer l’importance de cette corporation. Par exemple, à Pont-l’Abbé, on dénombre en 1901 soixante-dix tailleurs et apprentis, quatre tailleuses et cinquante-neuf brodeuses. Ces dernières étaient souvent de toutes jeunes filles ou jeunes femmes, qui cessaient leurs activités lorsqu’elles devaient tenir un ménage.
Parfois, elles se convertissaient en dentellières : l’ouvrage au crochet offrait une certaine liberté de mouvement et pouvait s’accommoder de la surveillance d’enfants en bas âge. Les brodeuses étaient payées à la coiffe, mais les rémunérations restaient modestes.
La guerre de 1914-1918 plongea le pays dans un long deuil et chassa les couleurs du costume. L’abandon progressif du costume brodé par les hommes qui revenaient du front, l’augmentation du prix de la matière première et le manque d’évolution de la rémunération porta un rude coup à la corporation.
Sauver le savoir-faire et la tradition de la broderie [modifier]
Pierre-Jakez Hélias écrivait : « Les Bigoudènes, il n’y a pas si longtemps, rougissaient d’être vues en cheveux[29], n’auraient jamais permis qu’on touchât à leur coiffe quand elles l’avaient en tête ni surtout qu’on les vit se séparer d’elle pour la nuit. On faisait d’abord se coucher les enfants et le mari. »
Dès la fin de la Première Guerre mondiale, le port de la coiffe se fit de moins en moins courant, d’abord dans les villes, puis dans les campagnes. Quant au costume traditionnel, il ne fut plus arboré que lors de festivités : mariage ou baptême, pardons et autres fêtes religieuses. Mais ce riche patrimoine identitaire ne s’est jamais perdu grâce à quelques initiatives qui ont contribué au rayonnement du savoir-faire bigouden.
En 1870, Corentin Pichavant fonda à Pont-l’Abbé la Maison Pichavant, un atelier qui regroupe des brodeurs, des brodeuses et des dentellières. Déjà distingués à l’Exposition universelle de Paris en 1900, puis à l’exposition des Art féminins de Versailles en 1902 et enfin à l’exposition des Arts décoratifs de Strasbourg en 1925. « Les Enfants Pichavant successeurs » se virent confier en 1930 l’exécution des habits de l’écrivain breton Charles Le Goffic, nouvellement élu à l’Académie française.
Une autre initiative contribua également à revitaliser la broderie bigoudène : dans les années 1900, une micro-crise économique menaça de réduire l’ensemble de la population à la misère. Des dames de la bourgeoisie et de l’aristocratie locales eurent alors l’idée d’enseigner aux femmes et aux jeunes filles bigoudènes la dentelle d’Irlande. Ces dentelles furent commercialisées dans le monde entier par la maison Pichavant.
Par ailleurs, en 1928, le manoir de Kerazan, non loin de Pont-l’Abbé, fut légué à l’Institut de France par son dernier propriétaire, et ce, à condition que le domaine soit ouvert au public et qu’y soit créé une école d’arts appliqués pour les jeunes filles du pays : un atelier de broderie y vit donc le jour. Faute de débouchés professionnels, l’école ferma en 1966, mais elle avait participé à la transmission d’un savoir-faire menacé.
En 1936, l’épouse du patron des Grands Moulins de Pont-l’Abbé, Marie-Anne Le Minor, ouvrit un atelier d’habillage de poupées. De fil en aiguille, plus de 250 modèles, reproduisant fidèlement les costumes des pays de Bretagne et des régions de la France, figurèrent au catalogue. Dans les décennies suivantes, la Maison Le Minor diversifia son activité, dans laquelle brillèrent les talents de nombre de jeunes artistes portés par la vague du renouveau folklorique de l’immédiat après-guerre : linge de table imprimé et brodé, vêtements sacerdotaux et bannières donnent de nouveaux éclats au savoir-faire ancestral. Le secret de la réussite de madame Le Minor est d'être parvenu à associer l’extraordinaire talent des brodeurs et brodeuses bigoudens avec la créativité des artistes contemporains. Aujourd’hui, la Maison Le Minor conserve une solide réputation dans la broderie des costumes bretons, aussi bien auprès des cercles celtiques que des particuliers.
Enfin, depuis quelques années, Pont-l’Abbé s’est octroyé le titre de capitale de la broderie grâce à sa Fête des brodeuses. C’est pourquoi un des motifs de broderie, la plume de paon, qui pavoise sur les frontons des bâtiments publics ou privés, est devenu un emblème derrière lequel les habitants du pays tout entier se reconnaissent.
Traditions culinaires [modifier]
Comme dans tout le Finistère et un peu au-delà, les appellations galette ou crêpe diffèrent de celles du reste de la Bretagne. Une crêpe peut ici être salée ou sucrée (en fonction de la garniture). La galette est une version plus épaisse, généralement salée, de la crêpe. On trouve ainsi des crêpes sucrées, préparées à partir d'un mélange de farine de froment et de farine de sarrasin (couramment appelée farine de « blé noir » — farine utilisée ailleurs uniquement pour la galette).
La tradition du panier du pêcheur est restée aussi très vivace : toutes les variétés issues de la pêche y sont accommodées, et il constitue une part non négligeable de la cuisine familiale. La galette quant à elle était consommée surtout en hiver lorsque la pêche en mer était trop difficile. En effet, le blé noir pouvait se conserver longtemps et se consommer facilement.
Les autres traditions culinaires bretonnes sont conservées, comme les châtaignes, écoquées, bouillies, puis pelées encore chaudes et consommées avec du lait baratté (lait ribot) ou du lait fermenté (gros lait ou gwell en breton) — légèrement crémeux et à la saveur légèrement acide —, également consommées pendant tout l'hiver, car elles se conservent bien dans leur coque quand il n'y a plus guère d'autres légumes en hiver. De plus elles sont très riches en sucres et peuvent, après séchage, servir à confectionner une farine également utilisée dans la préparation des certaines crêpes ou dans le pain.
Les restes de châtaignes non consommées durant l'hiver étaient données pour l'engraissement des cochons, dont la consommation était rare et réservée à certains événements annuels sous différentes formes dont les charcuteries (notamment les saucisses garnissant les galettes ou les pâtés préparés avec la même chair et le gras, ou les charcuteries séchées et fumées (andouilles, langues de porc) qu'on accrochait dans les grandes cheminées chauffant les maisons durant l'hiver.
Autres spécialités : les kuigns[30] (petites et épaisses crêpes levées, constituant le repas des enfants le mercredi), le far aux pruneaux[31], les valaour lez mesk (valaour kotonn glaz, « pommes de terre en bleu de travail », c'est-à-dire en robe des champs, servies avec lait baratté), les valaour vroac'h (vieille au four, avec pommes de terre et vin blanc[32]), le grondin sur patates, le ragou stiougenn (encornets aux pommes de terre et carottes), les sklipou (tripes à la bigoudène, au beurre), le kik fritted (viande en charpie), le kik sall (lard rôti au four), le ragou kol (potée aux choux). Et, en période de mardi-gras : la miche beurrée, le bar douz (pain doux[33]) et le choten (tête de cochon rôtie au four).
Économie [modifier]
Agriculture [modifier]
Au XXe siècle, jusqu'aux années 1950, l'agriculture et l'élevage bigoudens se montrent particulièrement dynamiques, produisant beaucoup et de manière diversifiée, sachant écouler pois, pommes de terre, bovins et porcs[34]. Mais, dans les années 1960, tandis que les paysans léonards organisent une spectaculaire restructuration de la production et de la commercialisation, les Bigoudens se contentent de moderniser leur polyculture — en particulier leur production de lait, qui augmente fortement à cette époque[35]. La culture des légumes est en baisse, par manque de circuits commerciaux adaptés. Dans les années 1980, avec la mise en place des quotas laitiers, la production de lait décline à son tour. En parallèle, les paysans assistent au développement de la pêche hauturière, du tourisme et de la spéculation immobilière. La campagne, qui jusque-là avait un rôle majeur dans l'économie bigoudène, cède le pas devant le dynamisme de la côte[35].
À la fin du XXe siècle, la surface cultivée a diminué, les friches se sont étendues, bien des producteurs de lait ont cessé leur activité[36], bien des ruraux ont quitté leur ferme pour des zones urbanisées. Dans les deux cantons du sud, le nombre des exploitations agricoles est de 1 094 en 1970. Vingt-deux ans plus tard, il n'en reste que 20 % (218), ce qui est un recul bien supérieur aux moyennes du Finistère[37]. Quatre des communes du canton de Plogastel-Saint-Germain (Plozévet, Landudec, Plogastel-Saint-Germain et Plonéour-Lanvern) comptent encore 431 exploitations en 1988. Douze ans plus tard, il n'en reste plus que 40 % (175)[35].
Industrie [modifier]
À Pouldreuzic est implantée la société Jean Hénaff, qui produit le pâté Hénaff.
Pêche [modifier]
Le pays Bigouden compte huit ports sur la côte sud : Saint-Guénolé, Saint-Pierre, Kérity, Le Guilvinec-Léchiagat, Lesconil, Loctudy, l'Île-Tudy et Sainte-Marine).
Les trois ports principaux (Le Guilvinec, Saint-Guénolé, Loctudy) sont seuls à se livrer au chalutage. Ils disposent chacun d'une criée. La vente « sous criée » des bateaux français représente, en 2012 :
- au Guilvinec, 17 923 t pour une valeur de 62,8 millions €, ce qui en fait le premier port de France en valeur débarquée « sous criée » de bateaux français ;
- à Saint-Guénolé, 11 196 t pour une valeur de 24,9 millions € ;
- à Loctudy, 2 292 t pour une valeur de 10 millions €[38].
Malgré toutes les difficultés qu'elle peut rencontrer, la pêche joue toujours un rôle important dans l'économie bigoudène. Le Comité de bassin d'emploi estime qu'un emploi en mer induit 4,3 emplois à terre[39] : le quartier d'immatriculation « GV » (pays Bigouden et Bénodet) comptant 809 marins fin 2011[40], ce sont 3 480 emplois à terre dont le destin est lié à celui de la pêche.
Tourisme [modifier]
Monuments [modifier]
En 2005, parmi les monuments et musées de Cornouaille, le phare d'Eckmühl est le lieu le plus fréquenté (52 410 visiteurs), tandis que le manoir de Kerazan arrive en septième position (22 283 visiteurs)[41].
Mégalithes [modifier]
Les mégalithes étaient nombreux en pays Bigouden. Mais rien n'a été mis en œuvre pour protéger ce legs vieux de 7 000 à 5 000 ans. Les deux plus spectaculaires opérations de vandalisme ont eu lieu à Lestriguiou et à Lesconil[42]. À Lestriguiou, sur quatre rangées, s'alignaient 600 à 700 menhirs. Il en restait encore 200 en 1866, dont 150 debout. Après le remembrement des années 1960, un seul se dressait encore, quoiqu'incliné. Tous les autres avaient été abattus, dispersés ou avaient disparu. Dans les années 1990, des bénévoles ont réussi à en retrouver 50, qu'ils ont alignés et relevés le long d'un chemin, pour moitié sur la commune de Penmarc'h, pour moitié sur celle de Plomeur[43]. À Lesconil, sur le site de Menez Goarem ar Feunteun, s'élevaient 12 tumulus. En 1861, il en subsistait 27 dolmens à chambre compartimentée et couloir. On n'en trouve plus que des vestiges, ici et là, dans les jardins[44].
- Dolmen de Men Lan Du, en Plomeur.
- Dolmen de Kerugou, près de la chapelle de Beuzec-Cap-Caval, en Plomeur.
- Dolmen à couloir de Beg an Dorchenn (dit « pointe de la Torche »), en Plomeur.
- Menhirs de Kerfland, en Plomeur.
- Tumulus de Poulguen, en Penmarc'h.
- Les deux menhirs de Kerscaven, en Penmarc'h.
- Menhir de Léhan, en Treffiagat.
- Menhir de Lanvar, en Guilvinec.
- Nécropole de Goarem ar Horriquet, à Quélarn, en Plobannalec.
Art roman [modifier]
Église romane Saint-Tudy, Loctudy, XIe-XIIe siècles[45].
Style architectural dit École de Pont-Croix [modifier]
Le style d'architecture religieuse École de Pont-Croix (XIIIe-XIVe siècles) est principalement répandu en pays Bigouden. Il est dit « de Pont-Croix », bien que l'on ignore si le prototype est l'église Notre-Dame de Roscudon, à Pont-Croix, dans le Cap Sizun, ou la chapelle de Languidou, en pays Bigouden[46]…
- Chapelle de Languidou, en Plovan, XIIIe siècle[47].
- Église Saint-Gorgon, à Plovan, XIIIe-XVIe siècles[48].
- Église Saint-Annouarn de Peumerit, XIIe siècle-XVIe siècles[49].
- Église Saint-Paban, à Lababan, en Pouldreuzic, XIIIe siècle[50].
- Chapelle Notre-Dame, à Penhors, en Pouldreuzic, XIIIe-XVe siècles. Elle abrite, début septembre, le plus grand pardon bigouden[51].
- Église Saint-Démet, à Plozévet, XIIIe et XVe siècles[52].
- Église Saint-Boscat, à Tréogat, XIIIe et XVe siècles[53].
- Église de Lambour, à Pont-l'Abbé, XIIIe-XVIe siècles. Son clocher est décapité en 1675[54].
- Chapelle de Languivoa, en Plonéour-Lanvern, XIIIe-XVIIe siècles. Son clocher est décapité en 1675[55].
- Chapelle Saint-Budoc, à Beuzec-Cap-Caval, en Plomeur, XIIIe-XIXe siècles[56].
Évolution du style École de Pont-Croix [modifier]
Le style École de Pont-Croix a par la suite évolué, comme en témoignent d'autres édifices bigoudens…
- Chapelle de la Trinité, à Plozévet, XIIIe-XVe siècles[57].
- Chapelle Notre-Dame de Tréminou, en Plomeur, XIIIe-XVIIe siècles. C'est sans doute là que les Bonnets rouges ont édicté le « Règlement des quatorze paroisses »[17].
- Chapelle Saint-Philibert de Lanvern, en Plonéour-Lanvern, XIVe-XVIIIe siècles. Son clocher est décapité en 1675 (elle est alors église paroissiale de Lanvern)[58].
- Église Notre-Dame-des-Carmes de Pont-l’Abbé, XIVe-XVe siècles, ancienne chapelle du monastère des carmes[59].
- Église Saint-Faron, à Pouldreuzic, XIVe-XVIe siècles[60].
- Église Saint-Alour, à Tréméoc, XIVe-XVIIe siècles[61].
Autres monuments [modifier]
- Chapelle de la Madeleine, en Penmarc'h, XIIe-XVIe siècles.
- Chapelle Saint-Honoré en Plogastel-Saint-Germain, XIIIe siècle. Son clocher est décapité en 1675[62].
- Château de Pont-l’Abbé, XIVe-XVIIIe siècles.
- Chapelle Saint-Vio, en Tréguennec, XIVe siècle, la plus petite des chapelles bigoudènes[63].
- Calvaire et chapelle de Tronoën, en Saint-Jean-Trolimon, 1450, le plus ancien des grands calvaires bretons[64].
- Chapelle Saint-Trémeur, en Le Guilvinec, XVe siècle[65].
- Tour carrée de Saint-Guénolé, XVe siècle, tour-clocher de l'ancienne église.
- Chapelle Notre-Dame-de-la-Joie, XVe siècle, au lieu-dit La Joie, en Penmarc'h, dans un site splendide face à la mer[66].
- Église Saint-Nonna de Penmarc’h, XVIe siècle.
- Manoir et ferme de Kerazan, en Loctudy, XVIIIe siècle.
- Phare d'Eckmühl, à Saint-Pierre, en Penmarc'h, 1897.
- De nombreux manoirs…
Musées [modifier]
- Musée bigouden, donjon du château des barons, Pont-l’Abbé.
- Musée départemental breton, 1 rue du Roi-Gradlon, Quimper.
- Musée de Kerazan, en Loctudy.
Musique [modifier]
Le Bagad Cap Caval, créé à Plomeur en 1984, est sacré trois fois champion de Bretagne, en 2008, en 2009 et en 2010[67].
Événements [modifier]
- Le défilé Entre terre et mer, à Penmarc'h (tous les ans, fin juillet).
- La Fête de la langoustine, en août, à Lesconil.
- La Fête des brodeuses, la 1re quinzaine de juillet, à Pont l'Abbé.
- Le Mondial'Folk (festival international de folklore), en août.
- le Salon des antiquaires du manoir de Kerazan à Loctudy (week-end de l'Ascension).
Humour [modifier]
Et Jupiter dans sa colère,
Pour punir le genre humain,
A fait venir sur la terre,
La race des Bigoudens.
Cette « sentence » peut se lire sur la devanture de quelques cafés et restaurants.
Mythe [modifier]
Selon certains ethnologistes du XIXe siècle les Bigoudens auraient été les descendants des aborigènes occupant la Bretagne avant les premières invasions celtes[68], selon d'autres, se basant sur des « ressemblances physiologiques » (pommettes hautes des Bigoudènes, yeux légèrement bridés, etc.), les Bigoudens descendraient d'une tribu mongole. Il n'en est absolument rien, une vaste étude menée à partir de 1983 par le professeur Youinou, généticien et immunologue de l'INSERM, a montré que la population bigoudène n'a absolument aucune parenté avec les populations asiatiques, et qu'au contraire elle a plus d'affinités génétiques avec les populations des pays celtiques insulaires que la moyenne de la population finistérienne[69].
Personnes célèbres [modifier]
- Yves Le Drézen (1899-1972), journaliste et écrivain bretonnant.
- Pierre-Jakez Hélias (1914-1995), écrivain et conteur, auteur du best-seller Le Cheval d'orgueil (plus de deux millions d'exemplaires vendus[70],[71]), qui raconte son enfance en pays Bigouden.
- Félix et Nicole Le Garrec, réalisateurs du documentaire Plogoff, des pierres contre des fusils, qui raconte la révolte antinucléaire de 1980 en Cap Sizun.
- Corentin Canevet, géographe, spécialiste de l'agriculture bretonne.
- Vincent Riou, navigateur, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005.
- Jérôme Kerviel, ancien trader à la Société générale.
Notes et références [modifier]
- Alan Pierre, Situation des « pays » en Basse-Bretagne, Quimper, Fédération War'l Leur Finistère (carte recto-verso, 60 × 40 cm).
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, Palantines, 2002, p. 12.
- L'inscription qui figure exactement sous la statue est : AMA ECHU BRO BIGOUDEN. « La Bigoudène, Plozévet », sur topic-topos.com.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 19.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 10 et 19.
- « Étymologie et histoire de Penmarc'h », sur infobretagne.com.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 42.
- Serge Duigou, Les Bigoudens (et surtout les Bigoudènes), Quimper, Ressac, 1990, p. 6.
- Jean-Paul Soubigou envisage l'hypothèse d'un « fief originel couvrant le territoire du Cap Caval, voire du Cap Sizun ». Jean-Paul Soubigou, « Recherches sur les origines du kemenet de Cornouaille (IXe-XIe siècle) », sur tudchentil.org, Brest, Université de Bretagne occidentale, 1993, p. 3, 8 et 13.
- « Étymologie et histoire de Plomeur », sur infobretagne.com.
- « Chapelle de Beuzec, l'histoire », sur warmaez.fr.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 42. Bodivit ne devait pas encore être une paroisse en 1368. La paroisse de Bodivit est absorbée à la Révolution par la paroisse de Plomelin. « Plomelin », sur infobretagne.com.
- Yvon Garlan, Claude Nières, Les Révoltes bretonnes de 1675 : papier timbré et bonnets rouges, Éditions sociales, 1975, p. 83.
- La couleur du bonnet variait peut-être selon les lieux. Madame de Sévigné écrit en effet, le 3 juillet : « On dit qu'il y a cinq ou six cents bonnets bleus, en basse Bretagne, qui auraient bon besoin d'être pendus pour leur apprendre à parler. » Madame de Sévigné, Correspondance, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, 1972, t. I, p. 749.
- Yvon Garlan, Claude Nières, op. cit., p. 94.
- « Copie du règlement fait par les nobles habitants des quatorze paroisses… », sur contreculture.org.
- Yvon Garlan, Claude Nières, op. cit., p. 97.
- Serge Duigou, La Révolte des bonnets rouges, Quimper, Ressac, 1989, p. 25, 26 et 29.
- Yvon Garlan, Claude Nières, op. cit., p. 95.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 72.
- Serge Duigou estime que les décoiffements de clocher ont eu lieu « vraisemblablement » entre les 2 et 17 septembre. Serge Duigou, La Révolte des bonnets rouges, op. cit., p. 18 et 19.
- Yvon Garlan, Claude Nières, op. cit., p. 153 et 154.
- Yvon Garlan, Claude Nières, op. cit., p. 162.
- « Église Notre-Dame-de-Pitié », sur treguennec.fr, 27 septembre 2008.
- Serge Duigou, La Révolte des bonnets rouges, op. cit., p. 18.
- (br) « Bro vigoudenn », sur geobreizh.com, 2012.
- Pierre-Jakez Hélias, Le Cheval d'orgueil, coll. « Terre humaine », Plon, 1975, p. 558-560.
- « Deiz-ha-bloaz laouen Maria ! » Brèves du magazine Bretons, n° 69, octobre 2011, p. 4.
- Tête nue.
- « Les kouigns du pays Bigouden », sur mamzellemammig.over-blog.com.
- Noëlle Cousinié-Kervennic, Le Pays Bigouden, coll. « Les icono-guides », Ouest-France, 1994, p. 21.
- « Vieille au four et à l'ail », sur a-la-louche.typepad.fr, 5 novembre 2006.
- « Pain doux bigouden, kouign des gras », sur supertoinette.com.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 162.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 166.
- Corentin Canévet, cité par Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 162.
- Annick Cléac'h et Nicole Piriou, citées par Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 162.
- « Résultats des ventes cumulées de janvier à décembre par halle à marée (bateaux français) », sur franceagrimer.fr, 10 janvier 2013.
- Joseph Coïc, La Flottille guilviniste : 150 ans d'histoire, Treffiagat, Empreintes, 2012, p. 271.
- Joseph Coïc, op. cit., p. 273.
- « Fréquentation des principaux sites et équipements en 2005 », sur quimper.cci.fr, août 2007.
- Pierre-Jean Berrou, « Les menhirs de Lestriguiou », Cap Caval, n° 26, juillet 2011, p. 5 et 6.
- Pierre-Jean Berrou, op. cit., p. 10-12.
- Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, op. cit., p. 31.
- « Église Saint-Tudy, Loctudy », sur topic-topos.com.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, Ouest-France, 1976, p. 4.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 14, 16, 20 et 21.
- « Église Saint-Gorgon, Plovan », sur topic-topos.com.
- « Église Saint-Anouarn, Peumerit », sur topic-topos.com.
- « Patrimoine de Lababan », sur infobretagne.com.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 8, 11, 21-23.
- « Église Saint-Démet, Plozévet », sur topic-topos.com.
- « Église Saint-Boscat, Tréogat », sur topic-topos.com.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 5, 8-10.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 2, 15, 18.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 26 et 27.
- « Chapelle de la Trinité, Plozévet », sur topic-topos.com.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 18-20.
- « Église Notre-Dame-des-Carmes, Pont-l’Abbé », sur topic-topos.com.
- « Église Saint-Faron, Pouldreuzic », sur topic-topos.com.
- « Église Saint-Alour, Tréméoc », sur topic-topos.com.
- « Chapelle Saint-Honoré, Plogastel-Saint-Germain », sur topic-topos.com.
- « La chapelle de Saint-Vio », sur treguennec.fr, 3 octobre 2008.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 28-31.
- « Chapelle Saint-Trémeur, Le Guilvinec », sur topic-topos.com.
- Serge Duigou, Les Chapelles du pays Bigouden, op. cit., p. 6, 7, 30, 32.
- « Palmarès Bagadou », sur bodadeg-ar-sonerion.org.
- (en) William James Rolfe, William Day Crockett, A Satchel Guide to Europe, George Allen & Unwin, 1929.
- « Les Celtes… par les mathématiques », sur espace-sciences.org, 2001.
- Mathieu Lindon, Arnaud Viviant, « L'auteur breton du Cheval d'orgueil est mort à 81 ans », sur liberation.fr, 15 août 1995.
- Philippe Gloaguen (dir.), Bretagne Sud : 2002-2003, coll. « Le guide du routard », Hachette, 2002, p. 42.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Pierre-Jakez Hélias, Le Cheval d'orgueil, Plon, coll. « Terre Humaine », 1975
- Les Bigoudens, G. Puig de Ritalongi, La Découvrance.
- Le Pays Bigouden, Noëlle Cousinié, Editions Ouest-France, 1994.
- Le Monde des Bigoudènes, Françoise Boiteux-Colin, Françoise Le Bris-Aubé, photographies de Michel Thersiquel, Editions Le Télégramme, 1999 [1]
- Le Pays bigouden à la croisée des chemins, collectif, Revue Cap caval, 1993.
- Le Pays Bigouden, Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, Editions Palantines, 2003.
- Les Bigoudens (et surtout les Bigoudènes), Serge Duigou, Editions Ressac, 1990.
- La Coiffe bigoudène, Jakez Cornou, Editions Sked, 1993.
- La Révolte des pêcheurs bigoudens sous Louis XIV, Serge Duigou, Ressac, 2006.
- La Révolte des Bonnets rouges en pays bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1989.
- Atlas de Bretagne / Atlas Breizh, Mikael Bodlore-Penlaez, Divi Kervella, Coop Breizh, 2011 (ISBN 978-2843464966).
- Micheriou Koz, « Les brodeurs et brodeuses du pays bigouden », Le magazine des vieux métiers de Bretagne, n° 6, mars 2004.
- "Le Pays bigouden" (article placé dans la Cornouaille) dans "Le Guide des Pays de France", tome Nord, de Frédéric Zégierman, aux éditions Fayard, 1999.
